L’indélogeable Jean Charest

4 juin 2012 13h57 · Josée Legault

 

Lundi, 4 juin 2012, le Québec entre dans a 17e semaine de grève étudiante.

Cette grève n’étant toujours pas résolue dans la conciliation et ayant de surcroît muté en une crise sociale majeure, les manifs nocturnes se poursuivent, les casseroles aussi.

Et les événements prennent un tournant de plus en plus surréaliste.

Par exemple, on apprend que le lendemain où le ministre de la Sécurité publique avait associé ouvertement à la violence le co-porte-parole de la CLASSE, Gabriel-Nadeau Dubois, ce dernier fut convoqué par rien de moins que des enquêteurs de la «division sur la menace extrémiste» de la Sûreté du Québec pour un long interrogatoire.

Une bien jolie coïncidence, tout de même.

Niant qu’il y ait eu «commande politique» de passée, on pousse l’enveloppe jusqu’à rapporter qu’une enquêteuse qui, avec d’autres, a rencontré GND ce jour-là, ne se souviendrait même pas de ce dernier – pourtant une des personnalités les plus visibles et les plus médiatisées de ce conflit.

À la «une» du Devoir de ce matin, on rapporte aussi la grande inquiétude de Paul St-Pierre Plamondon de Générations Idées.

Opposé néanmoins à la hausse et habituellement mesuré, ce dernier y parle pourtant de «révolution bolchévique à la Che Guevara» et dit craindre que le mouvement étudiant ne cède au «culte de la désobéissance civile», tout en y ajoutant, dans la même phrase, une référence à la violence.

Pourtant, puisqu’il faut, semble-t-il au Québec, en répéter ad nauseam la définition – qu’on appuie ou non son recours, il reste que la désobéissance civile est en soi un acte politique et pacifique.

Autre exemple: c’était écrit dans le ciel, le Grand Prix approchant et la saison des festivals également, l‘impatience gagne ces milieux où, à l’instar du premier ministre, on parle en termes de «menace» posée par des manifs.

Et ce, même si les manifs casserollées sont pacifiques, voire familiales. Et même si les associations étudiantes, incluant la CLASSE, ont beau répéter qu’elles n’appellent à aucune perturbation majeure des festivals, ou encore moins violente. Dixit clairement, ici, Gabriel Nadeau-Dubois: «il y a eu au courant des derniers jours, une avalanche de faussetés. La CLASSE ne perturbera pas les grands événements qui vont avoir lieu cet été».

***

La seule constante: un premier ministre qui s’accroche…

 

 

La seule constante dans cette crise qui perdure est l’entêtement du gouvernement à ne pas la régler pour des raisons aussi partisanes qu’idéologiques.

La seule constante, sa politique délibérée de division – que j’analyse ici – méthodiquement appliquée à cette grève en vue d’en récolter les fruits d’ici peu, lors d’une prochaine élection générale très possiblement automnale.  Du moins, c’est l’espoir du premier ministre Charest et du PLQ.

Fait à noter: la crise que vit le Québec en crescendo depuis quatre mois participe en grande partie d’un phénomène politique tout à fait unique dans l’histoire moderne du Québec ( et j’ajouterais du Canada).

Ce phénomène étant, comme je l’expliquais ce samedi à la Bourse de l’actualité, un premier ministre qui, malgré ses neuf ans au pouvoir, s’y accroche néanmoins encore et toujours.

Et ce, malgré un taux d’impopularité et d’insatisfaction particulièrement élevé, en fait,  presque depuis sa dernière réélection en décembre 2008.

Bref, lorsqu’il laisse de plus en plus planer la possibilité de rester encore 18 mois au pouvoir avant de déclencher des élections – même si ces dernières viendront bien avant, c’est certain –, ce qu’il dit, dans les faits, est qu’il n’entend pas quitter avant le prochain scrutin.

Pourtant, depuis Maurice Duplessis, la plupart des premiers ministres ont su quitter dès que l’atmosphère politique tournait irrévocablement à celle de «fin de régime». Question, certes, de ne pas se soumettre au risque d’une défaite humiliante, mais surtout, de donner à son parti une chance, aussi petite soit-elle, d’enclencher un minimum de renouvellement.

Comme dit la chanson, «il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est desservi»…

Et pour ces premiers ministres – pas tous, mais la plupart -, lorsque l’amour fut desservi, soit par l’électorat, leur propre parti ou les deux, ce moment arriva, bien entendu, en fin de deuxième mandat. Il en fut même un qui, pour cause de référendum perdu, a tiré sa révérence en début de deuxième année de son premier mandat.

Dans le cas de M. Charest, non seulement est-il maintenant dans sa dixième année au pouvoir, il en est aussi à la fin non pas de deux, mais de trois mandats consécutifs – pourtant déjà un record en soi depuis Duplessis. Sans compter que le premier ministre est également à la barre du PLQ depuis déjà plus de 14 ans.

Or, son gouvernement faisant l’objet d’allégations de corruption, de collusion et de favoritisme depuis plus de trois ans – d’où la création in extremis de la commission Charbonneau -, il est on ne peut plus clair que la politique de division dont le premier ministre use dans ce conflit, de même que l’adoption d’une loi 78 qui restreint les libertés fondamentales – sont surtout la marque d’un homme déterminé à tout faire pour tenter de remporter un quatrième mandat. Quitte à laisser pourrir une crise sociale, s’il croit pouvoir au moins en tirer un quelconque avantage électoral.

(Rappelons, en passant, qu’avec les commissions Bastarache et Charbonneau, ce gouvernement en est déjà à deux commissions d’enquête mises sur pied suite à des allégations de favoritisme.)

C’est précisément ici que la politique de division dont le premier ministre use dans le cadre de la grève étudiante révèle son autre dimension: celle de créer en même temps une immense diversion au moment où la commission Charbonneau ouvre, quoique très lentement, ses audiences publiques. Et au moment où même son Plan Nord n’a plus la confiance de la population.

Cet avantage, il cherche même à se le créer en s’érigeant en gardien ultime de «la loi et de l’ordre» dans une société pourtant fondamentalement pacifique. Tenez, un autre beau rappel de la période pré-Révolution tranquille…

Bref, les Québécois ont devant eux un premier ministre qui, non seulement, s’accroche encore au pouvoir après neuf ans et trois mandats, mais qui le fait en instrumentalisant une grève étudiante à ses propres fins électoralistes et idéologiques.

C’est pourquoi cette saga sans fin qui échappe à l’entendement prend de plus en plus les allures d’un mauvais western spaghetti politique entre un premier ministre et sa vision des choses d’un côté. Et de l’autre, tous ceux qui, dans la population, le conspuent pour l’ensemble de son oeuvre.

Mais comme dans notre système, un parti peut gagner une élection avec une minorité d’électeurs, le premier ministre s’entête à espérer que ce  sera encore le cas pour le PLQ. Et ce,  pour rien de moins qu’un quatrième mandat consécutif. Pourtant, dans les circonstances, une très grosse commande…

Alors, «indélogeable», monsieur Charest?

Seule la prochaine élection saura répondre à cette question…

 

 

 

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  • 4 juin 2012 · 14h50 Jean-Pierre Gascon

    John James a beau s’entêter à vouloir conserver le pouvoir d’intendance coloniale, il est d’ores et déjà en campagne électorale bien malgré lui. D’innombrables interventions et vidéos sur le WEB dans tous les réseaux sociaux lui font la peau, et cela n’aura de cesse que le jour du prochain scrutin.

    • 5 juin 2012 · 12h09 Raymond Saint-Arnaud

      Le présent système électoral est dépassé et pourri.

      Il faut mettre en place au Québec un mode d’élection uninominal à deux tours et un mode de scrutin proportionnel.

      Un tel système électoral serait éminemment démocratique, contrairement à l’absurde et dépassé système britannique de bi-partisme et de gouvernement-opposition.

      Nous aurions alors un gouvernement réellement représentatif de la majorité de la population, soit au moins 50% plus 1.

      Il faut changer le mode de scrutin au plus sacrant pour ne jamais plus se retrouver avec des John James Charest à la gouverne du Québec, alors 70% de la population est contre ce parti inféodé à la minorité anglophone et fédéraliste.

  • 4 juin 2012 · 14h50 Gilles Bousquet

    Les 58 % fédéralistes unis derrière le PLQ, devrait être suffisant pour faire réélire ce parti même si la CAQ va en chercher autour de 10 % et le parti Vert 5 %, ce qui lui laisse 38 % des votes, pendant que, sur le 42 % de souverainistes, PQ se fait prendre 8 % de ces votes par Québec solidaire, 2 % par l’ON et 5 % par la CAQ, ce qui lui laisse 27 % de votes pour le conserver encore dans l’opposition officielle aux prochaines élections générales.

    Les seuls espoirs pour les souverainistes de gagner sont :

    -1 Les votes de Québec solidaire et de l’ON reviennent au PQ

    -2 Mme Marois rassure un bon nombre de fédéralistes mous qu’un parti souverainiste vaut mieux qu’un parti trop pourri.

    • 5 juin 2012 · 12h07 Raymond Saint-Arnaud

      Pensons-y deux minutes et agissons en conséquence

      M. Charest ne représente pas la majorité des Québécois, C’est l’appui quasi unanime des anglophones et allophones anglicisés qui lui permet trop souvent de prendre le pouvoir.

      Dans ces conditions, il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.

      La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l’affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s’agit d’élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.

      Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l’a vu aux élections générales de 2007, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n’eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.

      Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.

      L’angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagée dans le public, mais il est devenu l’allié objectif de ce gouvernement de droite. C’est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones.

      M. Charest est fort de l’appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois.

      Aux prochaines élections, il suffira d’un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes ou à Sagard.

  • 4 juin 2012 · 14h54 Huguette

    C’est sur que si il attend à l’automne les gens auront tout oublier comme d’habitude chaque année après les vacances.C’est la meilleure façon pour lui de se faire réélire.Les gens sont tellement plus indulgents après les vacances.

    • 4 juin 2012 · 16h48 Nathalie Grogières

      Ça va aussi dépendre des révélations de la Commission Charbonneau.

  • 4 juin 2012 · 15h00 P. Lagassé

    « Les 58 % fédéralistes unis derrière le PLQ »

    Erreur. D’abord le PLQ n’a jamais eu 58% d’appuis.

    Ensuite, il est faux de prétendre que tous ceux qui ne sont pas souverainistes sont fédéralistes. Une bonne partie d’entre eux sont « autonomistes », c’est-à-dire ne désirant pas la souveraineté, mais refusant aussi l’immobilisme constitutionnel.

    Et je trouve étrange vos estimations sur les intentions de vote (Par exemple: Les 8% d’appuis à Québec Solidaire ne proviennent pas de l’électorat péquiste. En fait, la grande majorité des gens que j’ai rencontré et disent disent vouloir ou penser voter QS disent aussi ne plus être capables de voter PQ. Sans QS, ils annuleraient ou n’iraient pas voter (comme ils le faisaient d’ailleurs avant).

  • 4 juin 2012 · 15h03 Véronique

    Paul St-Pierre Plamondon a perdu mon respect.

    • 4 juin 2012 · 15h55 Jean D. Drouin

      Feue ma mère, humble mais fière femme qui a élevé 8 ans pendant que mon père gagnait dûrement notre pain quotidien au «Shop Angus» et qui n’avait qu’une petite quatrième année m’a dit un jour, en parlant d’un pédiatre qui disait que les dents chez les nourissons, c’étaient comme les cheveux qui poussent, ça ne fait pas mal. Si l’enfant pleure, selon cette spécialiste c’est qu’il est gâté : «je te dis que cette femme est chanceuse d’être instruite car, maudit qu’elle serait niaiseuse !»

