Après l’indignation, les solutions

2 avril 2012 17h39 · Jean-Félix Chénier

Un très grand nombre d’étudiants manifestent contre la hausse des droits de scolarité. Les étudiants et leurs alliés étaient 200 000 dans les rues le 22 mars dernier. Il s’agit de l’une des plus grosses manifs de l’histoire du Québec (en concurrence avec celles contre la guerre d’Irak en 2003). Le mouvement est donc déjà historique. Et il n’est pas terminé!

J’ai, comme plusieurs, espoir que cela débouche sur un «printemps québécois» qui culminera le 22 avril prochain, à la place des Festivals, où nous serons encore plus nombreux à décrier le type d’exploitation de nos ressources favorisé par nos dirigeants en même temps que la spoliation de nos richesses au bénéfice d’une clique qui contribue grassement aux partis politiques au pouvoir (à Québec comme à Ottawa).

Le printemps québécois qui se construit et sur lequel j’insiste depuis quelques semaines s’inscrit aussi dans la foulée des mouvances des indignés d’Occupy Wall street. Et les Québécois ne sont pas seuls, ils font comme les Grecs, les Espagnols, les Chiliens et les autres peuples qui sont écœurés par le système économique en place, qui perpétue son projet inégalitaire… Je reprends ici un passage d’un billet antérieur : «Tout ce qui est à l’origine de la colère du mouvement des indignés perdure: inégalités croissantes, pressions des marchés financiers sur les États pour qu’ils adoptent des politiques d’austérité budgétaire alors que ces mêmes institutions ont été sauvées de la faillite en 2008 par des États aujourd’hui sous pression… Et une classe politique impuissante ou complice de cette avarice destructrice de la société (en Grèce, en Italie et en Espagne, suite aux pressions des marchés financiers, ce sont d’ex-cadres des grandes banques qui sont aujourd’hui à la tête des gouvernements)».

Manifester notre colère, notre indignation, notre volonté de voir se transformer les choses est fondamental. Mais cela ne suffit pas. Il nous faut maintenant proposer des alternatives à ce que nous ne voulons pas. Ce fût la grande faiblesse de la mouvance Occupy: décrier sans proposer de pistes de solution crédible et consensuelle pour sortir de la crise…

Alors, les étudiants en grève doivent aujourd’hui sortir avec des propositions porteuses pour démontrer à la ministre et au public «informé» par La Presse et les radios de Québec que l’entêtement est au gouvernement, pas dans le mouvement étudiant.

  1. D’abord, si les étudiants veulent encore bloquer des ponts (ils devraient prioriser le Pont de la Concorde et tous les accès au Casino – une des vaches à lait du gouvernement), je leur suggère de distribuer en même temps des tracts sur le fait que l’instauration de péages sur les ponts rapporteraient plus que la hausse proposée par le gouvernement tout en contribuant à valoriser les transports en commun et respecter la politique de «mobilité durable» que le gouvernement est supposé déposer bientôt…
  2. Ils devront aussi insister sur les propositions qu’ils ont déjà avancé : ajouter de nouveaux paliers d’imposition, augmenter les redevances des compagnies minières, etc.
  3. Mais je crois qu’ils devraient également manifester de l’ouverture en ce qui concerne l’amélioration de l’aide financière aux études… François Legault proposait l’autre jour un Remboursement proportionnel au revenu dans lequel les diplômés seraient contraints de rembourser un maximum de 5% de leur revenu pendant 10 ans, après quoi la dette accumulée serait annulée… Ceci constitue une base de négociation acceptable pour bonifier le régime de prêts et bourses, comme l’idée d’augmenter le seuil de revenu éligible à l’aide financière… En utilisant ce levier, les étudiants augmentent la pression sur le gouvernement.

Tout est dans la manière, mais les étudiants ne pourront se maintenir dans le refus de la hausse bien longtemps sans offrir de contre-propositions… Chose certaine, la posture du gouvernement Charest est actuellement inacceptable: on laisse le problème se judiciariser, on fait la sourde oreille au mouvement étudiant, espérant qu’il se radicalise pour se marginaliser… Ce comportement nous rappelle alors la crise d’Octobre, lorsque l’élite politique au pouvoir a délibérément recherché le pourrissement pour servir ses intérêts…

Maintenant, en ce qui concerne tous les sujets connexes à l’indignation des étudiants qui ont lancé notre printemps, il nous faut aussi commencer à sortir notre «programme». L’idée générale est très bien articulée par Dominic Champagne, metteur en scène de ce 22 avril qui marquera l’époque: nous voulons réaffirmer la nécessité du bien commun. Bien sûr, le bien commun, c’est vaste et flou. Mais disons que ça repose sur l’idée que certaines choses méritent d’être partagées à tous parce qu’elles appartiennent à tous: la santé, l’éducation, les richesses naturelles, l’eau, l’air… On ne devrait jamais «marchandiser» ces denrées fondamentales. Elles concernent toutes directement l’accès à la qualité de vie que le plus grand nombre réclame à bon droit. Pourquoi une minorité privilégiée devrait s’engraisser sur le dos de la grande majorité? Pourquoi devrait-on compromettre l’avenir des générations futures sous prétexte d’une vision à court terme ou d’un arrimage à une moyenne nord-américaine qui est pourtant loin d’être un modèle souhaitable?

