Leçon de «chasse» au français

2 février 2012 20h25 · Josée Legault

 

 

Pendant qu’ici, il y en a qui se déchirent la chemise sur une «chasse» aux Anglais imaginaire, en Ontario, Howard Galganov, l’inoubliable activiste et angryphone légendaire (1) – comme ils étaient connus au Québec dans les années 1980-90 – était en cour d’appel aujourd’hui.

Sa nouvelle croisade?

Aux côtés d’un homme d’affaires dénommé Jean-Serge Brisson, Howard Galganov, après avoir été débouté l’an dernier en Cour supérieure de l’Ontario , cherche maintenant en appel à faire déclarer inconstitutionnel le règlement adopté en 2008 par le canton ontarien de Russell.

Un règlement qui, pour tenter d’aider à protéger sa part d’une minorité francophone en déclin, exige de ses commerçants un affichage commercial bilingue anglais-français – un déclin que même la Cour a reconnu.

***

Cette croisade juridique de Howard Galganov est aussi accompagnée d’une campagne dont le slogan aux airs francophobes est «BOYCOTT FRENCH OWNED STORES» – un appel au boycott des commerces appartenant à des francophones.

 

La population du comté de Russell, en passant, est à plus de 60% francophone.

Et alors qu’il se bat en Ontario contre l’exigence d’un affichage commercial bilingue et donc, aussi en français, lorsqu’il sévissait au Québec, il vociférait sur toutes les tribunes que l’affichage en anglais était, selon lui, une question de «respect»… Comme quoi…

Pauvre Ontario. On vous le laisse…

***

Pour fin de mémoire, rappelons qu’avant de déménager en Ontario, ce même Howard Galganov avait sévit plusieurs années ici en se positionnant en pauvre victime, entre autres, d’une Loi 101 qu’il combattait et présentait comme un outil de répression de l’anglais et des anglophones. Le tout, en déversant son fiel dans une émission de radio au ton particulièrement agressif.

Encore aujourd’hui, rendu en Ontario, il aime décrire le PQ et le Bloc comme des «anglo-hating parties». Ou encore, il écrit sur ce qu’il appelle le «French Tribalism and Tyranny of the French Minority in Canada», la «RACIST Province of Quebec», etc, etc.

En 2010, il a «distribué, dans les quelque 5200 boîtes à lettres de la municipalité, un livret unilingue anglophone, de 12 pages lustrées en couleurs, de sa propre création, intitulé : How to wipe-out the Franco Ontarian Language & Culture (Comment éradiquer la langue et la culture franco-ontariennes)»: Source.

 

***

Ça, c’est de la «chasse» au français. De la vraie… De l’acharnement.

Et pourtant, on couvre fort peu la chose ici.

Et voilà comment, encore aujourd’hui, il arrive aux francophones d’avoir à subir de la francophobie, des insultes et des affronts aussi grossiers. Chapeau pour leur courage, leur dignité et leur détermination.

Il serait peut-être temps qu’on s’y intéresse ici, aussi.

Imaginez un instant si l’inverse se passait au Québec – ce qui n’est PAS le cas – et qu’en quelque part, disons, les Cantons de l’Est, là où il y a une forte minorité anglophone, un francophone quelconque appellerait au boycott de commerces appartenant à des anglophones ou encore, ferait circuler un pamphlet demandant l’éradication de la langue et de la culture anglo-québécoise…

Vous pouvez être certains que des médias de partout à travers le Canada se bousculeraient pour venir couvrir une telle démonstration d’intolérance et de xénophobie parce qu’elle se passerait ici, au Québec…

Ah… Mais j’oubliais… Toutes ces questions sont maintenant ringardes et dépassées, n’est-ce pas?…

 ***

(1) Pour des extraits du «documentaire» sur le phénomène des Angryphones, voir aussi ici et ici.

***

 @ Photo: H.G.:  Archives, Radio-Canada

 

 

 

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 70

  • 2 février 2012 · 22h02 Serge Gingras

    Ce qui me sidère dans toute cette saga antifrancophone est que ce type respire encore en liberté.

    Comment se fait-il qu’il n’ait pas été accusé depuis longtemps d’incitation à la haine.

    N’y a-t-il pas une loi contre ce comportement raciste, peu importe la cible? La francophobie est-elle acceptable au Canada? Il me semble que le Code criminel couvre bien ce crime de haine et d’incitation à la violence psychologique.

    Qu’attendent les bons fédéralistes francophones et francophiles pour monter aux baricades juridiques? Si un séparatiste porte le flambeau, on aura beau jeu de l’attaquer. Mais un fédéraliste reconnu… Ce serait du gâteau, non?

    J’en perd mon latin. :-(

    • 9 février 2012 · 15h28 Michel

      On peut dire la même chose pour plusieurs au Québec avec leur Anglophobe. Lorsqu’il est acceptable ici, nous ne pouvons pas enforcer à l’extérieur ce qu’on fait nous même.

  • 2 février 2012 · 22h04 Jean-Pierre Gascon

    Le « plusse meilleur pays du monde » nous offre la meilleure destinée « mondialiste » rocanadian.
    On nous réserve sans coup férir notre place au Paradis des peuples disparus, quelle meilleure divine destinée pourrions-nous souhaiter au peuple québécois ?

  • 2 février 2012 · 22h33 Nicolas Robitaille

    J’en suis de plus en plus convaincu. Loin d’être une tare, l’implacable logique de la double solitude est ce qui garde ce pays entier. On peut oublier que l’autre existe la plus part du temps, on se fait croire que les règles de la fédération sont ce qu’on pense qu’elle sont, et les hurluberlu comme ce Galganov (ou l’ensemble des commentateur du National Post) peuvent haïr tranquillement sans que personne ne s’inquiète…

  • 3 février 2012 · 06h40 Claude Perrier

    Y a-t-il vraiment lieu de se faire du mauvais sang, de s’offusquer ou encore d’en perdre l’appétit lorsque l’on tombe sur un mentalement déséquilibré du genre Howard Galganov? Un enragé abyssalement défavorisé par la nature du côté de la matière grise? Un obscurantiste retardataire seul à avoir le pas dans sa marche en solo?

