<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Hugo Prévost</title>
	<atom:link href="http://voir.ca/hugo-prevost/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://voir.ca/hugo-prevost</link>
	<description>Un site utilisant Voir</description>
	<lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 17:23:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour une minute de folie</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/25/minute-folie/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/25/minute-folie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 May 2012 15:23:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociale]]></category>
		<category><![CDATA[ggi]]></category>
		<category><![CDATA[grève étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[infoman]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=42</guid>
		<description><![CDATA[J’ai besoin d’absurdité. Après plus de 100 jours de conflit étudiant, après d’innombrables chroniques, éditoriaux, reportages, analyses, et alors que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J’ai besoin d’absurdité. Après plus de 100 jours de conflit étudiant, après d’innombrables chroniques, éditoriaux, reportages, analyses, et alors que le milieu journalistique semble se rapprocher d’un certain nihilisme, j&#8217;ai besoin de décompresser. Tandis que les reporters arborent un air quelque peu désemparé devant le flot de commentateurs, de blogueurs et de donneurs d’opinion, il semble manquer une certaine capacité de recul dans la sphère médiatique québécoise, histoire de faire le point, et peut-être  de prendre quelques instants pour rire un bon coup avant de se replonger dans la crise.</strong></p>
<p>Car il s’agit bien d’une crise. Avec un aspect politique et social impossible à occulter, certes, mais également avec un aspect médiatique. La professeure de communication de l’Université Laval Colette Brin a d’ailleurs très bien résumé la chose dans <a target="_blank" href="http://www.blogues.ulaval.ca/colette-brin/le-conflit-tudiant-un-spectacle-mdiatique-interactif-et-en-direct/" >un billet publié sur son blogue</a>, plus tôt cette semaine, en parlant de l’impact de cette « première crise de l’ère numérique » sur les médias et de leur méthode de traitement.</p>
<p>Où que l’on regarde, l’opinion est reine. Si la situation n’était pas excessivement différente auparavant, l’effet cumulatif de plus de 100 jours de conflit étudiant et de la loi 78 se fait drôlement sentir en ligne et dans les salles de rédaction. Je ne compte plus les chroniqueurs, blogueurs et « experts » qui se sont exprimés sur la question, ont donné leur avis, ou ont répandu leur fiel par média interposé. Pour, contre, carré vert, rouge, blanc, bleu, orange… On se croirait coincés dans une spirale inflationniste. C’est à savoir qui pondra la chronique la plus engagée, l’éditorial le plus tranchant, ou encore le billet de blogue le plus percutant. Ce qui semble de plus en plus évident, cependant, c’est que l’effet de tous ces commentaires, toutes ces interventions ont plongé une partie du monde journalistique québécois dans une sorte de léthargie. N’allez pas penser que les médias ne font pas leur travail, au contraire. Les journaux, réseaux de télévision, stations de radio et médias Internet sont à pied d’œuvre pour couvrir le moindre aspect du conflit, des arrestations de masse au loyer impayé de Gabriel Nadeau-Dubois.</p>
<p>Ce qui manque cruellement, cependant, c’est un grain d’humour. Une pointe de parodie. Quelque chose pour relâcher la pression, offrir un point de vue véritablement détaché de la situation actuelle. En ce sens, j’imagine que Jean-René Dufort se mord un peu les doigts du fait que l’équipe d’Infoman et lui-même soient en vacances jusqu’en septembre. Il avait certes promis à Jean Charest un petit tour de sa part si le premier ministre déclenchait des élections, mais je suis certain qu’il n’avait pas envisagé toute l’ampleur que prendrait le conflit étudiant.</p>
<p>Je lance donc un appel à tous : existe-t-il, au Québec, une personne ou un groupe de personnes qui oseraient s’attaquer à cette montagne qu’est devenue le conflit social pour en tirer quelques farces bien pensées, et surtout pour examiner en détail le travail des médias, histoire de présenter quelques perles ? Après tout, je ne peux ni porter le carré rouge, ni porter le carré vert, ou encore moins casser des vitrines, pester contre les manifestants ou faire résonner mes casseroles. Voilà pourquoi cette version québécoise du Daily Show ferait certainement un bien immense. Parce qu’après tout, nous avons tous besoin d’un peu d’absurdité, non ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/25/minute-folie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Tirer sur le messager</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/16/tirer-sur-le-messager/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/16/tirer-sur-le-messager/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 16:51:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale illimitée]]></category>
		<category><![CDATA[intimidation]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[respect des médias]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[système]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=40</guid>
		<description><![CDATA[Peut-être devrais-je m’abonner au câble. La réflexion est quelque peu surprenante, me direz-vous, pour une personne dont le métier est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être devrais-je m’abonner au câble. La réflexion est quelque peu surprenante, me direz-vous, pour une personne dont le métier est non seulement d’informer, mais également de s’informer. Certes, il y a toute l’ampleur des <em>Internets</em> à portée de souris, avec l’abondance de nouvelles, de reportages, d’analyses et d’articles que cela suppose; mais en temps de crise, un peu de recul est sans doute apprécié.</p>
