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10 jan 12
au 4 fév 12Théâtre d'Aujourd'hui3900, rue St-Denis, Mtl
Articles
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19 janvier 2012 · Elsa Pépin
Édition : montrealMoi, dans les ruines rouges du siècle : Le grand théâtre russe
Exubérante, tragique et délurée, la fable imaginée par Olivier Kemeid dans Moi, dans les ruines rouges du siècle joue brillamment avec l’histoire russe et la transcende.
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5 janvier 2012 · Elsa Pépin
Édition : montrealSasha Samar et Olivier Kemeid : Le théâtre et la vie: fatale attraction
Jouer sa propre vie écrite par un autre est un exercice inusité auquel se prête Sasha Samar dans Moi, dans les ruines rouges du siècle, une vie soviétique mise en fiction par Olivier Kemeid.
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Concours
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École nationale de cirque
1 des 2 ensembles-cadeaux de l’École nationale de cirque incluant 1 paire de billets pour le spectacle Génération 2.0 à 13h ainsi qu’une paire de billets pour le spectacle La flèche au coeur à 15h30.



Abracadaberrant!
Que peut l’homme contre la vérité? Que peut-il pour elle dans ses brusques variations? Comment la démasquer et la réintégrer légitimement dans sa vie au-delà de toute perception illusoire? Hors du jugement inéluctable, il lui faut « pèresévérer » dans sa quête polymère.
Naître et connaître, renaître et reconnaître. Telle serait alors la célébration singulière du théâtre dans toute son instabilité dérangeante, comme une manifestation hypertrophique du pouvoir des mots cachés sous la mine, mine de rien explosive. Sphinx ou phénix? Ou marionnette réclamant son droit d’actionner ses propres fils pour laver ses mains de toutes ces duperies cramoisies? Sasha, le chat aux neuf vies, le tigre aux neuves vies, qui, grâce à sa grande résistance au danger, a pu survivre à la mort séculaire et à ses tristes prédateurs, loin de la Russie et si près du Québec, terre d’asile heureuse. Un autre bel « incendie » à étreindre pour construire la ville neuve en l’Eldorado, à l’heure des leurres et de leurs malheurs.
On pourra toujours reprocher à Sasha Samar, personnage de sa propre vie, cet accent gauche et timide, mais surtout pas sa sincérité, son émerveillement et son optimisme candide. Et il est si bien entouré : Annik Bergeron qui s’affirme en mère russe libérée et en commentateur de hockey délirant sur petit écran rougeoyant, Sophie Cadieux qui exulte en Nadia, en Donna et tralala, Geoffrey Gaquère qui se surpasse en Yuri et lénineries, et Robert Lalonde qui, à l’extrême, perd son fils pour mieux l’aimer. Sans oublier l’équipe de production qui travaille dans l’ombre lumineuse de la vérité mensongère et si profondément humaine. Quant à Olivier Kermeid, il a su raconter, dans un texte émaillé de détails loufoques, l’homme dans le personnage et en saisir toutes les subtilités dignes du théâtre d’aujourd’hui. Vive la résidence!
Tout abracadaberrant dans un espace lénifiant!