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	<title>Il était une fois l’impressionnisme au MBAM</title>
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		<title>Tic tac tic tac… Plus que 5 jours pour voir l&#8217;exposition Il était une fois l&#8217;impressionnismeau Musée des Beaux-Arts de Montréal</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2013 19:59:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est l’histoire d’une exposition qui est partie d’une ville du Massachusetts, plus particulièrement du musée et centre de recherche Sterling and Francine Clark Art Institute, pour voir le monde pendant qu’une partie de ses salles d’exposition faisait peau neuve.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2013/01/mba-billet-9.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-42" title="mba-billet-9" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2013/01/mba-billet-9.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>C’est l’histoire d’une exposition qui est partie d’une ville du Massachusetts, plus particulièrement du musée et centre de recherche Sterling and Francine Clark Art Institute, pour voir le monde pendant qu’une partie de ses salles d’exposition faisait peau neuve.</p>
<p>Après avoir traversé plusieurs pays où elle a été séduit plus d’un million de personnes, l’exposition s’est installée au Musée des beaux-arts de Montréal avec ses 75 œuvres réalisées entre autres par Bonnard, Corot, Degas, Gauguin, Manet, Millet, Monet, Morisot, Pissarro, Renoir, Sisley et Toulouse-Lautrec.</p>
<p>Un peu plus de trois mois après son arrivée en terre montréalaise, seule ville canadienne inscrite dans sa tournée internationale, l’exposition <em>Il était une fois l&#8217;impressionnisme : chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark</em> est sur le point de continuer son chemin après avoir été vue par plus de 160 000 visiteurs.</p>
<p><strong>5 jours</strong> : c’est le temps qu’il reste avant que les œuvres des artistes impressionnistes s’envolent vers le Japon, puis la Chine et la Corée du Sud. La <em>Petite danseuse de quatorze ans</em> de Degas, sculpture présentée en exclusivité à Montréal, retournera directement au Clark où elle sera rejointe par les œuvres de la tournée lors de la réouverture des salles en juillet 2014.</p>
<p>Afin de favoriser l’accès aux œuvres pendant ces cinq jours, le Musée des beaux-arts de Montréal a mis en place de nouveaux horaires jusqu’au 20 janvier :</p>
<p>• le mercredi 16 janvier, l&#8217;exposition sera ouverte de <strong>10 h</strong> à 21 h<br />
• les jeudi et vendredi 17 et 18 janvier, l&#8217;exposition sera ouverte de <strong>10 h</strong> à 19 h<br />
• les samedi et dimanche 19 et 20 janvier, l&#8217;exposition sera ouverte de <strong>9 h à 19 h</strong></p>
<p>Tic Tac Tic Tac…</p>
<p><span style="color: #c0c0c0; size: 8px;"><em>Toutes les images : © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</em></span></p>
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		<title>Si je peins vite, est-ce que je peins mal?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 13:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Les thématiques se suivent mais ne se ressemblent pas dans l’exposition Il était une fois l'impressionnisme : chefs-d'œuvre de la peinture française du Clark présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier prochain...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_36" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/12/renoir.jpg" ><img class="size-full wp-image-36" title="renoir" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/12/renoir.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Auguste Renoir, Coucher du soleil (détail), 1879 ou 1881. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</p></div>
<p>Les thématiques se suivent mais ne se ressemblent pas dans l’exposition <em>Il était une fois l&#8217;impressionnisme : chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark</em> présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier prochain. Après avoir vu les facettes écologiques, mercantiles et visuelles des premiers tableaux, une autre thématique fait son apparition au fil des œuvres : peindre vite veut-il dire peindre mal?</p>