<p>Recul? Je m’explique : nous vivons à une époque formidable, dixit mon confrère Jean Dion du <em>Devoir</em>. Formidable, parce qu’il est désormais possible de suivre en direct les tribulations, si je puis les appeler ainsi, des étudiants et des policiers, et ce en utilisant seulement un lien<em> Ustream</em>. Désormais, grâce à une caméra vidéo, voire même un téléphone cellulaire disposant d’une bonne connexion Internet, le public se retrouve au premier rang d’une ligne de piquetage, ou reçoit une bonne giclée de gaz poivre comme le caméraman de la télévision universitaire de Concordia.</p>
<p>Avec Twitter et Facebook, bien entendu, c’est la déferlante. Les mots-clic #manifencours et #ggi ne sont plus un secret pour personne, et il est désormais possible de suivre le déroulement des manifestations en gardant un œil sur Twitter, et l’autre sur une chaîne d’information continue. L’avantage des médias traditionnels n’est donc plus l’accessibilité en tout temps – d’autant plus qu’à ma connaissance, RDI ou LCN ne diffusent pas en direct sur Internet, sauf exception.</p>
<p>Après 14 semaines de grève étudiante (ou boycott, selon votre interprétation), les médias traditionnels semblent toutefois conserver un avantage indéniable; celui de l’analyse. Au-delà des lignes de piquetage et des affrontements entre protestataires et policiers casqués, voire masqués, il est essentiel d’expliquer et de détailler au maximum les tenants et les aboutissants de la situation. Si informer est important, encore faut-il être en mesure de comprendre ce qui se déroule sur le terrain, et non uniquement le montrer.</p>
<p>***</p>
<p>Parlant du travail des médias, le conflit étudiant semble désormais s’être étendu à la profession journalistique. Depuis quelques jours déjà, on parle de menaces envers des reporters, d’entrave au travail des journalistes, voire d’un manifestant qui aurait déclaré, selon Félix Séguin, <em>« avoir beaucoup de respect pour un militant qui tuerait un journaliste »</em>. Si la situation semble s’être aggravée avec la recherche des suspects des événements survenus dans le métro de Montréal la semaine dernière et l’arrivée sous les projecteurs médiatiques du groupe Force étudiante critique, l’intimidation envers la presse remonte malheureusement au début du conflit, alors que certains manifestants et représentants des forces de l’ordre s’en sont pris aux membres des médias.</p>
<p>Ma consœur de <em>La Presse</em> Rima Elkouri a d’ailleurs signé <a target="_blank" href="http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/rima-elkouri/201205/15/01-4525312-derive-fumigene.php" >un texte intéressant  sur la question</a>, où elle indique (je paraphrase) qu’il est important d’établir une distinction entre le traitement journalistique des « attaques » du métro et la liberté de presse – et donc le travail des journalistes en lui-même.</p>
<p>À cela, un de mes amis a déclaré sur Facebook qu’il existait un « filtre » journalistique chez certains médias, filtre qui viendrait « déformer » la réalité des faits. Si l’argument est loin d’être nouveau, peut-être faut-il encore y consacrer du temps et réfléchir sur la question. Après tout, cela concerne encore l’objectivité journalistique… à croire qu’il ne sera jamais possible de faire le tour de la question (ce qui n’est sans doute pas très éloigné de la vérité).</p>
<p>Est-ce que des médias peuvent succomber à la tentation de la facilité et couper les coins ronds en parlant de la grève étudiante, ou de tout autre sujet? Tout à fait. Est-ce suffisant pour déclarer que les médias sont des « délateurs » ou des « vendus » du système? Absolument pas. Sans une presse libre, il n’y a que peu ou pas de vie démocratique. Sans une presse libre, l’État a la possibilité de faire ce qu’il veut, et ce sans être véritablement inquiété par l’opinion publique.</p>
<p>La profession journalistique est fondamentale dans une société moderne, et le travail accompli par l’ensemble des médias dépasse les quelques gaffes et dérives possibles de certains. En privant les journalistes de la possibilité d’exercer leur travail, c’est tout un aspect de la démocratie qui est tenu dans l’ombre. Et cela n’avantage certainement personne.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/16/tirer-sur-le-messager/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>La perte de l&#8217;innocence</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/11/la-perte-de-linnocence/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/11/la-perte-de-linnocence/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 May 2012 18:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[coût de l'information]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[mur payant]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=38</guid>
		<description><![CDATA[Le Globe and Mail a annoncé jeudi son intention d’instaurer un mur payant à l’automne pour l’ensemble de son contenu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le <em>Globe and Mail</em> a annoncé jeudi son intention d’instaurer un mur payant à l’automne pour l’ensemble de son contenu en ligne. Si la nouvelle ne surprend pas trop – après tout, de nombreuses publications l’ont déjà fait, y compris le <em>Wall Street Journal</em>, le <em>New York Times</em>, et <em>Le Devoir</em>, qui l’a toujours fait –, elle dénote plutôt du fait que les dirigeants des médias écrits traditionnels semblent se faire à l’idée (enfin!) que l’information gratuite ne fonctionne pas sur le web.</strong></p>
<p>Cela aura pris dix ans, avec l’essai de multiples formules de facturation à la clé, mais le mur payant « cumulatif », où les internautes peuvent consulter un certain de nombre de textes avant de devoir payer un certain montant pour accéder à l’ensemble du contenu semble faire ses preuves, du moins pour le <em>NYTimes</em>.</p>