    Ce Howard Galganov ne représente personne sauf lui-même, et encore…

    Partout où il a sévi jusqu’à présent, il n’a eu aucun appui. Au mieux, ici et là de toutes petites poignées d’ivraie l’ont appuyé, sans plus – et peut-être même par erreur ou distraction, allez donc savoir…

    Ne nous laissons pas aller à extrapoler à propos de ce qui «pourrait se passer si» ou de ce qui «arriverait advenant le cas où» – et de la sorte voir au delà d’un cas sévère de dérangement mental à l’égard duquel même la psychiatrie de pointe serait vraisemblablement incapable de faire quoi que ce soit.

    Un cas aussi lourd devrait être interné. Dans une pièce bien capitonnée et le sujet prudemment emballé dans une camisole du type de celles que Harry Houdini était seul à savoir comment se libérer…

    • 3 février 2012 · 14h25 P. Lagassé

      Il n’en reste pas moins qu’au Québec, malgré qu’on taxe le mouvement souverainiste d’intolérant et xénophobe, qu’on n’a pas encore rencontré l’équivalent québécois.
      Et si cela se produisait, lui donnerait-on une tribune radiophonique ?

    • 3 février 2012 · 16h01 Claude Perrier

      Le «cas» Galganov, à mon avis Monsieur Lagassé, est un «cas» de dérangement cérébral avancé et probablement irrécupérable depuis des décennies.

      Le sujet s’acharne, ici, sur la langue française.

      Comme un autre qui serait accablé d’une affliction du même type pourrait pour sa part parcourir le voisinage armé d’un sécateur et tailler à ras les haies et arbustes de tout le monde. Ou encore klaxonner un bon coup à 1h00, deux bons coups à 2h00, trois bons coups à 3h00 et ainsi de suite…

      Le «cas» Galganov a fort peu à voir avec la francophobie. Du moins avec une véritable et réfléchie aversion ou haine de la langue française. Et pas davantage à voir avec la politique. Le sévère handicap mental que nous constatons ici aurait tout aussi bien pu transformer le sujet en collectionneur invétéré de cure-dents multicolores et de formats rigoureusement déterminés quant à leur longueur et épaisseur.

      Et si un «cas» du genre devait un jour se présenter chez un Québécois francophone, une chambre bien capitonnée et le même truc dont seul Harry Houdini pouvait se déprendre devrait être très sérieusement envisagé à l’égard de ce nouveau malade.

  • 3 février 2012 · 06h40 Gilles Bousquet

    Ce M. Galganov, sans le savoir, est un excellent ami des séparatistes, des souverainistes, des indépendantistes québécois « tous des synonymes ». S’il y en avait plus comme ça, le OUI à la séparation, à la souveraineté, à l’indépendance du Québec, prendrait du mieux et pourrait même dépasser le 60 %, chiffre sécuritaire pour la réalisation de l’affaire.

    Les camps extrémistes gonflent les camps adverses, jusqu’à la guerre des clans où ils s’éliminent les uns les autres. Voir : Guerres.

  • 3 février 2012 · 10h04 David de Pouilly

    Vous ne comprenez pas qu’il utilise vos tactiques contre vous. C’est une blague.

  • 3 février 2012 · 11h15 marc andre

    Quand M. Howard Galganov aura utilisé l’ensemble des recours juridiques ! Qu’est-ce qu’il va avenir de sa passion morbide! Pour le moment M. Galganov cultive une francophobie et donne une certaine légitimité à son discours quand la justice prend en considération sa demande.

    Nos braves politiciens de la fédération canadienne font quoi pour défendre le fait français au Canada ?

  • 3 février 2012 · 12h45 avançons

    J’ai de la difficulté à émettre un commentaire tellement je suis choqué que ce personnage puisse s’exprimer de la sorte.C’est du racisme pur et simple.Aussi ficieux et insidieux que de l’antisimétisme.

    • 3 février 2012 · 14h32 Josée Legault - Voix publique

      Normalement, qu’il y ait un colloque sur le Québec, parmi d’autres, qui soit tenu à Toronto, en soi, dans le monde de la science politique, serait tout à fait dans l’ordre des choses.
      Dans les années 90 et 2000, de Meech en passant par le référendum et le Plan B du fédéral qui a suivi, il y en avait aussi un peu partout à travers le Canada, DONT au Québec.
      Par contre, ce qu’il y a de plus révélateur dans ce texte est ce passage:

      «Pour le directeur du GRSP, le politologue Alain G. Gagnon, la seule façon d’intéresser les Canadiens anglais à la question du Québec, c’est d’en parler en anglais. «On aurait tenu l’événement à Montréal en français et on n’aurait eu aucune répercussion à l’extérieur du Québec, a-t-il indiqué.»

      Puis encore ceci:

      «Ce qu’on constate depuis plusieurs années — et les derniers mois sont assez révélateurs aussi —, c’est que la place du Québec au sein du Canada s’effrite de plus en plus. L’intérêt pour les questions québécoises, pour tout ce qui émane du Québec, est de moins en moins fort», a fait observer Alain G. Gagnon.»

      Et tout cela est rigoureusement exact. Ce désintérêt pour le fameux «What does Québec want?», je l’observe moi-même depuis des années et y ai consacré quelques chroniques en français et en anglais.
      Dans le ROC, on est passé de «What does Québec want?» à un très évident «Who cares!»..

      Pourquoi?

      Les facteiurs sont certes nombreux, mais le principal, sans exclure les autres, est la baisse constante depuis le dernier référendum de ce qu’on appelle hors Québec, le «separatist threat» (la menace séparatiste).

      Le Bloc est maintenant réduit à 4 députés et le PQ, depuis 15 ans, met la priorité sur autre chose que son option.
      À Ottawa, le Plan B post-référendaire et la Loi dite sur la clarté a rassuré les chaumières du ROC. Mais aussi, et surtout, le silence du PQ. Sans compter les difficultés électorales de celui-ci depuis 2003 et l’arrivée maintenant de la CAQ, un parti qui enterre autant le fédéralisme renouvelé que la souveraineté.