      Ce petit messieur semble bien appartenir à ce même type de monde. L’instruction n’assure pas toujours le bons sens….

    • 4 juin 2012 · 16h47 Nathalie Grogières

      Il a cédé à la panique de façon incompréhensible. L’émotion a pris le dessus chez cet homme apparemment rationnel. Trop de pression de la part de certains de ses pairs? Il faut dire que ce n’est pas toujours facile de nager à contre-courant…

    • 4 juin 2012 · 18h53 Nathalie Grogières

      Par contre, je lui donne raison quand il invoque la rupture du contrat social. C’est exactement cela qui explique l’ampleur de la crise actuelle.

  • 4 juin 2012 · 15h04 Gilles Bousquet

    J’ai écrit plus haut : « Les 58 % fédéralistes unis derrière le PLQ, devrait être suffisant pour faire réélire ce parti même si la CAQ va en chercher autour de 10 % et le parti Vert 5 %, ce qui lui laisse 38 % »

    Je voulais écrire : « même si la CAQ va en chercher autour de 15 % » pour laisser 38 % au PLQ. Simple erreur de frappe.

  • 4 juin 2012 · 15h06 Anne Gélinas-Joly

    Le taux de participation à la dernière élection provinciale a été de 57,3 %. Alors, quand on vote pas faut pas se surprendre de se ramasser avec ce pour quoi on a pas voté.

    Mais il y a plus: « On note partout depuis 20, 25 ans une désaffection de l’électorat pour les institutions politiques de la représentation: moins de participation politique dans les partis, moins de votes. Surtout chez les jeunes. »*

    Un gouvernement ça s’élit et ça se défait dans le bureau de vote. Les casseroles entre deux élections ça défoule peut-être… mais ce n’est que du bruit et à ce rythme là Charest pourrait très bien être réélu aux prochaines élections. Et si ça arrive on fait quoi? Un coup d’État?

    * http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2008/2008/12/09/006-Elections-tax-participation.shtml

    • 5 juin 2012 · 02h00 Alice McLaren

      Je ne suis pas d’accord avec vous… la démocratie, c’est 24h/24, 7 jours/7, pas aux 4-5 ans. Lorsqu’un parti dérive, les citoyens ont le devoir de le ramener à l’ordre. Je suis de celles qui pensent que le gouvernement sert le peuple et non le contraire. Mais c’est mon opinion.
      Cependant, je fais écho à votre petite note d’inquiétude… si Jean Charest est réélu, qu’arriverait-il? Moi aussi, je me pose cette question.

  • 4 juin 2012 · 15h08 Anne Archet

    Serait-ce possible d’utiliser un autre mot que «surréaliste» pour qualifier le comportement du gouvernement? C’est lui faire trop d’honneur et j’entends d’ici André Breton se retourner dans sa tombe à répétition.

  • 4 juin 2012 · 15h18 Jean D. Drouin

    Difficile à croire que mes concitoyens semblent bien préférer les responsables d’un climat pourri par des allégations de corruption et de favoritisme qui nous auraient coûté annuellement des milliards de dollars.

    Difficile à considérer que mes concitoyens sont encore disposés à donner leur confiance à un PM qui a créé et qui instrumentalise une situation conflictuelle pour des fins idéologiques et partisanes.

    Difficile aussi à comprendre pourquoi, malgré des astres qui théoriquement s’alignent presque parfaitement, le principal parti de l’opposition ne soit pas en mesure de capitaliser sur cette situation qui devrait le favoriser avec un maximum d’impact.

    Peut-être assistons-nous à une profonde scission au sein de la société québécoise. Si les prochaines élections, probablement automnales, devaient confirmer cette dichotomie spectaculaire, nous devons espérer ne pas assister à une profonde radicalisation de certains pans de la société québécoise qui aura le sentiment, comme moi, que quelqu’un quelque part aura réussi à piper les dés pour amener la démocratie québécoise dans une direction inacceptable sur le plan des valeurs.

    Mais comme le dit l’adage, en politique, une semaine est une éternité et Dieu sait ce qu’il peut advenir pendant une éternité, espérons que le bons sens, enfin, prévaudra.

    • 4 juin 2012 · 19h13 Christian de Coninck

      La valeur n’attend pas le nombre des votes.

  • 4 juin 2012 · 15h55 Roger Gobeil

    Je fais partie de ceux qui conspuent le gouvernement Charest pour l’ensemble de son oeuvre depuis trop longtemps. Néanmoins, je l’appuie à 100% dans le dossier actuel avec la minorité d’étudiants qui boycottent leurs cours et avec les manifestants de tous acabits qui veulent m’imposer leur « démocratie » (?) au détriment de la mienne.

    Comme vous, moi aussi j’espère que le bon sens prévaudra, enfin!

    • 4 juin 2012 · 16h20 Jean D. Drouin

      Il y a plein de personnes qui utilisent le stratagème consistant à dire honnir une personne pour rendre leur appui à cette personne plus acceptable. J’espère que vous ne faites parti de ces hypocrites.

      Alors, M. Gobeil, êtes vous en mesure de m’expliquer où est le bon sens du PM dans ce dossier ? Que recherchait le gouvernement Charest en décrétant ces hausses ? Assurer un meilleur financement des universités ? Faire payer plus les étudiants ? Faire payer moins l’État ? Provoquer un conflit ?

      J’attends votre réponse M. Gobeil.

    • 4 juin 2012 · 16h58 Roger Gobeil

      M. Drouin,

      Merci de votre bon sens en ne me traitant pas d’hypocrite… vous avez failli me faire de la peine!

    • 4 juin 2012 · 17h16 Jean D. Drouin

      Il n’y a pas de quoi M. Gobeil.

      Mais j’attends avec impatience les réponses aux questions que je vous posais. J’espère qu’elles ne vous indisposent pas trop. Je suis certain que vos règles pour évaluer le bons sens sont aussi valables que les miennes.

    • 4 juin 2012 · 17h19 Nathalie Grogières

      Vous avez raison, Monsieur Drouin, et ceux-là, on les sent de loin! Je ne sais pas, il y a comme une espèce d’invraisemblance dans leurs propos, quelque chose qui ne colle pas… Difficile de dire avec précision, mais on dirait que nos petites antennes se mettent à s’agiter à leur approche…

    • 4 juin 2012 · 19h05 Roger Gobeil

      M. Drouin,

      Vous avez parfaitement raison, mes règles pour évaluer le bon sens sont aussi valables que les vôtres.

      Mme Grogières,

      Mes petites antennes se mettent aussi à s’agiter à votre approche!

  • 4 juin 2012 · 15h57 Mireille Deschênes

    Je pense que l’intérêt de Mr Charest dépasse les aspirations du peuple Québéçois et de beaucoup. Malgré que les gens pour une bonne partie demande sa démission il en rajoute et du jamais vu. C’est à croire qu’il a un agenda caché, une commande qui vient d’ailleurs. Et si simplement c’était une maladie!!! Je crois que la seule manière de nous sortir de ce pétrin est qu’une personne comme Jean François Lisée prenne la gouvernance du PQ et vite. Est-ce que Mme Marois pourrait faire comme Mr Parizeau laisser sa place pour le bien du Québec.

    • 5 juin 2012 · 01h11 Jean D. Drouin

      Je vois trois principales motivations pouvant expliquer le comportement têtu et aberrant de Charest.

      1) La plus fondamentale : souscrire à l’idéologie néolibérale exigeant le désengagement de l’État tout en exigeant la mise en place du principe de l’utilisateur payeur. Ainsi c’est à l’étudiant de payer pour l’enseignement qu’il reçoit, pas à l’État. Une fois ce principe mis en place les mesures palliatives pour dorer la pilule des hausses pourront facilement être annulées quand le gouvernement décidera de diminuer encore une fois les impôts afin de tarir les ressources financières de l’État. Sans ressources financières, évidemment les services ne peuvent plus être rendus. C’est de cette façon entre autre qu’on installe l’idéologie néolibérale : couper les vivres de l’État.

      2) En créant de toutes pièces ce conflit et en le laissant pourrir, Charest, au nom de la loi et de l’ordre, confortera une partie de l’électorat en sa faveur, ce qui est une bonne chose à faire pendant une année électorale.

      3) On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid. Rappelons-nous que lorsque Charest a voulu modifier le régime des bourses pour les transformer en prêts, les étudiants lui ont fait une bataille qu’il a perdue. Insulté, Charest a décidé d’avoir le dernier mot cette fois-ci et de leur faire payer l’affront d’hier.

      Voilà ce qui pourrait expliquer, selon moi, l’attitude Charest. Qu’en pensez-vous ?

  • 4 juin 2012 · 16h33 Danièle Bourassa

    Nathan a sa petite idée là-dessus en interprétant les écrits de Harry Potter:

    http://www.youtube.com/watch?v=WNstinbq5o4&feature=youtu.be

  • 4 juin 2012 · 16h34 jacques delvigne

    Madame, j’apprécie depuis longtemps vos éditoriaux. Et cette analyse me semble exacte. Mais je trouve que vous tournez en rond (comme beaucoup de vos collègues souvent moins pertinents que vous). SVP revenez à la racine: i.e. l’enseignement au Québec est-il un placement social à moyen terme, si oui comment favoriser la meilleure scolarisation de notre jeunesse comme font certains pays.
    Les esprits intelligents, honnêtes et instruits savent que le gouvernement Charest, comme dans TOUTES les décisions qu’il a prises depuis 9 ans, s’est trompé et surtout nous a trompés :
    il a voulu nous faire croire que la seule façon de régler le financement des Universités est l’augmentation exorbitante (75 % en 5 ans) des frais de scolarité. (Imaginons si tous les biens de consommation augmentaient de la même façon ! )
    Solution facile et absurde de ministres bornés, sans imagination, ni courage ni éthique. Qui se contentent de puiser dans les poches des plus pauvres pour corriger leur mauvaise gestion. Avant d’en arriver à cette minable solution, Charest aurait dû annoncer clairement une stratégie globale, basée sur la justice et la lutte à la collusion-corruption
    En effet, il y a de nombreux autres moyens de subventionner les études, ce qu’il conviendrait d’apprendre aux gens.
    1. dans plusieurs pays, les études sont gratuites. Nos ministres se sont-ils informés sur leur façons de faire et quelles sont leurs conclusions ?
    2. collusion-corruption-mauvaise gestion nous coûtent des milliards de $ par année. Saisir les biens de la mafia (depuis le temps qu’on la connaît), imposer des pénalités substantielles aux entreprises corrompues impliquées dans la construction.
    4. appliquer sévèrement la politique du pollueur-payeur
    3. une taxation plus grande des profits exorbitants des compagnies minières, gazières, pétrolières qui profitent de nos richesses collectives sans en payer le vrai prix.
    4. une minime hausse de la taxation des grandes entreprises privées qui accumulent des profits pharamineux sur le dos des consommateurs.
    5.une chasse sans pitié aux fuites de capitaux vers les innombrables paradis fiscaux
    6. une diminution des subventions accordées aux grandes entreprises qui n’hésitent pas à licencier et à fermer après avoir empoché.
    7. un contrôle strict des dépenses des Universités et de tous les organismes publics, en sorte d’y installer une meilleurs gestion et d’y interdire tous les bénéfices marginaux : de retraite, de départ, de boni multiples
    8. une taxation plus grande des riches, personne n’ayant besoin de plus de 200 000$ pour vivre heureux et à l’aise au Québec.
    9. le refus de tout gaspillage des fonds publics (toilettes, voyages, …
    10. le remboursement intégral au budget provincial des dons, subventions, salaires, enveloppes brunes, contributions illégales reçues par de nombreux élus municipaux ou provinciaux (incluant le salaire de 75 000 $ payé annuellement à Charest par le PLQ)..
    11. Moduler les frais de scolatité selon les facultés
    12. Autres suggestions… …
    Conclusion : avec tous ces milliards $ récupérés, les Québecois bénéficieront au moins d’un système de santé et de scolarité gratuits, de soins décents pour les personnes âgées, etc… toutes choses qui témoignent de l’intelligence et de la dignité d’un peuple.
    Et moi j’ai tourné les coins ronds n’étant pas économiste…

  • 4 juin 2012 · 16h41 Jean D. Drouin

    Mme Legault,

    Le projet de loi fédéral C-38 aura de puissants, mais néfastes impacts sur la société québécoise. Êtes-vous au courrant de quelle façon NOTRE premier ministre entend défendre nos intérêts face à cette attaque en rêgle contre nos valeurs sociales et démocratiques ?