<p>Maintenant, certains d’entre vous pourraient affirmer – et avec raison – que cette stratégie de l’utilisateur-payeur risque de priver les médias de certains revenus ou, mieux encore, que la méthode du mur payant contrevient au précepte de la libre circulation de l’information, particulièrement à l’ère du web. À ceux-là, je répondrai que les murs payants ne sont effectivement pas la solution miracle à l’ensemble des problèmes du secteur des médias; les revenus en ligne ne sont souvent, dans la majorité des cas, pas encore suffisants pour rattraper les sommes perdues au fil des ans et revenir à un niveau de revenus d’avant la crise.</p>
<p>Je sais également très bien que cette prise de position est paradoxale de ma part, puisque je suis responsable d’un site d’information où les articles sont justement gratuits, et où les revenus ne proviennent que des quelques publicités qui sont affichées sur les différentes pages. D’autres services de nouvelles tentent également le coup du gratuit, se basant sur la possibilité d’une fréquentation élevée pour recueillir un maximum de clics et, incidemment, recevoir une somme considérable en revenus. Si cette méthode peut faire ses preuves dans certaines circonstances, j’estime qu’elle est vouée à l’échec dans la majorité des cas, puisque les internautes disposeront soit d’un bloqueur de publicités, ou n’auront simplement pas envie de cliquer sur les publicités en question.</p>
<p>Les médias traditionnels doivent ainsi perdre leur innocence et cesser de penser que le seul fait d’avoir un certain nombre de lecteurs permettra de subvenir à l’ensemble des besoins d’une salle de rédaction classique. Après tout, si <em>Voir</em> obtient 5 $ par 1000 impressions pour une publicité, il faudra 200 millions d’impressions pour obtenir seulement 1 million $ en revenus publicitaires. Ce n’est sans doute pas la meilleure offre disponible sur le marché, mais vous avez ainsi une petite idée des efforts nécessaires pour amasser de l’argent en ligne.</p>
<p>Personnellement, je n’aurais aucun problème à débourser quelques huards par mois pour avoir accès à l’intégralité du contenu en ligne d’un journal qui offre des articles de qualité et de l’information pertinente. Se renseigner sur ce qui se passe ici et ailleurs a malheureusement (ou heureusement) un prix : celui d’offrir un salaire décent aux hommes et femmes qui œuvrent à nous informer tous les jours.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/11/la-perte-de-linnocence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Ouf</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/04/ouf/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/04/ouf/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 May 2012 18:23:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[voir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=36</guid>
		<description><![CDATA[Ouf, c’est un peu le bruit de l’air qui quitte vos poumons après avoir reçu un coup de poing en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ouf</em>, c’est un peu le bruit de l’air qui quitte vos poumons après avoir reçu un coup de poing en plein plexus solaire. Vous vous retrouvez là, plié en deux, le souffle coupé, soudainement très conscient d’une certaine fragilité de l’être. Il est arrivé un peu la même chose, cette semaine, lorsqu’une série de fermetures, disparitions et autres barouds d’honneur a été annoncée dans le secteur québécois des médias. <em>Voir Saguenay/Alma</em>, <em>Voir Mauricie</em>, <em>Hour Community</em>, <em>Nightlife Magazine</em>, les sites de Rogers… la vague fait mal, et viens surtout estropier cette presse alternative, différente des grands médias traditionnels.</p>
<p>Bien entendu, ces médias n’étaient pas parfaits, loin de là. Prenons les sites Internet de Rogers, par exemple. On retrouve, dans le lot, Branchez-Vous!, Showbizz.net, Jouez.com et plusieurs autres. Beaucoup de bonnes et de mauvaises choses ont été dites sur ces sites web que l’on consulte souvent en passant, en y restant quelques minutes pour lire un texte, survoler une dépêche, ou encore se plonger dans une critique de spectacle, par exemple. Si certains parlaient d’ « usine à saucisses », surtout dans le cas de textes repiqués sans en indiquer la source, il n’en reste pas moins que des journalistes ont perdu leur emploi, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle dans notre petit milieu.</p>
<p>Peu importe si Rogers parle de <em>« recentrer ses produits autour de ses principales marques et plateformes »</em>, j’ai bien l’impression qu’une certaine baisse de revenus publicitaires est en cause. Ou que les publicités sur ces sites ne rapportaient pas assez aux yeux du géant des télécommunications. La maison-mère BV Media, spécialisée dans le placement publicitaire, reste d’ailleurs bien en place. Rogers aurait-il dépensé 25 millions $ en 2010 pour se payer uniquement une boîte de pub? Si tel est le cas, c’est bien dommage.</p>
<p>L’ancien dirigeant de Branchez-Vous !, Patrick Pierra, a de son côté fait sourire, intentionnellement ou non, dans un texte publié sur le site Internet d’Infopresse. Déclarant que <em>« les marques numériques n’ont pas la même longévité que les analogiques »</em>, M. Pierra explique que les sites fermés ne pouvaient pas se décliner en magazines ou en émissions de télévision. Amère ironie du sort, Branchez-Vous ! a pourtant commencé sous la forme d’un magazine papier, puis d’une émission de télé, avant de passer au web. Les temps changent…</p>
<p>Côté revenus publicitaires, toujours, je ne serais pas surpris si l’arrivée en scène du<em> Huffington Post Québec</em> n’est pas pour quelque chose dans cette disparition des huit sites de Rogers. Chaque entreprise occupait sensiblement le même créneau sur le web, et Rogers aura peut-être décidé de retirer ses billes pour se concentrer sur ses autres marques et plateformes, comme son magazine <em>L’Actualité</em>, qui profite d’une bonne visibilité sur Internet.</p>