      C’est en grande partie cette dynamique politique qui explique le désintérêt grandissant du ROC pour la «question» du Québec.

      .

    • 3 février 2012 · 14h42 Josée Legault - Voix publique

      Et dans cette «dynamique» post-1995, ajoutons le silence du PLQ sur la question constitutionnelle suite au «traumatisme» politique des échecs de Meech et Charlottetown. – une question constitutionnelle qui, dans les faits, est verrouillée à quadruple tour depuis ces mêmes échecs par crainte de déboucher à nouveau sur un échec qui pourrait alimenter l’option souverainiste, etc… Et ce, autant au PLQ, qu’à Ottawa et dans le reste du pays. Même chose aujourd’hui pour la CAQ…

  • 3 février 2012 · 14h48 Josée Legault - Voix publique

    Sur le sujet du billet, il est intéressant de noter que sur twitter, ce texte a reçu plusieurs commentaires positifs venant du Québec, mais aussi de la part de francophones hors Québec dont la réalité est très souvent, trop souvent, passée sous silence ici.

    • 3 février 2012 · 14h55 Josée Legault - Voix publique

      Et un sujet trop souvent passé sous silence ici autant chez les fédéralistes, que chez les souverainistes et les «ni-niistes» de la CAQ…

  • 3 février 2012 · 15h11 Jean-Pierre Gascon

    Galganov ne représente-t-il pas la majorité silencieuse rocanadian ?

    Rappel d’un son de cloche tout récent aux intéressés:

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-debilinguisation-canadienne-en-marche/11136/

    • 3 février 2012 · 16h44 Claude Perrier

      Howard Galganov ne représente personne d’autre que lui-même, et encore cela est-il assez incertain, Monsieur Gascon.

      Si vous désirez en savoir davantage sur mon appréciation de ce «cas», vous pouvez lire mon commentaire publié plus tôt ce matin, lequel est suivi de quelques mots de Monsieur Lagassé, puis d’un complément d’information de ma part.

      Pour le cas où la chose pourrait vous intéresser le moindrement, bien entendu…

    • 9 février 2012 · 08h14 Victor Beauchesne

      Pas plus que vous et vos diatribes anti-ROC ne représente les Québécois.

  • 3 février 2012 · 15h58 Catherine Voyer-Léger

    N’empêche que quand Dutrizac s’interroge sur l’accent anglo de certains élus de la Ville de Montréal, il déraille. Ce n’est pas faire honneur à qui que ce soit de faire comme s’il y avait pas des cons qui sévissaient au Québec.

    Cela dit, l’Ontarienne en moi vous remercie d’attirer l’attention sur ses problèmes. ;)

    • 3 février 2012 · 17h59 DanielM

      @Catherine Voyer-Léger
      Loin de moi l’idée de défendre Dutrizac, je passe mon temps à chiâler contre lui, mais par souci d’objectivité, vous devez préciser que si Dutrizac s’est permis cette pointe sur le fait que la personne mélangeait le féminin du masculin et que c’était incompréhensible, c’est parce que des gens ont fait de même pour Louise Harel en dénonçant sa maîtrise de l’anglais.

      Il l’a clairement énoncé lors de son émission et j’invite les gens à l’écouter en ligne pour se faire une idée plus juste.

    • 3 février 2012 · 21h32 Josée Legault

      Merci Catherine!

      Pour ce qui est de B. Dutrizac, je comprends que cela puisse créer cette perception, mais comme le note DanielM dans son commentaire, il est vrai que ce midi, il a été très clair quant à la raison pour laquelle il disait ce qu’il disait.
      Quant à Applebaum, quel que soit la langue dans laquelle il s’exprime, le fait est surtout qu’il représente le vide abyssal de cette administration Tremblay – un désastre qui s’entête…. Et menacer de poursuivre la chef d’un autre parti, c’est le bouquet.
      Bonne fin de soirée!

  • 3 février 2012 · 16h17 Claude Boucher

    Je viens à peine de lire votre entrée de blogue que j’apprend qu’un autre des dinosaures des années 80, Wild Bill Johnson ressort des boules à mites pour militer au sein de la CAQ! J’espère que vous saurez rappeler à notre mémoire les principaux faits d’armes de cet individu à l’intention des plus jeunes de vos lecteurs ;)

  • 3 février 2012 · 16h30 Claire Thibaudeau

    Banaliser ce que Howad Galvanov clame haut et fort et penser que c’est un déséquilibré mental sans protester c’est ouvrir grande la porte.Oui il faut réagir car plusieurs pensent comme lui.

    • 3 février 2012 · 17h03 Claude Perrier

      Bonjour Madame Thibaudeau! Je pourrais bien sûr me tromper en considérant que le «cas» Galganov se résume essentiellement à une question de santé mentale. Après tout, je ne suis pas psychiatre.

      Mais, vous me permettrez de vous signaler que ce brave homme a entamé sa «carrière publique» en lançant des cercueils sur la pelouse de l’ambassade soviétique au cours des années 1960…

      Alors, je me réserve la possibilité (apparemment légitime selon ce que je constate) de soupçonner un certain déraillement entre les oreilles du brave homme en question.

    • 3 février 2012 · 17h58 Dominique Frappier

      Cet homme est financé, il sait comment ramasser de l’argent. Je me souviens de son organisation C-PAQ à l’époque et de son émission diffusée sur la station AM CJAD Montreal, qui appartenait à l’époque à Pierre Arcand, le frère de Paul, qui est maintenant ministre dans le gouvernement Charest.

      C’était après le référendum et j’écoutais son émission à tous les jours. Ne faites pas la gaffe de rester indifférents devant la haine qu’un tel personnage peut distiller. C’est payant pour lui, c’est son filon, c’est comme ça qu’il amasse des fonds.

      Arrêtez de dire que c’est pas grave, qu’il ne s’agit que de «jambons» qui devraient se faire soigner car si on se fait assimiler par des jambons, on va devenir des jambons nous aussi!