    Pour ma part, je n’ai rien lu ni entendu à cet égard.

    • 4 juin 2012 · 19h17 Christian de Coninck

      Comment peut-il défendre ce qu’il attaque ?

  • 4 juin 2012 · 16h42 Nathalie Grogières

    Vous dites la vérité, Madame Legault, mais… ça me décourage!

    L’issue du scrutin dépendra aussi des révélations de la Commission.

    Même si Jacques Duchesneau débutera son témoignage à partir du… 18 juin! C’est-à-dire au moment où l’appel des vacances se fera sentir pour la grande majorité des Québécois!

  • 4 juin 2012 · 16h44 Christian de Coninck

    La photo du billet ne rend pas justice à Caius Charestus Caesar. Elle date de l’époque où des gens ont voté pour lui à cause de son petit air angélique. J’en aurais préféré une au moment de la conférence de presse, quand il parlait de ‘’menaces’’ des étudiants et que la Vestale Courchesna acquiesçait de la tête à côté de son Imperator. À ce moment-là, il avait les yeux sortis de la tête et l’air un peu plus falot que de coutume.

    J’ai dit Vestale mais en fait, si je faisais du casting, j’enverrais à Hollywood une photo de Courchesna prise à cette même occasion, pour jouer dans un de ces films de vampires post-mo. J’ai même une idée de scenario : un groupe de 51 jeunes étudiants pacifiques se promènent le soir dans les rues désertes de Montréal quand, au douzième coup de minuit, ils croisent la vampiresse Courchesna qui, après les avoir endormis d’un irrésistible clin d’œil, saute sur leurs cous offerts l’un après l’autre. Bon, ça aurait autant de succès avec une simple caricature dans le journal. Juste pour dire que mon intention n’est pas de manquer plus de respect que ne le ferait un caricaturiste respecté dans un journal respectable. Mais foi de gaulois, ces romains le cherchent bien aussi, après tout !

    À part ça, on est en 2012 et il y a des rappels de Duplessis avec ses magouilles, de Chartrand se battant contre les mêmes affaires, de retour à la loi et l’ordre et même, de convocation à un interrogatoire par la SQ concernant le terrorisme. Le cinéaste Costa Gavras est encore en vie : ça ne l’intéresserait pas de faire un petit tour par ici ? Moi, ça a beau fouetter mes ardeurs, ça me fait aussi pleurer qu’on en soit encore là en 2012 au Québec.

    Mais quand je lis ce qu’une étudiante en architecture a récemment écrit à ses parents dans le Devoir, ça me redonne quand même du courage. C’est vrai : tant qu’il y a de la (jeune) vie, Il y a de l’espoir.

    http://www.ledevoir.com/societe/education/350061/des-p-tits-cons-ou-une-fiere-jeunesse

    (désolé, ça veut pas se mettre en bleu)

  • 4 juin 2012 · 16h51 Christian de Coninck

    Excusez: ça s’est mis en bleu après « publier »
    Errata: Caius Charestus est en fait un « gallo-romain » qui devait sans doute s’appeler Charestix au départ. Je m’explique: c’est un gaulois qui sert les romains. L’horreur, quoi.

  • 4 juin 2012 · 17h41 Normand Murray

    Analysons le tout, un conflit qui aurais du être réglé depuis longtemps mais par opportunisme on étire la chose oups! La situation s’envenime du à des casseurs qu’on n’associent au mouvement étudiant,réplique revancharde la loi 78 décriée comme étant antidémocratique par amnistie international et l’ONU erreur la population réagi vivement avec les casseroles et son ras le bol collectif.Autre tactique le Grand Prix sous le prétexte de la sécurité on annule la journée portes ouvertes à la population et encore en faire porter le blâme à la Classe et surtout à son leader le méchant Gabriel qui disons le franchement bien plus articulé que tout se que j’ai vu à date de ministrable,lui il n’a pas besoin de discours écrits par d’autres pour se faire valoir.Le manque à gagner des restaurateurs du chic centre ville j’en conviens mais lors de l’annulation complète du Grand Prix via la demande trop élevé de financement par le Grand Manitou ces dits restaurateurs et autres commerces on survécus c’est quoi le problème.L’autre chose nébuleuse qu’est la commission Charbonneau simple et tordue a la fois 3 ans de « cover up « 3 enquêtes journalistiques pour trouvé finalement des présumés accusés qui vont probablement souffrir d’amnésie sélective rappelez vous la commission Gomery.Finalement prédiction avec la nomination partisane de juges avec cela bien les sentences vont être de l’ampleur de l’honnêteté de ce gouvernement juge et partie que l’on dits.Tant qu’aux élections un bilan de ce gouvernement serais appréciés mais la vérité serais catastrophique donc les oeillères médiatiques serons de mise.De grâce allons votés pour montré DÉMOCRATIQUEMENT la porte à tout cette…je vous laisses le choix des mots merci!!!

  • 4 juin 2012 · 18h12 Claire Thibaudeau

    Sérieusement je pense que Jean Charest devrait consulter un psychiâtre pour ses troubles obsessifs compusilfs avec une médication très forte.
    En ce qui concerne les prochaines élections, j’espère que les électeurs comprendront que Jean Charest devient de plus en plus un danger public.
    Et dire que plusieurs étudiants sont considérés comme des fanatiques.
    Jean Charest doit écouter l’ancienne version de la crise d’octobre..
    Mais tout ce que tu fuis te suis.
    Un jour, Jean Charest et ses valets devront faire face à la musique..

  • 4 juin 2012 · 18h15 Claire Thibaudeau

    A Nathalie
    Chère Nathalie, de grâce ne te décourage pas.
    Tu as tellement de facilité à communiquer et expliquer la situation réelle, garde espoir.
    Si tes chaudrons te laĉhent, je t’en enverrai via le blogue..

  • 4 juin 2012 · 18h43 Mario Goyette

    Le plus inoui est sa persistance à s’accrocher au pouvoir telle une mouche à chevreuil en forêt sapinière, une odeur de gâchis environne chacune de ses interventions quand il n’est pas immobile.
    Les gaz de schiste, le Plan nord, ect… même l’augmentation des frais de scolarité ne semblait pas une montagne impossible à escalader.
    Mais comme tout le reste, comment convaincre la population d’être confiante et de se serrer la ceinture quand soi-même ne respecte même la promesse de couper dans l’augmentation de ses dépenses budgétaires…

    La saison touristique montréalaise ou la roulette russe
    .
    Le couple Charest- Courchesne doit une fière chandelle à l’association étudiante de la Classe qui a brandi la menace d’organiser le Grand-prix lors de la négociation avortée de la semaine dernière.
    La question télescopée d’une journaliste de TVA à l’initiative de Michelle Courchesne sur la menace faite au Grand-prix a ravi le premier Ministre prenant son air sinistrari pour nous prévenir qu’il ne cèderait pas devant la menace. Alors quelqu’un peut-il expliquer comment il se fait qu’on cancelle la journée porte ouverte gratuite au Grand Prix qui profite au public et aux commerçants si ce n’est que Charest a trouvé un bon filon pour indisposer les étudiants et ceux qui portent le carré rouge comme Madame Marois, l’ennemi à abattre maintenant; François Legault perdu dans la forêt s’est fait dévoré par le méchant loup Garou.

    http://www.youtube.com/watch?v=Hu4WfG0Q17o

    • 4 juin 2012 · 19h22 Nathalie Grogières

      « Le couple Charest- Courchesne doit une fière chandelle à l’association étudiante de la Classe qui a brandi la menace d’organiser le Grand-prix lors de la négociation avortée de la semaine dernière. »

      Je pense que le couple en question aurait trouvé autre chose. Il s’est jeté là-dessus comme la misère sur le pauvre monde, parce que ça faisait son affaire, c’est certain, mais s’il n’avait pas eu cette boutade, il aurait imaginé autre chose. N’oubliez pas que Charest a qualifié de « menaces » les manifestations de casseroles! Ridicule, mais véridique. D’ailleurs, Mme Legault l’a souligné lors de l’une de ses interventions.

      Ce qu’il faut regarder, c’est la direction qu’il veut prendre, et il ramassera tout ce qu’il peut trouver sur son chemin pour s’y rendre.

  • 4 juin 2012 · 18h56 Christian Montmarquette

    Vous devriez écouter ça Madame Legault, si vous le l’avez déjà entendu…

    «Fabrice de PierreBourg, Journaliste à La Presse. Des policiers de la SQ excédés par l’ingérence de Québec» :

    http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=112185

    .

    • 4 juin 2012 · 20h41 Nathalie Grogières

      Ça date un peu ce document, non? Septembre dernier… On le sait que la SQ est devenue une police politique… Le prochain parti au pouvoir aura tout un ménage à faire!

    • 5 juin 2012 · 08h32 Christian Montmarquette

      À Nathalie Grogières,

      La prise du pouvoir de Jean Charest, elle aussi, date un peu. Et ce n’est pas une raison pour ne pas le dénoncer.

      C’est comme le néolibéralisme du PQ, ça aussi, y’en a beaucoup qui préfèreraient qu’on en reparle pas.

      «Mise à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières.»

      La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a affirmé dimanche à Sherbrooke que, si c’était à refaire, elle referait la même chose qu’en 1997, lorsque le gouvernement Bouchard au sein duquel elle était ministre, avait mis à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières.

      http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2008/2008/11/16/012-PQ-marois-pas-regrets.shtml

      .

  • 4 juin 2012 · 19h04 Christian de Coninck

    Dans mes caricatures, j’allais oublier Bachandor : lui, je l’ai vu jouer dans un film d’Harry Potter, il était un espèce de petit gnome comptable, avec un drôle de nez et des doigts crochus, assis derrière le comptoir d’une sorte de banque parmi d’autres comme lui. Je vous jure, je l’ai vu !

  • 4 juin 2012 · 19h25 Christian de Coninck

    Petite annonce lue dans un journal populiste:

    « Recherche poste de Ministre de l’insécurité publique »

    Réponse le lendemain:

    « Inutile: poste déjà occupé. Signé J.C. »

  • 4 juin 2012 · 20h55 Nathalie Grogières

    Bon, nos deux porte-parole féminins ont rencontré Rozon et l’ont bercé. « Pleure pas, Gilbert, on va te laisser t’amuser! Tu vas pouvoir jouer encore. Mamie et Tatie vont te laisser tranquille! »

    C’est fort drôle de voir ça. Depuis le début de la crise qu’on se demande qui sont les vrais adultes, dans cette crise.