<p>***<br />
Triste nouvelle aussi du côté du <em>Voir</em>, qui doit lui aussi plier l’échine devant le départ des publicitaires. Adieu, donc, à deux des éditions papier de cet hebdomadaire culturel, et à celle du <em>Hour Community</em>, pour sensiblement les mêmes raisons. Si le tout continuera à se retrouver sur le web, des gens perdent là aussi leur boulot, parfois en se retrouvant sans assurance-chômage, n’ayant été que des pigistes tout au long de leur carrière. On le constate, les temps sont durs pour le journalisme « alternatif », celui qui sort des sentiers battus. Surtout pour ce type de journalisme offert gratuitement sur papier ou sur Internet. Avec des revenus publicitaires dérisoires en ligne pour le <em>Voir</em> – cinq dollars des 1000 clics – l’hebdomadaire doit trouver les moyens d’assurer sa survie. D’autant plus que, bon sang, c’est exactement le genre de couverture indépendante et différente dont on ne devrait pas pouvoir se passer, que ce soit dans le milieu culturel ou ailleurs.</p>
<p>Si les médias traditionnels ont leur place, occuper l’espace journalistique périphérique ne devrait pas relever de l’ascension de l’Everest.</p>
<p>À quand une campagne de levée de fonds pour <em>Voir</em> et les autres publications du même genre ? Je serais prêt à mettre cinq dollars. Par 1000 clics.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/05/04/ouf/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Objectivité, deuxième</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/30/objectivite-deuxieme/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/30/objectivite-deuxieme/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 17:36:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[ggi]]></category>
		<category><![CDATA[grève étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[objectivité]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=33</guid>
		<description><![CDATA[Hé oui, cette fameuse objectivité occupe encore mes réflexions journalistiques. La question est vaste, après tout, et mérite que l’on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hé oui, cette fameuse objectivité occupe encore mes réflexions journalistiques. La question est vaste, après tout, et mérite que l’on continue à s’y attarder. Comparée à tort, ou à raison à la neutralité, cette objectivité est quelque peu mise à mal depuis le début du conflit étudiant. Les lignes éditoriales des médias se répercutant dans les titres ou dans le traitement de l’information n’est certainement pas nouveau, j’en conviens, mais chaque conflit social d’importance permet d’observer la définition plus nette d’un certain microcosme journalistique qui est souvent fascinant à observer.</p>
<p>Dans le cas qui nous occupe, les différentes unes des principaux quotidiens montréalais portent à croire que certaines pressions s’exercent pour observer la grève des étudiants selon divers prismes correspondant, plus souvent qu’autrement, aux tendances politiques et économiques traditionnelles du Devoir, de La Presse et du Journal de Montréal. Comme il n’existe pas de guide du parfait petit reportage sur un conflit social, le côté objectif plus ou moins prononcé des divers reportages est alors attribuable au journaliste, au chef de pupitre, ou encore à l’éditeur ou au propriétaire.</p>
<p>Au-delà des habituels affrontements entre médias, toutefois, certaines situations soulèvent des questionnements intéressants. Mercredi soir, lors d’une manifestation des étudiants en grève, les policiers ont aspergé de poivre de Cayenne une équipe de la station de télévision universitaire CUTV. Le moment, retransmis en direct sur Internet, avait de quoi frapper l’imagination. À la surprise de voir la lentille de la caméra couverte de gaz poivré et d’imaginer le pauvre caméraman s’est ajoutée, quelques minutes plus tard, la stupéfaction d’entendre un animateur de la chaîne appeler les étudiants québécois à réaliser le «printemps arabe». Il s’agissait là, selon moi, d’une violation claire des principes généraux de l’objectivité journalistique.</p>
<p>L’agression des policiers envers ces journalistes était honteuse, soit, mais c’était exactement le moment où l’équipe &#8211; dont je salue le travail exemplaire, nonobstant cet accroc &#8211; aurait dû faire preuve du même professionnalisme qu’auparavant. On comprendra, bien sûr, la frustration de s’être fait attaquer par les forces de l’ordre, mais j’ai tiqué sur le coup. Alors que la grève/boycott semble s’éterniser, est-il possible de demeurer objectif dans cette affaire ? Je suis comme les autres individus politisés; j’ai des opinions et des convictions qu’il est parfois dur de réprimer. Quand je vois des collègues qui n’hésitent pas à aller manifester, je me demande bien honnêtement si je suis vieux jeu.</p>
<p>Suis-je en effet en train de défendre des principes dépassés méritant de se retrouver aux oubliettes de l’histoire du journalisme ? Si les journalistes sont sensés se poser en défenseurs de la démocratie et de la circulation de l’information, a-t-on un devoir moral de s’impliquer dans des causes «justes», quitte à outrepasser la barrière de l’objectivité journalistique ?</p>
<p>***</p>
<p>Toujours dans le domaine de l’objectivité journalistique, ma collègue Anne-Caroline Desplanques a partagé sur Facebook, il y a quelques temps, la bande-annonce de la télésérie <em>The Newsroom</em>, une création d’Aaron Sorkin (<em>The West Wing</em>) qui parle, vous l’aurez deviné, d’une salle de presse. Les séries et films du genre sont légion, j’en conviens, mais celle-ci s’intéresse particulièrement à la question de l’objectivité et de la neutralité journalistiques au pays des<em> news anchors</em> et des commentateurs de tout poil.</p>