      Étant franco-Ontarien de naissance (mais au Québec depuis 1978), je peux vous dire que ce gars a des appuis. Regardez la qualité de ses publications. Ça prend de l’argent pour tout ça.

      Qui finance ses avocats pour plaider ses conneries croyez-vous!

  • 3 février 2012 · 16h46 Jack

    Wow Josee
    Merci beaucoup pour votre service public! Le fait que vous donniez cet espace mediatique a quelqu’un qui est evidemment malade montre votre desespoir politique. Si le Mirror commencait a citer le RRQ ou Vigile comme representant d’une tendance Francophone quelle seraitt votre reaction ?
    Un exemple aujourd’hui dans le Vigile…… »L’anglicisation du Saguenay! » Je suis serieux!
    Howard Galganov est ton creation.

    • 3 février 2012 · 22h12 Pierre Bouchard

      Ni Vigile, ni RRQ ne demandent le génocide culturel du West Island ni le boycott des grandes surfaces au nom anglais.

      Comparaison n’est pas toujours raison, n’importe quoi!

  • 3 février 2012 · 17h23 Serge Gingras

    M. Galganov a causé des centaines de milliers de dollars en frais judiciaires à la communauté.

    Lors de sa dernière frasque, lui et son complice, un franco-Ontarien de l’Outaouais, ont été condamnés à rembourser les frais de la défense. Ils sont allés en appel car il ne veulent pas payer. Causer du domage, ça ils sont pour. Payer les pots casser, minute papillon. Ça n’est pas au programme. Son complice a lui aussi une araignée dans le plafond. Qui se ressemble s’assemble?

    Galganov est un anglophone, qui parle le français et qui se défend d’être francophobe. Alors pourquoi cet acharnement? Il veut sauver la langue anglaise, menacée au Canada par ces francophones du diable.

    Je défends le droit de parole, le droit à la dissidence, mais la francophobie…

  • 3 février 2012 · 18h05 Claire Thibaudeau

    M Perrier.
    Plusieurs deviennent mentalement malades quand on parle du français.De là il faut considérer que plusieurs se réjouissent d’entendre pareille opinion.
    Que cet individu soit malade, je pense que d’autres le sont et le deviennent davantage en entendant pareil discours.
    Le défendre l’excuser : non.

    • 3 février 2012 · 18h38 Claude Perrier

      Défendre Howard Galganov? L’excuser?

      Pfffiooou…! Certainement pas!

      Ce n’est pas parce qu’il est, selon toutes vraisemblances, complètement et irrécupérablement cinglé qu’il faut songer une toute petite seconde à le défendre ou à l’excuser. Du tout.

      Plutôt, une chambre bien capitonnée et une bonne camisole. Voilà ce qu’il faut au brave homme qui peut lancer des cercueils comme d’autres font du jogging…

      Et surtout, ne pas croire qu’il puisse être représentatif de qui que ce soit – sauf possiblement une poignée d’autres «cas» lourds que l’on pourrait peut-être trouver en cherchant…

      Des francophobes, évidemment que ça existe. Mais Howard Galganov est d’abord et avant tout un siphonné qui vit dans un monde à part. Après le pitchage de cercueils sur le terrain de l’ambassade soviétique à Ottawa, ça aurait pu être une toute autre obsession maladive qui se serait déclarée dans sa caboche.

      Une chambre capitonnée, et ne perdons pas trop de temps encore sur ce «cas».

  • 3 février 2012 · 18h47 Claire Thibaudeau

    N’oubliez pas M Perrier que les francophobes aiment bien ces discours.
    André Arthur est provocateur il se moque à sa façon des francophones surtout des souverainistes.
    Et il a ses fans.A chacun ses déséquilibrés.

    • 3 février 2012 · 19h13 Claude Perrier

      Vous avez hélas raison, Madame Thibaudeau.

      Il y aura toujours des déséquilibrés pour ériger en héros d’autres déséquilibrés. Mais ça, nous n’y pouvons rien.

      Bonne soirée!

  • 3 février 2012 · 19h45 Claire Thibaudeau

    Et oui M Perrier.
    Des déséquilibrés hélas deviennent pour certains des héros et pour d »autres des zéros.
    Bonne soirée à vous.

  • 3 février 2012 · 19h58 Pierre Bouchard

    Galvanov n’est non seulement un raciste mais un fasciste d’obédience nazi!

    Car écrire:How to wipe-out the Franco Ontarian Language & Culture ou BOYCOTT FRENCH STORES relève du début des premières pratiques du régime nazi contre les juifs d’Allemagne, la différence en ce qui concerne Galvanov c’est que celui ci contrairement à Hitler n’est pas au pouvoir. Galvanov devrait être poursuivi en justice par des organismes québécois et francoontariens. Il y va de -L’incitation à la haine-.
    Cette mention n’est pas inscrite dans les chartes?

    La considération des Québécois, des francoontariens et Acadiens dans ce pays légal est hostile ou passive indifférente tant qu’elle se peut de la part des anglophones.

    La gouvernance souverainiste si elle est articulée dans une dialectique forcément évolutive vers le pays pourrait être efficace en autant que la direction péquiste y croit et en premier lieu P.Marois. Quant à la question du caractère désuet des collectivités nationales, culturelles et linguistiques. Qu’on en parle aux francophones Wallons et aux Flamands en Belgique qui se déchirent activement ou plus passivement sur ces questions.

    Sur la jonction de deux mots composés, il n ya plus de trait d’union selon le correctif de l’orthographe. Cela fait drôle francoontarien d’un seul jet c’est vrai.

  • 3 février 2012 · 20h18 Pierre Bouchard

    Galvanov n’est pas cas isolé. Il représente des groupes de gens résolument francophobes au Canada, n’oublions pas que le syndrome du vainqueur habite l’habitant angloaméricain du Texas en Alberta en passant par le middle west, la Nouvelle Angleterre et l’Ontario d’avoir su chez l’anglophone nord américain disposer des amérindiens et des frenchies sur le continent. Ne parle t-on pas chez les historiens américains pour parler de la guerre de 7 ans qui a mis fin à la Nouvelle France de -french and indian war-.