<p>Cette question épineuse est discutée en 1874, dans l’atelier du photographe Nadar à Paris, lorsque s’ouvre la première exposition scandaleuse de la « Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs, graveurs, etc. », où sont disposées 165 œuvres sur les murs clairs d’un appartement de taille moyenne. Par moquerie, un tableau de Monet donnera le nom au mouvement admiré de nos jours : <em>Impression, soleil levant </em>(Paris, musée Marmottan).</p>
<p>Pour comprendre ce mouvement, une mise en contexte s’impose. Au XIX<sup>e</sup> siècle, la révolution industrielle amène la vitesse et le mouvement. Cette révolution se retrouve aussi dans la peinture, avec ses caractéristiques de fugacité et de flou… d’impression. À l’époque, la majorité des critiques sont contre cette peinture facile, désinvolte, hâtive, bâclée, grossière et même pire, inachevée ! Pour eux, c’est le résultat d’un total laxisme moral, voire l’œuvre de fous dangereux.</p>
<p>Pourtant, ce lien entre la rapidité et la notation fugitive qui s’impose par l’exagération de la touche va mener à une variété de gestes qui révéleront la nature profonde de l’artiste impressionniste, son « tempérament » en quelque sorte. De même, la main de l’artiste reste invisible au profit d’une représentation illusionniste, avec une gestuelle libérée, vivante, dynamique, éloquente, inspirée des maitres anciens. Cependant, malgré leur apparence de spontanéité, rares sont les toiles qui n’ont pas été travaillées à plusieurs reprises, ne serait-ce que pour laisser le temps à la peinture de sécher afin d’éviter de peindre humide sur humide, au risque de salir les couleurs entre elles.</p>
<p>À cette période, la peinture devient une performance, affirmant du même coup la personnalité de l’artiste à la surface de toute la toile. Désormais, l’artiste s’interpose entre le spectateur et la représentation : tout le tableau devient sa signature !</p>
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		<title>100 000 visiteurs et plus que quelques jours…</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2012 18:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Après tant de découvertes sur l’histoire de l’exposition Il était une fois l'impressionnisme : chefs-d'œuvre de la peinture française du Clark présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier prochain, c’est le moment des bonnes nouvelles des Fêtes!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_33" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/12/7.jpg" ><img class="size-full wp-image-33" title="7" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/12/7.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Giovanni Boldini, Jeune femme faisant du crochet (détail), 1875. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après tant de découvertes sur l’histoire de l’exposition <em>Il était une fois l&#8217;impressionnisme : chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark </em>présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier prochain, c’est le moment des bonnes nouvelles des Fêtes!</p>
<p>La semaine dernière, cette exposition dédiée aux artistes impressionnistes a accueilli son 100 000<sup>e</sup> visiteur! 100 000, c’est le nombre de personnes qui sont venues admirer de près les œuvres de Bonnard, Corot, Degas, Gauguin, Manet, Millet, Monet, Morisot, Pissarro, Sisley, Toulouse-Lautrec et autres maîtres, ainsi qu’une sélection unique de 21 tableaux de Renoir.</p>
<p>Quel succès à Montréal ! Mais au-delà d’une simple sortie, cette exposition est le prétexte d’une escapade familiale par excellence. Grâce aux activités gratuites proposées aux jeunes et à leurs parents chaque fin de semaine, ses chœurs, ses contes, son exposition d’arbres de Noël ainsi qu’à sa boutique et ses 1001 trésors, le Musée rivalise d’ingéniosité pour transformer la visite des petits et des grands en véritable conte des Fêtes.</p>
<p>Un seul problème persiste : il reste moins de 30 jours pour venir voir cette exposition unique en son genre…</p>
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		<title>Les peintures impressionnistes, un spectacle pour les yeux!</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 22:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors des chapitres précédents, les peintres éco-guerriers menaient une révolution pour la sauvegarde des forêts françaises et la naissance d’un nouveau marché de l’art faisait son apparition en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_30" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/12/CLA_0013.jpg" ><img class="size-full wp-image-30" title="CLA_0013" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/12/CLA_0013.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Claude Monet, Les falaises à Étretat (détail), 1885. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</p></div>