<p>En voici d’ailleurs la bande-annonce. Ça promet :<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/wC8ovJYAU3U" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>En terminant, si vous voulez justement en apprendre davantage sur cette culture du biais journalistique aux États-Unis, où les accusations lancées par la droite envers les «élites libérales des médias» sont fréquentes, le Washington Post consacre un article étoffé à une question intéressante : jusqu’à quel point les médias sont-ils biaisés ?</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.washingtonpost.com/lifestyle/style/how-biased-is-the-media-really/2012/04/27/gIQA9jYLmT_story.html?tid=sm_twitter_washingtonpost" >C’est à lire ici</a>.</p>
<p>Les États-Unis ne sont d’ailleurs pas le seul pays où des accusations du genre fusent contre des journalistes. Nicolas Sarkozy s’en prenait récemment aux médias «favorisant François Hollande». On se rappellera également un ministre conservateur &#8211; dont le nom m’échappe &#8211; qui avait lâché une perle en affirmant que Radio-Canada «mentait tout le temps». Comme quoi l’objectivité est plus que jamais au coeur des débats&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/30/objectivite-deuxieme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;objectivité, kossa donne ?</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/20/lobjectivite-kossa-donne/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/20/lobjectivite-kossa-donne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 18:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[objectivité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=31</guid>
		<description><![CDATA[Je suis bien embêté; voilà que jeudi, ma collègue de chez ProjetJ Anne-Caroline Desplanques suscitait une intéressante discussion sur Facebook [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je suis bien embêté; voilà que jeudi, ma collègue de chez ProjetJ Anne-Caroline Desplanques suscitait une intéressante discussion sur Facebook en demandant carrément s’il était envisageable pour les journalistes, dimanche prochain, d’aller manifester dans le cadre du Jour de la Terre. Pas pour prendre position, précise Mme Desplanques, mais simplement pour indiquer que les journalistes sont là, eux aussi.</strong></p>
<p>Je suis bien embêté, donc, parce que le climat social actuel vient mettre à mal les aspirations d’objectivité auxquelles doivent tendre, selon moi, l’ensemble des journalistes professionnels. J’enfonce peut-être une porte ouverte, mais je crois qu’il s’agit là d’un autre domaine à propos duquel les nouveaux venus – et les vieux de la vieille – n’ont pas été assez formés, et où les entreprises de presse n’offrent pas nécessairement non plus des informations suffisantes sur cette problématique constante.</p>
<p>Oui, me direz-vous, les médias et les enseignants en journalisme offrent des techniques de base pour adopter un ton se voulant le plus objectif possible dans les articles, topos et reportages que nous sommes amenés à produire chaque jour, mais pourquoi ai-je l’impression de parfois partir en quête du Saint Graal en voulant adopter la position la plus objective possible? Suis-je subjectif si je ne présente qu’un seul point de vue dans le cadre d’un article? Brian Myles va-t-il personnellement venir déchirer ma carte de la FPJQ si je choisis, dans un article sur les gaz de schiste, d’offrir plus d’espace dans mon texte aux groupes environnementaux qu’au gouvernement fédéral ou aux représentants de l’industrie?</p>
<p>Le fait de lancer mon propre site de nouvelles m’a d’ailleurs précipité dans un monde où je dois, sur une base quotidienne, décider des sujets qui seront traités ou non. J’essaie de conserver une certaine neutralité mais, encore là, mes intérêts et mes positions idéologiques, journalistiques et politiques dictent implicitement mes décisions. Que faire?</p>
<p>La situation est encore pire sur les médias sociaux, où un tweet mal placé ou un statut Facebook malheureux peut occasionner des problèmes importants. Cela ne fait pas si longtemps, d’ailleurs, que Pierre Sormany se retrouvait dans l’eau chaude après une déclaration quelque peu virulente en réponse à un message publié sur Facebook par ma collègue Lise Millette. Le fait que les politiques d’utilisation des médias sociaux en entreprise ne soient pas toutes identiques ne font d’ailleurs qu’ajouter à la confusion. Pierre Sormany est-il un mauvais journaliste pour autant? Certainement pas. Aurions-nous tous besoin d’établir des normes claires dans ce domaine? Absolument.</p>
<p>Est-il possible d’envisager de pouvoir clore le débat sur l’objectivité une fois pour toute ? La réponse est simple : jamais. Et c’est sans doute ce qui rend le métier si passionnant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/20/lobjectivite-kossa-donne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>La science, cette vertu</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/12/la-science-cette-vertu/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/12/la-science-cette-vertu/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 17:57:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=27</guid>
		<description><![CDATA[Quelle ne fut pas ma surprise, en début de semaine, d’être cité dans un éditorial de Pascal Lapointe, rédacteur en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle ne fut pas ma surprise, en début de semaine, d’être cité dans un <a target="_blank" href="http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2012/04/09/avenir-journalisme-meritez-detre-paye" >éditorial de Pascal Lapointe</a>, rédacteur en chef de l’Agence Science-Presse. M. Lapointe y discutait de l’avenir du journalisme scientifique, en parallèle avec la situation des blogueurs du Huffington Post, récemment déboutés dans leur poursuite contre leur employeur pour obtenir un salaire.</p>
