L’économie des arts expliquée à MM Gagnon et Guzzo

13 novembre 2012 16h41 · Ianik Marcil

Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, publiée ce 13 novembre, l’ancien patron du distributeur Alliance Vivafilm, Guy Gagnon et Vincent Guzzo, président de l’Association des propriétaires de cinéma du Québec, s’émeuvent de l’état du cinéma québécois, dont la part de marché serait pour 2012 autour de 5% – contre 18,2% à son sommet en 2005.

Leurs arguments communs tiennent en trois idées d’un simplisme qui seraient d’un charme désarmant s’ils n’étaient à ce point intellectuellement malhonnêtes, ignorants des principes les plus élémentaires de l’économie de la culture et tout simplement faux.

Résumons.

1. Le Québec ne produit pas assez de films « porteurs » ou « commerciaux » (Gagnon) qui seraient perçus – par l’intelligentsia, présume-t-on – comme « des films de ‘mangeux’ de popcorn » (Guzzo) car il produit trop de films « à subventions », qui sont « supposément ‘world renowned acclaimed‘ », « coûtent de l’argent aux contribuables » – bref « des films artistiques, ‘lamentards’, où on se plaint toujours de quelque chose » (Guzzo, toujours).

2. Puisqu’on ne produit pas assez de films « commerciaux », les gens ne vont plus voir de films québécois en général. Selon cette logique, le succès d’un film québécois grand public – cités à témoin : Séraphin, Les Boys ou Maurice Richard – inciterait les spectateurs à consommer du cinéma d’auteur – ces films artistiques et « lamentards ». C’est le principe de la saucisse Hygrade appliqué au 7e art. Les Boys comme locomotive de l’industrie cinématographique québécoise qui permet à Tout ce que tu possèdes de Bernard Émond de monter dans la wagon de troisième classe.

3. Au final, si un certain public désire à l’avenir admirer des œuvres « à subventions où on se plaint toujours de quelque chose », il nous faut multiplier de toute urgence la production de films qui renouent « avec des thèmes qui font partie de notre culture, comme le hockey ». L’inénarrable commerçant de popcorn livré dans un seau de la taille d’un bac à recyclage (Guzzo) résume : « Faisons quelque chose qui va distraire le monde ».

Ces arguments sottises démontrent deux choses. D’une part, ces messieurs marchands de nachos extra-gratinés en portion rabelaisiennes sur plateaux cartonnés analysent le marché du cinéma à l’instar de celui des tomates de supermarché. D’autre part, ils ne sont même pas en mesure de comprendre les principes économiques de base – qui pourraient, éventuellement, servir à analyser le marché des tomates de supermarché.

1. Venant de la bouche de deux acteurs majeurs de la distribution cinématographique, leur mépris affiché et totalement assumé envers une certaine partie de la production québécoise classe, de facto, le public en deux grands groupes : ceux qui vont au cinéma pour se divertir et ceux qui y vont pour s’y lamenter (artistiquement). Cette division bête entre l’art de divertissement et celui soi-disant d’auteur, ou de recherche, participe d’un anti-intellectualisme aussi réducteur que nocif. Il y a des œuvres de recherche, audacieuses, qui connaissent un grand succès comme il y en a intentionnellement destinées au divertissement qui ne sont que des fours absolus. Le rôle – voire le devoir civique – d’un distributeur du milieu culturel est d’assurer la plus grande diversité possible de l’offre.

2. Supposer que le succès des films soi-disant « commerciaux » incite les spectateurs à aller voir des films dits « d’auteurs » repose sur une logique dont la démonstration reste à faire. Selon M. Gagnon, « on faisait passer les bandes-annonces des plus petits films avant les représentations des gros films ». Si cet argument est valide, qu’est-ce qui empêcherait vos successeurs de passer les bandes-annonces avant le dernier James Bond, qui est si populaire ? D’autre part, il y a contradiction dans les termes : M. Guzzo affirme que les gens, le public – cette masse indifférenciée qui se résume dans son esprit son compte de banque en rendement au box office – veulent du divertissement, pas des films d’auteurs qui nous poussent au suicide tellement ils sont « lamentards ».