<p>Lors des chapitres précédents, les peintres éco-guerriers menaient une révolution pour la sauvegarde des forêts françaises et la naissance d’un nouveau marché de l’art faisait son apparition en France. Mais au-delà des paysages verdoyants et de la libéralisation de la vente de peintures, une école fait son apparition : « L’école des yeux de Honfleur » en Normandie. Dans l’exposition<em> Il était une fois l&#8217;impressionnisme : chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark</em>, la peinture de marine est abordée grâce au travail particulier de trois peintres liés par une amitié sans faille : Jongkind, Boudin et le jeune Monet.</p>
<p>À l’époque, la peinture de marine est en vogue. Les « tableaux de vacances » représentant les côtes françaises se vendent bien. Un élément vient toucher les marinistes modernes : le reflet diffus que l’on peut voir dans les agitations de l’eau. C’est Jongkind, peintre d’origine hollandaise, qui met au point une manière novatrice de travailler. Sur le terrain, il dessine de rapides croquis aquarellés où des touches de couleur saisissent les impressions fugitives. En atelier, il exécute, d’après ses croquis et ses souvenirs, des toiles plus construites.</p>
<p>La découverte de la photographie en 1839 sonne le glas de la peinture « utile » mais est aussi vécue comme une concurrence par les peintres officiels. C’est une aubaine pour la peinture moderne qui peut désormais représenter les choses non plus telles qu’elles sont vues mais telles qu’elles sont ressenties! Loin des sujets et des techniques académiques, les peintres impressionnistes utilisent les découvertes du chimiste français Chevreul et apprennent à juxtaposer les couleurs et à poser les pigments. Le paysagiste est un instinctif : son laboratoire est la nature et il ose le secret magique de l’éclat !</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La peinture se vend, vive la peinture!</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Nov 2012 16:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[L’exposition Il était une fois l'impressionnisme : chefs-d'œuvre de la peinture française du Clark présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier 2013 dévoile ses secrets au fil des jours.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_26" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/manet.jpg" ><img class="size-full wp-image-26" title="manet" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/manet.jpg" alt="" width="614" height="1004" /></a><p class="wp-caption-text">Édouard Manet, Roses mousseuses dans un vase (détail), 1882. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</p></div>
<p>L’exposition <em>Il était une fois l&#8217;impressionnisme : chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark</em> présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier 2013 dévoile ses secrets au fil des jours. Après avoir parlé d’artistes éco-guerriers, c’est de commerce qu’il est question. Car oui, au-delà d’un mouvement artistique, l’impressionnisme est aussi le symbole d’un nouveau règne de marché.</p>
<p>Imaginez une grande vitrine nationale dans laquelle sont réunies quelques milliers d’œuvres, un lieu de rassemblement parisien qui permet aux artistes d’exposer leur art entourés d’autres peintres, sculpteurs, dessinateurs… : vous êtes au Salon officiel. À l’époque, en plein essor économique, la peinture se libère et crée une logique de marché qui va complètement chambouler le système d’achat et de vente d’œuvres.</p>
<p>Désormais, les marchands jouent un rôle incontournable grâce aux expositions qu’ils organisent dans leurs galeries. Paul Durand-Ruel en est l’exemple même. Après avoir défendu l’école de Barbizon, ce premier grand marchand mise sa carrière sur les impressionnistes. Il achète presque tous leurs tableaux et prône l’exclusivité contre salaire. Il accumule les dettes pour faire finalement fortune grâce à son dynamisme, la création d’une revue, les premières expositions à l’étranger, notamment aux États-Unis. Les Clark deviennent ses clients. La peinture vivante est rentable : c’est l’art impressionniste qui enclenche la spéculation.</p>