Je vous suggère de visionner le Ted talks de Richard Wilkinson, intitulé «How economic inequality harms societies». On y comprend que les sociétés les plus égalitaires (ou les moins inégalitaires) sont celles où l’espérance de vie est la meilleure, la mortalité infantile la plus faible, les maladies mentales moins répandues, la confiance envers autrui et la cohésion sociale plus fortes, etc. Bref, tous les indicateurs de ce qu’on appelle «le développement humain» se portent mieux dans ces sociétés.

Il y a plusieurs moyens de réduire les inégalités dans une société, mais invariablement, la progressivité des impôts, l’accès le plus répandu (et le plus continu) à l’éducation, à la santé, la lutte à l’évasion fiscale et aux paradis fiscaux sont au cœur de ce «programme» pour une société moins inégalitaire… et tout le monde en bénéficie, même les plus riches!

Et Wilkinson de conclure: «Si vous voulez vivre le rêve américain, allez au Danemark !»

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L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 29

  • 2 avril 2012 · 19h05 julie graton

    Pour l’instant, toutes les propositions données pour le bien commun de notre peuple n’atteignent pas les « bananes-insonorisées-anti-développement-humain » que Charest s’est fait transplanter dans les oreilles…
    Toutefois…
    Le printemps québécois est en gestation. Il se nourrit bien et prend des forces avant sa naissance, le 22 avril prochain. Cet « enfant du peuple » n’a pas fini de crier fort « ses coliques »…

  • 2 avril 2012 · 20h34 yves graton

    Magnifique billet dont je retiens cette phrase importante:

    ‘le gouvernement fait la sourde oreille au mouvement étudiant espérant qu’il se radicalise pour se marginaliser.  »

    À vous tous, je rappelle Marcel Proust: :
    « patience, patience, patience dans l’azur…chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr  »

    À vous tous, je rappelle une suggestion d’un vieux de 79 ans, père de 5 et aieul de 12:

    Écoutez vos leaders, marchez la tête haute et respirez par le nez »

    Piano, piano…

  • 2 avril 2012 · 21h20 le calinours bienveillant

    bloquer le casino! quelle bonne idée!!!!

  • 3 avril 2012 · 06h53 Claude Perrier

    Si j’avais le moindre doute quant à la sincérité de vos propos, Monsieur Chénier, je le dirais. Vous croyez vraiment à ce que vous écrivez. Et vous estimez votre analyse de la situation correcte ainsi que votre argumentation – pour une sortie de crise – comme présentant de bonnes façons de s’y prendre.

    Pour ma part, je diffère totalement d’opinion avec à peu près tout ce que vous avancez. Depuis vos prémisses (l’appui au mouvement de cette soi-disant «grève» estudiantine, laquelle est dans les faits un boycott des classes) à vos pistes de solution.

    Mais avant de jeter un coup d’œil du côté de vos «pistes de solution», il conviendrait d’abord de bien nous assurer que le problème demandant solution est bien tel qu’on le prétend. Et ça, les plus militants du mouvement contre la hausse des frais de scolarité ne manifestent pas beaucoup d’ardeur à vouloir tirer au clair cet aspect pourtant tout ce qu’il y a de plus fondamental à la question. En fait, tirer au clair ce sur quoi tout repose n’intéresse apparemment pas du tout les plus farouches militants. Car cela risquerait de venir du coup saper les fondations mêmes du mouvement.

    La question fondamentale exigeant une réponse crédible, une confirmation n’ayant jusqu’à présent jamais été reçue, concerne la véritable adhésion au mouvement de la part des étudiants. Est-ce une majorité des étudiants qui appuient réellement le mouvement? Qu’il y en ait des milliers qui bloquent des ponts, bouchent des rues, occupent ou tentent d’occuper des locaux ne prouve absolument rien à cet égard.

    Une seule avenue permettrait d’éclairer la lanterne de tous: l’obligation qui serait faite à tous les établissements (dont les étudiants sont actuellement privés de cours) de tenir – sans délai – des votes secrets auprès de l’ensemble des étudiants inscrits. Des votes secrets menés dans des conditions démocratiques optimales. Sans intimidation, sans contraintes, sans crainte de «représailles» réelles ou imaginaires chez celles et ceux différant d’opinion avec ce que d’autres clament.

    L’obtention d’un portrait reflétant véritablement la situation constitue la seule et unique base sur laquelle il sera possible d’élaborer ensuite des «pistes de solution» utiles.

    Parce qu’il est certainement très inexact de prétendre qu’il y a tous ces milliers d’étudiants qui appuient le mouvement.

    Pourquoi?

