4.5

5 cotes

Twilight Saga: Breaking Dawn – Part 1 (The)
en version française : Twilight - Révélation (1ère partie)

HoraireBande-annonceArticles

  • Cote de Voir1.5
  • PaysÉtats-Unis
  • Année2011
  • Durée1h57
  • GenreFantastique
  • ClassificationGénéral
  • RéalisateurBill Condon
  • Mettant en vedetteRobert Pattinson, Taylor Lautner et Kristen Stewart
  • Site officielwww.breakingdawn-themovie.com/
  • Sommaire

    Après leur mariage, Bella et Edward s’en vont célébrer leur lune de miel à Rio de Janeiro. C’est au cours de ce voyage que Bella découvre qu’elle est enceinte. L’accouchement lui coûte pratiquement la vie et Edward, pour la sauver, la transforme en vampire. Les Volturi, ayant appris la naissance de l’enfant, feront tout pour l’éliminer.

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  • 18 novembre 2011 · 02h20 Jimmy Chartrand

    The Twilight Saga-Breaking Dawn Part 1: Une bonne gorgée bien fraîche

    Comme il semble être le moins pire de la série jusqu’à maintenant, cet avant-dernier volet d’une franchise qui fait franchement pitié, méritera un certain respect et un mérite qu’on devra vraisemblablement attribué à son réalisateur, Bill Condon.

    La particularité des adaptations cinématographiques de Twilight, balancées également d’un réalisateur à un autre comme les Harry Potter et compagnie, est qu’aucuns d’entre eux ne semblent apprécier la série. Si cela ne change pas véritablement avec Bill Condon à la barre, on a pourtant l’impression que pour une fois, ce dernier a voulu se forcer. Comme quoi il ne suffit pas seulement de s’appuyer sur un réalisateur de talent, il faut également que ce dernier fasse preuve d’une motivation quelconque. Du coup, choix toujours détonnant au niveau de l’embauche que d’avoir fait appel à celui qui a offert Kinsey et Dreamgirls. Malheureusement pour celui qui fut également le scénariste de Chicago, il a du rester fidèle aux livres de Meyer et au scénario de Melissa Rosenberg qui les a tristement tout écrit. Ainsi, prisonnier d’un univers ridicule aux limites du risible et de personnages toujours aussi inintéressants, Condon semble avoir opté pour l’auto-dérision conscient du peu de liberté qui lui était offert et du manque de possibilité qu’il pouvait tirer de la distribution avec laquelle il était ainsi confiné. (Le mal de vivre de Bella, décidément, on ne s’en sauve pas, même quand elle vit « ses jours les plus heureux », tout comme du frigide Edward dont la passion tend encore à manquer alors que Lautner, toujours trop jeune, continue à nouveau de forcer la tendance à vouloir en faire trop pour voler la vedette à tout coup sans jamais y parvenir, à défaut de cumuler des moments risiblement savoureux tout autant qu’intenses).

    Volontaire ou non, la partie de rigolade qu’a toujours été la franchise prend une autre tournure et à coups de dialogues-savons écrits avec la naïveté d’une étudiante du primaire et de situations s’éternisant à n’en plus finir, le cinéaste mène à bout un film soigné techniquement qui englobe tout le reste. Différence majeure face à tous les autres opus, tout est plus soigné. Des effets spéciaux aux maquillages jusqu’à l’impressionnante direction photo de Guillermo Navarro, le film séduit. Mention particulière au détour à Rio et à son île connexe où avant l’horreur, par son imaginaire visuel, le film fait sans mal deviner l’opposé paradisiaque de ce que représente les péripéties de la série en entier. Si la musique est fortement répétitive, le retour aux sources avec Carter Burwell qui reprend le flambeau après l’avoir légué le temps de deux films à l’ingénue Alexandre Desplat et ses envolées orchestrales, permet de revenir à quelque chose de plus intimiste, idéal pour s’intéresser pratiquement uniquement aux déboires forgeant foncièrement l’avenir de notre couple vedette. (Ce, même si on n’échappe évidemment pas aux chansons-pop ponctuant sirupeusement pratiquement chaque soit-disant « émotion évolutive » du film.)

    La mauvaise narration n’est utilisée qu’au tout début lors d’une ouverture assez hilarante où Taylor Lautner débutera le film en se débarrassant de son chandail (comme si Condon n’avait pu s’empêcher), virant rapidement à sa version de la série, beaucoup plus satyrique, amère et, bizarrement délicieuse.

    Avouons que beaucoup de moments sont particulièrement savoureux, de la cérémonie de mariage et ses discours ou ce retour des meilleurs personnages (comme cette toujours savoureuse Anna Kendrick dont on a jamais trop compris la présence dans ces films..) qu’on abandonne malheureusement, à la lune de miel qui passe de l’animosité à l’insupportable et ridicule abstinence.

    Comme toujours, rien ne se passe véritablement dans le film, ça, on en était déjà habitué. Malrgé tout, puisqu’il est moins court, le temps passe vite et les longueurs se font un peu moins sentir. Mieux, pour la première fois, certains enjeux démontrent enfin une part d’intérêt à y consacrer. Si le processus d’ »imprégnation » aurait mérité des explications plus claires tellement c’est bousculé dans le film et peu compréhensible malgré son importance, et que plusieurs flashbacks étaient à nouveau inutiles (semblant gommer la durée), on avouera que plusieurs variations sur le thème du sacrifice et de la peur de l’inconnu (la création d’un « monstre/bébé » dans le corps de Bella suite à ses rapports sexuels avec un vampire), titilleront un certain intérêt donnant une ampleur intéressante et pratiquement captivante dans son dernier tournant.

    Bien sûr, on aura de la misère à s’imaginer qu’il reste encore assez de choses à dire pour en faire un autre film, mais d’un volet de l’attente, un peu comme la première partie du dernier Harry Potter avait su le faire, on ressortira étrangement quelque peu satisfait, voyant des attentes comblées alors qu’on n’en avait aucunes.

    Au-delà de l’ennui distillé à plus d’un moment, resteront malgré tout en tête certaines répliques qui pourraient devenir cultes, tout comme de plusieurs scènes auto-référentielle ou non qui valaient leur pesant d’or (un shake sanguin quelqu’un?). Parce que les loups-garous auront enfin l’air de quelque chose, de quoi revendiquer tout l’argent investi dans cette saga, on pardonnera bien mieux les courbatures au style « The Exorcist » de l’accouchement de Bella (qui ressort d’ailleurs plutôt trépidante évitant les excès) et la transformation aux allures de Spider-man.

    Pour le reste, comme aucuns des films de la série ne pourront jamais être qualifié de « bon » film, il ne peut en être autrement ici. Cependant, d’avouer sincèrement qu’il en ressort comme le moins pire de tous ceux qui ont vu le jour est déjà un grand pas. De quoi, pour une fois, ne pas trop avoir envie de se terrer dans un coin lorsqu’on osera mordre à belle dents dans ce « genre de films » afin de se gaver d’une bien bonne bouchée.

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