3. Ces sympathiques messieurs vendeurs de boissons gazeuses à 7$ le format pour éléphanteaux oublient – ou ignorent – LE principe fondamental de l’économie des arts et de la culture : l’offre crée la demande, littéralement. Parce qu’il est, par définition, impossible pour le « consommateur » de l’œuvre d’art de savoir s’il aimera ou non le film, le livre, le spectacle avant de l’avoir consommé. Le spectateur ne peut pas demander a priori une œuvre quelconque. Au contraire, il demande à être surpris, étonné, remué, transformé par le film qu’il ira voir. D’où l’importance du rôle des acteurs de l’industrie, et au premier chef d’entre eux les distributeurs, de diffuser une offre variée et riche. D’où, également, le rôle de l’État d’en soutenir la production. Faute de quoi, on se restreint à une logique purement mercantile et on se contente de vendre uniquement ce qui n’étonne pas. Du pré-mâché pour édentés intellectuels. Et ça, c’est prendre le public pour des demeurés.

Messieurs Gagnon et Guzzo devraient savoir que les œuvres d’art répondent à un logique particulière, pour les économistes : leur utilité marginale est croissante, contrairement au popcorn qu’ils vendent en formats himalayens.

La première bouchée de popcorn nous apporte une satisfaction beaucoup plus grande que la seconde, celle-ci plus grande que la troisième et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait envie de vomir sur le magnifique fauteuil multicolore de la salle de cinéma 3D-super-dolby-machin-truc.

Les œuvres d’art obéissent à la logique inverse : plus on en « consomme », plus le prochain film, le prochain livre, le prochain spectacle nous apporte un niveau de satisfaction élevé, car nous en sommes, à chaque fois, transformés – ce qui s’appelle se cultiver.

Si l’État a un rôle fondamental à jouer, c’est que la logique marchande ne permet pas de soutenir cette particularité économique des arts. Mais les acteurs privés, au premier chef d’entre eux, je le répète, les distributeurs, ont un devoir civique d’assurer la plus grande diversité possible de l’offre culturelle.

Dans le cas contraire, ils auront fait la démonstration qu’ils ne sont que de simples commerçants de cochonneries nocives pour la santé vendues en formats aussi gigantesque que l’est la nullité abyssale de leur vision de l’art en société.

Démonstration admirablement offerte par messieurs Gagnon et Guzzo.

PS (14 novembre):

Certains commentaires qui m’ont été soumis ici et là m’incitent à préciser les éléments suivants:

1.- Lorsque j’écris qu’en matière d’art et de culture « l’offre crée sa propre demande », j’entends (en fait, les économistes de la culture entendent) non pas que la demande se crée ex nihilo du seul fait de l’existence de l’œuvre. Une saison en enfer n’a pas été diffusée ni connue du vivant de Rimbaud pas plus que l’œuvre de Van Gogh. Ces œuvres constituent néanmoins deux monuments les plus importants de la culture universelle. L’offre crée la demande précisément grâce à un vaste écosystème d’institutions et d’acteurs du milieu des arts. L’État a son rôle à jouer tout autant que nombre d’institutions et d’acteurs privés. Parmi ceux-ci, comme je le soulignais, les diffuseurs, ceux qui alimentent les canaux de distribution, occupent une situation névralgique. C’est la raison pour laquelle, incidemment, ce billet d’humeur a été écrit en opposition aux propos de deux acteurs importants de la diffusion cinématographique.

2.- Le rôle que les diffuseurs jouent est essentiel car ils constituent un chaînon important dans la formation des préférences des « consommateurs » d’art et de culture. Dans l’objectif de faire connaître et apprécier les Rimbaud et les Van Gogh de ce monde, le marketing, la promotion et l’éducation aux merveilles de l’art ne sont pas des luxes marginaux mais bien des vecteurs civilisateurs constitutif de notre culture commune.