    Considérons la question selon le simple raisonnement suivant: en l’absence de tenue de votes secrets, quelle crédibilité faut-il accorder au déclenchement d’une soi-disant grève ici, ou d’une soi-disant grève là? Combien d’étudiants ont-ils craint d’exprimer leurs réelles opinions lors d’assemblées houleuses où les mains levées arrachaient la mise? Comment pareilles assemblées suant l’anti-démocratie pourraient-elles confirmer que tant de milliers d’étudiants appuieraient vraiment le mouvement?

    De qui voudrait-on se moquer ici, en prétendant à la légitimité d’un mouvement reposant sur une si manifeste anti-démocratie?

    La ministre responsable du dossier a demandé que soient tenus des scrutins secrets auprès de tous les étudiants. Un minimum incontournable, à mon avis. Ce à quoi ont toutefois répliqué les «leaders» du mouvement étudiant quelque chose comme, en ce qui les concerne eux ces «leaders», des votes à main levée leur conviennent parfaitement. Et on voit bien pourquoi.

    Clarifions de toute urgence les prémisses sur lesquelles tout s’est édifié, et il y a fort à parier que le gros édifice qu’on nous montre ressemble davantage à un petit chalet…

    (À suivre…)

    • 3 avril 2012 · 23h47 Alex

      Boycottage doit-on dire en français monsieur, et peu importe, c’est jouer sur les mots de façon stupide et inutile. Je n’ai lu que deux lignes de votre réponse, mais je suis fondamentalement contre votre définition du bien et du mal. VOUS défendez un système économique carencé, lacunaire qui ne peut qu’accentuer les inégalités et donc la souffrance, le désespoir et la criminalité. La logique du profit gangrène notre société et tant et aussi longtemps que le profit personnel passera au-dessus des valeurs collective dans cette société, nous saccagerons l’écosystème planétaire dans lequel nous vivons et dont nous sommes dépendant. L’environnement n’est pas profitable, les initiatives vertes ne sont pas profitables, les voitures électriques ne sont pas profitables, l’énergie verte n’est pas profitable. Ces choses ci-nommées sont imposées par les gouvernement de façon tout aussi lacunaire pour montrer un semblant de bonne volonté et dissoudre les craintes d’une collusion entre les États et les capitalistes (banques, corporations et spéculateurs). La prise de conscience de ce printemps est primordiale, si vous croyez en quelque chose d’autre, imposez-le, et c’est dans la rue en avril que ça se fera. Manifestation le 9 et le 22. Soyez-y. Et allez voir sur Youtube : Moving Forward du Zeitgeist Movement, un documentaire riche et fortement logique.

      Monsieur Chénier, je voulais ajouter quelque chose d’inédit à votre liste de « choses [qui] méritent d’être partagées à tous parce qu’elles appartiennent à tous » mais qui va de soit, car on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche : LES CÉRÉALES (soya, blé, avoine, maïs) en produit de base, les céréales sont la solution à la famine dans le monde, peu coûteuses, elle devrait devenir un droit acquis. J’exclue les produit transformés que sont le pain, les pâtisseries, etc. Les céréales à l’état pur. Nous savons tous que l’élevage et la production de viande en occident sont coûteux en gaz à effet de serre, en eau, en argent, et en soin de santé lorsque trop consommé et que le végétarianisme, ou du moins une coupe drastique dans les priorités agricoles pourraient libérer des millions d’hectares (chiffre balancé aveuglément j’en conviens) de terres arables pour la production céréalière qui nourrirait beaucoup plus de terriens! En tout cas, je l’inclurais, voilà!

    • 3 avril 2012 · 23h49 Alex

      Ah oui! Grève ou boycott, on s’en fout, le mouvement est tout de même légitime et produira l’effet escompté, et beaucoup plus!

    • 3 avril 2012 · 23h52 Alex

      OK je vais citer mes sources. Site web de la fondation ONE DROP pour des calculs concernant le coût en eau potable de la consommation de viande. Pour l’histoire du mouvement étudiant et sa légitmité, lisez Karine Hébert, lisez le site http://www.histoireengagee.ca

      Bonne journée!

  • 3 avril 2012 · 08h05 Claude Perrier

    Bon, me revoici car chose promise chose due… Voici donc la suite et, ouf!, la fin:

    Après avoir braqué un peu les projecteurs sur le caractère foncièrement anti-démocratique des assemblées ayant mené au déclenchement de soi-disant grèves ici et là, nous arrivons à présent à ce qui pourrait – en apparence – contredire l’idée avancée que le mouvement ne serait pas aussi massif que ce que l’on observe à la vue des milliers d’étudiants sortant jour après jour marcher.

    Car, après tout, ils sont bien là, ces milliers d’étudiants non? Nous n’avons pas la berlue, tout de même…

    Effectivement, ils sont bien là par milliers. Mais, s’il y a réelle possibilité que le déclenchement de tout ce mouvement repose en fait sur une démocratie factice, comment alors expliquer qu’autant de ces étudiants arpentent les rues?