    Finalement, l’oncle GND a bien fait de refuser de cajoler le Gilbert. Il ne le mérite pas.

  • 4 juin 2012 · 21h03 julie graton

    L’indélogeable Jean Charest…

    C’est un peu comme une tache de naissance… ( et on peut prendre le mot « tache » dans tous ses sens…)

  • 4 juin 2012 · 21h09 Christian Feuillette

    Oui, il sera malgré tout réélu si PQ et QS n’arrivent pas à faire un pacte électoral dans tous les comtés libéraux. Ce sera comme au fédéral où NPD et PLC ont voulu tirer leurs billes chacun de leur côté, et ont laissé passer le sieur Harper majoritaire pour 4 ans. Cela montre que ces partis ne sont pas vraiment sérieux; ils ne visent pas le bien commun, mais leur bien particulier, quitte à nous faire traverser l’enfer pour de trop longues années.

  • 4 juin 2012 · 21h33 Fernand Lachaine

    Une question madame Legault qui me revient de ce temps-ci:
    Si John James avait utilisé son vrai prénom au lieu de Jean, aurait-il été élu député dans Sherbrooke?

    • 5 juin 2012 · 08h26 Nathalie Grogières

      Comment voulez-vous qu’elle réponde à une question aussi hypothétique? D’ailleurs, n’est-ce-pas le genre de question que l’on pose lorsqu’on y a déjà apporté une réponse soi-même?

  • 5 juin 2012 · 00h34 Pierre Samson

    John Charest peut difficilement se résoudre à quitter après ce troisième mandat parce qu’il sait qu’il devrait alors quitter avec la honte et l’opprobre.

  • 5 juin 2012 · 00h46 Christian de Coninck

    Voyons ! C’est bien connu, sur le certificat de naissance on peut lire:
    « John James Arrest ». Franciser un nom, y a rien là !

  • 5 juin 2012 · 01h42 Jean D. Drouin

    En lisant « Pour sortir du XXè siècle » de Edgar Morin, un petit bout de phrase a retenu mon attention avec insistance : «[...] Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.»
    D’une certaine façon cette phrase m’a marqué. Je ne dirais pas que ce fut comme un chemin de Damas mais sa présence dans mon esprit ouvrait des portes que j’arrivais difficilement à ouvrir.

    J’avais là enfin une réponse structurée à un phénomène que j’observais ici et là. Par exemple comment les créationnistes arrivaient-ils à nier les fondements de la science évolutionniste ? Morin me donnait la clé pour y répondre.

    Idem pour la foi enfantine de certains croyants à l’intérieur de la plupart des grandes religions. Beaucoup de catholiques vivent également cette expérience. Ce qu’il y a de commun c’est la structure, la hiérarchie très forte qui prend en charge le disciple de telle ou telle religion, de telle ou telle croyance.

    On retrouve le même phénomène dans les grandes pensées politiques qui ont eu l’opportunité de s’installer, de se développer et de s’enraciner. Le capitalisme a tissé des réseaux puissants et innombrables sur toute la planète. Sa doctrine a été codifiée et enseignée depuis des générations. Il en est de même du fédéralisme.

    Aussi les adeptes peuvent-ils se référer aux opinions de personnalités reconnues, à des textes structurés constituant ni plus ni moins que des bibles. Alors s’il advenait que quelqu’un, quelque part présentait des faits, des informations contredisant les bases des convictions idéologiques, nous pouvons être assurés que ces informations seront passées à la moulinette, rejetées, nonobstant leur véracité. N’est-ce pas ce qu’a vécu Galilée quant il aurait déclaré : «Et pourtant, elle tourne … » C’est bien ce que dit Edgar Morin quand il parle de «conviction bien assurée».

    En conclusion cette phrase de Edgar Morin, «[...] Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.», est une des explications du phénomène de la difficulté qu’on peut avoir à faire accepter une nouvelle vision des choses notamment dans le domaine politique. Pour y arriver, la persévérance, la pédagogie et sûrement la psychologie seront toutes nécessaires. Peut-être c’est bien ce que nous vivons maintenant au Québec.

  • 5 juin 2012 · 09h06 michel asselin

    Moi ce qui me décourage c’est l’inertie et l’incompétence de mne Marois depuis le début de la crise,la dame de béton a les deux pieds dans le béton,lors des débats à l’assemblée National durant les périodes des questions Charest joue avec elle, la torture,lui fait perdre tout ses moyens,elle en fait pitiée…elle n’est tout simplement pas de taille. C’est un guerrier comme Duceppe qu’il faut au PQ,,pas une matante a la colonne de jello. Actuellement le PQ semble le troisième parti d’opposition après la CAQ et QS..Avec mne Marois au PQ le prochain gouvernement sera encore le PLQ,,misère…j’ai mal à mon KébeK

    • 5 juin 2012 · 10h11 Jean D. Drouin

      Tout comme vous je déplore l’incapacité du PQ, seul parti de l’opposition à avoir logiquement une chance de battre le PLQ de Charest, de capitaliser sur la grogne populaire. Toutefois, je me demande si Mme Marois est réellement la seule responsable de cette incapacité.

      Où sont les stratèges péquistes ? Si on peut connaître la cause en analysant l’effet, on doit admettre qu’ils n’ont pas un puissant impact. Alors, je commence à me demander si le PQ est toujours un parti politique fonctionnel.

  • 5 juin 2012 · 09h15 Michel Bradette

    Diviser pour régner,c’est Machiavel qui donne ce conseil.Il semble que notre P.M ai décidé de le mettre en pratique. Quand on est rendu à dire que les manifestations pacifiques sont un danger pour la paix sociale et qu’on traite un des représentant étudiant(Gabriel Nadeau-Dubois) en le faisant interroger par la S.Q comme un méchant terroriste. C’est dire à quel point en est rendu le PM pour conserver le pouvoir et détourner l’attention sur ses nauséabondes actions. Ça sert aussi le gouvernement de Harper qui est en train de faire passer sa loi omnibus qui va laisser presque toute la place au pouvoir de l’argent. Drole de hasard (si s’en ait un) quand meme, les deux P.M se seraient consultés que ça ne pourrait pas mieux tomber!

  • 5 juin 2012 · 10h29 Pierre Bellefeuille

    Avec Charest, nous faisons face à une oligarchie très puissante, il nous faudra beaucoup d’énergie pour le déloger! Il a derrière lui les Desmarais, Péladeau, Conseil du Patronat du Québec, l’institut Woodrow Wilson, etc.

    L’incarnation d’un pouvoir aussi puissant demande une information continue et critique. C’est pierre par pierre que nous déconstruirons l’édifice d’un pouvoir très malsain pour la démocratie québécoise.

    Je recommande le lien suivant, plusieurs connaissent déjà quelques éléments mentionnés dans ce lien, mais on doit le répéter inlassablement :

    http://www.vigile.net/Le-Quebec-tout-entier-dans-la-mire#forum72922

    Extrait tiré du lien ci-dessus : À propos de Rozon : « On a aussi vu sortir Gilbert Rozon sur la place publique concernant la grève étudiante et la loi 78, pour soi-disant nous donner son opinion de citoyen non-intéressé et le lendemain on pouvait entendre et lire qu’il est ami de Bachand et des Desmarais. On peut même lire dans une chronique de Patrick Bourgeois, une histoire de vente de maison de riche à La Malbaie, transaction qui aurait profité généreusement au même monsieur non-intéressé. En bas de page de cet article, il y a même une copie d’un acte de vente en PDF. (voir lien) »

    Ma réponse au texte de ce lien :

    « Excellent texte que je diffuse à l’instant partout où je le peux! Merci!

    Nous avons tout un ménage à faire pour éviter que le privé contrôle le gouvernement et l’opinion publique :

    - démanteler les monopoles médiatiques chez Québécor et Gesca;
    - interdire les nominations trop nombreuses d’une même personne ou personnes en provenance d’une même entreprise sur les conseils d’administration stratégique : ressources naturelles incluant l’eau, les mines, l’hydro-électricité, la santé, etc.;
    - mettre en place le financement public des partis politiques;
    - voter l’imputabilité ministérielle, un premier ministre pourrait perdre son emploi en étant désavoué au Parlement;
    - restreindre le pouvoir d’un premier ministre à deux mandats consécutifs;
    - des élections à date fixe aux quatre ans;
    - annuler tout contrat passé entre le gouvernement et le privé où les ressources sont vendues au rabais.

    À titre de comparaison, en Colombie-Britanique on a payé 1000 fois plus, soit 3 500 000 000 pour des ressources comparables.

    1/1000e du coût payé au Québec indique qu’un trust contrôle les prix, et en fonction des lois anti trust, ces contrats devraient êtres annulés.

    « Comment arrivent-ils à ces montants ? C’est que le Québec fixe un prix de Wal-Mart, soit 10 cents l’hectare l’an, pour le permis d’exploitation. Victoria, elle, fait des enchères, qui font monter le permis à 1 000$, parfois 10 000$ l’hectare par an. Vite, trouvez le cancre, et trouvez celui qui sait vraiment briller parmi les meilleurs et créer de la richesse…»

    — Source : Jean-François Lisée, http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/schiste-duplessis-serait-fier-de-nous/4631/

    Voilà! Il entre combien de 10 cents dans 1000$ ?, ça c’est le minumum. Il en entre combien dans 10 000 $ ?

    http://www.youtube.com/watch?v=6PPDcUoO6Xc&feature=player_embedded

    —————

    Quelques liens d’accompagnement :

    Lire la dépossession tranquille par Richard Le Hir sur vigile.net : http://www.vigile.net/Desmarais-la-depossession,45480

    http://www.vigile.net/_Le-Hir-Richard,2138_

    https://sites.google.com/site/leparrainduquebecpauldesmarais/power-corp-hors-canada

    http://www.hydroquebec.com/publications/fr/organigramme/administrateurs_hq.pdf
    http://www.powercorporation.com/en/governance/senior-management/

    En plus de la vidéo de Sagard qu’Anonymous a laissé sortir, vous devriez consulter la liste très révélatrice d’invités dans cette partie de golf pour une bonne cause :
    http://www.canada.com/story_print.html?id=aabb9460-c268-4ae1-99b9-c1848346626d&sponsor

    On ne peut plus se surprendre aucunement que Charest défende les intérêts de Power Corporation avec son Plan Nord : http://www.vigile.net/L-appetit-vorace-de-l-oncle-Paul

    ———————

    Qui aura le courage de faire ce ménage?

    Pour les nominations sur les conseils d’administration, en France une Loi interdit qu’une même personne occupe un siège à plus de trois conseils d’administration. Mais, le privé a contourné le problème en nommant d’autres membres de leur famille. Le privé prend le contrôle en partie par les conseils d’administration. Par exemple, Michel Plessi-Bélair siège à la fois sur le conseil d’administration d’Hydro-Québec et de Power Corporation. »

  • 5 juin 2012 · 10h33 Pierre Bellefeuille

    Pour déloger Charest, nous devons faire un travail de conscientisation tous les jours, pour déconstruire pierre par pierre l’édifice hideux sur lequel il repose.

    Un lien à lire : http://www.vigile.net/Le-Quebec-tout-entier-dans-la-mire

    Tiré de ce lien :
    « À propos de Rozon : « On a aussi vu sortir Gilbert Rozon sur la place publique concernant la grève étudiante et la loi 78, pour soit-disant nous donner son opinion de citoyen non-intéressé et le lendemain on pouvait entendre et lire qu’il est ami de Bachand et des Desmarais. On peut même lire dans une chronique de Patrick Bourgeois, une histoire de vente de maison de riche à la Malbaie, transaction qui aurait profité généreusement au même monsieur non-intéressé. En bas de page de cet article, il y a même une copie d’un acte de vente en PDF. (voir lien) »

    Ma réponse au lien :

    « Excellent texte que je diffuse à l’instant partout où je le peux! Merci!