3.- Ça n’est pas parce que la logique de formation des préférence des œuvres d’art est particulière en ce qu’elles génèrent une utilité marginale croissante (au contraire du popcorn) que, par magie, elles créeront une demande suffisante. Bien au contraire: il ne faut pas confondre formation individuelle des préférences et effets/conséquences macroéconomiques. Puisque le niveau de satisfaction des premières « consommations » est plus bas que celui des suivantes – en clair: les poèmes de Borgès sont plus difficiles d’accès qu’une chanson de Céline Dion – il est donc inévitable et nécessaire que ledit écosystème favorisant la formation des préférences individuelles en matière artistique soutienne cet accès aux arts.

4.- En ce sens, lorsque je dis que des acteurs comme messieurs Gagnon et Guzzo, à titre de diffuseur des œuvres cinématographique, ont un rôle central à jouer dans la promotion d’une offre culturelle diversifiée et riche, je ne fais pas un constat de fait (je concède la confusion dans mon texte) mais une appréciation normative du rôle qu’ils devraient jouer. Leur raisonnement totalement bancal – les films québécois populaires (lire: faciles et légers) attirent des spectateurs pour des films plus hard (lire: intellectuels et troublants) – n’est rien d’autre qu’une démission, un refus de jouer ce rôle.

5.- Finalement, les diffuseurs sont des commerçants. En revanche, il ne faudrait pas confondre commerce de l’art et de la culture et sa « marchandisation » – terme ici charriant un sens péjoratif. Nombre de diffuseurs sont des commerçants, des entreprises à but lucratif. Par exemple: les librairies indépendantes ou les salles de cinéma tout aussi indépendantes. Afin d’assurer leur pérennité, elles se doivent d’être minimalement profitable. Cela ne leur enlève pas moins leur rôle, que j’assimile à un devoir civique reposant sur une grande responsabilité sociale, de favoriser la diffusion et la promotion de cette diversité de l’offre culturelle. Bien au contraire, c’est ainsi qu’elles se distinguent de leurs concurrents essentiellement rattachés à une logique non pas de marchands, mais de négociants détachés du tissus social et culturel dans lequel leur action s’inscrit. En ce sens, ils suscitent eux-même une logique d’exclusion d’une partie de l’audience en opérant un distinguo artificiel entre le film « commercial » et celui « d’auteur ». Or cette distinction n’existe pas. Nous pouvons être tout aussi charmés par un James Bond que par un Fellini. Mais James Bond ne mène pas à Fellini automatiquement. Afin de comprendre les codes et l’univers de Fellini, nous avons besoin d’un truc très simple qui s’appelle l’éducation. Laquelle passe par les vecteurs que sont les institutions et les acteurs (cf. supra) qui jouent ce rôle: école, parents, ciné-clubs… et diffuseurs qui prennent au sérieux leur rôle civique.

 

En complément

Marc-André Lussier a publié le même jour (13 novembre) sur le site de La Presse un billet qui utilise des arguments différents des miens tout en concluant de manière similaire: À quand Occupation double au cinéma?

Louis Dussault, distributeur (K-Films Amérique), a fait de même le 14 novembre sur celui du Journal de Montréal: Louis Dussault réplique à Guzzo.

Ici même, la chronique de Manon Dumais traite la question en lui donnant une plus large perspective: Des films artistiques « lamentards »?

Également: Philippe Falardeau réplique à Vincent Guzzo…

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 31

  • 13 novembre 2012 · 17h33 Pascale A. Cormier

    J’ai fait découvrir à ma fille, alors âgée de treize ans, « À l’ouest de Pluton » d’Henry Bernadet et Myriam Verreault, un film sensible et intelligent mettant en scène des personnages adolescents — joués par de vrais adolescents. Ce film, paru en 2008, n’a pas vraiment trouvé son public; pourtant, ma fille l’a adoré et depuis, elle fait voir le DVD à tous ses amis, qui l’apprécient tout autant.

    Si les « petits » films d’auteur québécois ne rejoignent qu’un public confidentiel, c’est, le plus souvent, parce qu’ils sont très mal distribués et à peu près pas publicisés. C’est aussi en raison de l’anti-intellectualisme ambiant qui se manifeste, entre autres, par un véritable illettrisme cinématographique.

