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	<title>Commentaires sur : Mirror Mirror</title>
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		<title>Par : Jimmy Chartrand</title>
		<link>http://voir.ca/fiches/film/mirror-mirror-2/#comment-718</link>
		<dc:creator>Jimmy Chartrand</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 05:04:09 +0000</pubDate>
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		<description>Mirror Mirror: plaisirs d&#039;enfance

Décidément, tout comme Tarsem, je n&#039;en fait qu&#039;à ma tête et on pourra bien dire ce qu&#039;on voudra, mais personne ne pourra cacher que Mirror Mirror, peu importe ses faiblesses est un divertissement familial de haute voltige.

Après le sombre et sanglant, mais tout de même flamboyant Immortals, l&#039;excentrique réalisateur Tarsem Singh change complètement de registre en livrant avec Mirror Mirror son film le plus amusant à ce jour. Certes, il aurait été facile de transformer Blanche-Neige en fable sombre et moderne, encore plus cruelle et ténébreuse qu&#039;elle ne l&#039;était déjà (une vilaine belle-mère qui par jalousie chasse sa rivale de beauté en forêt en demandant de la tuer en ramenant son coeur dans une boîte.. disons qu&#039;on a vu plus lumineux!) Pourtant, en délaissant les frayeurs de son The Cell et le sentimentalisme bouleversant de The Fall, il se lance complètement dans la relecture familiale, colorée et surtout pleinement fantaisiste, pour le plus grand plaisir de notre coeur d&#039;enfant.

Dès la magnifique introduction en marionnettes et animations ayant pour fond la narration hilarante de la belle-mère, on se fait dire par une Julia Roberts en parfait contrôle et séance de séduisante dérision qu&#039;il ne sera pas question de Blanche-Neige comme sujet principal de l&#039;histoire. Bon, on a de quoi en douter et on se le fera rappeler au fur et à mesure que l&#039;intrigue avancera, mais en termes plus concrets, ce ne sera pas tout à fait faux puisqu&#039;au delà de la touche visuelle et artistique du cinéaste qui a une vision décidément singulière, la &quot;reine&quot; sera définitivement celle du film. Amusante, délirante et cumulant à elle-seule de loin les répliques les plus cinglantes et les plus hilarantes, Roberts dominera de loin l&#039;excellente distribution en se montrant plus agréable qu&#039;elle ne l&#039;a été depuis longtemps (il faut dire que les nombreux Valentine&#039;s day, Eat Pray Love et autres Larry Crowne lui ont fait plus de torts que de biens..).

Certes, la mignonne Lily Collins n&#039;aura pas de quoi rougir ayant assez de cran pour jouer avec force et naïveté la douce Blanche-Neige, mais la complicité qu&#039;elle partagera avec l&#039;irrésistible Armie Hammer ne lui sera pas totalement accordée. Le fait est que le grand homme de six pieds cinq a tout l&#039;armature du prince charmant que tous se sont imaginer, au visage lumineux et craquant, la voix sensuelle et la carrure de footballeur de salon, c&#039;est surtout sa versatilité qui lui fera le plus grand bien, loin des versions plus égocentriques qu&#039;on a vu maintes fois, livrant un prince oui naïf, mais surtout gamin et faillible qui n&#039;a comme unique désir que de plaire à tous, rôle qu&#039;il saura habiter avec panache confirmant ses grandes capacités d&#039;acteurs qu&#039;on avait déjà pu admirer récemment en doublé dans The Social Network et à contre-emploi dans le relatif J. Edgar notamment. Bien sûr s&#039;ajouteront les sept nains tous interprétés avec plaisir, un Sean Bean invisible et un Nathan Lane moyennement présent, mais fort bienvenue dans l&#039;univers.

D&#039;accord, du côté du scénario on aura de quoi se plaindre à plus d&#039;un moment, le tout se montrant souvent fort limité, mais d&#039;ordre général, parce que le soin apporté aux décors et costumes sera si poussé (on ne s&#039;habituera jamais!), on n&#039;en fera pas trop un cas, trop occupé à être ébahi par la beauté de l&#039;ensemble. Il faut dire que le long-métrage marque la dernière collaboration du réalisateur avec la costumière extraordinaire qu&#039;était Eiko Ishioka (décédée en janvier dernier) à qui le long-métrage est dédié, poussant le spectateur à admirer mieux que jamais son talent et son raffinement, apportant une touche de fantaisie encore plus éblouissante que la royauté ne pouvait le suggérer. Bien sûr, l&#039;audace se vaudra quelques rires, notamment lors du bal masqué si bien pensée malgré tout, mais rien ne cachera le fait qu&#039;à l&#039;inverse de Tim Burton et son horripilant Alice in Wonderland, Tarsem en aura fait à sa tête offrant quelque chose de rassembleur, d&#039;agréable et jamais pompeux, puisque toujours relevé par un ton humoristique constant auquel il est impossible de résister.

