30 novembre 2012 11h25 · MBAM

Édouard Manet, Roses mousseuses dans un vase (détail), 1882. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA
L’exposition Il était une fois l’impressionnisme : chefs-d’œuvre de la peinture française du Clark présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier 2013 dévoile ses secrets au fil des jours. Après avoir parlé d’artistes éco-guerriers, c’est de commerce qu’il est question. Car oui, au-delà d’un mouvement artistique, l’impressionnisme est aussi le symbole d’un nouveau règne de marché.
Imaginez une grande vitrine nationale dans laquelle sont réunies quelques milliers d’œuvres, un lieu de rassemblement parisien qui permet aux artistes d’exposer leur art entourés d’autres peintres, sculpteurs, dessinateurs… : vous êtes au Salon officiel. À l’époque, en plein essor économique, la peinture se libère et crée une logique de marché qui va complètement chambouler le système d’achat et de vente d’œuvres.
Désormais, les marchands jouent un rôle incontournable grâce aux expositions qu’ils organisent dans leurs galeries. Paul Durand-Ruel en est l’exemple même. Après avoir défendu l’école de Barbizon, ce premier grand marchand mise sa carrière sur les impressionnistes. Il achète presque tous leurs tableaux et prône l’exclusivité contre salaire. Il accumule les dettes pour faire finalement fortune grâce à son dynamisme, la création d’une revue, les premières expositions à l’étranger, notamment aux États-Unis. Les Clark deviennent ses clients. La peinture vivante est rentable : c’est l’art impressionniste qui enclenche la spéculation.
Désormais marchands, critiques et collectionneurs ont le même but : savoir aujourd’hui qui sera important demain.










Je suis très intéressée à aller voir « L’exposition Il était une fois l’impressionnisme «
Une chance inouie de voir cette exposition, allez-y…..
On peut dire ce qu’on veut de l’impressionnisme, je trouve que c’est d’une beauté réconfortante.
Si seulement je pourrais y aller
Ce n’est pas tout le monde qui a les moyens d’acheter des peintures. Heureusement, on peut profiter des oeuvres au Musée. Merci MBAM pour toutes ces belles expositions!
Je ne crois pas qu’il existe un plus grand ravissement que celui que procure la contemplation d’oeuvres originales!
Enfin, par le mouvement artistique de l’impressionnisme un tournant
sur la valeur du travail des peintres est reconnu avec bonheur.
Si seulement aujourd’hui d’autres marchands de tableaux prenaient autant de risques que Paul Durand-Ruel au lieu de demander aux artistes de rester toujours dans la même veine pour rassurer leurs clients et assurer leurs ventes, la peinture serait encore plus vivante aujourd’hui et la profession d’artiste-peintre plus reconnue !
L’impressionnisme et la légèreté!
L’impressionnisme à voir et à revoir ! Merci MBAM de nous donner cette chance de connaître de si grands artistes.
L’impressionisme à voir et à revoir