    Nous avons tout un ménage à faire pour éviter que le privé contrôle le gouvernement et l’opinion publique :

    - démanteler les monopoles médiatiques chez Québécor et Gesca;
    - interdire les nominations trop nombreuses d’une même personne ou personnes en provenance d’une même entreprise sur les conseils d’administration stratégique : ressources naturelles incluant l’eau, les mines, l’hydro-électricité, la santé, etc.;
    - mettre en place le financement public des partis politiques;
    - voter l’imputabilité ministérielle, un premier ministre pourrait perdre son emploi en étant désavoué au Parlement;
    - restreindre le pouvoir d’un premier ministre à deux mandats consécutifs;
    - des élections à date fixe aux quatre ans;
    - annuler tout contrat passé entre le gouvernement et le privé où les ressources sont vendues au rabais.

    À titre de comparaison, en Colombie-Britanique on a payé 1000 fois plus, soit 3 500 000 000 pour des ressources comparables.

    1/1000e du coût payé au Québec indique qu’un trust contrôle les prix, et en fonction des lois anti trust, ces contrats devraient êtres annulés.

    « Comment arrivent-ils à ces montants ? C’est que le Québec fixe un prix de Wal-Mart, soit 10 cents l’hectare l’an, pour le permis d’exploitation. Victoria, elle, fait des enchères, qui font monter le permis à 1 000$, parfois 10 000$ l’hectare par an. Vite, trouvez le cancre, et trouvez celui qui sait vraiment briller parmi les meilleurs et créer de la richesse…»

    — Source : Jean-François Lisée, http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/schiste-duplessis-serait-fier-de-nous/4631/

    Voilà! Il entre combien de 10 cents dans 1000$ ?, ça c’est le minumum. Il en entre combien dans 10 000 $ ?

    http://www.youtube.com/watch?v=6PPDcUoO6Xc&feature=player_embedded

    —————

    Quelques liens d’accompagnement :

    Lire la dépossession tranquille par Richard Le Hir sur vigile.net : http://www.vigile.net/Desmarais-la-depossession,45480

    http://www.vigile.net/_Le-Hir-Richard,2138_

    https://sites.google.com/site/leparrainduquebecpauldesmarais/power-corp-hors-canada

    http://www.hydroquebec.com/publications/fr/organigramme/administrateurs_hq.pdf
    http://www.powercorporation.com/en/governance/senior-management/

    En plus de la vidéo de Sagard qu’Anonymous a laissé sortir, vous devriez consulter la liste très révélatrice d’invités dans cette partie de golf pour une bonne cause :
    http://www.canada.com/story_print.html?id=aabb9460-c268-4ae1-99b9-c1848346626d&sponsor

    On ne peut plus se surprendre aucunement que Charest défende les intérêts de Power Corporation avec son Plan Nord : http://www.vigile.net/L-appetit-vorace-de-l-oncle-Paul

    ———————

    Qui aura le courage de faire ce ménage?

    Pour les nominations sur les conseils d’administration, en France une Loi interdit qu’une même personne occupe un siège à plus de trois conseils d’administration. Mais, le privé a contourné le problème en nommant d’autres membres de leur famille. Le privé prend le contrôle en partie par les conseils d’administration. Par exemple, Michel Plessi-Bélair siège à la fois sur le conseil d’administration d’Hydro-Québec et de Power Corporation. »

    J’ajouterai que nous devons revoir la multiplication des PPP.

  • 5 juin 2012 · 11h04 Christian de Coninck

    À lire:
    « Le tocsin de Montréal : le gouvernement de Jean Charest est à la fois autoritaire, idéologiquement caricatural et affairiste en diable. En réclamant son départ, les étudiants et leurs professeurs savent ce qu’ils font… » ; p. 5 ; Le Nouvel Observateur, 31/05/12.

    Excellent article de Jean-Claude Guillebaud, qui fait le lien entre l’enjeu global de la crise locale et dont je retiens la dernière phrase pour ce qu’elle signifie, venant de français:  » Message reçu: nous sommes tous québécois… »

    Vous vous rendez compte ? En réalité, nous sommes près de 73 millions de québécois en 2012 (8 + 65.3) ! Ça peut faire tout un Party ça !

    Et dire qu’il y a encore ici des gens qui prétendent qu’un si petit peuple ferait mieux de se taire, pour ne pas faire honte à l’étranger. Franchement ! Très honnêtement ! Très sincèrement ! Faut tu être maso à ce point !

  • 5 juin 2012 · 11h20 Serge Gingras

    Harry Potter et Jean Charest!

    Intéressant parallèle. Pas sans fondements.

    Depuis quelques décennies le désir de voter s’estompe de plus en plus chez l’électorat. C’est compréhensible. Peu importe le parti pour qui l’on vote, les multinationales, les banques, les entreprises paient de moins en moins d’impôt.

    En 1964, les personnes morales fournissaient 72 % de l’impôt. Aujourd’hui, c’est le simple contribuable qui paie la majeure partie de la note. Tous les partis qui se sont succédés ont embrassé la philosphie de Milton Friedman. Alors à quoi bon voter pour qui que ce soit puisque les élus ne nous écoutent pas. Ils font le jeu du un %, l’oligarchie qui tire les ficelles.

    Evidemment, ne pas voter diminue le droit de critiquer. Pourquoi ne pas exercer un droit de protestation en votant pour un parti qui va faire peur aux bourgeois? C’est ce que je fais. Si 50 % de lélectorat votait pour un parti qui fait peur…

  • 5 juin 2012 · 11h22 Christian de Coninck

    Enfin, dans le « tous » de J C Guillebaud, il ne faut évidemment pas compter la kyrielle de néo-libéraux plus ou moins à droite qui existe aussi en France. Mais au moins, il y a tous ces français qui ont permis à Hollande de mettre le nain Sarko dehors.

    Vous voyez, comme on en est tous au même point, on pourrait tous faire les mêmes gestes aussi pour mettre Caius Charestus Caesar dehors.

  • 5 juin 2012 · 11h35 Serge Gingras

     » En lisant « Pour sortir du XXè siècle » de Edgar Morin, un petit bout de phrase a retenu mon attention avec insistance : «[...] Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.»  » M. Drouin

    Les anglophones disent :  » Don’t confuse me with facts. My mind is made up.  »

    Les Conservateurs sont décidés à imposer leur idéologie destructrice de notre société compatissante car ils ne sont pas les gardiens de leurs frères. C’est ce que Caïn a répondu à Dieu :  » Suis-je donc le gardien de mon frère?  » Dieu s’est contenté de regarder Caïn. Ça n’a pas servi à grands choses, entre nous.

    Les Conservateurs interprête le silence de Dieu comme un feu vert pour leur programme d’égoïsme systématique. Si Dieu avait répondu oui, l’histoire aurait été différente.

    Lorsque Dieu est de votre côté vous vous moquez bien des critiques.

  • 5 juin 2012 · 11h43 Serge Gingras

    Interroger un leader étudiant est une manoeuvre d’intimidation.

    Evidemment, ce leader est un marxiste-léniniste auto proclamé selon son site Internet.

    Puisqu’il l’avoue publiquement, à quoi bon l’interroger d’avantage sinon pour chercher à l’intimider. Ces braves pandores n’avaient qu’à lire les oeuvres de Marx et de Lénine. Evidemment, c’est un exercice intellectuel rigoureux et qui prend du temps.

    Ça vole bas. Quand ça dérape…

    • 5 juin 2012 · 12h56 Christian de Coninck

      L’histoire montre qu’il y a eu un tas de jeunes marxistes-léninistes qui n’avaient rien d’autre à se mettre sous la dent pour exprimer leur désir louable de combattre l’injustice du monde. L’histoire montre aussi qu’il y a eu un tas d’escrocs qui ont sauté dans le même train pour mieux profiter de l’injustice du monde. Il est évidemment plus profitable aux profiteurs néo-libéraux de mettre ces deux attitudes opposées dans le même sac. On est d’accord que c’est nul et con.

      Pathétique, cette pseudo-guerre entre capitalistes et anti-capitalistes ! Il n’y a, en fait, qu’une seule réalité, totalement indépendante de ces étiquettes de droite et de gauche: il y a les gens honnêtes et les gens croches, les gens sincères et les gens menteurs, les gens vrais et les gens faux, les gens généreux et les gens radins, les gens partageurs et les gens voleurs, les gens francs et les gens hypocrites…Je m’arrête là, la liste serait trop longue. Et pour combler le tout, il y a même toutes ces sortes de gens-là chez les pauvres comme chez les riches et chez les religieux comme chez les athées !

      La religion et la politique de papa ont eu beau faire, elles n’ont jamais réglé ce problème de fond et après tant de siècles à faire semblant de ne pas le voir, on devrait tout de même bientôt conclure qu’elles seront à tout jamais incapables de le régler. Bon, ça allait encore dans les villages, puis dans les villes et dans les pays. Mais rendu comme nous le sommes maintenant à l’échelle du globe, cela devient tout simplement insupportable. On appelle ça « la croisée des chemins ».

      Pourtant, je suis sûr que cet immense échec d’Homo soi-disant Sapiens à vivre avec lui-même et avec les autres aboutira un jour à quelque chose de neuf. Astéroïde, bouleversement climatique, mutation génétique ? Je ne sais pas. Certes, ce ne sera pas forcément facile et joyeux. Il n’y aura peut-être plus assez de chips et de Coke pour tout le monde. Mais la preuve que ce sera, c’est que malgré tout, le désir reste bien vivant.

  • 5 juin 2012 · 11h49 Serge Gingras

    Pour faire le ménage que vous proposez, M. Bellefeuille, il nous faudrait Hercule et une bonne dose d’intelligence et de courage en tant qu’électeurs contribuables.

    Allons tous aux urnes, le jour venu, et ouvons les vannes du grand ménage qui s’impose.

  • 5 juin 2012 · 12h34 Gilles Bousquet

    M. Michel Asselin se désole pour Mme Marois tout en lui tapant dessus. Un vrai séparatiste pur et dur…jamais content, principalement du chef actuel du PQ qu’il pense améliorer en lui tapant dessus pour l’endurcir.

    Que ceux qui croient que M. Duceppe ferait un meilleur job que Mme Marois, qu’ils aillent voir le résultat des dernières élections fédérales. même LUI a été battu lourdement par une parfaite inconnue qui n’a même pas été obligée de se forcer..

  • 5 juin 2012 · 12h43 Réjean Asselin

    @Gilles Bousquet

    Monsieur Michel Asselin est beaucoup plus honnête que vous et les autres péquistes de droite qui portent le carré vert dans leurs coeurs et qui viennent défendre hypocritement la chef Marois et les autres péquistes qui portent le carré-rouge.

    Etre un séparatiste qui n’est pas un grand fan de Pauline Marois ( et j’ en suis ) est beaucoup moins dommageable pour le mouvement souverainiste que d’ être un fédéraliste qui milite dans un parti souverainiste tout en parlant comme un caquiste la plupart du temps ! Vous savez de qui je parle Monsieur Bousquet !

  • 5 juin 2012 · 13h17 Christian de Coninck

    Ça y est: on recommence à sortir les mousquets !