    Où sont passés les ciné-clubs de jadis, dans lesquels on initiait les jeunes au cinéma de Renoir, Carné, Vittorio De Sica, Bergman ou Fritz Lang? Pourquoi l’éducation ne remplit-elle plus ce rôle essentiel de transmettre une CULTURE aux jeunes? Ne serait-ce pas parce qu’on a décidé une fois pour toutes de leur faire bouffer de la McCulture en toute ignorance des vrais trésors de l’art et de l’esprit? À quoi peut bien servir l’école, si l’on en sort encore plus ignorant que lorsqu’on y est entré?…

    Notre époque me fait irrésistiblement songer à « l’ère de la vulgarité » qu’évoquait Herman Hesse dans « Le Jeu des perles de verre » — même si je n’adhère pas à sa conception austère et luthérienne de la plus haute culture. Ne pourrait-on chercher un équilibre entre ces deux extrêmes? Consommer du James Bond mais apprécier aussi le dernier film d’Émond? Pour cela, il faudrait encore que le public soit initié aux codes et au langage du cinéma… Bref, il y a du boulot!

    • 14 novembre 2012 · 10h44 Ianik Marcil

      Je suis tout à fait d’accord. Le distinguo entre art et divertissement a son utilité, je crois – j’y réfléchis depuis longtemps. Entre art de recherche et art de plaisir. Ce qui n’empêche pas, toutefois, qu’une seule et même personne apprécie les deux.

  • 13 novembre 2012 · 20h30 Marie

    L’auditrice du masque et la plume que je suis (http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/172807) ne saurait trop vous remercier de ce plaidoyer vibrant pour la plus grande diversité intellectuelle possible au cinéma (et dans tous les autres domaines culturels). Merci, donc, de souligner les conséquences désastreuses de la marchandisation à outrance de l’industrie cinématographique, abandonnées aux mains mal intentionnées de certains acteurs aussi myopes qu’incultes. Et de dénoncer au passage cet anti-intellectualisme nauséabond dont il serait plus que temps de se débarrasser au Québec tant il réduit le champ de vision, les aspirations et la capacité de jugement de ceux qui s’y emploient.

    Tant que la logique commerciale l’emportera sur la recherche de contenu, il sera nécessaire de soutenir publiquement la réalisation de films qui interrogent, exigent, transmettent, surprennent et bouleversent nos acceptations de la réalité.

    Comme le disait si bien Malraux, « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ».

    • 14 novembre 2012 · 10h46 Ianik Marcil

      Ça n’est pas tant la marchandisation qui pose problème. Le libraire indépendant, la salle de cinéma indépendante sont également des marchands et cela n’est pas mal en soi. Le problème est lorsque s’opère un saut qualitatif et que l’on fait commerce de l’art comme de n’importe quelle marchandise, sans égard à ses particularités.

    • 14 novembre 2012 · 11h19 Marie

      Tout à fait, nous ne sommes absolument pas en désaccord sur ce point. Par marchandisation j’entends l’amalgame fait entre diffusion des arts et vente de marchandise en gros. J’entends aussi la prédominance d’intérêts pécuniaires de court terme sur toute autre forme de considérations et l’absence d’ambition intellectuelle de ceux qui s’y livrent. Ce sont les intentions que je condamne.

    • 14 novembre 2012 · 11h24 Ianik Marcil

      Exact. La «vente de marchandise en gros» réfère à l’opposition que fait Braudel entre le commerçant et le négociant (cf. La dynamique du capitalisme). Un négociant qui n’a aucun intérêt, au final, envers sa marchandise. Seuls les résultats financiers ont de la valeur à ses yeux et non pas les qualités particulières de son commerce. On pourrait même faire le parallèle avec l’alimentation: c’est la différence entre les très grandes surfaces et le petit commerçant au marché public.

  • 13 novembre 2012 · 23h15 cinema politica

    Ces deux là mériteraient des quotas de films québécois dans leur salles.