    Nous voici au cœur même du problème.

    En anglais, la notion de «peer pressure» vient ouvrir la porte à l’explication de ce que l’on constate. D’une part, il y a cet effet d’entraînement qui s’exerce sur les uns et les autres. Ainsi, l’un embarque dans ceci parce que l’autre y embarque, même si cet autre ne s’y embarque vraiment que parce qu’il voit le premier y embarquer. Et tout le monde se retrouve au bout du compte à bord de la même galère.

    Mais surtout, et cela bien davantage encore que ce «peer pressure» contribuant au mouvement, j’estime que de la même manière plusieurs auront craint d’exprimer publiquement leurs réticences à l’égard des actions préconisées par les plus militants. Crainte de marginalisation ou de représailles réelles ou imaginaires, peu importe.

    De la sorte, et malgré leur désaccord, plusieurs ne se sentent d’autre choix que d’aller également marcher. Pas par conviction. Pas parce qu’ils croient en la cause. Tout simplement pour éviter d’attirer sur eux l’opprobre du lot d’intransigeants que comporte le mouvement. Comme il s’en trouve toujours dans quelque mouvement que ce soit.

    Alors, des dissidents dans l’âme viennent bien malgré eux grossir les rangs des marcheurs. Et l’illusion donne alors à penser que le mouvement serait d’une ampleur sans précédent. Ce qui, après y avoir regardé d’un peu plus près, semble des plus douteux. Plus vraisemblablement, le mouvement est le fait d’une minorité contraignant une majorité à s’y joindre.

    Bien sûr, il y en aura pour me lire en diagonale ou être en profond désaccord avec ma perception de la situation. Je m’y attends.

    Mais achevons. Ainsi, les «pistes de solution» proposées ne sauraient être très utiles puisque celles-ci viseraient à régler ce qui, en fait, n’est pas le problème. Et le problème, parce qu’il y en a un, quel serait-il donc? Il s’agit d’un problème touchant au cœur de l’équité sociale. Quoi que selon une vue très différente de la prétendue équité sociale que certains essaient de nous enfoncer dans la gorge…

    D’une part, il y a l’étudiant qui doit actuellement acquitter environ 13% du coût de ses études universitaires. Laissant du coup le gros de la note, soit 87%, à ses voisins si l’on peut ainsi dire. Cette part minime de 13% est appelée à progressivement se rendre à 17% d’ci les cinq prochaines années, laissant encore malgré tout la majeure portion du coût aux voisins.

    Et ça, ça ne me paraît pas très équitable comme arrangement pour les voisins.

    Alors, vous imaginez bien que des «pistes de solution» qui consisteraient à ajouter des péages sur les ponts ou à ajouter de nouveaux paliers d’impôt ne feraient en réalité que venir encore plus accroître la situation déjà très inéquitable dans laquelle se trouvent malgré eux tous ces voisins, des voisins pourtant formidablement généreux à l’égard des étudiants.

    En somme, il serait grand temps que l’on s’attelle à la recherche de ce qui pourra constituer le véritable «bien commun». En commençant par des assemblées étudiantes où seront sans délai tenus des votes secrets totalement démocratiques.

    Cessons d’être dupes et tâchons plutôt d’être justes à l’égard de tout le monde.

    • 3 avril 2012 · 09h24 Jean-Félix Chénier

      Je vois que vous vous répliquez à vous-mêmes, constatant que 200 000 personnes dans la rue, c’est pas une lubie de l’esprit… Mais pour vous convaincre que ce mouvement n’en est pas un, vous vous dites que tous ces gens sont manipulés ou «pressés» par leurs pairs de manifester… Et ceux qui sont contre seraient des esprits autonomes, lucides et rationnels j’imagine? Ces gens qui sont favorables à s’arrimer au modèle anglo-saxon d’une éducation de plus en plus chère (donc de plus en plus réservée à une élite) ne subiraient pas la pression de l’homogénéisation?
      Réfléchissez à votre point de vue: c’est le point de vue de l’élite dominante, alors que ceux qui sont dans la rue osent défendre un point de vue – vous pouvez ne pas le partager – qui est largement minoritaire en Amérique et même au Québec si on se fie aux sondages (je doute qu’on doive se fier à ceux-ci…). Donc, je pourrais très bien vous renvoyer votre accusation: vous subissez la pression du modèle dominant, vous êtes manipulés par les grands médias, vous aspirez à faire partie de l’élite et votre individualisme triomphant n’est qu’un conformisme plat et bête… Vous voyez! On peut détourner les motivations de ses opposants très facilement. Vous devriez plutôt ramener le débat là où il se situe: qui doit financer les services publics fondamentaux comme l’éducation et la santé?
      P.S. Si seule la logique économique vous convainc, lisez Michel Girard dans La Presse, il est convaincu que le gel est un excellent investissement sur le plan économique…

    • 4 avril 2012 · 00h03 Alex

      Monsieur Chénier, belle réplique! Merci! Seulement 1 hic. Vous associez une «race» ou devrais-je dire une ethnie à un système d’éducation qui s’arroge le principe de l’utilisateur-payeur. Je ne crois pas que les anglos apprécieront votre parallèle. Le système néo-libéral est un système de l’élite qui en profite, qu’elle soit britannique, américaine, française, indienne ou slovaque. Le néo-libéralisme c’est l’idéologie de la classe dominante et de tout ceux qui croient faussement à ses vertus «libérales». Le modèle d’un pays dépend du rapport de force entre cette élite et la masse progressiste conscientisée.
      Salut!