    Un continent qui parle presque exclusivement anglais à part le phénomène Québec et la réussite relative des hispanos à se faire entendre partiellement dans le sud ouest des États-Unis rappelle l’intimidation d’une trop grande force majoritaire.

    Je prends le contre pied de monsieur Perrier qui enlève toute réalité politique et sociale à la campagne de haine de Galvanov. Réduire la personne de Galvanov à un état de pathologie mentale est facile. D’autant que la folie personnelle n’est jamais que miroir déformant d’une humanité distordue voué à ses turpitudes à sa prédation d’animal intelligent obsédé par le pouvoir. Dit autrement, une humanité trouble qui a pratiqué et qui pratique la dominance par féodalités ou capitalisme outrancier donne son essence impérialiste qui sème à tout vent. Galvanov est issu de cette humanité de prédateurs voraces, ce n’est pas un oiseau noir si isolé.

  • 3 février 2012 · 22h43 Gilles Ouimet

    Étrange, en fait pas si étrange que ça, que l’on ait pas davantage entendu parler de cette « croisade ». Nos médias seraient-ils trop complaisants? Poser la question c’est y répondre. Sur cette question de la langue qui est le fondement profond de notre existence, nous sommes collectivement tellement mous, accommodants et bonasses que nous en sommes devenus niaiseux.

    • 5 février 2012 · 13h43 Roberto Vital

      Les médias l’ignorent parce que c’est un marginal sans influence à l’extérieur de son groupe restreint de gens sérieusement malades.

  • 4 février 2012 · 07h40 michel asselin

    M.Perrier voulez-vous svp arrêter de défendre l,indéfendable, en minimisant les effets des attaques galvanoviennes,,vous vous faites un « complice  » des rocanadians qui pour la plupart pensent comme lui, Je sais bien, c’est plus fort que vous…le grand Canadian

  • 4 février 2012 · 09h29 Réjean Asselin

    Voyons !

    Nous savons tous et toutes que l’assimilation totale des francophones à la culture anglo-saxonne serait la cerise sur le sundae fédéraliste et canadian !

    L’agenda est caché évidemment mais en très bonne forme et plus présente que jamais !

    Lord Durham n’ avait pas prévu une telle résistance du peuple québécois mais cette résistance s’ affaiblie de génération en génération !

    Prenons comme exemple l’insignifiant Star Académie et nos futurs « veudettes  » qui chantent en anglais dans un concours qui est sensé faire la promotion de la chanson francophone ! La presse anglophone s’ est empressée de faire la danse du « bacon  » quand les responsables ( ou irresponsables ) de cette grande émisson de « vâriétttté  » ont dit du bout des lèvres qu’ il serait préférable que nos petits chanteurs et chanteuses s’ en tiennent a des chansons francophones !

    En avez-vous entendu souvent des chansons francophones dans les prestations des artistes anglophones chez Canadian…idole…..!!!!!

    Pauvre Québec !

  • 4 février 2012 · 10h03 Paul Verreault

    Je ne suis pas entièrement dans le sujet mais j’aimerais souligner qu’un ancien Président d’Alliance-Québec appuie le Parti de « L’Égo-qui-rêve-de-devenir-le-P.D.G.- du-Québec » avec la *CouAQ*. Rebello doit bien applaudir cette acquisition qui permettra sûrement d’accéder à l’Indépendance du Québec et à un Québec français un jour. Je veux signaler enfin que cela révèle la vraie face fédéraliste et fédéralisante à tous crins de ce Parti.

  • 4 février 2012 · 10h27 Deshayes

    Les Québecois sentent et savent instinctivement qu’ils ne sont pas les bienvenus quand ils dépassent la frontière de l’Ontario. Ça paraît dans leur face. Le language du corps!

    Alors, les québecois traversent plutôt la frontière américaine où ils sont bienvenus.

    C’est la décanadiannisation du québécois. So what!

    J’ai déjà été dans des rencontres professionnelles pan-canadiennes. Soyez certain qu’il n’y a pas de mixité. Les anglos sont tous du même côté de la table et les francos de l’autre.

    D’après mon expérience personnelle vécue dans l’ouest manitobain, les anglos ont toujours besoin de bouc émissaire. Au Canada, ce sont les francophones et aux États-Unis, ce sont les noirs. Ils ne vivent pas sans cela. Certains anglos québecois ont aussi cette tendance derrière des portes closes.

    Nous n’avons qu’à bien nous tenir sur nos deux pieds, avoir du caractère et de la force mentale. Les anglos savent très très bien ce que c’est le racisme, ils sont prompts à nous accuser de racisme. Ce n’est qu’une projection sur nous de leurs propres défauts.

    Je ne suis pas surpris outre mesure par les divagations de ce zouin-zoin.

    Il ne faut pas faire les vierges offensées dans ces dossiers. On n’a qu’à consulter les blogues du Globe and Mail, et j’oserais dire du Financial Post, pour voir la diffamation, le déchaînement et la haine qu’on entretient sur le Québec et les québecois. Surtout sur les articles rattachés au façon de faire des québécois. Vous serez estomaqués. Vous constaterez que c’est un mal rampant, enraciné dans le sous-sol du ROC, très très très répandu.

    Don Cherry est du même acabit.

  • 4 février 2012 · 13h02 Serge Gingras

    J’ai travaillé pendant 36 ans au fédéral, à Ottawa. J’avais des collègues francophones et anglophones. J’ai invité chez-moi, pour des soupers, des exemplaires des deux cultures. Ils étaient tous officiellement bilingues. Je croyais que les deux groupes se mèleraient, comme le fait une mayonaise. J’ai dû déchanter après de nombreuses tentatives infructueuses. Eventuellement, les anglos s’agglutinaient aux anglos et les francos aux fracos. Il n’y avait pas de mixité spontanée. Ils étaient tous séparatistes, inconsciemment. Pas par méchanceté, pas par haine, mais par manque d’atomes crochus. J’ai dû me résigner à inviter les deux groupes séparément.