    • 14 novembre 2012 · 10h48 Ianik Marcil

      Je ne suis pas particulièrement calé en matière de distribution cinématographique. Cette idée a certainement été proposée? Y a-t-il des modèles, ailleurs dans le monde?

  • 14 novembre 2012 · 14h14 sandra

    Qu’est-ce qu’un bon film? Celui que tous veulent voir pendant un weekend, ou celui qu’on regarde encore des années après sa sortie?

    Et comment expliquer l’engouement pour un festival de niche tel que Cinémania, oui je sais, c’est du cinéma européen, mais qui réussi à faire salle comble durant 10 jours à chaque automne en programmant des films ‘petit budget’ ou complètement a coté des-valeurs-de-la-masse? Peut-être que le public en a marre de ce faire dire d’aller au cinéma voir tel film parce qu’il est québécois, et que le marketing devrait plutôt se faire sur l’histoire du film.

    • 15 novembre 2012 · 06h58 Ianik Marcil

      Je ne crois pas qu’il soit utile – et encore moins nécessaire – de faire la promotion du cinéma québécois uniquement parce qu’il est québécois. Je suis d’accord: il faut «vendre» nos films pour les qualités qu’ils ont. En revanche, il me paraît tout à fait sain et normal qu’une société accorde une place de choix à ses productions. Lorsque je vais en librairie, je chercher à connaître ce qui a été écrit par mes compatriotes, je serais choqué de les voir intégrés (donc noyés) dans l’ensemble de l’édition francophone voire mondiale.

  • 14 novembre 2012 · 17h16 Thierry

    « Parce qu’il est, par définition, impossible pour le « consommateur » de l’œuvre d’art de savoir s’il aimera ou non le film, le livre, le spectacle avant de l’avoir consommé. Le spectateur ne peut pas demander a priori une œuvre quelconque. Au contraire, il demande à être surpris, étonné, remué, transformé par le film qu’il ira voir.  »

    Étonnant de lire ceci dans les mêmes pages qui, il n’y a pas si longtemps encore, publiaient des « tartes » de contenus « culturellement nutritifs » qui n’avaient d’autres utilités que d’aider le consommateur à se « contenter » d’avance…

  • 15 novembre 2012 · 00h09 Sébastien Lavoie

    Je me souviens d’un commentaire d’un esprit chagrin sur le blogue du sieur Baillargeon à l’effet que les philosophes ne devraient pas parler d’économie, commentaire auquel vous aviez répondu quelque chose comme : mais je suis économiste, et je trouve ce que dit monsieur Baillargeon très intéressant. Je vous retourne ici le compliment, ne serait-ce que parce que j’ignorais qu’il y a des économistes orientés spécifiquement vers la culture : je vous trouve très intéressant en général, mais particulièrement ici.

    • 15 novembre 2012 · 06h59 Ianik Marcil

      C’est gentil, mais ça n’est pas nécessairement une bonne chose: les économistes ont cette fâcheuse habitude d’utiliser leurs outils d’analyse à toutes les sphères de la vie avec un résultat plus ou moins heureux. Cela dit, les arts et la culture sont, aussi, partie constituante de notre vie économique, comme l’est l’innovation scientifique, par exemple…

  • 15 novembre 2012 · 13h57 alain a

    À côté de l’effet Hygrade, il y a l’effet : moins je fais d’efforts, moins j’ai le goût d’en faire (surtout avec un méga popcorn et un deux litres de boisson gazeuse dans le ventre).
    Très pertinent votre texte Ianik. J’adhère totalement à l’idée de l’éducation comme la seule dame pouvant ouvrir les portes de l’esprit.

  • 16 novembre 2012 · 00h18 Louis-Augustin Roy

    Philippe Falardeau a lui-aussi proposé une excellente et concise réplique : http://blogues.lapresse.ca/moncinema/lussier/2012/11/15/philippe-falardeau-replique-a-vincent-guzzo/ Vlan.