D&#039;avoir fait appel à la musique au vénérable Alan Menken qui a participé à plusieurs des Disney les plus célèbres tel The Little Mermaid, Beauty and the Beast, Tangled et Aladdin est également un ajout des plus sympathique, apportant encore plus de coeur à une oeuvre qui n&#039;en manque pas.

Du coup, toujours prêt à découvrir comment il transformera les péripéties qu&#039;on connaît si bien (quelle belle utilisation de la pomme empoisonnée!), on restera alerte et on ne s&#039;en fera pas trop au fur et à mesure qu&#039;on réalisera les tournures dérivées qu&#039;on aura emprunté tout comme des éléments plus ou moins évacués, comme la personnalité des nains à peine esquissé, probablement une première dans une adaptation du conte. Bon, le ton enfantin en achèvera peut-être plus d&#039;un, plusieurs blagues primaires, loin d&#039;être scatologiques heureusement, ne seront pas du goût de tous les publics, mais cette décision permettra au film d&#039;élargir son accessibilité permettant d&#039;en offrir pour notre argent.

Reste alors un long-métrage fortement sympathique pour petits et grands, très drôle si ce n&#039;est hilarant par moment, plein de bonnes trouvailles (surtout visuelles), jamais prétentieux et qui nous illuminera comme savaient le faire les vieux Disney de son début jusqu&#039;à sa toute fin avec sa déroutante, mais accrocheuse danse bollywoodienne. Comme quoi cette finale risquée peut s&#039;avérer gagnante quand on l&#039;assume pleinement. Un film à l&#039;efficacité indiscutable de quoi se réjouir sans retenue.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mirror Mirror: plaisirs d&#8217;enfance</p>
<p>Décidément, tout comme Tarsem, je n&#8217;en fait qu&#8217;à ma tête et on pourra bien dire ce qu&#8217;on voudra, mais personne ne pourra cacher que Mirror Mirror, peu importe ses faiblesses est un divertissement familial de haute voltige.</p>
<p>Après le sombre et sanglant, mais tout de même flamboyant Immortals, l&#8217;excentrique réalisateur Tarsem Singh change complètement de registre en livrant avec Mirror Mirror son film le plus amusant à ce jour. Certes, il aurait été facile de transformer Blanche-Neige en fable sombre et moderne, encore plus cruelle et ténébreuse qu&#8217;elle ne l&#8217;était déjà (une vilaine belle-mère qui par jalousie chasse sa rivale de beauté en forêt en demandant de la tuer en ramenant son coeur dans une boîte.. disons qu&#8217;on a vu plus lumineux!) Pourtant, en délaissant les frayeurs de son The Cell et le sentimentalisme bouleversant de The Fall, il se lance complètement dans la relecture familiale, colorée et surtout pleinement fantaisiste, pour le plus grand plaisir de notre coeur d&#8217;enfant.</p>
<p>Dès la magnifique introduction en marionnettes et animations ayant pour fond la narration hilarante de la belle-mère, on se fait dire par une Julia Roberts en parfait contrôle et séance de séduisante dérision qu&#8217;il ne sera pas question de Blanche-Neige comme sujet principal de l&#8217;histoire. Bon, on a de quoi en douter et on se le fera rappeler au fur et à mesure que l&#8217;intrigue avancera, mais en termes plus concrets, ce ne sera pas tout à fait faux puisqu&#8217;au delà de la touche visuelle et artistique du cinéaste qui a une vision décidément singulière, la &laquo;&nbsp;reine&nbsp;&raquo; sera définitivement celle du film. Amusante, délirante et cumulant à elle-seule de loin les répliques les plus cinglantes et les plus hilarantes, Roberts dominera de loin l&#8217;excellente distribution en se montrant plus agréable qu&#8217;elle ne l&#8217;a été depuis longtemps (il faut dire que les nombreux Valentine&#8217;s day, Eat Pray Love et autres Larry Crowne lui ont fait plus de torts que de biens..).</p>