<p>Outre la sempiternelle question de la rémunération des journalistes à l’ère du web, M. Lapointe parle plus précisément de l’avenir de la presse scientifique, dont la présence dans les pages des journaux et en ligne s’amoindrit en raison de la réduction des budgets des rédactions, baisse de revenus publicitaires oblige. Les articles scientifiques auront-ils leur place au sein d’une toute petite niche auprès de lecteurs plus fortunés étant capables de dépenser pour obtenir des nouvelles spécifiques, alors que la population en général devra se contenter d’entrefilets?</p>
<p>Outre le fait que toute diminution du nombre d’informations publiées dans les médias est une mauvaise nouvelle pour la profession, cet amoindrissement de la quantité de dépêches scientifiques est de mauvais augure pour la société en général. Pourquoi? Tout simplement parce qu’il est impensable de saisir l’ensemble de ce qui survient sur la planète si l’on oublie tout le côté scientifique de l’actualité. Après tout, l’actualité scientifique ne concerne pas seulement des chercheurs travaillant dans des laboratoires. Comment comprendre le réchauffement climatique, le tremblement de terre en Indonésie ou encore la lutte contre les épidémies de grippe sans des journalistes scientifiques capables d’expliquer, d’analyser et de comprendre les développements dans le domaine?</p>
<p>C’est d’ailleurs la science qui m’a amené à vouloir devenir journaliste; j’aimais l’abstraction, la pureté et le côté toujours novateur des articles scientifiques, particulièrement dans la revue Scientific American. J’avais même écrit au célèbre magazine pour demander des informations sur le parcours universitaire à suivre afin de pouvoir y collaborer un jour…<br />
Ce qui est dommage, cependant – et cette tendance s’accroît avec la disparition progressive des articles scientifiques – est que la science demeure encore aujourd’hui passablement inaccessible au commun des mortels. Certes, il existe quantité de médias et de sites Internet qui embauchent des journalistes dévoués à la vulgarisation scientifique, y compris l’émission Découverte à Radio-Canada, bien entendu. Mais pour combien de temps encore ces passionnés seront-ils à l’œuvre?</p>
<p>Le problème en est aussi un de compréhension. Le chercheur Adam Ruben publiait le 23 mars un <a target="_blank" href="http://sciencecareers.sciencemag.org/career_magazine/previous_issues/articles/2012_03_23/caredit.a1200033" >excellent texte sur le « parler scientifique »</a>, dans lequel il passe en revue les facteurs faisant en sorte que le fossé n’est que rarement comblé entre les scientifiques, aux rapports chargés de tableaux, de graphiques et de descriptions sibyllines, et les lecteurs, souvent laissés pour compte ou contraints de se contenter d’un résumé de quelques lignes.</p>
<p>La science mérite d’être plus accessible, autant sur le plan de la disponibilité des articles que de la clarté des sujets et des textes. Les gens ne sont pas des idiots, loin de là, et ils méritent donc d’être informés comme il se doit. Après tout, il y a tellement de choses fascinantes à apprendre sur la vie et l’univers; pourquoi s’en priver?</p>
<p>Une vidéo de circonstance :</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/V83JR2IoI8k" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/12/la-science-cette-vertu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;arbre qui cache la forêt</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/05/larbre-qui-cache-la-foret/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/05/larbre-qui-cache-la-foret/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 16:21:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[compressions]]></category>
		<category><![CDATA[fpjq]]></category>
		<category><![CDATA[idées]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[media camp]]></category>
		<category><![CDATA[radio-canada]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=25</guid>
		<description><![CDATA[Un mot, tout d’abord, sur l’impact des compressions à Radio-Canada, qui ont été détaillées mercredi dans de nombreux médias – [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un mot, tout d’abord, sur l’impact des compressions à Radio-Canada, qui ont été détaillées mercredi dans de nombreux médias – et par la SRC elle-même, bien entendu. Loin de moi l’idée de m’appesantir sur la question, puisque mon avis dans ce domaine est déjà connu (voir mon billet de la semaine dernière). Non, plutôt que de vous faire part de ma tristesse et de mon grand sentiment de solitude à l’annonce des réductions d’effectifs à Radio-Canada (et à l’ONF, même si on dépasse là le cadre journalistique), je vous ai trouvé le petit extrait vidéo suivant, tiré du deuxième Indiana Jones, qui semble correspondre, selon moi, à la situation actuelle dans le milieu de la culture et des médias au pays :<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/KBIdcUxdgo0" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p>***<br />
Sinon, passons à un sujet portant davantage à réfléchir, si vous le voulez bien, histoire de ne pas sombrer dans la déprime. Le 26 mai prochain aura lieu, au Cœur des sciences de l’UQAM, l’anticonférence médiatique Media Camp, qui en sera alors à sa troisième édition. Se présentant comme une occasion d’informer, mais également d’échanger, la journée est divisée en ateliers lors desquels des présentateurs donnent souvent très rapidement l’occasion aux participants de s’exprimer et de partager leurs opinions sur des sujets touchant de près ou de loin les médias, le marketing et les réseaux sociaux.<br />
Si je vous parle de cet événement, c’est parce que j’hésite à débourser les 22 dollars et des poussières pour acheter mon billet.<br />
Pourquoi? Hé bien, pour la même raison qui me pousse à repenser, depuis quelques années déjà, ma participation aux congrès de la FPJQ, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec; tout simplement parce que j’ai l’impression que les idées n’y circulent pas assez.<br />
