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Musique pour Rainer Maria Rilke

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  • Voir recommande
  • Cote de Voir3.5
  • AuteurSébastien Harrison
  • Metteur en scèneMartin Faucher
  • DistributionSophie Desmarais, Albert Millaire, Éric Paulhus, Macha Limonchik et Xime Carbonneau
  • GenreThéâtre, Théâtre français (création)
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Articles

  • Une bouteille à la mer
    26 janvier 2012 · Claudia Larochelle
    Édition : montreal

    Musique pour Rainer Maria Rilke : Une bouteille à la mer

    Dans Musique pour Rainer Maria Rilke, les Lettres à un jeune poète reviennent nous happer sous une forme nouvelle, en nous rappelant le beau et le tragique de ce moment précis où la candeur juvénile se brise.

  • Rilke fait des petits
    19 janvier 2012 · Claudia Larochelle
    Édition : montreal

    Sébastien Harrisson : Rilke fait des petits

    À l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, les jeunes peuvent-ils encore être séduits par les livres? Le dramaturge Sébastien Harrisson le croit, persuadé aussi que Rainer Maria Rilke et ses Lettres à un jeune poète déclenchent encore les passions.

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  • 23 janvier 2012 · 12h19 pierre dubois

    Poète à la lettre

    Écrire en quête de soi donnant ainsi un sens ultime à la vie. Ou mourir. À ce titre, jamais la littérature ne déçoit la créature qui s’y livre, car elle permet de décoder les signes comme des faisceaux d’ombres et de découvrir l’énigme de la création dans le gouffre inventé de la solitude à la mèche courte.

    L’influence d’un livre et l’effet Rilke suffiront à ouvrir un chemin sans fin que nul autre que soi ne pourra emprunter parce que trop spécifique, trop intimiste, trop secret. Il faut pouvoir se guider soi-même dans le labyrinthe d’inextricables dédales pour vaincre seul le doute et pour trouver sa propre vérité sans être redevable à Ariane. Croire et croître. Il en va de cette manifestation solitaire de l’accomplissement harmonieux de soi (voire même de l’acceptation heureuse de soi) pour rejoindre la solidarité humaine et aspirer à l’universel.

    Le texte de Sébastien Harrison est trouble et tente de viser l’essentiel comme la mise en scène dépouillée de Martin Faucher qui suit la musique intérieure d’un Nathan rebelle et perturbé qu’un Maxime Carbonneau troublé rend très crédible, d’une Lou-Lou-Anna à la fois radieuse et sombre dans la versatilité sensible de Macha Limonchik, d’une Éléonore resplendissante d’espièglerie interprétée par Sophie Desmarais, et d’un Rilke rendu peut-être un peu trop cérébral, froid et pompeux par Albert Millaire et dont l’écart d’âge avec Frank Kappus (Éric Paulhus) rend la relation épistolaire fausse ou plutôt artificielle, même s’il est vrai que le poésie transcende les générations. Mais les corps étrangers corrompent le propos. Balzac avait raison : « Il est des sons que l’espace épure et qui arrivent à l’oreille comme des ondes pleines à la fois de lumière et de fraîcheur » (Séraphita). Là se trouvait le lyrisme, sans pour autant enlever le mérite de l’aventure théâtrale au service de la poésie et des hommes.

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