  • 3 avril 2012 · 08h45 yves graton

    J’ai un ami à qui je ne demande plus quelle heure il est pcq – comme réponse- c,est l’épitre aux Corinthiens.
    Comme disait Falardeau- il serait certainement présent le 22 avril:
    Tabarnak, accouche !!

  • 3 avril 2012 · 09h33 yves graton

    être étudfiant au cegep, j’asisterais à tous les cours du kid Chénier ( il pourrait être mon neveu ou mon petit-fils) mais je ‘foxerais’ ceux donnés par un… »vaseux « ou un évangéliste, auteur de longs épitres.

  • 3 avril 2012 · 10h37 Martin Rioux

    Bravo, M Chénier, Finalement quelqu’un qui dit les vrais affaires à propos de ce conflit. C’est vrai, ils faut que les étudiants trouve des solutions. Le seul problème est l’entêtement des 2 partis dans ce conflit. Les associations étudiantes ne veulent pas débarqué de leur oppositions à la hausse des taux, même si cela voudrait dire qu’ils pourraient ouvrir un discussions pour un meilleur programme de prêt et bourses. Quelques choses semblable à ce que M. Leagault a proposé et Le gouvernement n’est pas ouvert à écouté les étudiants tant et aussi longtemps qu’ils arrêtent pas de manisfesté contre la hausse. En ce moment on est dans une impasse. Les étudiants perdent beaucoup d’argents et plusieurs commence à tourner contre leur association. Déjà 2 cas ou un étudiant à été en cours pour avoir une injonctions contre leur associations étudiantes et je serais pas surpris qu’il va y en avoir encore plus si cela continue bien longtemps.

    Les associations étudiantes ne pensent pas au bien être des étudiants, je le sais car j’ai parlé à plusieurs de mes amis qui sont étudiants en ce moment et qui sont faché de ne pas pouvoir continuer leurs études à cause de cette grève. Donc la semaine prochaine est une semaine importante car avec M Charest en dehors du pays, les étudiants on besoins de réfléchir si ce serait pas le temps d’accepter l’offre du gouvernement de s’assir avec le gouvernement et de discuster de solutions qui pourrait bénéficié les 2 partis.

    • 3 avril 2012 · 10h46 le calinours bienveillant

      ah ben si tes amis le disent, mon martin, ça doit être vrai.

    • 3 avril 2012 · 17h35 Nicolas

      Calinours bienveillant, tu ne ressentais pas l’envie de comprendre l’ensemble du commentaire avant de répondre? Je vais te résumer la chose:

      Le gouvernement et les étudiants sont aussi bouchés et têtus qu’il est possible de l’être. Tant qu’il n’y aura pas d’ouverture, peu importe que quel côté l’ouverture vient en premier, rien n’avancera et aucune négociation ou discussion ne sera possible.

    • 3 avril 2012 · 18h11 le calinours bienveillant

      @nicolas

      non, j’avais juste envie de souligner un argument poche. pour rester dans le thème du billet de normand, quoi.

    • 3 avril 2012 · 18h12 le calinours bienveillant

      @nicolas

      oups. oublie la deuxième phrase de mon dernier commentaire.

  • 3 avril 2012 · 13h09 jean-claude bourbonnais

    Je viens d’apprendre que l’étudiant de Laval l’a eue, son injonction, contre l’interdiction de suivre son cours. Un contre 300,000…évidemment, c’est un pourri, un traître, et quoi encore…Évidemment, dans les blogs, sur facebook, c’est la consternation chez les grévistes, avec insultes à l’appui.
    Incapables d’accepter une défaite, je n’ose imaginer dans quels abimes ces enfants-rois seront jetés par les aléas de la vie.
    Je n’ai jamais accepté que l’on fasse la grève contre le Savoir…pour de l’argent, au fond. Mais j’ai toujours appuyé les étudiants, leur indignation, s’entend, cette génération de diplômés qui sont les boucs émissaires de 20 ans d’inertie dans le financement universitaire…Mais là, je commence à avoir mon voyage, sérieux…quand je lis les commentaires ici…vous placotez dans la semoule…vous n’avez qu’un seul recours, face à l’avenir, un seul défi: LA POLITIQUE!
    Cessez de boulechiter. Dans les rues, partout, la vie s’en va ailleurs, elle ne « boque » pas sur des détails, et sans vous..’scusez, mais vous nous faites chier à la longue, et va falloir que vous retourniez en classe, et vite…en attendant d’aller voter aux prochaines élections…ou bien, vous n’aurez rien…vos diplômes sentent déjà le fric à plein nez d’ailleurs, surtout quand j’entends la prose de votre Nadeau-Dubois. Pas étonnant que ce type refuse de donner l’itinéraire de ses manifestations. Il n’a pas la moindre idée où il s’en va…Un futur premier ministre, votre Nadeau-Dubois!