<p>Désormais marchands, critiques et collectionneurs ont le même but : savoir aujourd’hui qui sera important demain.</p>
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		<title>Le Musée vert de Barbizon – La révolution des artistes éco-guerriers</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Nov 2012 19:26:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[L’un des premiers sujets de l’exposition Il était une fois l'impressionnisme : chefs-d'œuvre de la peinture française du Clark traite avant tout d’écologie. Une écologie bien avant l’heure! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/impression614.jpg" ><img class="alignnone size-medium wp-image-23" title="impression614" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/impression614-428x285.jpg" alt="" width="428" height="285" /></a></p>
<p>L’exposition<em> Il était une fois l&#8217;impressionnisme : chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark </em>va bien au-delà des peintures et de la sculpture exposée au Musée des beaux-arts de Montréal. En effet, l’un des premiers sujets de cette exposition traite avant tout d’écologie. Une écologie bien avant l’heure!</p>
<p>C’est dans la première moitié du XIXe siècle et par souci de vérité qu’une colonie d’artistes se penche sur la peinture de paysage. Ces derniers, inspirés par les paysages hollandais, recherchent le contact direct avec la nature. Ils trouvent leur inspiration à Barbizon, dans la forêt de Fontainebleau, près de Paris.</p>
<p>Surexploitée depuis cinq siècles, la forêt française est en lambeaux. Le temps presse : la révolution industrielle est en marche et le bois d’œuvre commence à manquer. Il faut reboiser les terres incultes pour faire des forêts de production. Au nom de ce « musée vert », ces artistes organisent la résistance alors que les derniers îlots de futaie naturelle sont menacés. À Paris, les campagnes de presse qu’ils inspirent se succèdent. Sur le terrain, ils reçoivent le renfort de jeunes peintres qui s’exercent aux « portraits d’arbres » et se transforment en éco-guerriers pour décapiter les jeunes plants de pins sylvestres.</p>
<p>Finalement, si les vieux arbres de Fontainebleau sont sauvés, c’est grâce à la vogue des « intérieurs de forêt » que les amateurs se disputent. C’est aussi en 1861 que les paysagistes obtiendront que des sites « à destination artistique » soient « soustraits de tout aménagement ». Oui, c’est une première !</p>
<p>Comme vous pouvez le constater, ce sont les artistes, et non les scientifiques, qui ont été en France à l’origine de l’idée de protection de la nature!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Théodore Rousseau, <em>La ferme dans les Landes</em> (détail), 1844-1867. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>La Petite danseuse de quatorze ans de Degas…</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 19:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, la Petite danseuse de quatorze ans est considérée comme l’archétype d’une gracieuse ballerine. Pourtant, à l’époque, cette sculpture totalement révolutionnaire fut carrément incomprise. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/degas2-614.jpg" ><img class="alignnone size-medium wp-image-19" title="degas2-614" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/degas2-614-428x285.jpg" alt="" width="428" height="285" /></a></p>
<p>Difficile de parler de l’exposition <em>Il était une fois l&#8217;impressionnisme :<strong> </strong>chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark</em> sans parler d’une œuvre d’exception, présentée uniquement au Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre de la tournée internationale du Clark Art Institute. Vous l’aurez deviné, il s’agit de la <em>Petite danseuse de quatorze ans, </em>célèbre sculpture de Degas, et d’ailleurs, unique sculpture de cette exposition.</p>
<p>Aujourd’hui, la <em>Petite danseuse</em> <em>de quatorze ans </em>est considérée comme l’archétype d’une gracieuse ballerine. Pourtant, à l’époque, cette sculpture totalement révolutionnaire fut carrément incomprise. Au-delà de son scandaleux réalisme, Degas décida de la montrer, en 1881, sous vitrine… comme un spécimen zoologique du Paris moderne ! Par son attitude arrogante, cette « fleur de ruisseau » a été perçue comme une abominable représentation du vice qui emportait fatalement les classes miséreuses.</p>