  • 16 novembre 2012 · 07h54 Charles-Émile

    Les films québécois ont souvent ce défaut que j’appelle « la Qualité-Québec ». Des films maladroits, qui n’ont pas grand chose à dire, qui ont peu de moyens et qui recyclent chaque fois la même petite ribambelle d’acteurs, au point où chaque nouveau film semble être la suite d’un autre sans aucun lien. Le plus déroutant, c’est qu’il se trouve souvent des critiques pour les aimer, comme si le cinéma venait d’être réinventé. Nous avons de bons acteurs au Québec (mais ne me parlez pas de la robotique Marie-Josée Croze, je n’ai jamais compris pourquoi son registre inexistant plaisant autant), mais malheureusement, très peu de bons raconteurs.

    • 18 novembre 2012 · 12h19 le calinours bienveillant

      salut charles-émile

      peux-tu me donner deux exemples de films québécois maladroits qui n’ont pas grand chose à dire, qui semblent la suite l’un de l’autre et qui furent louangés par la critique?

      merci.

    • 18 novembre 2012 · 18h43 Louis-Augustin Roy

      @le calinours bienveillant

      Essayons.
      Nuit #1, Starbuck, Le Sens de l’humour (des critiques pas « enthousiastes » mais correctes), Incendies, Trotsky… J’ai dépassé de trois et n’ai survolé que les deux dernières années, mais ça donne une idée qui, si elle ne correspond pas au critère étrange de « [sembler être] la suite l’un de l’autre » de Charles-Émile, est en accord avec les critères énoncés.

    • 20 novembre 2012 · 13h29 le calinours bienveillant

      @louis-augustin roy

      « elle ne correspond pas au critère étrange de « [sembler être] la suite l’un de l’autre » de Charles-Émile, est en accord avec les critères énoncés… »

      autrement dit tu as fait une liste de films québécois qui, selon toi sont « maladroits » et « qui n’ont pas grand chose à dire ». bravo. mais puisque qu’elle ne supporte pas le commentaire de charles-émile, et que mon unique but était de souligner l’insignifiance de ce dernier, elle est inutile. désolé.

  • 21 novembre 2012 · 22h40 Louis-Augustin Roy

    Si vous ne vouliez souligner l’insignifiance que d’un critère, il ne fallait pas tous les énumérer. Désolé.

    • 22 novembre 2012 · 17h44 le calinours bienveillant

      hum non désolé louis-augustin. l’autre là, mentionne un défaut, soit la « qualité-québec » (sic), qui inclut tous les critères mentionnés. il laisse bel et bien croire que plusieurs films, voir tous (« chaque nouveau film… ») possèdent toutes les particularités mentionnées.

      quant à mon dernier commentaire, désolé pour l’ambiguïté, mais c’est bien l’insignifiance du commentaire de charles-émile que je désirais souligner, et non un des critères mentionnés.

    • 26 novembre 2012 · 10h21 Charles-Émile

      Au lieu de faire le pitre M. Bienveillant, je vous mets au défi de me nommer 10 excellents films québécois produits après 2000.

    • 27 novembre 2012 · 15h56 le calinours bienveillant

      @charles-émile

      haha! ok après discuteras des bons films québécois si tu veux mais pour l’instant ce qui nous intéresse c’est un seul exemple de ta propre théorie « qualité-québec »: « chaque nouveau film semble être la suite d’un autre », « maladroit », « qui n’a pas grand chose à dire » et qui présente « la même ribambelle d’acteurs ». évidemment, les films que tu choisiras pour justifier ton point de vue doivent avoir trouvé « des critiques pour les aimer ».

      ça devrait pas être trop difficile pour toi! allons allons!

    • 28 novembre 2012 · 00h52 Charles-Émile

      Vous d’abord, j’insiste.

    • 1 décembre 2012 · 12h00 le calinours bienveillant

      @charles-émile

      tu me demandes de prouver une affirmation que je n’ai jamais faite!

      tu utilises une technique d’argumentation absurde.

      je ne m’y abaisserai pas.

      va falloir que te te trouves un forum où les participants sont moins regardant sur la rigueur, si tu veux que ton québec bashing passe pour un commentaire de qualité…

    • 3 décembre 2012 · 11h21 Charles-Émile

      Québec bashing? Vous me paraissez frileux M. Bienveillant. Le Québec excelle dans bien des spères, mais le cinéma n’est pas de celles-là.