  • 5 juin 2012 · 13h21 Gilles Bousquet

    Comme séparatiste, vous êtes un fan de qui pourrait remplacer Mme Marois comme chef du PQ, M. Asselin ?

    Vous tapez continuellement sur Mme Marois et jamais sur les autres chefs souverainistes comme M. Khadir ou Mme David ou M. Aussant au Tremblay du Parti Indépendantiste « qui existerait probablement encore ». Est-ce parce qu’ils sont meilleurs ? Plus fins ? Plus séparatistes ? Pas à gauche ? Plus quoi, M. Asselin ?

  • 5 juin 2012 · 13h47 Claire Thibaudeau

    M Bousquet.
    Vous êtes vraiment obsédé par Réjean A.
    Franchement on vous croirait dans une pouponnière..
    Évoluez. lisez avant d »écrire..

  • 5 juin 2012 · 13h47 Christian de Coninck

    Il y a deux choses urgentes à faire d’ici les prochaines élections:

    1-Demander à un Léo-Paul Lauzon de chiffrer le plus objectivement que possible ce que coûte le néo-libéralisme à la société québécoise (sans y inclure le gaspillage que les citoyens font eux-mêmes: ça c’est un autre problème).

    2-Se servir du résultat de 1 comme matière principale pour diffuser largement une « Lettre ouverte aux trois singes » (vous savez: ceux qui ont les mains sur les yeux, les oreilles et la bouche).

    OK, les anti-darwinistes, on peut remplacer « singes » par « primates » ou par ce que JJC a appelé lui-même « majorité silencieuse » (non, pas par « Homo sapiens », ce serait trop hypocrite: il faut que ça reste propre).

    • 5 juin 2012 · 17h09 Danièle Bourassa

      Bonjour M. Christian de Coninck,

      Léo-Paul Lauzon a chiffré les sommes qui pourraient faire partie de la colonne des revenus de notre trésor public, si nous avions un gouvernement socialiste, social-démocrate ou progressiste, selon les points de vue, dans un tableau tiré de son livre : Contes et comptes du prof Lauzon IV, publié en 2010 et disponible à la bibliothèque au coin de chez-vous :

      1- Instaurer un impôt minimum. En 2003 50% des entreprises, soit 142865, n’ont payé aucun impôt sur des profits de 31 milliards : $500 millions

      2- Hausser le taux d’impôts sur le revenu des compagnies du Québec à celui de l’Ontario et du Canada : $500 millions

      3- Réduire les REER de $20000 à $5000 par année : $1 milliard

      4- Réduire les subventions aux compagnies à un montant équivalent à celui de l’Ontario : $2 milliards

      5- S’attaquer à l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux qui étaient de 11 milliards en 1990, de 88 milliards en 2003 et qui est maintenant de $100 milliards au Canada : $1 milliard pour le Québec

      6- Réduire la portion non imposable des gains en capitaux de 50% à 25% et abolir les CELI, REEE, REI, sociétés en commandite, fiducies de revenu, etc : $1 milliard

      7- Imposer tous les salaires au même taux. Ceux payés par chèque et ceux payés en options d’achat d’actions aux dirigeants d’entreprises : $500 millions

      8- Abolir les subventions aux écoles privées comme en Ontario, aux States et en Europe : $500 millions

      9- Rétablir les impôts successoraux comme aux States, et instaurer une taxe annuelle sur la richesse comme en Europe. Abolir l’exonération d’impôts des fiducies familiales : $1 milliard

      10- Rétablir le nombre de paliers d’imposition de 3 à 12 : $500 millions

      11- Éliminer les milliers d’organismes de charité bidons et resserrer les critères pour les autres : $500 millions

      12- Abolir les taxes (TVQ et TPS) sur l’électricité et en instaurer sur les transactions boursières spéculatives : kif-kif

      13- Afin de nous libérer des cartels privés, créer Pétro-Québec, Pharma-Québec et la Banque du Québec : $1 milliard

      14- Nationaliser l’éolien, le gaz naturel, les petits barrages et ceux d’Alcan, abolir l’agence des PPP et fermer 4 hippodromes du Québec : $1 milliard

      Tout ceci pour un total de $11 millards qu’il nous serait évidemment impossible d’ajouter aux deniers publics, tant que nous élirons un gouvernement à l’idéologie néo-libérale.

      Nous pourrions aussi ajouter à cette liste, l’argent de nos taxes, tarifs et impôts perdu au profit de la mafia et de leurs complices. Une somme évaluée entre 25 et 35% du coût de nos infrastructures.

      Indélogeable…si les gens savaient tout ça et plus encore, à part ceux qui en profitent, qui pourrait encore voter PLQ?

  • 5 juin 2012 · 14h02 Gilles Bousquet

    Bien oui, Mme Thibaudeau, je suis obsédé par M. Asselin, un séparatiste obsédé à taper sur Mme Marois. Je cherche à comprendre celui

  • 5 juin 2012 · 14h05 Gilles Bousquet

    (suite) qui tape sur la seule personne capable de sortir M. Charest du pouvoir fédéraliste corrompu et passé dû..

  • 5 juin 2012 · 15h14 Martin B Tremblay

    Merci pour votre analyse Mme Legault.

    J’ai de la misère à digérer le comportement du gouvernement libéral en particulier lors des dernières négociations qui visaient à mettre fin à la contestation étudiante. Le gouvernement libéral n’avait qu’à dire oui à la proposition des étudiants, mais il a préféré carrément saboter les négociations. Il paraît que plus le mensonge est gros, plus la situation vire à la caricature, moins on voit l’absurdité de la situation, car c’est encore plus difficile à croire.

    Les associations étudiantes ont négocié comme des maîtres en la matière en s’appuyant sur éléments de convergence pouvant permettre une solution négociée. C’est la base d’une négociation efficace visant un résultat positif. Cela révèle les bonnes intentions des associations étudiantes.

    Le gouvernement libéral a été de toute évidence pris au piège dans la négociation avec les étudiants qui ont proposé une solution de sortie de crise qui respectait la justification de la hausse des frais de scolarité qui est le financement des universités et qui respectait en plus le principe du coût nul pour les contribuables (principe ridicule quand on sait que le gouvernement libéral est allé chercher 3,5 milliards $ dans nos poches sans nous le demander pour payer leurs déficits financiers.)

    Le compte-rendu des rencontres démontre que le gouvernement libéral était mal à l’aise et ne savait pas comment se sortir de cette situation.

    http://www.facebook.com/notes/carl-ouellette/bilan-de-la-classe-des-4-derniers-jours-de-n%C3%A9go/400147716694957

    Le retrait soudain des négociations a révélé clairement le discours trompeur du gouvernement libéral qui voulait définitivement s’attaquer à l’accessibilité à l’éducation en imposant son idéologie rétrograde néolibérale. Autrement, rien ne l’empêchait d’accepter la proposition étudiante qui était tout à fait acceptable. Quand tout le monde souhaite une sortie de crise, l’opinion partisane est un faux prétexte. Quand on accepte de négocier, cela signifie qu’on est aussi prêt à un éventuel recul.

    Il faut être aveugle pour ne pas constater que Jean Charest est profondément imbu par lui-même. Est-ce le résultat de 10 ans de pouvoir? C’est une attitude qui peut pousser à l’obsession du pouvoir et en contrepartie dans la peur d’un éventuel échec électoral. Deux options se présentent à Jean Charest pour protéger son orgueil: gagner les prochaines élections ou quitter sachant qu’il ne peut plus espérer une réélection.

    Le pourrissement de la contestation étudiante semble être favorable dans les deux options. Les effets de diversion et de division des électeurs peuvent permettre à Jean Charest de gagner peut-être la prochaine élection. Cette option n’est cependant pas aussi facile à contrôler que sont départ de la vie politique. Et son entêtement face à la contestation étudiante ajoute un atout important de plus à son CV pour un éventuel poste important chez les grands capitalistes de ce monde.

  • 5 juin 2012 · 16h06 michel asselin

    M.Bousquet

    M.Duceppe et le bloc ont été radié par la « vague orange  » et « mononcle Jack « , qui soyons honnêtes fut la manifestation d’une séries d’évenements synchronistiques et rarisime…Par la « Fabrication du consentement  » des sondages pré-électoraux manipulés de toutes pièces par Gesca et autres, tva et compagnies La surexposition médiatique du « mononcle malade  » fut le pendule hypnotisant de la Nation du « Je me souviens, plus de rien  » Encore une fois, un alignement planétaire qu’on ne reverra pas avant un sciecle. M.Duceppe, est de loin supérieur à Mne jello-Marois,comme chef, comme débatteur à l’assemblée National et surtout son Aura de guerrier émane sur les québécois. Et comme dirait l’autre « L’Indépendance du KébeK ca ne se demande pas,,ca se prend  » ou autrement dit « Dis moi qui est ton chef et je te dirai qui est ta Nation « 

  • 5 juin 2012 · 16h41 Gilles Bousquet

    M. Asselin, sur un point, je vous rejoins : M. Duceppe est bien plus dur que Mme Marois que vous qualifiez, comme M. Charest, que vous aidez en la critiquant tout le temps, de Jell-O.

    La preuve ? Tous les députés du PQ en ont eu peur de M. Duceppe, les 2 fois qu’il est venu sur le bord de porter sa candidature à la chefferie du PQ. Ces députés trouvent déjà Mme Marois trop directive et pas assez à leur écroûte, ils ne resteraient pas 5 minutes sous la chefferie « une main de fer dans un gant de fer » de M. Duceppe qui n’écoute que lui-même, selon ma perception. Quel député du PQ a appuyé M. Duceppe ?

    M. Duceppe a mangé, l’année passée, le même genre de volée que Lucian Bute à la boxe, la semaine passée. Vous pouvez bien écrire que ce n’était pas de sa faute, que son adversaire était plus fort à la télé etc, ça ne change rien.

    • 5 juin 2012 · 16h58 Claude Perrier

      Ah la…la… Monsieur Bousquet…

      Dans quoi vous êtes-vous à nouveau empêtré… Hum?

      Vous avez davantage de résilience que je n’en ai. Moi, j’en ai plus que soupé des rebuffades opiniâtrées des pourfendeurs de la Vérité.

      Je me contente donc, depuis un moment, de tâcher de faire sortir le chat du sac.

      De possiblement faire la démonstration que l’arroseur s’arrose lui-même.

  • 5 juin 2012 · 17h02 Christian de Coninck

    Avertissement : Ceux et celles qui trouveront ce qui suit QQ sont les bienvenus pour proposer mieux ou des améliorations. Dans les circonstances, je ne verrais d’ailleurs aucun inconvénient à ce qu’il s’agisse d’une action collective. En passant, ce serait aussi un bon dérivatif commun pour les pro et les anti Marois.

    Premier jet de

    ‘’Lettre ouverte à la majorité silencieuse’’.

    Enlève tes mains des yeux et regarde.
    Regarde ce qu’ils ont fait de ton pays.
    Regarde ces forêts qu’ils ont rasées.
    Regarde ces rivières qu’ils ont vidées.
    Regarde ce qu’ils ont fait aussi de toi.
    Regarde, toi qui ne voulais plus voir.
    Regarde la beauté trahie du monde,
    Regarde-la, c’est aussi la tienne.

    Enlève tes mains des oreilles et écoute.
    Écoute le silence imposé à ton pays.
    Écoute la plainte des animaux qui s’enfuient.
    Écoute le silence de l’eau qui ne coule plus.
    Écoute le bien commun qu’ils détruisent.
    Écoute, toi qui ne voulais plus entendre.
    Écoute la plainte atterrée du monde,
    Écoute-la, c’est aussi la tienne.