  • 3 avril 2012 · 13h26 Martin Rioux

    Salut mon petit Calinours Bienveillant.

    Comment Va tu aujourd’hui?

    Est-que que tu le monde est beau dans ton monde fantaisiste?

    Car j’ai bien peur pour toi quand tu va te reveillée.

    Quand tu va te reveillée, tu ne veras plus le mond fantaisiste ou tous le monde à la même avis et ou tous les étudiants pensent la même chose.

    Non au contraire, dans le vrai monde, le monde dont nous vivons tous en socièté, le monde on différente opinions. En ce moment même, il y a des étudiants qui trouve que cela à durée trop longtemps et qui aimerait retourner au étude mais qui sont bloquée par une majorité de grèvistes qui pensent qu’ils font la bonne chose mais qu’ils n’ont aucune idée comment sans sortir sans perdre la face.

    Pour terminer, j’aimerais juste savoir, comment vu tu qu’on prend ton opinion aux serieux quand t’es obligé de caché ton identité en utilisant un surnom comme Calinours bienveillant. Vraiment si tu aurais vraiment du « guts » tu n’aurais pas peur d’utiliser ton vrai nom pour exprimer ton opinions. Il est temps pour toi de grandir et de vivre dans le vrai monde au lieux de te cacher dans ton monde imaginaire ou tous est rose et tous le monde à la même opinions.

    • 3 avril 2012 · 14h58 le calinours bienveillant

      c’est pas tout d’avoir une opinion. il faut ensuite la défendre.

      « je le sais mes amis me l’ont dit » c’est parmi les pires moyens disponibles pour défendre une opinion, martin.

      quand on en est réduit à défendre une opinion avec de tels tactiques, c’est que l’opinion vaut pas cher. ou bien dans certains cas c’est l’opinioneux qui fait dur.

      t’aimes pas ca, mon nouveau surnom? penses-y deux minutes, si je signais tancred caouette, tu me prendrais plus au sérieux? pourtant il s’agirait d’une invention ca aussi… alors concentre-toi sur le commentaire, martin rioux.

  • 3 avril 2012 · 16h04 Martin Rioux

    Merci d’avoir répondu. Grâce à ta réponse j’ai découvert qui tu étais car un autres membre ma répondu de la même manière avec les mêmes mots dans un autres sujet. Encore merci.

    Deuxièmement, tu n’aimes pas la manières que je défends mon opinion. Tu dis que d’Avoir écris « je le sais car mes amis me l’ont dit » font parti des pire moyens disponibles pour défendre une opinion. Personellement, c’est pas pire que d’utiliser le mot démocracie pour défendre une opinion. Les deux font parti des pire moyens pour défendre une opinion.

    Tu veux avoir une discussion sérieuse avec le monde qui visite le site, mais en même temps tu te cache derrière un surnom et tu insulte n’importe le monde qui n’a pas la même opinions.

    Donc, je vais te donné mon point de vue pour tu le comprennes. Moi je ne suis pas pour ou contre les étudiants. Je trouve cela impressionnants que les étudiants qui on voulu là grève illimités un tenu le cout jusqu’à maintenant. Cela dis, ce n’est pas tous les étudiants qui veulent resté en grève, plusieurs aimerait que cela arrête et que les cours recommence mais vu que le conflit est controllé par les associations étudiantes et le gouvernements, cette minorité son pris en otage. Cela fait déjà 52 jours que sa dure. Il est temps pour les deux partis d’arrêter d’avoir des têtes de cochons, de s’asseoir et de trouver un compromis qui va faire plaisir au deux partit. Va t’il avoir une hausse des taux? probablement mais si les étudiants peuvent recevoir qu’elles que choses en retour pour avoir laisser tomber sur le point de la hausse comme une hausse de 75% basé sur une plus longue période et un meilleur système de prêt et bourse, je crois que les étudiants serait regagnant. Mais s’il continue dans cette lancé, deux choses vont arriver. Premièrement, ils vont perdent beaucoup d’Argent, et deuxièmement ils n’auront rien.

    Plus que cela dure, plus les grèvistes sont pénalisés et à la fin, ils vont êtres oubligés de pliée, sa peut prendre 1 semaine, 1 mois ou 1 ans mes à un moment données, si les étudiants en grève ne prend pas l’opportunité que le gouvernement leur donne et ne trouve pas un compromis, ils vont êtres les grand perdants.