<p>L’histoire passionnante de cette œuvre étonnamment moderne a marqué la deuxième partie du XIX<sup>e</sup> siècle. C’est en effet la seule sculpture que Degas ait accepté d’exposer et la plus ambitieuse qu’il ait jamais créée. Colorée au naturel, coiffée de vrais cheveux, vêtue d’un corset et d’un tutu ainsi que de véritables chaussons, cette fragile sculpture en cire polychrome semble réelle sous de nombreux aspects.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-20" title="degas1-414" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/degas1-414.jpg" alt="" width="414" height="615" /><br />
<em>Photos par Toma Iczkovits</em></p>
<p>À l’époque, les visiteurs éberlués et les critiques choqués accusèrent violemment l’artiste de représenter la fillette avec des traits bestiaux et vicieux. À l’instar de Renoir, Whistler ou Huysmans, peu d’amateurs l’apprécièrent, excepté la nouvelle élite des collectionneurs américains qui, les premiers, comprirent alors la modernité de cet art contemporain.</p>
<p>L’œuvre disparut jusqu’à la mort de l’artiste, en 1917, où il fut décidé de la fondre en bronze avec une sélection de statuettes inédites, tout juste découvertes dans son atelier. Celle présentée à Montréal est l’une des premières versions fondues par Hébrard (ici la 4<sup>e</sup>, numérotée <em>D</em> et réalisée entre 1921 et 1926). Elle vient compléter un ensemble de quatre peintures de l’artiste.</p>
<p>Une œuvre à voir, absolument…</p>
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		<title>Mr. Anonymous: une collection amassée en secret par Robert Sterling Clark</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Nov 2012 14:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[«Mr. Anonymous»: ainsi était surnommé Robert Sterling Clark. Héritier de la compagnie des machines à coudre Singer, il rassemble dans le secret pendant près d’un demi-siècle une des premières collections d’art des États-Unis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/mrandmrsclark614.jpg" ><img class="alignnone size-medium wp-image-17" title="mrandmrsclark614" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/mrandmrsclark614-428x285.jpg" alt="" width="428" height="285" /></a></p>
<p style="text-align: left;" align="center">« Mr. Anonymous » : ainsi était surnommé Robert Sterling Clark (1877-1956). Héritier de la compagnie des machines à coudre Singer, il rassemble dans le secret pendant près d’un demi-siècle une des premières collections d’art des États-Unis. Amateur informé, négociateur stratège, indépendant dans sa vie comme dans ses goûts, cet homme réfléchi et réservé choisissait lui-même ses œuvres, prenant en compte le seul avis autorisé de sa femme, Francine, avec qui il inaugurera en 1955 le Sterling and Francine Clark Art Institute à Williamstown. Cet institut est aujourd’hui un haut lieu d’études en histoire de l’art, une des rares institutions dans le monde qui a une double mission muséale et de recherche.</p>
<p style="text-align: left;">Clark est venu plusieurs fois à Montréal pour retrouver ses collections entreposées en toute discrétion. Marié avec une actrice française, ce francophile a vécu longtemps à Paris où il collectionne activement. La Seconde Guerre approchant, il décide d’envoyer en 1938 une grande partie de ses œuvres à Montréal. Rien ne laisse présager l’importance de cette collection tenue cachée. Prêteur récalcitrant, visiteur en retrait, il reste à l’écart de la vie publique des musées. Il n’est pas mentionné parmi les collectionneurs de Renoir lors de la rétrospective de 1937 du Metropolitan Museum of Art, à New York, ce qu’il était incontestablement puisque seul son contemporain Albert C. Barnes le surpassait en quantité… mais certainement pas en qualité selon Clark qui détestait les « affreuses “saucisses” tardives de Renoir ».</p>
<p>La sélection de ce connaisseur autodidacte présentée dans l’exposition témoigne d’un goût précis et d’un œil exigeant pour l’impressionnisme. Au-delà du prestige des signatures, ses tableaux sont toujours<em> </em>d’une excellente qualité. Seul manque Cézanne que Clark n’aimait pas, sa modernité échappant à un cadre impressionniste conventionnel. Pour Clark, le principe de ressemblance, la maîtrise dans l’exécution, la solidité de la composition, l’élégance décorative, la séduction du coloris constituaient autant de qualités incontournables. Il apprécie la virtuosité de leur métier, même démodé, peu lui importe. Cette inclination pour un style « pompier », volontiers opposé à l’impressionnisme par les historiens et les artistes eux-mêmes, étonne mais c’est justement là que réside l’originalité et l’indépendance de Clark, qui mélange avec malice les irréconciliables de l’histoire de l’art.</p>