      J’émets une opinion, à savoir que les films québécois sont habituellement de qualité douteuse, vous vous dépêchez de vous opposer, mais vous êtes incapables de justifier en quoi j’ai tort, vous contentant bêtement de me demander à moi de me justifier plutôt que de dire en quoi j’ai tort et d’appuyer vous-même votre prise de position avec vos propres exemples. Un jeu auquel vous semblez jouer très souvent sur les blogues du Voir à ce que j’ai pu constater. À vous lire, je crois que l’opposition vous intéresse beaucoup plus que les opinions elles-mêmes.

    • 4 décembre 2012 · 07h46 le calinours bienveillant

      @charles-émil

      « Québec bashing? Vous me paraissez frileux M. Bienveillant. »

      le quebec bashing, selon moi, est l’action de critiquer grossièrement, à l’aide de généralisation abusives, ce qui vient du québec.

      alors en me basant sur cette définition, et en notant que tu inventes le terme « qualité-québec » pour décrire les films « maladroits » qui n’ont « rien à dire », et que selon toi il en va de meme pour « chaque nouveau film », je me permets de conclure que tu t’adonnes à la méprisable activité du québec bashing. désolé.

      « J’émets une opinion, à savoir que les films québécois sont habituellement de qualité douteuse,… »

      ah? tu changes d’opnion? bon ok c’est correct comme ça d’abord. penses-tu que les films canadiens, italiens ou japonais sont de meilleure qualité habituellement?

      « vous êtes incapables de justifier en quoi j’ai tort… »

      tu as tort d’utliser de mauvais arguments. et tu as tort de ne pas vouloir donner d’exemples à quelqu’un qui s’intéresse à ton commentaire.

      « vous contentant bêtement de me demander à moi de me justifier… »

      c’est la première fois que je suis confronté à quelqu’un qui trouve « bête » le fait de demander des exemples. je sais pas comment réagir.

      « appuyer vous-même votre prise de position avec vos propres exemples. »

      c’est que je n’ai pas encore pris position charles-émile. peut-etre suis-je d’accord avec toi au sujet de la qualité du cinéma québécois, qu’en sais-tu?

      tout ce que tu sais à mon sujet est que je suis allergique aux arguments poches.

  • 17 décembre 2012 · 09h02 Léo

    Je suis daccord avec charle Émil. J’ai 17 ans et je pense sérieusement que les films ou séries Québecois aurait besoin de sang neuf. De nouveau acteurs car moi aussi j’ai l’imprésion que les films se sont des suites avec toujours les même acteurs vieux qui ont l’air de jouer le même personnage a chaque films. Donc ils devraient ajouter de nouveau vissage, donner la chance au jeune acteur non connu qui éssaient de percer dans le métier. Il faudrait que les films soiyent plus divertisent comme Horreur, plus d’action avec de meilleur éffet spéciaux et cascade à la américaine koi :/ Psq les rare film Québécois que jai vue sot tout des drame dépriment et platt avec les même Acteur. La preuve tout les jeune de mon age trouve les films Québecois platt. Les films francais sont mieux par contre :/

    • 20 décembre 2012 · 02h23 le calinours bienveillant

      tu reviendras nous en parler quand tu seras grand leo.

      en attendant lâche pas l’école.

      ok?

    • 18 janvier 2013 · 01h25 tvgagne

      Si tu veux de l’américain, écoutes-en cher, t’as l’embarra du choix. Et ces « film platttttttt », je pourrais parier que tu te fie seulement à la bande-annonce, non?! Et tu as dit « les rares films », bon sang ça fait combien d’année que t’en a pas vu, et tu te permet de juger?!
      Mais bon, comme on dit, La culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale. Tu es encore jeune heureusement, peut-être que ton passage au cégep et tes cours de philosophie t’ouvriront un peu l’esprit…

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