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2 cotes

Poulet aux prunes

Articles

  • Cote de Voir3
  • PaysFrance

  • Année2011

  • Sortie8 juin 2012

  • Sortie DVD26 février 2013

  • Année91 min.

  • GenreComédie dramatique

  • ClassementGénéral

  • RéalisateurMarjane Satrapi, Vincent Paronnaud

  • Mettant en vedetteMathieu Amalric, Maria de Medeiros, Édouard Baer

  • Sommaire
    Téhéran, 1958. Son violon ayant été détruit, un illustre musicien décide de se laisser mourir dans son lit. Durant les prochains jours, l'artiste refuse toute nourriture et se remémore les différentes étapes de sa vie, marquée par un mariage malheureux et un amour impossible.

Articles

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  • 9 juin 2012 · 09h06 Jimmy Chartrand

    Poulet aux Prunes: l’inconsolable audace

    Il fallait certes s’attendre à une récidive alors que Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud avaient autant épatés avec l’adaptation de leur bande dessinée Persepolis. C’est donc sans surprise que nous arrive enfin le très attendu Poulet aux prunes, opus qui ne profite certainement pas d’un succès, ne manquant définitivement pas d’audaces.

    On s’attendait certainement à un autre film d’animation et si le côté bédéesque et cartoonesque n’est certainement pas évité dans cette autre adaptation d’une de ses bandes dessinées, il faut également avouer que l’art cinématographique change un peu d’un médium à l’autre. Si on joue un peu dans toutes sortes de choses et qu’on s’amuse à faire du style, il faut admettre que c’est ici que Poulet aux prunes se perd, à défaut de ne pas aussi bien maîtriser la technique.

    Entre drame, romance, absurdité, comédie, on ne sait pas quel ton prendre et le spectateur ne sait plus sur quel pied danser. Les justifications du protagoniste arrivent bien trop tard, rendant difficile l’affection d’un protagoniste qui fait tout pour être désagréable. Comme quoi de ne comprendre les motivations du coeur brisé de ce musicien perdu, aurait du être un début plutôt qu’une quête.

    Le côté plus « sketchs », approximatifs et dérivatifs qui faisait le charme incongru de Persepolis, marchait ainsi beaucoup mieux en animation qu’il ne le fait avec de « vrais gens ». Ici, les maquillages ne sont pas des plus réussis et le mélange de faux décors et de studios n’est pas des plus efficace. La narration insistante malgré la voix idéale d’Édouard Baer lasse un peu, et la narration découpée en ressort plus redondante que d’autres choses. En plus certains plans sont trop approximatifs et on n’est pas toujours certains des choix techniques qu’on a fait faisant ressortir un côté trop amateur par moment pour convaincre en ensemble.

    Certes, les acteurs se dévouent, Mathieu Amalric le premier, mais l’univers qu’on lui offre semble si bien défini qu’on ne lui laisse que bien peu de place pour simplement « être » et ainsi laisser son personnage respirer, tous comme les autres. On veut donc parfaire le tout et l’agrémenter de belles choses comme d’une trame sonore, d’un visuel semi-fantaisiste, mais le charme n’opère pas entièrement.

    C’est dommage, puisqu’on voulait beaucoup aimer le tout et se laisser entièrement charmer et emporter. On restera sage donc face à l’audace et les risques qu’on aura pris. Pour le reste, on se désolera un peu du manque d’émotions et on attendra plus attentivement que la technique s’améliore montrant que l’exploit de débutant ne criait pas tout de suite au génie.

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