    S’il n’y a qu’un seul anglo parmis un groupe de francos, le mariage se fait. Mais dès qu’il y a une masse critique, les atomes se séparent. C’est triste, mais c’est comme ça. Où, comme le chante Martin Léon :  » C’est ça qui est ça!  »

    On ne peut forcer les gens à s’aimer.

  • 4 février 2012 · 14h51 Claire Thibaudeau

    M Gingras.
    Ce que vous décrivez est encore actuel.
    Les francophones sont méprisés par les anglophones qui se sentent supérieurs.
    On est loin du bilinguisme.
    Et comme le disait Yvon Descamps, si la situation continue dans peu de temps, particulièrement à Montréal, le français sera de moins en moins parlé et appuyé malgré les petites interventions du Gouvernement provincial.
    Les annonces seront en anglais.

  • 4 février 2012 · 18h59 Gilles Bousquet

    M. Gingras qui a tenté de réunir des francophones et des anglophones. Impossible en principe si nous pernons comme exemple, les simples réunions familiales normales : Les hommes, tous dans le salon à parler de chars et de hockey et les femmes, tous dans la cuisine, à parler de tout le reste.

    • 5 février 2012 · 14h12 Jean-Pierre Gascon

      Il y a des zouin-zouin chez tous les peuples. Est-ce là, M Bousquet, une démonstration de cette réalité que vous tentez de faire par vos propos toujours aussi révélateurs ?

  • 5 février 2012 · 09h30 Michel Bradette

    Pour reprendre une expression d’enfance: »Celui qui le dit,celui qui l’est ».Il faudrait aussi parler de Don Cherry qui sévi à la CBC et qui a une bien plus grande audience que ce twitt-là. Si nous avions la meme chose au Québec,j’entend déjà le tollé des anglos sur notre intolérance et notre racisme vis-à-vis eux les anglos. L’utopie du bilinguisme ne s’est jamais aussi bien portée que maintenant. Ici au Québec c’est loin d’etre une utopie,c’est une réalité!

  • 5 février 2012 · 13h39 Roberto Vital

    Je suis membre de la communauté anglophone. Il est important de savoir POURQUOI monsieur Galganov a quitté le Québec pour l’Ontario. Il se plaignait les Anglophones refusaient de le suivre dans sa croisade contre les lois linguistiques. Il les a traité de vendus, et se trouvait isolé au Québec, ridiculisé par les Francophones, et isolé par les anglophones qui lui reprochaient son absence de nuances, et sa détermination à donner un mauvais nom aux anglais, principalement aux moins-de-40-ans, qui eux, ont décidé d’être bilingue et de s’adapter. Qu’une poignée de radicaux aient décidé de le suivre ne représente pas notre communauté. C’est comme dire que Gilles Rhéaume est le reflet de la francophones du Québec…

  • 5 février 2012 · 14h39 michel asselin

    Mais non, M.Bousquet tente de minimiser l’effet Galganov tout comme M.Perrier pour ne pas réveillé l’Âme séparatiste des porteurs d,eau.., au cas ou l’archétype Berserker réveillerais le verseau « porteur d’eau  » Il ne faut pas réveiller une souri qui dort…c’est tellement dangereux,,n’est-ce pas M.Bousquet ?

  • 5 février 2012 · 17h42 Gilles Bousquet

    M. Asselin, nos ancêtres ont été des porteurs d’eau mais, nous, anciens Canadiens-français, devenus Québécois bilingues et multiethniques, ça fait quelques années que nous ne le sommes plus.

    M. Gascon, j’ai un faible pour le PQ de Mme Marois, qui tente de changer la vieille recette du PQ qui a réussi à améliorer le sort des Québécois, dans le Canada, mais pas à l’en sortir. J’espère qu’elle réussira un Québec souverain avec une association canadienne, seule option qui pourrait réunir une solide majorité de Québécois.

  • 5 février 2012 · 19h44 gervais fillion

    humm!
    jai rien entendu parler de ses commentaires sur R-Can ou TVA ???
    pour moi s’est un clone ce gars la,,du gars qui est habillé en carotté sur la CBC…qui mange du franco.Vas-y mon quebecois,,vote pour les Reforms comme a Quebec.
    G

  • 6 février 2012 · 09h04 Réjean Asselin

    Monsieur Bousquet n’ a plus qu’ un FAIBLE pour Pauline Marois, lui un grand défenseur de la madame il y’a quelques semaines !

    J’ai l’ impression M. Bousquet que vous trouverez enfin la famille idéal pour vous chez la CAQ ! Legault vous attend et votre place est garantie…..ne vous en faite pas !

  • 6 février 2012 · 10h13 André Labelle

    Depuis les déboires du BQ aux dernières élections fédérales et en tenant compte des luttes instinales et fratricides du PQ au Québec, le ROC a inteprété ces faits comme la disparition de la menace québécoise. Le ROC est donc à «bisiness as usual». Le ROC s’en tient donc à ses seuls intérêts.

    C’était prévisible.

    Mais n’oublions pas que les tisons sont toujours présents. Le temps et la rancoeur du ROC attiseront la braise et la flame renaîtra aussi sûrement que demain le soleil se lèvera à nouveau. Tant que le Québec existera il en sera ainsi.

  • 6 février 2012 · 15h58 Serge Gingras

    Pour que des tisons soient utiles il faut alimenter le feu, y jetter du bois. Souffler sur des braises sans qu’il y ait du nouveau combustible ne fait qu’accélérer la fin.

    Je souhaite l’addition de nouveau combustible, mais d’où viendra-t-il?

    Trop de nos nouveaux artistes en herbes se lance dans la chansonnette anglaise, espérant sans doutre faire carrière aux USA. Le marché est tellement grand.

    Si les artistes abandonnent le navire je ne donne pas cher de notre peau. Les artistes sont les baromètres de la société. M. Parizeau l’a bien souligné chez Marie-France Bazzo. Pas d’artistes… Mauvais signe.