  • 3 avril 2012 · 16h05 Martin Rioux

    Merci d’avoir répondu. Grâce à ta réponse j’ai découvert qui tu étais car un autres membre ma répondu de la même manière avec les mêmes mots dans un autres sujet. Encore merci.

    Deuxièmement, tu n’aimes pas la manières que je défends mon opinion. Tu dis que d’Avoir écris « je le sais car mes amis me l’ont dit » font parti des pire moyens disponibles pour défendre une opinion. Personellement, c’est pas pire que d’utiliser le mot démocracie pour défendre une opinion. Les deux font parti des pire moyens pour défendre une opinion.

    Tu veux avoir une discussion sérieuse avec le monde qui visite le site, mais en même temps tu te cache derrière un surnom et tu insulte le monde qui n’a pas la même opinions.

    Donc, je vais te donné mon point de vue pour tu le comprennes. Moi je ne suis pas pour ou contre les étudiants. Je trouve cela impressionnants que les étudiants qui on voulu là grève illimités un tenu le cout jusqu’à maintenant. Cela dis, ce n’est pas tous les étudiants qui veulent resté en grève, plusieurs aimerait que cela arrête et que les cours recommence mais vu que le conflit est controllé par les associations étudiantes et le gouvernements, cette minorité son pris en otage. Cela fait déjà 52 jours que sa dure. Il est temps pour les deux partis d’arrêter d’avoir des têtes de cochons, de s’asseoir et de trouver un compromis qui va faire plaisir au deux partit. Va t’il avoir une hausse des taux? probablement mais si les étudiants peuvent recevoir qu’elles que choses en retour pour avoir laisser tomber sur le point de la hausse comme une hausse de 75% basé sur une plus longue période et un meilleur système de prêt et bourse, je crois que les étudiants serait regagnant. Mais s’il continue dans cette lancé, deux choses vont arriver. Premièrement, ils vont perdent beaucoup d’Argent, et deuxièmement ils n’auront rien.

    Plus que cela dure, plus les grèvistes sont pénalisés et à la fin, ils vont êtres oubligés de pliée, sa peut prendre 1 semaine, 1 mois ou 1 ans mes à un moment données, si les étudiants en grève ne prend pas l’opportunité que le gouvernement leur donne et ne trouve pas un compromis, ils vont êtres les grand perdants.

    • 3 avril 2012 · 16h38 le calinours bienveillant

      « j’ai découvert qui tu étais »

      eh oui, tu as raison, j’ai déjà sévi sous le masque du chasseur d’épais. bravo martin, te voilà renseigné sur mon identité.

      « Personellement, c’est pas pire que d’utiliser le mot démocracie pour défendre une opinion. »

      t’as raison, il y a plein d’autres moyens de mal défendre une opinion. tu as même l’embarras du choix, martin.

      « tu insulte le monde »

      citation svp.

      enfin, je l’ai comprise, ton opinion: ils devraient compromettre leurs revendications sinon ils perdront beaucoup d’argent cet été. c’est ça?

      ben c’est petit, ça, martin, comme opinion. c’est ne pas voir plus loin que le bout de son nez.

      la question c’est pas qu’est-ce qui est le plus rentable financièrement à court terme pour les étudiants, mais bien ce qui est le plus rentable socialement pour le québec, à long terme.

      tu te poses les mauvaises questions, des petites questions de petit vendeur de tapis du coin de la rue, martin. tu vaux plus que ça, non?

      t’es capable, de te questionner sur les liens entre le niveau de d’instruction d’un peuple, son niveau de bonheur et la qualité de sa démocratie? non?

  • 3 avril 2012 · 17h48 Martin Rioux

    Voilà ce que je disais auparavant. On écrit un point de vu différent du tiens et voilà les insultes qui apparaisse.

    Personnellement, que se soi mon opinion ou ton opinion oou l’opinion de n’importe qui d’autres, c’est vraiment juste cela des opinions. On n’a vraiment pas besoin de s’insulter. Tu as le droit à ton opinion qui est vraiment pro étudiant. J’ai le droit d’Avoir mon opinions qui ni pour ni contre. À la fin ni un ni l’autres va avoir raison car a un moment donner, le conflit va disparaitre, les étudiants vont avoir leur petite victoire morale, le gouvernement va avoir un semblant de ce qu’il voulaient avoir au début et sa va être a recommencer dans 5 ans.

    Dans le fond cette discussion qu’on a entre nous 2 depuis 2 semaines ne sert à rien. Moi tous ce que je veux c’est pour ce conflit ce règle sans que les étudiants ce fasse fourré comme c’est arrivée pour plusiuers autres avant eux. Si tu ne comprends pas cela, ce n’est pas mon problèmes, fait des recherches sur d’autres grève, que se soit étudiantes ou pas, et tu vas voir que c’est bien rare que ceux qui sont en grève gagne tous ce qu’il revendique. Je suis très impressionné par le movement étudiant, mais là, c’est le moment de trouver des solutions pour regler le conflit avant qu’il soit trop tard.