    Enlève tes mains de la bouche et exige.
    Exige qu’ils te remboursent ton pays.
    Exige qu’ils reverdissent tes forêts.
    Exige qu’ils remplissent tes rivières.
    Exige qu’ils te rendent ce qu’ils t’ont volé.
    Exige, toi qui ne voulais plus parler.
    Exige la juste part du monde,
    Exige-la, c’est aussi la tienne.

    • 5 juin 2012 · 17h10 Claude Perrier

      Bravo, M. De Conink!

      En espérant que vous êtes satisfait de votre appréciation des choses.

  • 5 juin 2012 · 17h07 Mario Goyette

    Quand je suggère que Gilles Duceppe serait un atout pour le P.Q., je ne tape pas sur Pauline Marois par le même occasion, elle fait son travail le mieux qu’elle le peut compte rendu des circonstances.
    Vous pouver bien ignorer les qualités de Gilles Duceppe mais ce serait une grave erreur, la même qu.a fait l’organisation du Canadien de Montréal depuis des années et regardez où ça les a mené cette année.
    Ils se cherchent encore…

  • 5 juin 2012 · 17h12 Gilles Bousquet

    Si M. Duceppe devenait chef du PQ, je ne passerais pas mon temps à lui chercher des poux sur les blogues pour tenter de le discréditer comme le fait M. Asselin avec Mme Marois. Avec des amis séparatistes comme ça…

  • 5 juin 2012 · 17h22 Gilles Bousquet

    Bien oui M. Goyette, ça serait aux actuels députés du PQ de mieux apprécier toutes les belles qualités que vous trouvez à M. Duceppe, ce qui devraient les aider à se faire réélire, si ce dernier venait à réussir son remplacement de Mme Marois.

    Quand vous suggérez que M. Duceppe serait meilleur que Mme Marois, vous tapez automatiquement sur elle. Pas difficile à faire 2 plus 2. M. Duceppe refuse l’invitation de Mme Marois de se joindre au PQ. Il veut SON job de chef, rien de moins mais il en est bloqué par tous les députés actuels du PQ sauf 1, je crois.

    • 5 juin 2012 · 17h35 Mario Goyette

      C’est Joseph Facal qui a écrit dernierement que malgré tous les scandales libéraux depuis presque une dizaine d’années, Charest est légèrement en tête dans les sondages, c’est assez révélateur.
      Je dis seulement que si Pauline Marois peut se payer le luxe de subir des démissions comme l’an passé, lever le nez sur Gille Duceppe et continuer à espérer faire l’opposition officielle en s’assoyant sur son steack et bien la coupe va être pleine dans mon cas, imaginez le reste de la population.

    • 5 juin 2012 · 17h56 Mario Goyette

      D’ailleur la longétivité inexplicable de Charest pourrait s’expliquer pas les qualités modestes de « debator » à l’Assemblée nationale de Pauline Marois qui est très loin de celles de Jacques Parizeau à une certaine époque où les députés d’en face craignaient de le croiser.

  • 5 juin 2012 · 17h25 Christian de Coninck

    Pas super la répétition de « silence » dans la deuxième strophe. Je propose:

    « …Écoute le mutisme imposé à ton pays… »

    Troisième strophe, hésitation:
    « …Exige qu’ils te rendent ce qu’ils ont volé… » ?
    « …Exige qu’ils rendent ce qu’ils t’ont volé… » ?
    « …Exige qu’il te rendent ce qu’ils volent… » ?

    Pas facile le français, mais vache de belle langue, foi de flamand.

  • 5 juin 2012 · 17h29 Christian de Coninck

    @ Claude Perrier.

    Merci, mais je suis rarement satisfait d’emblée de tout ce que fais. Ce que j’ai ajouté à 17h25 en est un exemple,

  • 5 juin 2012 · 18h15 Christian de Coninck

    C’est pas toujours une qualité, mais je vis avec depuis longtemps.
    Et mieux depuis que j’ai trouvé ce mot de Victor Hugo:
    « Cela prend trois-cent poèmes pour en faire un bon. »

  • 5 juin 2012 · 18h20 Christian de Coninck

    Alors si ça prenait trois-cent Pauline pour faire une bonne Marois, je comprendrais ça.
    Ha ! Ha!

  • 5 juin 2012 · 18h29 Gilles Bousquet

    M. Goyette, ce n’est pas Mme Marois qui lève le nez sur M.Duceppe, c’est M. Duceppe qui ne veut rien accepter de Mme Marois sauf son poste de chef.

    En passant, la raison pour laquelle le PQ, sous Mme Marois, ne lève pas plus est bien simple : Il y a 42 % de souverainistes contre 58 % de fédéralistes déclarés dans les sondages, ce qui fait 16 % de différence..

    Un fédéraliste ne va pas voter facilement pour le PQ, avec ou sans Mme Marois, même si le PLQ est blâmé par 72 % de Québécois. Le fédéraliste convaincu aime mieux subir le fédéraliste PLQ Charest que de voter pour un parti qui souhaite la souveraineté pour le Québec.

    Québec solidaire va chercher 8 % de souverainistes, l’ON 2 % et la CAQ, probablement autour de 5 %, ce qui laisserait normalement 27 % de cotes au PQ, avec ou sans Mme Marois.

    La go-gauche du parti Québec solidaire abrite le parti Communiste. Qui veut se joindre au parti Communiste à part Québec solidaire ?

    • 5 juin 2012 · 18h36 Mario Goyette

      Mne Legault va sûrement traité prochainement de l’offre de Pierre Curzi incitant le P.Q. à s’unir avec QS et ON. Offre refusée par Pauline Marois.

    • 5 juin 2012 · 18h41 Mario Goyette

      Ah les sondages M.Bousquet, dites-vous bien que les libéraux en tiennent tous les jours grâce à leurs caisses électorales débordante. Aux dernières nouvelles, Charest serait tenter par une élection en septembre débutant en août…
      Diantre que ce malheureux prince machiavélique peut faire suer parfois.

  • 5 juin 2012 · 18h50 Claire Thibaudeau

    Gilles Duceppe est aussi mon choix.
    Ce n’est pas un fédéraliste en passant..
    Pauline Marois ne laissera pas sa place.Elle veut devenir PM..
    Si son égo n »était pas autant gonflé, elle penserait que les élections du PQ seraient gagnantes.
    Gilles Duceppe mettrait de l’ordre aux ordures nauséabondes des libéraux.

  • 5 juin 2012 · 19h22 Christian de Coninck

    Mais revenons aux choses sérieuses. Charest indélogeable ? Certains prédisent que « Oui, parce que… », d’autres que « Non, parce que… » ou « Peut-être, mais à condition que… »

    Moi j’ai beau regarder dans le marc de café et dans les entrailles de poulet, j’ai beau regarder si les oiseaux volent vers la gauche ou vers la droite (ça c’est nul, parce que si vous en voyez un voler vers la droite, le mec en face de vous le verra automatiquement voler vers la gauche). Bref, j’ai tout essayé, pas de réponse. Dernière tentative, je me suis alors tourné vers les astres.

    Et là, j’apprends que Vénus passe aujourd’hui devant le soleil ! Non seulement le phénomène est paraît-il très rare (un fois tout les 150 ans), mais en plus, il est cette fois-ci SEULEMENT visible du Québec ! Or, comme Vénus est aussi la Déesse de l’Amour, j’en déduis que son passage est un gros clin d’oeil évident à nos jeunes québécois et, tout naturel venant d’elle, une incitation très claire à ne pas pratiquer le coïtus interruptus pour ce qu’ils ont commencé à entreprendre. Et s’il vous plaît, que personne ne vienne me dire que c’est pour Charest qu’elle aurait fait ça !

    Bon, ça ne répond pas encore complètement à la question, mais je trouve que cet encouragement de la part de Vénus est un sacré bon début.

  • 5 juin 2012 · 20h15 Gilles Bousquet

    M. Goyette, je vous signale que M. Khadir vient de refuser l’idée de M. Curzi aussi solidement que l’a fait Mme Marois mais on ne signale que le refus de Mme Marois.

    Mme Thibaudeau choisit M. Duceppe, c’est très bien pour elle mais ça serait plus efficace, pour ce changement, de convaincre les députés actuels du PQ qu’ils seraient mieux avec M. Duceppe, ce qu’ils refusent de croire.

  • 5 juin 2012 · 20h41 Claire Thibaudeau

    Ben oui M Bousquet.Je vais téléphoner à Pauline pour lui dire que Gilles Duceppe va être le chef du PQ.

  • 5 juin 2012 · 20h52 Gilles Bousquet

    Mme Thibaudeau, comment allez-vous lui expliquer ça à Mme Marois ? Ne faites pas trop courir la nouvelle parmi les autres députés du PQ afin qu’ils ne fassent pas trop de cauchemars.

    Si vous voulez mieux déloger M. Charest du pouvoir, cessez de taper sur Mme Marois. Il y a assez de M. Charest, le machiavélique, qui s’y acharne.

  • 5 juin 2012 · 21h07 Claire Thibaudeau

    Je vais faire très attention M Bousquet.
    Merci de vos précieux conseils.

  • 5 juin 2012 · 21h44 Christian de Coninck

    @ Danielle Bourassa (réponse à votre message de 17h09, c’est platte qu’on puisse pas répondre à des réponses !)

    Merci Danielle, pour votre description détaillée des mesures proposées par Léo-Paul Lauzon, dont j’avais effectivement déjà entendu parlé, sans me souvenir du chiffre de 11 milliards. Je pense que nous sommes à peu près sur la même longueur d’onde car je pense que nombre de ces propositions sont en effet souhaitables.

    Cependant, au départ de la période électorale, je pense que ce serait une erreur de stratégie de présenter ces propositions sous leur forme de programme économique  » à venir » : ce serait les jeter en pâture au libéraux, qui auraient vite fait d’en « démontrer » (façon de parler) l’impossibilité à la majorité silencieuse qu’ils visent.

    Ce qu’il faudrait à mon avis plutôt faire, au moins dans la première moitié de la période électorale, c’est de marteler les coûts énormes que représentent les décisions, les attitudes et les choix politiques passés et présents de l’actuel gouvernement. Un bilan chiffré de qui échappe à notre société, incluant la majorité
    silencieuse.

    Autrement dit, il faut d’abord marquer tous les esprits avec ce qui a été littéralement commis, volé, enlevé et soustrait par les libéraux au pouvoir. Sans une telle démonstration préalable, qui serait leur « coût de grâce », il serait difficile de vendre un programme de redressement susceptible de mettre fin à cela.

    C’est plus précisément ce que je voulais dire à 13h47.

  • 5 juin 2012 · 21h52 Christian de Coninck

    Petit parallèle gastronomique pour résumer ma lourde explication à Danielle Bourassa:

    On ne fera pas l’omelette si on ne casse pas les oeufs avant…

  • 5 juin 2012 · 22h56 Christian de Coninck

    La police a arrêté le Prince dans la manif de Québec. Pas le prince Charles,
    Amir Khadir (Amir veut dire Prince).

    Il va avoir droit à une blague platte de Caesar à son retour en Chambre.

    Courchesna a quant à elle refusé aux profs ce qu’ils demandent. Elle les met dans le même sac que les étudiants. Ça n’a pas de bon sang: elle met tout le monde dans le même sac à part sa clique. On peut pas être vampire et humain à la fois.