    • 20 février 2012 · 14h08 gisele

      Un possible tison: Harper… Voyons combien de tisons il faudra…

  • 6 février 2012 · 16h36 Carl Bilodeau

    Mme Legault,

    Venez donc vivre quelques mois à Hudson au Québec dans l’ouest de Montréal. Mes enfants y sont traités par la majorité comme une race inférieure. Le francophone suscite pour la majorité ici un dégout profond qu’en enseigne de père en fils et de mère en fille.

    Ces gens parlent pourtant un bon français pour la plupart. Peut-être même en côtoyez vous dans votre vie professionnelle. Mais dans leur quartier, dans leur vie intime ils se dévoilent. Ils sont persuadés et ils persuadent leurs enfants que le crime n’existe que dans les villes francophones. Ils se font soigner en Ontario, vont voir le hockey et les musées à Ottawa.

    Si vous désirez que vos enfants y fréquentent des anglophones pour apprendre l’anglais alors 1 parent sur 5 acceptera et ne vous faites pas d’illusion votre enfant à compté de 8 ans entendra chaque jour la haine du francophone de leur enfant:

    - Si jamais tes parents sont séparatistes jamais plus je n’aurai de respects pour eux.
    - Je ne veux pas donner ce nom à ce personnage vidéo car c’est trop francophone et je déteste ce qui est francophone.
    - etc, etc

    Dans un groupe de jeunes ils entendront systématiquement de quelques uns chaque jour à haute voix devant tous:

    - Je déteste les francophones.

    Dans les terrains de jeux ou pendant les activités sportives des parents donnent à haute voix leur opinion sur le Québec et les francophones. Des enfants de ces parents s’ils se font parler en Français sur le terrain de jeux dans la même équipe répondent: stop this, fuck you.

    Puisque mes enfants parlent un français rehaussé avec une excellente prononciation (ils font l’école à la maison selon le système scolaire de France et n’écoutent pas la télévision québécoise et ne fréquentent pas de francophones parlant le joual) certains anglophones acceptent que leurs enfants fréquentent les nôtres. Toutefois lorsqu’ils réalisent que nous ne sommes pas Français mais bien québécois francophones la moitié du temps la relation est définitivement coupée pour toujours et même si vous avez gâté leurs enfants et les avez traité avec tous les égards pendant des mois. Au moment d’apprendre que vous n’êtes pas de France ils vous font répéter 5 fois et vous demande si votre épouse vient de France et même quand ils ont compris ils vous font répéter… puis c’est terminé.

    Déménagez dans un secteur anglophone de l’Ouest de Montréal vous comprendrez alors qu’ils ne sont pas dans le même mode que nous. Pour eux c’est la guerre, qu’ils soient d’origine Italienne, Portugaise, Juive ou Canadienne. Nous sommes dans des territoires palestiniens occupés. Plus de 400000 plus radicaux ont quittés et les moins instruits habituellement sont restés.

    Certains vous font une belle façon mais quand ils voient votre grande maison ils en ont des bouffés de chaleurs et ne peuvent alors s’empêcher de vous lancer des insultes incontrôlables sur le Québec, sur les Québécois, sur la langue en faisant référence à Hitler, etc.

    Et les moins tolérants envers les francophones sont habituellement les hommes francophones qui ont épousé une anglophone. Leurs enfants, selon ce que j’ai vu sont dans les rares à ne même pas pouvoir comprendre un peu le français. Même si le père travaille en Français. Évidemment on peut imaginer que beaucoup de francophones quittent le Québec ou délaisse le Français en raison de tous ces gens qui nous ridiculisent à la télévision:
    - Snider
    - Vero
    - Parent
    - les humoristes
    - les téléromans où on parlent comme des attardés.

    Je crois que nous aurions besoin d’une télé série qui couvrent cette aspect du Québec.

    Combe du ridicule, une certaine journaliste souverainiste francophone écrit dans un de leur journaux. Ces journaux assez intolérant envers les francophones servent en fait à décourager les anglophones de vivres parmi un peuple de minables et provoquent un fort exode vers l’Ontario. En écrivant pour eux cette journaliste fait l’inverse en venant leur présenter des facettes intéressante de notre peuple. Je vous assure leurs journalistes sont incapables de voir des aspect intéressant de notre peuple.

    Pour ma part je réalise aujourd’hui qu’une entreprise qui porte un nom trop francophone ou, avec une connotation québécoise sera boycotté par la majorité des anglophones. Combien de clients j’ai du perdre par le passé. Même les banquiers s’étonneront qu’on puisse donner une connotation francophone ou québécoise à une entreprise et vous en feront la remarque.

    Pourquoi les québécois francophones ne sont pas au courant de cela? Probablement que comme moi depuis des années ils voient à Ottawa Chrétien, Duceppe nous parler en Français et se disent que les anglophones ne sont plus dans le même mode qu’il y a 30 mais c’est tout faux.

    • 20 février 2012 · 14h05 gisele

      M. Bilodeau,
      Je viens de la même région… je sais ce dont vous parlez! Ça c’est quand on ne se fait pas traiter de « papistes »… Hé oui! On en est encore là: l’opposition par la religion! Et ensuite, ils nous traitent de racistes…
      Mais nous faisons aussi face à un nouveau phénomène: récemment une… amie… Rwandaise me disait que les francophones qui ne pouvaient envoyer leurs enfants à l’école anglaise étaient des citoyens de 2e classe!
      La même personne, quelques semaines plus tard, m’a traitée de raciste parce-que je disais, au sujet d’une idée qui aurait avantagé les universités francophones, que « les anglophones ne seraient pas d’accord »!
      Elle ne me parle plus depuis…
      Pourtant… elle a fait ses études à l’UQAM…
      Il est vrai que son « copain anglophone » vient de l’est d’une région francophone de l’Ontario! Et qu’elle n’est pas papiste!
      Par ailleurs, à celui qui disait que le bilinguisme « coast to coast » était un irritant pour les Canadiens anglais. C’est vrai. Mais ils ne devraient pas oublier que c’est un des arguments (avec les Rocheuses) que les Trudeauistes ont utilisé pour convaincre les Québécois de rester au Canada! Hé puis… entre vous et moi, il est bien connu que cette loi n’est pas encore appliquée dans sa totalité… après… combien d’années déjà?

