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1 cote
My Week with Marilyn
en version française : Une semaine avec Marilyn
- Cote de Voir3
- PaysRoyaume-Uni
- Année2011
- Sortie DVD13 mar 2012
- Durée1h39
- GenreDrame
- ClassificationGénéral
- RéalisateurSimon Curtis
- Mettant en vedetteEddie Redmayne, Michelle Williams et Kenneth Branagh
- Site officielmyweekwithmarilynmovie.com
- Sommaire
Marilyn Monroe arrive en Angleterre pour le tournage du film Le prince et la danseuse, avec le légendaire Laurence Olivier. Cependant, la relation entre les deux acteurs est houleuse, compromettant le tournage. Colin Clark, l’assistant de sir Olivier, sera le seul à comprendre Marilyn et à pouvoir la réconforter, non sans commencer à éprouver des sentiments pour celle-ci.
Articles
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12 janvier 2012 · Manon Dumais
Édition : estrieMy Week with Marilyn : Dans l’ombre d’une étoile
Elle était une star de cinéma qui voulait être prise au sérieux. Il était un grand acteur de théâtre qui ...
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15 décembre 2011 · Manon Dumais
Édition : mauricie et montrealMy Week with Marilyn : Dans l’ombre d’une étoile
Elle était une star de cinéma qui voulait être prise au sérieux. Il était un grand acteur de théâtre qui ...


My Week With Marilyn: l’impure
En pleine période hommage à une époque déchue, se pointe un autre film du même type où l’ont fait revivre la divine Marilyn Monroe sous nos yeux..
Le versatile Richard Linklater a livré il y a quelques années le sympathique « Me and Orson Welles » qui tentait d’élargir les horizons du peu recommendable Zac Efron (seul véritable défaut du film). Si on lui accordera une importance plus grande quant à sa signification et son timing, surtout, et également parce qu’il a l’élégance mystérieuse et unique aux films britanniques, il ne faudra pas prendre « My Week With Marilyn » comme le film d’une décennie, mais bien, comme on l’a fait avec le premier dont j’ai parlé, comme d’une comédie aux accents dramatiques qui se savoure avec légèreté dans le but d’un divertissement bref et pur.
D’un classicisme plutôt embêtant sur bien des aspects, on raconte le tout comme d’une parenthèse plutôt anodine dans la vie de la célèbre vedette que tous a adulé ne serait-ce que le temps d’un instant. Se basant sur le livre lui-même inspiré des journaux intimes d’un jeune homme sans trop d’importance, on se glisse ici dans ses chaussures face à ses ambitions démesurées de faire partie de l’industrie cinématographique. Bien placé avec juste les bons contacts et habité d’une persévérance notable, il se retrouvera rapidement sur la bonne voie alors qu’il gravira avec surprise les échelons, sa jeunesse, son look et ses capacités de séduction y étant pour quelque chose.
Viendra alors l’incontrôlable Marilyn Monroe en plein passage en Angleterre pour participer au plus récent film de Laurence Olivier, réalisateur mégalomane et cabotin interprété par le toujours agréable et rafraîchissant Kenneth Branagh. Puisque voilà, outre son joli petit look et son rythme relativement assuré, c’est surtout le casting, fortement impressionnant, qui ressort en majorité. Si l’on se questionne encore à savoir si le jeune Eddie Redmayne, au-delà du charisme, a également du talent, on peut au moins se reprendre sur la participation de la grande Judi Dench, délicieuse à souhait et attachante, ainsi qu’aux autres Dominic Cooper et Julia Ormond qui se prête définitivement au jeu.
Bien qu’on l’encense comme si elle offrait la performance d’une vie, ce n’est pas la même satisfaction qui m’habite quant à la performance de Michelle Williams. Le fait est que la pauvre a toujours l’air un peu attardée et que ses tiques qui lui sont propres se dégagent essentiellement de sa performance. On la retrouve donc en train de nous rejouer encore et toujours le même rôle, déguisé toutefois en Marilyn dans le cas qui nous intéresse. Si elle présente avec bonheur la fragilité et la douceur nécessaire, elle fait ressortir également le côté cruellement « blonde » qui ne donne décidément pas toute la grandeur et la profondeur qu’un personnage aussi mythique est supposé livré. Surtout considérant le fait que la deuxième partie, tombant dans une dramatique plus poussée et envahissante, essaie d’humaniser la figure pour qu’on s’y attache à bonnes gorgées d’émotions.
Du coup, le détonnant et surprenant Poupoupidou qu’a offert le français Gérald Hustache-Mathieu il n’y a pas si longtemps, proposant une variation crève-coeur sur une émule de la Marilyn en question, parvenait avec plus d’audace à refléter tous les tourments de la belle, sous les traits d’une Sophie Quinton lumineuse et hypnotisante. Si Williams sait faire les jolies faces, prendre la pose et réciter les dialogues souvent savoureux que le film offre, elle ne parvient pas à offrir le même envoûtement pour véritablement justifier que le film aie la possibilité et la capacité de nous river à l’écran du début à la fin.
Reste alors une sympathie certaine pour l’humour bien présent, surtout dans la première partie, qui fait agréablement du bien, et le sourire que le film sait mettre sur les lèvres. (Les moments se déroulant sur le plateau, bien qu’un peu caricaturaux, en ressortent comme les plus réussi par leur réalisme). On se questionnera toutefois sur quelques choix, comme des clichés qu’on aurait pu éviter, notamment à travers la narration bancale, l’ouverture évoquant beaucoup trop le Chicago de Rob Marshall sans vraiment de raisons ou le fait de ne pas avoir opté pour une teinte évoquant le Technicolor, surtout avec des faux extraits, alors que le tout ne prend décidément que beaucoup trop le partie de la fiction alors qu’il réitère constamment qu’il s’inspire largement de la réalité.. À ce titre, pour faire preuve de plus d’audace ou de courage, Simon Curtis aurait peut-être du user de beaucoup plus d’imagination du côté de sa mise en scène, probablement trop confiant que le sujet et sa distribution feraient tout le boulot.., en s’inspirant notamment du travail d’Anton Corbijn pour le génial « Control » tout de noir et blanc teinté ou la ressemblance y aurait certainement gagnée en quelque part.
En terminant, petite précision sur le fait que la plus-si-jeune-que-ça Emma Watson, dans sa carrière post-Harry Potter, ne parvient nullement à s’effacer de son personnage-phare, encore trop jeune de traits et limitée en capacité. Autant dire qu’elle provoque bien plus de rires que de véritable compassion face à un rôle accessoire et rapidement oublié.