16 novembre 2012 14h30 · MBAM
Difficile de parler de l’exposition Il était une fois l’impressionnisme : chefs-d’œuvre de la peinture française du Clark sans parler d’une œuvre d’exception, présentée uniquement au Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre de la tournée internationale du Clark Art Institute. Vous l’aurez deviné, il s’agit de la Petite danseuse de quatorze ans, célèbre sculpture de Degas, et d’ailleurs, unique sculpture de cette exposition.
Aujourd’hui, la Petite danseuse de quatorze ans est considérée comme l’archétype d’une gracieuse ballerine. Pourtant, à l’époque, cette sculpture totalement révolutionnaire fut carrément incomprise. Au-delà de son scandaleux réalisme, Degas décida de la montrer, en 1881, sous vitrine… comme un spécimen zoologique du Paris moderne ! Par son attitude arrogante, cette « fleur de ruisseau » a été perçue comme une abominable représentation du vice qui emportait fatalement les classes miséreuses.
L’histoire passionnante de cette œuvre étonnamment moderne a marqué la deuxième partie du XIXe siècle. C’est en effet la seule sculpture que Degas ait accepté d’exposer et la plus ambitieuse qu’il ait jamais créée. Colorée au naturel, coiffée de vrais cheveux, vêtue d’un corset et d’un tutu ainsi que de véritables chaussons, cette fragile sculpture en cire polychrome semble réelle sous de nombreux aspects.

Photos par Toma Iczkovits
À l’époque, les visiteurs éberlués et les critiques choqués accusèrent violemment l’artiste de représenter la fillette avec des traits bestiaux et vicieux. À l’instar de Renoir, Whistler ou Huysmans, peu d’amateurs l’apprécièrent, excepté la nouvelle élite des collectionneurs américains qui, les premiers, comprirent alors la modernité de cet art contemporain.
L’œuvre disparut jusqu’à la mort de l’artiste, en 1917, où il fut décidé de la fondre en bronze avec une sélection de statuettes inédites, tout juste découvertes dans son atelier. Celle présentée à Montréal est l’une des premières versions fondues par Hébrard (ici la 4e, numérotée D et réalisée entre 1921 et 1926). Elle vient compléter un ensemble de quatre peintures de l’artiste.
Une œuvre à voir, absolument…











Magnifique.
J’ignorais l’histoire de cette oeuvre, qui la rend d’autant plus intrigante.
Je ne peux m’imaginer rater cette exposition. Que d’histoires d’oeuvres à m’imprégner.
J’adore Degas et tous les impressionnistes.
Je dois voir la petite danseuse!
Vu, revu, et re-revu, les Impressionnistes. Mais toujours avec autant de plaisir!
Ayant eu la chance de voir la petite danseuse à plusieurs reprises, je suis toujours étonnée des détails, de la précision du travail et du réalisme de l’ensemble.
En tant que femme, j’aime son attitude, son plaisir évident à être là où elle se trouve, sa tenue, son port de tête frondeur.
On est loin des toiles photographiques et éthérées de Degas, c’est un vrai parti-pris de réalisme: cette sculpture dite «impressionniste» est tellement loin de la toile qui a donné au mouvement son nom. Elle est réelle, physique, et ce n’est pas une représentation de l’esprit. Contrairement à de nombreuses toiles impressionnistes qu’il faut regarder de loin pour en comprendre le sujet, on doit et on veut s’approcher de la petite danseuse.
Très hâte de voir cette exposition!
Impressionnant!!
Impressionnée et admirative devant ce petit personnage plein de vie!
L’histoire de « La petite danseuse » n’est pas sans nous rappeler que, selon les époques, les modes et les pays, nous ne voyons pas les mêmes choses sous le même angle ni avec le même regard, particulièrement les nouvelles oeuvres d’art.
C’est vers l’âge de quatre ans que j’ai découvert cette petite danseuse dans les pages de l’encyclopédie de la jeunesse. Dès lors, j’étais fascinée par les quelques photos qui la présentait sur ses quatre côtés. D’être en sa présence, ce fut pour moi une chance unique et un ravissement de pouvoir apprécier toute sa beauté.
Magnifique exposition. Tout comme ce site d’ailleurs avec ces belles reproductions.
L’impressionnisme ce n’est pas seulement Monet et pas seulement de la peinture.
Bonne visite à tous.
Une exposition qu’il ne faut pas manquer. La petite ballerine est impressionnante par la grâce de son corps….elle représente cette danse qui demande de la souplesse, de la grâce, et de la beauté dans le geste….je parle du ballet.