3.5

1 cote

Raid (The): Redemption
en version française : Raid (The): La rédemption

Bande-annonce Articles

  • Cote de Voir3
  • PaysIndonésie

  • Année2012

  • Sortie DVD14 août 2012

  • Année101 min.

  • GenreAction

  • Classement16 ans et +

Bande-annonce

Articles

  • 5 avril 2012 · Guillaume Fournier
    Édition : gatineauottawa et montreal

    Rencontre au sommet

    Une équipe d’intervention spéciale de la police indonésienne est envoyée dans le quartier le plus mal famé de Jakarta afin ...

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  • 5 avril 2012 · 22h45 Jimmy Chartrand

    The Raid – Redemption: dosé à la testostérone

    Film-phénomène aux États-Unis dernièrement, The Raid: Redemption est exactement le genre de fierté étrangère qui a de quoi rendre les américains furieusement jaloux et envieux en les poussant à aller se rhabiller. Voilà donc un film d’action explosif et franchement réussi.

    Sans contraintes carrés, The Raid: Redemption parvient à se permettre bien plus avec bien peu. Production modeste au scénario simpliste, il préfère miser sur l’intensité de sa/ses situation/s, mais également sur les capacités surtout physiques de ses interprètes qui ont le désir d’en mettre plein la vue à défaut de par moment rappeler de manière quelque peu maladroite qu’ils sont loin d’être des acteurs affirmés.

    Il faut avouer que le trop long, mais souvent fort impressionnant Merantau, film précédent de la bande derrière celui qui nous intéresse ici, avait tracé le chemin pour une suite des choses plus concises. Dépassant le trois heures et s’enfonçant trop souvent dans un sentimentalisme mal-ajusté, il présentait néanmmoins des scènes de combat audacieuses et choréphraphiés avec originalité et aisance, tout en s’armant au second détour d’un penchant humoristique aussi déroutant que bien accueilli. Quelques années plus tard, délaissant le simple film de combats à l’histoire niaise s’entêtant dans la saveur sociale un peu comme tous les Ong Bak de ce monde ou n’importe quoi avec Tony Jaa (à côté de qui Iko Uwais sort définitivement gagnant avec un charisme et une nuance quand même mieux prononcé), on mène l’ambition plus loin et on se tourne vers un vrai film d’action comme seuls les américains peuvent apparemment en rêver.

    Alors allons droit au but, c’est simple: une escouade policière décide de s’emparer d’un bloc appartement pour faire tomber le parrain de la drogue qui en a pris possession avec ses associés et autres truands.

    À partir de là, sans négliger plusieurs backstories qui permet de nombreux chassés-croisés qui se méritent plusieurs revirements au point de vue de l’histoire, tout comme de quelques légères morales sociales, on met la table pour une succession de séquences qui vont en s’amplifiant, construisant le tout un peu comme un jeu vidéo et ses nombreux niveaux au fur et à mesure qu’on avance (et qu’on monte les étages!). À la différence toutefois qu’ici, on sait bien qu’on n’égalera jamais le joueur, trop omnubilé par sa performance et ses capacités (quelles chorégraphies!), rappelant constamment qu’on est bel et bien face à du cinéma.

    Mieux, sans en abuser, Gareth Evans, le réalisateur, se permet quelques effets de style à l’aide d’un soin consciencieux apporté au son et à l’image, mais également à l’aide de son montage choisissant judicieusement les plans quant à ce qu’il nous montre, ne nous montre pas et nous suggère. S’il y a bien usage de ralentis, il y a un jeu d’attente et d’appréhension fort bien maîtrisé qui crée un suspense fortement gagnant, transformant souvent la simple mission en jeu du chat et de la souris des mieux accueilli.

    Certes, on balance toujours entre le drame et l’action, laissant fort peu à l’humour, mais nul doute, auprès des 104 minutes du long-métrage, on passe bien plus de la moitié à être rivé à notre siègle, impatient face à ce qui pourra bien suivre. D’accord, le côté par moment plutôt extrême ne sera probablement de la tasse de thé de tous, la violence étant omniprésente et le bruitage particulièrement corsé et dégoulinant ou craquant.. Mais qu’importe, explosions, combats et violence s’unissent sans limites pour épater et surtout sur-excité avec réussite. Et on peut encore plus se réjouir avec la trame sonore qui a été concocté, parfaitement bien rythmé pour soutenir tout le reste du film, mouvementé à souhait.

    Ainsi, à l’aube d’un remake américain (sommes-nous réellement surpris?) qui pourrait bien mettre en vedette un Jason Statham ou un équivalent, mais avec probablement bien moins de combats à main et surtout de charme, on ne peut que se tourner vers ce savant et fort réussi mélange à la testostérone et à la violence. Un film d’action comme on devrait les aimer et les souhaiter, à défaut d’un scénario. Chapeau!

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