3.5
4 cotes
Sherlock Holmes: A Game of Shadows
en version française : Sherlock Holmes: Le jeu des ombres
- Cote de Voir2
- PaysÉtats-Unis
- Année2011
- Sortie DVD12 juin 2012
- Année120 min.
- GenreSuspense
- ClassementGénéral
Articles
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22 décembre 2011 · Manon Dumais
Édition : estrieUn génie, deux associés, une gitane
Découvrant que son ennemi juré, le professeur Moriarty (Jared Harris, machiavélique), planifie de mettre l’Europe à feu et à sang, ...





Sherlock Holmes – A Game of Shadows: déduire la satisfaction
Que tous s’inclinent, Guy Ritchie est de retour avec la suite de sa vision surprise de l’enquêteur Sherlock Holmes, ramenant de l’avant tous les ingrédients nécessaires pour faire d’un blockbuster une réussite.
Plus sombre, plus drôle, plus ambitieux et également mieux resseré au niveau de l’histoire sur l’un des duos les plus agréables et en symbiose qu’on aie vu à l’écran depuis plusieurs années, ce nouvel opus, sans pour autant surpasser son prédecesseur, passe haut la main le cap de la suite en ramenant tout ce qui a fait le succès du premier sans négliger des ajouts qui se savoure à merveille.
Comme la déduction est la clé du succès des Sherlock Holmes, de rendre limpide ce qui semble impossible, il était nécessaire ici de ne pas trop compter sur nos zones de confort. Si l’on retrouve l’univers sale, sombre et condamné mis en place dans le premier volet, en plus d’une distribution qui s’amuse indéniablement, on prend soin de toujours rejeter du revers de la main nos attentes ou nos appréhensions pour en sortir des flashs qui s’avèrent tantôt ingénieux, tantôt brillants. On se défait d’ailleurs rapidement d’éléments familiers tel Rachel McAdams ou même la femme-en-devenir de Watson, tout comme de Eddie Marsan en inspecteur Lestrade. Même Noomi Rapace ou Stephen Fry, quoique de bons ajouts, ne seront pas vraiment là pour faire ombrage à notre savoureux duo. Outre l’impitoyable Robert Downey Jr. qui maîtrise ici son personnage avec autant d’équilibre que Johnny Depp et son Jack Sparrow, Jude Law se fait tout autant plaisir pendant que Jared Harris se montre extrêmement convainquant dans la peau du cruel Professeur James Moriarty, un vilain décidément beaucoup plus intéressant (et menaçant) que dans le premier volet, n’en déplaise à la performance dévoué de Mark Strong.
Mené tambour battant, si le scénario n’apporte rien de nouveau à l’histoire (un méchant veut détruire l’univers ou tout comme), on peut au moins compter sur les subtilités qui font toute la différence. De la lune de miel ratée de Watson aux connotations qu’on a doublé quant à sa relation inqualifiable avec Sherlock, on a transformé le périple londonien en pélerinage à travers le monde dans un film vagabond et en plein errance avec un côté gitan fortement assumé, la musique de Zimmer de l’avant.
Puisque voilà, comme les suites ont tendance à le faire, on a doublé les effets spéciaux, les scènes d’action et tout et tout et on nous offre de splendides panoramas et même une scène de fusillade au ralenti dans une forêt qui s’avère carrément époustouflante, décidément plus satisfaisante que l’explosion au ralenti qu’on avait tenté de nous faire gober dans le premier film. Même les anachronismes utilisé de façon judicieuse (on est dans un siècle d’inventions après tout), ne sont que de nombreux éléments que tous tendent de copier, sans jamais le même succès, P.W.S. Anderson et son The Three Musketeers le premier.
Et puis les personnages ont tous des petits traits qui leur permettent de ne pas être des clichés, mais bien des lueurs de lucidité qui font sourire et en plus, en majorité, les dialogues fondent dans la bouche.
Certes, à un ou deux moments on souffle un peu parce que le deux heures finissent par être étourdissantes, mais au moins on constate que Guy Ritchie a conservé la même forme qui l’a habité au premier volet, traitant sa série avec le même amour, désireux d’offrir quelque chose de satisfaisant et de réussi. À ce titre, s’il masque son propre style sous la grandiloquence d’un blockbuster grand budget, au même titre que Holmes dont il décrit mieux que quiconque ses allées et venues, il s’arrange toujours pour que la satisfaction du spectateur soit une priorité. À cela, on n’aurait pu espérer une finale plus savoureuse, bien pensée et réussie que celle qu’on nous a ainsi livré. Alors, est-ce que le tout prend des airs de trilogie? Et pourquoi pas!
Pour une fois je complètement avec Jimmy Chartrand sur les mésaventures du célèbre détective de Baker street. J’y ai pris un grand plaisir à découvrir son ennemi juré le professeur Moriarty (joué ici par Jared Harris qui rappel quand même David Robert Jones dans la série Fringe). J’aime bien que Guy Richie est fait allusion à la première Guerre mondiale avant qu’elle n’y eu lieu presque vingt ans plus tard avant les événements tragiques qui a bouleversé la face du monde. Robert Downey Jr et Jude Law s’amusent comme des petits fous dans une histoire palpitante et survoltée. Je vous le conseille fortement. Ma cote ****.
Excellent, encore meilleur que le premier à mon avis. Du bon travail de réalisation, des acteurs géniaux, le résultat est mon film préféré de l’année 2011 qui a pourtant été riche en bon films.
En exploitant les non-dits des romans, l’équipe parvient à la fois à créer un univers passionnant et à ajouter aux histoires qu’on a si souvent lues. L’affection de Holmes pour Watson, si rarement exprimée mais tant suggérée dans les romans, est bien visible dans les yeux de Robert Downey Jr. La relation entre les deux compères n’en est, au bout du compte que plus forte. La scène où Holmes conduit Watson à son mariage est grandiose, forte à la fois en émotions et en subtilités.
En détaillant le pouvoir destructeur du machiavélique Moriarty, on comprend mieux la relations à la fois respectueuse et haineuse entre Holmes et ce dernier. Le roman de Conan Doyle exploitait plus la conclusion fatale, ici toute la place est laissée à la bataille épique.
Malgré le côté émotif, le film reste très drôle, parfaitement dosé.
On espère la suite.
À mon avis, ce deuxième épisode de Sherlock Holmes par Guy Ritchie souffre des mes problèmes que le 2ème Iron Man (toujours avec Rober Downey Jr). Pas encore remis du succès du premier, on s’est empressé de créer une suite le plus vite possible, et on n’a pas pris le temps de tout bien faire comme il le fallait.
Dans sa volonté de reproduire au plus vite le succès du premier film, Guy Ritchie en a repris les éléments qui avaient le mieux fonctionné et les a amplifiés à la puissance 10 pour la suite. Malheureusement, cela a plutôt comme effet d’éliminer totalement l’effet de surprise et de nous lasser à force de répétitions.
Cette fois-ci, on se rend compte que le Sherlock de Robert Downey Jr est loin d’être le Sherlock imaginé par Conan Doyle. C’est vrai qu’on s’amuse autant avec Sherlock et Watson que lors du premier chapitre. Cependant, on a l’impression, cette fois-ci, de visionner un Lethal Weapon ou un James Bond d’une autre époque plutôt que les aventures d’un des plus grands cerveaux investigateurs de l’avant-dernier siècle.