<p>Certes, la mignonne Lily Collins n&#8217;aura pas de quoi rougir ayant assez de cran pour jouer avec force et naïveté la douce Blanche-Neige, mais la complicité qu&#8217;elle partagera avec l&#8217;irrésistible Armie Hammer ne lui sera pas totalement accordée. Le fait est que le grand homme de six pieds cinq a tout l&#8217;armature du prince charmant que tous se sont imaginer, au visage lumineux et craquant, la voix sensuelle et la carrure de footballeur de salon, c&#8217;est surtout sa versatilité qui lui fera le plus grand bien, loin des versions plus égocentriques qu&#8217;on a vu maintes fois, livrant un prince oui naïf, mais surtout gamin et faillible qui n&#8217;a comme unique désir que de plaire à tous, rôle qu&#8217;il saura habiter avec panache confirmant ses grandes capacités d&#8217;acteurs qu&#8217;on avait déjà pu admirer récemment en doublé dans The Social Network et à contre-emploi dans le relatif J. Edgar notamment. Bien sûr s&#8217;ajouteront les sept nains tous interprétés avec plaisir, un Sean Bean invisible et un Nathan Lane moyennement présent, mais fort bienvenue dans l&#8217;univers.</p>
<p>D&#8217;accord, du côté du scénario on aura de quoi se plaindre à plus d&#8217;un moment, le tout se montrant souvent fort limité, mais d&#8217;ordre général, parce que le soin apporté aux décors et costumes sera si poussé (on ne s&#8217;habituera jamais!), on n&#8217;en fera pas trop un cas, trop occupé à être ébahi par la beauté de l&#8217;ensemble. Il faut dire que le long-métrage marque la dernière collaboration du réalisateur avec la costumière extraordinaire qu&#8217;était Eiko Ishioka (décédée en janvier dernier) à qui le long-métrage est dédié, poussant le spectateur à admirer mieux que jamais son talent et son raffinement, apportant une touche de fantaisie encore plus éblouissante que la royauté ne pouvait le suggérer. Bien sûr, l&#8217;audace se vaudra quelques rires, notamment lors du bal masqué si bien pensée malgré tout, mais rien ne cachera le fait qu&#8217;à l&#8217;inverse de Tim Burton et son horripilant Alice in Wonderland, Tarsem en aura fait à sa tête offrant quelque chose de rassembleur, d&#8217;agréable et jamais pompeux, puisque toujours relevé par un ton humoristique constant auquel il est impossible de résister.</p>
<p>D&#8217;avoir fait appel à la musique au vénérable Alan Menken qui a participé à plusieurs des Disney les plus célèbres tel The Little Mermaid, Beauty and the Beast, Tangled et Aladdin est également un ajout des plus sympathique, apportant encore plus de coeur à une oeuvre qui n&#8217;en manque pas.</p>
<p>Du coup, toujours prêt à découvrir comment il transformera les péripéties qu&#8217;on connaît si bien (quelle belle utilisation de la pomme empoisonnée!), on restera alerte et on ne s&#8217;en fera pas trop au fur et à mesure qu&#8217;on réalisera les tournures dérivées qu&#8217;on aura emprunté tout comme des éléments plus ou moins évacués, comme la personnalité des nains à peine esquissé, probablement une première dans une adaptation du conte. Bon, le ton enfantin en achèvera peut-être plus d&#8217;un, plusieurs blagues primaires, loin d&#8217;être scatologiques heureusement, ne seront pas du goût de tous les publics, mais cette décision permettra au film d&#8217;élargir son accessibilité permettant d&#8217;en offrir pour notre argent.</p>
<p>Reste alors un long-métrage fortement sympathique pour petits et grands, très drôle si ce n&#8217;est hilarant par moment, plein de bonnes trouvailles (surtout visuelles), jamais prétentieux et qui nous illuminera comme savaient le faire les vieux Disney de son début jusqu&#8217;à sa toute fin avec sa déroutante, mais accrocheuse danse bollywoodienne. Comme quoi cette finale risquée peut s&#8217;avérer gagnante quand on l&#8217;assume pleinement. Un film à l&#8217;efficacité indiscutable de quoi se réjouir sans retenue.</p>
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