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1 cote
Muppets (The)
en version française : Muppets (Les)
- Cote de Voir2.5
- PaysÉtats-Unis
- Année2011
- Sortie DVD20 mar 2012
- Durée1h38
- GenreFamille
- ClassificationGénéral
- RéalisateurJames Bobin
- Site officieldisney.go.com/muppets
- Sommaire
Découvrant qu’un magnat du pétrole veut détruire le théâtre des Muppets, un jeune homme, son frère et la fiancée de celui-ci organisent un téléthon avec Kermit et sa bande. S’il y a des numéros extrêmement hilarants, tel Smells Like Teen Spirit chantée par un barbershop quartet autour d’un Jack Black scandalisé, cette réalisation de James Bobin comporte bien des scènes embarrassantes pour les acteurs, d’une grande générosité, en plus de souffrir d’un rythme déficient.
Articles
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8 décembre 2011 · Manon Dumais
Édition : saguenayThe Muppets : Homme ou marionnette?
Découvrant qu’un magnat du pétrole veut détruire le théâtre des Muppets, un jeune homme, son frère et la fiancée de ...
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24 novembre 2011 · Manon Dumais
Édition : montreal, estrie et quebecThe Muppets : Homme ou marionnette?
Découvrant qu’un magnat du pétrole (Chris Cooper) veut détruire le théâtre des Muppets, un jeune homme (voix de Peter Linz), ...


The Muppets: la grande force nostalgique
Oh bonheur, le retour des Muppets au grand écran se produit dans la plus grande des forces marquant aisément une des plus belles surprises de cette année juste avant le début des rétrospectives. Timing parfait? Oui, et en famille en plus! En salle dès aujourd’hui, youpi!
Il y avait matière à s’inquiéter alors qu’en 2011, on n’est plus capable des suites, des remakes, des relances et tout ce que vous voudrez qui ont plutôt tendance à démolir nos souvenirs les plus chers plutôt que de les revigorer. Alors que les Smurfs et Yogi Bear ont vécu la pire humiliation et que les cas à part se font rares, voilà qu’on nous menaçait d’un retour des Muppets.
Cependant, là où la différence se crée, c’est dans le traitement abordé qui favorise quelque chose de génial, de fou, de charmant, de rafraîchissant, d’audacieux et d’ambitieux. Certes, le film dure un bon deux heures et, même si on s’est franchement ennuyé dans plus court en salles durant l’année, ce qui n’est heureusement jamais le cas ici par ailleurs, on aurait peut-être pu espérer un petit quelque chose de plus, mais comme tout ceci est loin d’être le désastre anticipé on ne peut qu’être reconnaissants.
Sorte de réflexion philosophico-artistique, voilà qu’on campe le film dans notre époque (enfin..) dans un univers un peu décalé qui se permet tous les excès et les possibilités inimaginables. Avec des personnages plus colorés les uns des autres et des situations qui dépassent la marge de l’absurdité, on s’interroge sur la place des Muppets à notre époque et de la réelle nécessité de les ramener à l’avant-plan. Mise-en-abyme franchement ingénieuse, tout en s’assurant de constamment nous garder éveillés et divertis, on joue la carte de l’auto-dérision et on ne s’empêche rien. Rien de rien.
Du coup, on rit des Muppets et de tous les genres possibles et on cumule les bons flashs, en s’assurant de bien inscrire le tout dans la modernité. On joue avec les clichés, les mots, les personnalités et on fait plaisir à tout le monde. Fait beaucoup plus pour les nostalgiques que les nouveaux venus (bien qu’ils sont franchement la bienvenue), on livre un récit foncièrement mélancolique qui met tout en son oeuvre pour charmer le spectateur et ne plus le quitter.
Il faut dire que Jason Segel qui semble avoir orchestré de main de maître le projet en l’ayant co-produit, co-scénarisé avec Nicholas Stoller (qui a collaboré de près ou de loin aux amusants et réussis Yes Man, Forgetting Sarah Marshall et Get Him To The Greek) et en interprétant le protagoniste, se dévoue corps et âmes et nous invite dans ce beau bordel des plus reluisants. Comme une vieille paire de pantoufle, on se love dans l’univers et on ne veut plus le quitter. Tout y est si radieux et amusant et les gags ne cessent de se pointer, tout comme des chansons, inévitables avec ses grandiloquentes chorégraphies de foule, qu’on est séduit, amplement et entièrement. (On peut d’ailleurs déjà envisager des moments clés et d’anthologie comme l’inoubliable « Man or Muppet », l’inattendue reprise de « Forget You » ou même « Smells Like Teen Spirit » ou l’amusante « Me Party »).
D’un classicisme gagnant, on saute à pieds joints dans l’aventure et on se laisse emporter et transporter. On renoue avec les marionnettes si bien animés et on se plaît à trouver tous les nombreux cameos autant pour les jeunes et les moins jeunes qu’on a inséré partout. (Ne comptez pas sur moi pour vous les dire! Quoique comme ils viennent du même médium, mentionnons que ces-dites apparitions s’adressent surtout aux « télévores »).
The Muppets est ainsi donc le divertissement rassembleur par excellence: jeunes, moins jeunes, fans ou non de Muppets, famille, etc., ne vous inquiétez pas! Qui que vous soyez, le film est pour vous! Mieux, la distribution s’éclate autant que nous alors que Amy Adams est encore plus lumineuse que dans un Enchanted et que Chris Cooper livre une autre performance totalement délirante qui montre à Al Pacino qu’il faut choisir ses projets minutieusement avant d’atterrir dans Jack & Jill..
Le créateur des fameuses créatures est peut-être mort il y a plus de 20 ans, mais c’est tout un hommage qu’on lui a livré. Si James Bobin n’en est qu’à son premier saut au grand écran, voilà qu’il vient de se trouver tout une carte de visite. Avec cette remarquable et réjouissante réussite, voilà qu’on risque d’avoir trouver le succès du temps des fêtes avant l’heure. Santé! Gageons que désormais, les Muppets sont plus que jamais fait pour rester! « Mah Na, Mah Na », tout le monde? Oh que oui!