Oh, n’allez pas croire que les deux événements comme tels ne sont pas intéressants, au contraire. Il s’agit d’ailleurs, dans les deux cas, d’occasions inespérées pour faire du réseautage, en particulier pour les jeunes journalistes qui ont tout à gagner en remplissant leurs carnets de contacts.<br />
À mes yeux, toutefois, il s’agit moins là l’occasion d’échanger de nouvelles idées et d’y développer de nouveaux concepts que de résumer l’actualité journalistique et médiatique de la dernière année. Au-delà des conférences, des poignées de mains et des retrouvailles, je n’ai pas le souvenir qu’une ou plusieurs idées de génie aient été présentées lors de ces événements.<br />
Il s’agirait pourtant d’une occasion en or de tenter de refaire le monde médiatique, de déconstruire les modèles, voire de proposer des façons révolutionnaires, ainsi que de produire, diffuser et vendre de l’information.<br />
Les sommets du G8 et autres G20 ont leurs homologues altermondialistes, alors pourquoi ne pas mettre sur pied des rencontres entre jeunes acteurs du journalisme et membres des médias traditionnels désirant renouveler leur offre de contenus en marge des grands congrès du Québec? Ou, mieux encore, pourquoi ne pas créer une plateforme en ligne où les gens pourraient discuter, échanger et diffuser leurs points de vue et leurs idées sur le journalisme de demain?<br />
Que les grands noms du domaine travaillent chacun de leur côté en silos, cela peut se comprendre pour des raisons de concurrence, mais que les petits joueurs du milieu ne se parlent pas entre eux pour discuter des meilleurs pratiques à adopter pour développer leur lectorat et maximiser leurs revenus publicitaires est quelque peu aberrant. À quand la création de ce lieu, virtuel ou non, où il fera bon avoir des tempêtes d’idées?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/04/05/larbre-qui-cache-la-foret/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>À la moulinette, tiens !</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/03/29/a-la-moulinette-tiens/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/03/29/a-la-moulinette-tiens/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 21:46:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[compressions]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[radio-canada]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=23</guid>
		<description><![CDATA[Il fallait s&#8217;y attendre, forcément, mais la mesure a de quoi faire hurler. C&#8217;était donc jour de budget, jeudi, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il fallait s&#8217;y attendre, forcément, mais la mesure a de quoi faire hurler. C&#8217;était donc jour de budget, jeudi, et les citoyens les plus pessimistes craignaient déjà la grande faux budgétaire conservatrice, l&#8217;effrayant taux de compressions de 10 pour cent se profilant à l&#8217;horizon, telle une figure maléfique. Plus de peur que de mal, à l&#8217;arrivée, avec des réductions élevées, certes, mais dépassant seulement six pour cent, si l&#8217;on peut le dire ainsi.</p>
<p>Les grandes victimes sont toutefois, comme l&#8217;on s&#8217;y attendait, les organismes culturels et médiatiques. Archives Canada, l&#8217;Office national du film et Radio-Canada sont parmi ceux qui écopent le plus durement du tour de vis financier administré par le gouvernement Harper. La SRC, bien entendu, se voit amputée du dixième de son budget (environ 295 millions $ sur trois ans, écrit ProjetJ sur Twitter), elle qui avait déjà dû se départir d&#8217;une centaine de millions de dollars &#8211; et, accessoirement de plusieurs centaines d&#8217;employés &#8211; il y a quelques années.</p>
<p>Ce qu&#8217;Ottawa vient confirmer, en continuant de saigner à blanc la société d&#8217;État, c&#8217;est que les arguments bassement électoralistes destinés à contenter les quelques électeurs de droite soi-disant ulcérés de verser moins de 100 $ par année par personne pour Radio-Canada ont davantage d&#8217;importance que l&#8217;idée de disposer d&#8217;un média national offrant des services à l&#8217;ensemble de la population. Hors de ma vue, organisme journalistique réputé au code d&#8217;éthique fouillé et solide; laissez plutôt la place, en réduisant le budget de la SRC, aux entreprises privées, de loin moins redevables envers l&#8217;État et ses organismes de régulation, à la fois en matière de dépenses et de normes éthiques.</p>
<p>Hors de ma vue, également, intégrité journalistique faisant école partout au pays, avec des moyens pancanadiens souvent irremplaçables en région reculée, place à l&#8217;idéologie, le plus souvent de droite, au sein d&#8217;un environnement où il est considéré normal d&#8217;habiller ses stagiaires en poulet pour insulter un ministre et où la propagande prends le pas sur les informations véridiques.</p>
<p>Hors de ma vue, enfin, une institution fondée il y a 75 ans sur des principes d&#8217;accessibilité, de multiculturalisme et de diversité, où la langue, la religion et l&#8217;orientation sexuelle des populations visées n&#8217;influent en rien sur l&#8217;intégrité et le professionnalisme.</p>
<p>Si Radio-Canada n&#8217;est pas à l&#8217;abri des erreurs, en journalisme comme dans d&#8217;autres domaines, la société d&#8217;État est toutefois un pilier de l&#8217;information au Québec comme ailleurs au pays, un organisme qui peut se permettre d&#8217;innover autant en matière de couverture culturelle et sociale qu&#8217;au niveau de l&#8217;information et de ses canaux de transmission, et ce justement parce que ses revenus ne dépendent pas, en majeure partie, des recettes publicitaires, et donc de l&#8217;audimat. En faisant passer le bien-être de l&#8217;individu avant le bien-être du peuple, les conservateurs sacrifient un géant médiatique de la façon la plus discrète qui soit : en lui creusant sous les pieds, petit à petit, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il s&#8217;effondre.</p>