  • 6 février 2012 · 16h38 Réjean Asselin

    @Serge Gingras

    Les artistes de Star Académie pour faire la promotion d’ un Québec souverain ?¸

    Les artistes en général n’ ont jamais été aussi frileux au Québec ! Hey ! Pensez-y ! La carrière avant toute chose !!!!

    Oublions la relève de Star Académie dont la plupart ne savent même pas qui est René Levesque !

    Même Vigneault, Ferland et Rivard s’excitent et s’ exposent dans la grosse émisson de « variétéééééé  » bilingue du Dimanche soir a TVA !

    A quand un duo avec Shania Twain et La Bottine Souriante dans une chanson de Shania évidemment !

  • 7 février 2012 · 09h22 Deshayes

    À Carl Bilodeau,

    Je n’ai jamais vécu à Hudson et ses environs.

    Je savais instinctivement que c’était comme tu le décris. Surtout après avoir vécu à Winnipeg durant 4 ans.

    On n’a qu’à aller voir les blogues du Globe and Mail

    • 7 février 2012 · 14h14 Carl Bilodeau

      Jack Layton venait de cette ville. Dans sa tendre enfance il voyait cet accueil qu’on réservait aux francophones dans les commerces et presque partout en ville. Était-il une exception? Humm je n’arrive pas à m’imaginer qu’il pensait autrement que les gens de cette ville.

      Un cinéaste qui viendrait y passer 1 an avec sa famille aurait de la matière pour produire une série qui deviendrait plus populaire que Les Plouffes. Évidemment il faut qu’il ait beaucoup d’entregent afin de ne pas se gêner d’aborder et de fréquenter le plus de gens possible et discuter des heures comme je l’ai fait.

      De même, en tant qu’ancien militaire je me dis que certains de nos officiers francophones devraient écrire un livre sur le sort d’un francophone dans l’Armée royale Canadienne. Pour ma part je suis sorti de cette Armée anglophone principalement en raison de la langue. Je trouve ridicule que les Québécois en votant NON imposent indirectement à des milliers de québécois de vivre en anglais leur carrière militaire et à se faire traiter comme de la merde.

  • 7 février 2012 · 13h29 objecteur conscient

    L’un des mythes les plus persistants au Canada est celui de la cohabitation sereine des anglophones et des francophones.

    Le français, d’un océan à l’autre, fait, au mieux, l’objet d’un agacement teinté de ressentiment et au pire incite à une haine polie mais bien réelle. Au Canada, la langue française et ses locuteurs irrite la majorité de nos concitoyens de langue maternelle anglaise, qui, en conséquence, ne se gênent pas pour dire et écrire n’importe quoi…

    Mais, par dessus le réel malaise éprouvé par cet antagonisme ressenti à l’égard du français, trois choses me laissent perplexe: un, le mutisme de nos élites face à pareil dérapage; deux, le silence des élites anglophones face à de tels affronts; et enfin, troisièmement, et bien que marginal, le relativisme affiché par certains de nos concitoyens de langue française vis-à-vis pareil état de fait…

    Soyons clairs, la démarche de M. Howard Galganov est raciste et relève de l’incitation haineuse, ni plus ni moins, et elle mérite d’être dénoncée comme telle…

  • 7 février 2012 · 14h11 Gilles Bousquet

    M. Asselin, nous Québécois francophones, avoir un faible pour une personne, veut dire, un penchant, une préférence. C’est suffisant pour voter en faveur de la personne ainsi désignée. Ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas changer d’idée si la situation évolue. Je ne suis pas un excessif, pris avec une idée jusqu’à la mort et plus encore..

  • 9 février 2012 · 17h05 Josée Legault - Voix publique

    Et pendant ce temps, aussi en Ontario….

    http://fr.canoe.ca/archives/infos/quebeccanada/2012/02/20120209-162838.html

  • 11 février 2012 · 09h10 Victor Beauchesne

    On assiste ici, encore une fois, à une diabolisation des anglophones du Canada en utilisant Galganov et Cherry comme preuve !

    Si vous pensez soulever le peuple québécois avec de tels exemples, tout en niant que de pareils énergumènes existent au Québec et un peu partout sur la planète, vous vous trompez. Si l’existence de Galganov et de Cherry était une raison de faire sécession du Canada, il y a longtemps que ce serait chose faite. Entretemps continuez de vous auto-flageller entre vous sur vos blogues si cela vous réconforte dans vos idées préconçues.

  • 16 février 2012 · 18h13 michel

    Le chap 4 de
    Un passé, un destin ou l’avenir d’un peuple : L’intégration à la langue française, fondement d’un peuple; l’Étrinte d’une Confédération
    Auteur : Michel Pa
    Éditeur : APPELANT, L’ (2010)
    ISBN : 9782981220516
    disponible UQUAM coop
    traite de cela

  • 20 février 2012 · 12h49 gisele

    S’il est vrai que des Galganov, il en existe sans doute des centaines et même parmi les Québécois francophones, ils ne prennent pas tous la parole aussi ouvertement…
    Le problème ici, c’est que non seulement il prend la parole, non seulement il peut se présenter en cour mais que les journaux du Canada anglais ne s’élèvent pas tous contre lui.
    Je me demande aussi pourquoi il n’est pas poursuivi pour propos racistes? Quelle serait notre réaction et celle des journaux anglophones s’il publiait «Boycott Jewish owned stores» et «How to wipe-out the Jewish Language & Culture »? IL y aurait un tollé général partout au Canada et même dans le monde. Alors, pourquoi pas pour la communauté Franco Ontarienne?
    Si un tel phénomène se passait ici, si un francophone faisait la même chose, TOUS les journaux, TOUS les journalistes et commentateurs de la télévision, TOUS les partis politiques le condamneraient haut et fort. Même le PQ…
    La différence, elle est LÀ!

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