  • 3 avril 2012 · 18h09 Martin Rioux

    J’ai deux petite questions à poser a tous ceux qui support les étudiants.

    1- Si le gouvernement liberal aurait parler du hausse des taux de scolarités de 75% sur 10 ou 20 ans, est-ce que vous en auriez fait tous un cas comee vous le faites en se moment?

    2- Si le même projet aurait été mentionné par Pauline Marois ou par tous autres chef de parti provinciale, est que vous auriez chialer de la même façon?

    Je suis vraiment curieux de savoir si la situation aurait été pareil si on change quelques élements dans le conflit.

    • 3 avril 2012 · 20h22 Jean-Félix Chénier

      @Martin: les «si» mangent les «rais».
      Et plus je vous lis, plus je suis favorable à la plus grande accessibilité possible aux études, et surtout à l’éducation continue. Je vous suggère d’ailleurs de lire plus – des romans, des essais – ça favorise une meilleure connaissance du français…
      Bon pour les questions. 1- Je dirais que je suis pour l’accessibilité. Si le gouvernement Charest ou un autre AVAIT hausser les frais selon le coût de la vie, sa hausse n’aurait pas susciter une telle mobilisation. C’est le «choc» de la hausse pendant que les «amis» du régime se graissent la patte qui ne passe pas… On frappe sur les petits et leurs parents de la classe moyenne pendant que les gros contributeurs à la caisse du parti rient jusqu’à la banque ou jusque dans les îles des paradis fiscaux… Le contexte était favorable à ce qu’une réelle colère émerge. Charest n’a fait que l’alimenter par ses décisions connes et sa corruption endémique qu’il se refuse de nettoyer sérieusement.
      2- Si le même projet AVAIT été initié par un autre parti, la colère aurait peut-être été moindre, mais cela dépend: ce parti aurait-il été au pouvoir depuis 2003? Aurait-il été aussi corrompu? Entêté?
      Avec des «si», on mettrait Paris en bouteille…

    • 3 avril 2012 · 21h56 le calinours bienveillant

      @rioux

      1. 75% sur vingt ans, ou 3.75% par année c’est encore élevé, mais ça pourrait être un bon point de départ pour négocier.

      2. parmi ceux qui supportent les étudiants dans leur lutte, je n’ai encore vu personne « chialer », alors je ne peux pas répondre à ta question. désolé.

      « Je suis vraiment curieux de savoir si la situation aurait été pareil si on change quelques élements dans le conflit. »

      je peux te confirmer hors de tout doute raisonnable que si tu changes des éléments du conflit, la situation n’est plus pareille. facile, celle-là, martin rioux…

  • 4 avril 2012 · 09h33 jean-claude bourbonnais

    Vous êtes dans le champ. Dans le champ de plus en plus fréquenté de l’inconnaissance universitaire. Vous faites quoi, sur ses bancs d’école? N’avez-vous donc aucune notion d’histoire? La Crise d’Octobre, le FLQ, l’emprisonnement sans mandat de nos artistes et de nos écrivains, certains d’entre eux de mes amis, vous n’étiez pas au courant?
    Autrement plus grave que votre grève tarabiscotée à l’envers d’une vraie démocratie, avec votes à main levée, dans des assemblées clairsemées, une tromperie qui ne vous honore pas et annule quasiment toute la justesse de votre bataille.Un peu à l’image des pouvoirs que vous dénoncez, d’ailleurs. Grosse démagogie de petits gosses mal élevés dans leurs chaumières d’enfants-rois, entre l’ineffable Passe-Partout de notre éducation nationale et son double, votre Passe-Montagne, un monticule d’humilité dans un Himalaya de prétention. Vous allez faire quoi, après votre grande boucane? Rien. Vous allez tranquillement, en faisant semblant d’être tout révolutionnés, vous allez retourner vous avachir, pendant que vos recteurs et administrateurs continuent à régner. À l’UdeM, ils viennent même de lancer une pub, les Grands Prix des Recteurs, ou quelque chose d’approchant. Heille, comme effet déstabilisant, on peut pas dire que votre pow-wow a changé grand chose. Moi, c’est ma colère qui monte d’un cran. Ma colère contre toute cette oligarchie universitaire qui se crisse de nous tous comme de l’an 40, et ma colère contre vous, minuscules révolutionnaires, qui écrivez tout de travers, comme vous pensez, et qui vous vous trouvez beaux et intelligents, en plus. Si je vous aimais moins, je vous déshériterais tous…

  • 8 avril 2012 · 02h02 Sofia B.

    Entre le sympathique et l’ouverture d’esprit de Jean-Félix et l’enragé et le coincé d’esprit qu’est Martin, je crois pouvoir mener une vie plus saine et paisible au côté du premier, d’autant plus que je crois m’y sentir davantage accueillie… Moi qui n’ai pas les poches aussi remplies que les grandes corporations, moi qui n’aurais probablement pas pu me rendre jusqu’à l’université si mes parents n’étaient pas venus au Québec avant ma naissance.

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