<p>Prochaine étape : Le Musée vert et la naissance de l’écologie en France…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Nathalie Bondil</em><br />
<em>Directrice et conservatrice en chef du MBAM</em><br />
<em>Commissaire de l’exposition à Montréal</em></p>
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		<title>Il était une fois l’impressionnisme… Mais pourquoi l’impressionnisme a-t-il autant de succès?</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 18:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MBAM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Seul arrêt au Canada, l’exposition présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier 2013 permet d’apprécier des chefs-d’œuvre de Renoir, Bonnard, Corot, Cassatt, Degas, Gauguin, Manet, Millet, Monet, Morisot, Pissarro, Sisley et Toulouse-Lautrec…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/degas.jpg" ><img class="alignnone size-medium wp-image-14" title="degas" src="http://voir.ca/iletaitunefois/files/2012/11/degas-428x285.jpg" alt="" width="428" height="285" /></a></p>
<p>Seul arrêt au Canada, l’exposition présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 20 janvier 2013 permet d’apprécier des chefs-d’œuvre de Renoir, Bonnard, Corot, Cassatt, Degas, Gauguin, Manet, Millet, Monet, Morisot, Pissarro, Sisley et Toulouse-Lautrec… La collection amassée par Sterling et Francine Clark constitue l’un des plus beaux ensembles impressionnistes conservé dans son intégrité, seulement concurrencée en Amérique du Nord par les collections de leurs rivaux, Albert Barnes à Philadelphie et Duncan Phillips à Washington.</p>
<p>Mis en tournée à cause de travaux d’expansion majeurs, les chefs-d&#8217;œuvre de la peinture française du Clark ont déjà été vus par plus d’un million de visiteurs à travers le monde. Quelque 75 œuvres sont mises en circulation par le Sterling and Francine Clark Art Institute. Pour sa présentation en exclusivité canadienne, le MBAM a imaginé pour vous une présentation et une histoire de l’impressionnisme unique dans cette tournée mondiale.</p>
<p><strong>Comment regarder l&#8217;impressionnisme aujourd&#8217;hui? </strong><strong>Comment retrouver sa saveur de scandale, sa force de subversion et son pouvoir d’invention?</strong></p>
<p>C’est la réponse à laquelle ce blogue tentera de répondre à travers une série d’articles qui reprendront le parcours conçu par le Musée des beaux-arts de Montréal. Première au Québec consacrée à l’histoire de l’impressionnisme, soit de sa genèse à l’affirmation du groupe jusqu’à sa dissolution, cette exposition permet de comprendre les enjeux de ce mouvement révolutionnaire à la lumière des recherches récentes dans son contexte esthétique mais aussi culturel, politique et sociologique.</p>
<p>Devenu l’un des mouvements de peinture les plus appréciés et les plus populaires de tous les temps, l&#8217;impressionnisme a en fait bouleversé le monde de l&#8217;art en Occident pour le structurer tel qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui. Bien davantage qu&#8217;un style de peinture, il a cristallisé les aspirations d&#8217;une époque de profonds changements sociaux, abordant l’écologie et la science optique, la performance du geste et la vitesse du monde moderne, le nouveau règne du marché, l’art comme une valeur de spéculation, l’apparition du système des avant-gardes et du duo marchand-critique, la subversion artistique comme valeur de progrès politique, l’impressionnisme au féminin et l’émancipation féministe, la mode comme vecteur de modernité, la mort du Salon et l’émergence de la figure de l’artiste&#8230;</p>
<p>Prochaine étape : Robert Sterling Clark alias Mr. Anonymous</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Nathalie Bondil</em><br />
<em>Directrice et conservatrice en chef du MBAM</em><br />
<em>Commissaire de l’exposition à Montréal</em></p>
<p>Image utilisée: Edgar Degas, <em>Danseuses au foyer</em> (détail), vers 1880. © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA</p>
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