<p>Lors d&#8217;une émission d&#8217;Infoman, Jean-René Dufort visitait justement Radio-Canada lors des portes ouvertes de l&#8217;institution dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire. Dans une boîte de suggestions demandant aux passants d&#8217;inscrire de quelle façon ils voyaient la SRC dans 25 ans, M. Dufort a inscrit : &laquo;&nbsp;Fermée par les conservateurs&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/03/29/a-la-moulinette-tiens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Et un conglomérat pour les gouverner tous</title>
		<link>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/03/23/et-un-conglomerat-pour-les-gouverner-tous/</link>
		<comments>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/03/23/et-un-conglomerat-pour-les-gouverner-tous/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 20:01:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[christine saint-pierre]]></category>
		<category><![CDATA[concentration]]></category>
		<category><![CDATA[concentration de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[le devoir]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[profitabilité]]></category>
		<category><![CDATA[rentabilité]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/hugo-prevost/?p=20</guid>
		<description><![CDATA[Vous vous rappelez sans doute ma virulente sortie contre la concentration de la presse au Québec, et mon appel à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous vous rappelez sans doute ma virulente sortie contre la concentration de la presse au Québec, et mon appel à la ministre Christine Saint-Pierre afin qu’elle dépose un projet de loi pour morceler ces empires tentaculaires – si tel n’est pas le cas, vous trouverez le lien à droite. Sentez-vous libres de cliquer tout votre saoul, histoire que je reçoive mon premier chèque de cinq dollars.</p>
<p>Mais revenons à la concentration de la presse. Mon avis sur la question n’a pas changé : selon moi, le secteur des médias et du journalisme ne s’en porterait que mieux s’il existait beaucoup plus de concurrence dans le domaine, tout en encourageant l’innovation et en favorisant l’emploi.</p>
<p>En prenant connaissance de l’offre d’achat d’Astral par Bell, toutefois, il est important d’adopter une nouvelle perspective. Après tout, la concentration n’a pas que ses mauvais côtés; en contrôlant les canaux de distribution du contenu que vous produisez, par exemple (ou l’inverse, dans le cas de Bell), vous êtes en mesure de concevoir un univers média où vous pouvez décider à la fois de la forme, du contenu, du prix… Apple l’a bien compris dans le domaine technologique, et peu importe ce qu’en pensent les détracteurs de la compagnie de Cupertino, le fait est que la valeur boursière de l’entreprise est la plus élevée du monde, ou sinon la deuxième plus élevée du monde. Apple disposait également, jusqu’à tout récemment, de réserves monétaires évaluées à 90 milliards de dollars, soit plus que les revenus du gouvernement du Québec projetés pour l’an prochain. D’ailleurs, l’idée d’un écosystème fermé fait du chemin, et les entreprises adoptent massivement ce modèle d’affaires. Google et Amazon, chacun avec leur stratégie de boutique en ligne où les internautes peuvent acheter du contenu, des applications et des jeux pour ensuite les consommer sur un support informatique propriétaire (le Kindle Fire pour Amazon, et une tablette de sept pouces de diagonale à venir pour Google), appliquent ainsi la technique consistant à encourager la consommation en silos.</p>
<p>Le même principe prévaut pour les médias, d’où la tentative d’achat de Bell. Bien entendu, la question de la diversité des voix est laissée de côté dans ce cas-ci, mais uniquement pour les besoins de la cause.</p>
<p>Cette généralisation de l’intégration verticale dans le secteur des médias pose toutefois la question de la réussite des indépendants. Est-il possible, pour un organe médiatique non-affilié à un conglomérat ou à un empire, de s’imposer sur le marché ? Ou est-il nécessaire d’adopter l’adage : « Hors de l’intégration, point de salut » ?</p>
<p>Il existe bien sûr, me direz-vous, des exemples de médias indépendants ayant réussi à se tailler une place sur le marché québécois, <em>Le Devoir</em> étant le premier à me venir en tête. Le quotidien de la rue Bleury demeure toutefois un journal au tirage de beaucoup inférieur à celui de ses concurrents, <em>La Presse</em> et <em>Le Journal de Montréal</em>, et ses revenus, bien qu’en croissance, reflètent cette situation.</p>
<p>L’accélération de la dématérialisation de l’information pourrait toutefois changer la donne. Après tout, des médias web comme Rue89 et Médiapart ont réussi, au fil des ans, à se définir comme des joueurs journalistiques importants sur la scène française et internationale, et ce sans devoir contrôler un service de câblodistribution ou une dizaine de stations de radio.</p>
<p>La multiplication toujours plus importante des supports médiatiques pourrait également forcer les empires de presse à mettre de l’eau dans leur vin, puisque le consommateur ne sera pas nécessairement intéressé à se faire imposer un carcan technologique. D’où l’ouverture de plus en plus grande, par exemple, des entreprises à des téléphones intelligents et d’autres appareils électroniques différents des normes imposées par les départements des technologies de l’information.</p>
<p>À voir la vitesse de la consolidation du secteur en terre canadienne – et ailleurs sur la planète, il est néanmoins possible de craindre que cette explosion des supports et des contenus n’arrive trop tard.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/hugo-prevost/2012/03/23/et-un-conglomerat-pour-les-gouverner-tous/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/hugo-prevost-p-428x285.jpg</image>
	</item>
	</channel>
</rss>