  • 6 juin 2012 · 07h49 Gilles Bousquet

    Bien franchement et bien honnêtement, les pratiques partisanes de Mme Courchesnes, « actions sinistres de la ministre », sont de nature à bien tenir garnie, la caisse électorale du parti Libéral

    • 7 juin 2012 · 13h02 Christian Alain

      Le conseil du patronat est aussi derrière toute cette corruption. C’est pour ça qu’ils ont appuyer massivement cette loi bidon du PLQ qui vise à enlever la epur des patrons face à ce mouvement de masse. Ce mouvement d’ailleurs qui menace les grosses entreprises privés corrompues au plus haut point. On a qu’à regarder les profits faramineux par TRIMESTRE des banques, des pétrolières et des pharmaceutiques pour ne mommes que celles-çi. Des bandits de la pire espèce qui font ce qu’ils veulet en plus de ne pas payer les impôts qu’ils devraient payer ainsi que l’électricilté qui leur est vendue à rabais financée par les plus pauvres et la classe moyennr acr les riches eux se paient des abris fiscaux.

  • 6 juin 2012 · 09h56 Réjean Asselin

    Je vais probablement voter pour le PQ a la prochaine élection. Non pas a cause de la sastisfaction que j’ éprouve envers une chef qui chausse des souliers trop grands pour elle depuis qu’ elle aspire a devenir Madame La Première Ministre de la Province de Québec ni par solidarité envers les nombreux péquistes-caquistes de droite qui entourent la chef du PQ présentement. Les fédéralistes-nationalistes mous du PQ qui ne peuvent se résoudre a rejoindre Legault et Rebello me font rire et pleurer en même temps !

    La seule raison pourquoi je voterai pour le PQ demeure ma « solidarité  » envers le peuple québécois dans son ensemble et ma responsabilté de TOUT faire pour déloger la corruption du pouvoir même si dans ma circonscription du sud-Ouest de Montréal les libéraux sont assurés de victoire peut-importe la corruption et le nom du chef de ce parti !

    Par contre je ne suis pas sûr que le PQ qui dort au gaz dans la certitude que le Parrain est tellement détesté que l’électorat québécois voteront pour Pauline sortira gagnant avec une telle stratégie. Les nouveaux électeurs que représenteront les jeunes qui manifestent et beaucoup d’ autres semblent beaucoup plus proche de QS que du PQ malgré le carré-rouge de madame Marois et de ses proches !

    Quand tu courtise la droite et le privé pour te faire du capital politique a Québec et que tu retourne ta veste pour porter le carré-rouge qui symbolise de plus en plus une lutte contre néo-libéralisme et l’ appétit vorace du privé que nous endurons de plus en plus au Québec, ton « message  » risque d’ être incohérent ! N’ est ce-pas madame Marois !

  • 6 juin 2012 · 10h05 Christian de Coninck

    Ce matin, un troisième pied à NDG. Selon mes calculs, il y a donc au moins deux cadavres en circulation à Postes Canada (!) Ça doit être le branle-bas de combat chez eux pour passer tous les colis non livrés aux rayons X. À moins que ce service n’existe pas ou que Harper vienne juste de le couper. Il y a donc, logiquement, beaucoup d’autres colis à venir, sans compter celui qui contient la tête du pauvre étudiant chinois.

    Et toute cette histoire (à couper le souffle aussi) digne d’un roman de Fred Vargas, pendant que nos hommes politiques et d’affaires s’inquiétaient pour le Grand Prix et les Festivals à cause de possibles manifestations d’étudiants cet été ! Motifs: catastrophe économique et mauvaise réputation à l’étranger.

    Désolé pour vous messieurs: vous ne vous attendiez pas à celle-là, n’est-ce pas ? Ce ne sont pas les manifestations de sages étudiants qui seront responsables de catastrophes économiques et qui feront mauvaise réputation au Canada et au Québec qui en fait encore partie. Non, c’est un massacreur d’étudiant ! Enfin, ça peut même être pire: on ne sait pas encore si le massacreur est seul et si la deuxième victime est un étudiant étranger aussi. On ne sait même pas si c’est la dernière victime du ou des massacreurs.

    C’est pas drôle hein ? Vous envoyez un fils étudier à l’autre bout du monde et on vous le renvoie en morceaux. Super, ça, pour la réputation et l’économie de l’autre bout du monde, vous ne trouvez pas ? Pour la réputation et l’efficacité de sa police aussi, qui passe ses soirées à traquer des étudiants au lieu de traquer leurs massacreurs potentiels…

    Messieurs Harper, Charest et Tremblay, vous devriez déclarer ouvert le Festival de colis morbides de Postes Canada.

  • 6 juin 2012 · 10h30 Jean D. Drouin

    Je suis plus que jamais désolé de voir à quel point les fédéralistes sont prêts à cautionner l’escroquerie libérale et l’incompétence viscérale de Charest et de son gouvernement juste pour ne pas permettre à un autre parti politique qui a un objectif souverainiste d’accéder aux commandes de l’État québécois. Je pourrais y voir là une des raisons qui fait que je suis souverainistes.

    Soyons clairs, dans la situation sociale que vit aujourd’hui le Québec, si des élections se faisaient demain, personne de sérieux ne pourrait prétendre que si le PQ était porté au pouvoir ce serait un mandat pour faire la souveraineté. Il faudrait être pas mal tordu pour le prétendre sérieusement. Tous reconnaitraient que si le PQ prenait le pouvoir demain matin, ce serait avant tout l’effet d’un vote de protestation contre Charest et son PLQ.

    Y a-t-il juste des fédéralistes d’assez stupides pour penser autrement ? Ça prend des fédéralistes aveuglés et complètement déboussolés pour accorder leur appui à un parti corrompu et incompétent juste pour ne pas voir le PQ aux commandes. On dit que le passé est garant de l’avenir. Les années de pouvoir du PQ n’ont pas fait vraiment avancer la souveraineté. Pour quoi en serait-il autrement demain. Le PQ, tous en conviendront, n’a pas changé à ce point tout même.

    Sérieusement, et sans vouloir porter préjudice aux autres partis de l’opposition, seul le PQ est en position de déloger le PLQ du pouvoir. Le faire serait indubitablement travailler au plus grand bien du Québec et ce nonobstant toutes les options constitutionnelles présentes.

    Devant l’état actuel des choses au Québec, de la moralité politique et des politiciens très sérieusement entachée, de la duplicité et l’incompétence du PM dans sa gestion du conflit étudiant, devant l’absence incompréhensible de représentations et d’opposition du gouvernement québécois devant l’agression inadmissible de Harper avec son projet de loi C-38 dont plusieurs chapitres nuisibles directement aux intérêts québécois, devant toutes funestes constatations, si le PQ veut démontrer sa profonde volonté de sortir le Québec des griffes de Charest et du PLQ, la chef du PQ DOIT déclarer que si des élections étaient déclenchées demain, voter pour le PQ serait avant tout un vote pour rétablir la santé sociale et politique au Québec.

    Si après deux ou trois ans de ménage il apparaissait que le climat social s’est assaini, je ne serais pas contre le déclenchement d’élections générales hâtives portant cette fois-ci sur les options constitutionnelles des partis présents sur la scène politique québécoise. Là nous pourrions discuter des vertus et des défauts du fédéralisme canadien et de l’option souverainiste.

    Le Québec est confronté à un danger sans précédent dans toute son histoire récente : un gouvernement aux prises avec de très nombreuses et de très graves allégations de collusion et de corruption ; un premier incompétent, incapable d’établir des rapports appropriés avec les étudiants et qui profite de l’émergence d’un conflit pour imposer ses vues idéologiques et même pour assurer une vengeance personnelle contre ces derniers (N’oublions pas que la crise avec les étudiants est encore très loin d’être réglée donc que l’automne risque d’être encore très chaud).

    Il est donc capital que TOUTE la classe politique de l’opposition trouve le moyen de s’assurer de se débarrasser du présent gouvernement. Étant donné la réalité politique québécoise, objectivement et réalistement, le PQ est le parti politique qui doit prendre le leadership. C’est une question de «salut national», rien de moins. Le Québec ne pourra pas supporter un autre cycle avec un gouvernement pourri et incompétent : celui de Charest et du PLQ.

    • 6 juin 2012 · 11h49 Michel Bradette

      Il faut absolument se débarasser au plus sacrant de ce gouvernement-là. Il n’y a plus de qualificatifs et d’insultes capables de rendre justice à cette adminstration. Cependant, j’ai l’impression que malgré tout ce qui plane comme soupçons de toutes sortes et sa disconnection de la réalité, ce ne sera pas une sinécure de faire le ménage tant les dix années de cette gouvernance va laisser des traces difficiles à effacer. D’autant plus que Charest a pour lui la puissance de l’argent et comme on le sait aujourd’hui, il semble que tout est monayable. Il suffit de regarder du coté des Etats-Unis.Les grosses corporations et les banques ont bien plus de poids que le citoyen face aux prises de décisions économiques. Nous ne faisont que payer et c’est trop souvent « prendre aux pauvres pour donner aux riches » en réalisant que notre vote ne vaut peut-etre plus grand chose.Mais c’est l’un des seuls pouvoirs légal que nous possédons. Si dans certains pays, ils ont réussi à se débarasser des tyrans et des dictateurs avec moin de moyens que nous, je ne vois pas pourquoi nous n’en serions pas capable avec tout ce que nous avons comme possiblités.Les manifestations étudiantes et les casseroles sont venu réveiller le ron-ron des gens de pouvoir qui sont en train de réaliser l’écoeurement du peuple façe à la marchandisation du pouvoir et de la société en général. Pourquoi vouloir à tout prix imiter ce qui ce fait de pire dans le système capitaliste. C’est quoi, cette idée, de vouloir gérer l’Etat comme une grosse entreprise. De vouloir éliminer le déficite à tout prix alors que dans notre système, si ont a pas de dettes ont n’a pas de crédit.Il faudrait peut-etre apprendre à se calmer le « pon-pon » économique et etre plus original. Il faut que tout le ras-le-bol des étudiants et des casseroles serve à unir les forces anti-PLQ,et que les partis d’oppositions fassent front commun pour faire le ménage au Québec. Aérer un peu cet atmosphère nauséabonde de division qui sert le gouvernement de Charest pour rester en place. Si la fin justifie les moyens pour faire de la m…Pourquoi ne pas faire la meme chose pour essayer de faire le bien des gens et non des grosses corporations. Et pour ça, lors des prochaines éléctions, il faut ALLEZ VOTER.

    • 7 juin 2012 · 12h53 Christian Alain

      Ils cautionnent ça parce que c’est à leur avanatge étant donné que ce gouvernement est corrompu jusu’à l’os. Les corrompus appuient les corrompus.

  • 6 juin 2012 · 10h35 Jean D. Drouin

    Re: mon texte précédent : 6 juin 2012 · 10h30

    J’aurais pû intituler ce texte :

    POUR EN FINIR AVEC LA CRISE : RESPONSABILITÉ DU PQ

  • 6 juin 2012 · 11h43 Christian de Coninck

    J’ai envoyé mon histoire de colis postaux au Devoir et je l’ai modifiée parce que le fameux troisième pied est, paraît-il, un FAUX !

    Je ne sais pas si le Devoir va publier. On verra.

    • 6 juin 2012 · 11h49 Jean D. Drouin

      Un TROISIÈME pied ! Il y a de grandes chances que ce soit en effet un faux ! ;-)

  • 6 juin 2012 · 13h17 robert charette

    @ Jean D. Drouin

    Ce qui est moins difficile à comprendre, après trente ans de triomphalisme d’un système social essentiellement capitaliste et le contrôle exercé en ce sens d’une réussite indiscutable par les médias officiels, c’est le fait que les gens en majorité soient devenus ou indifférents ou cyniques à l’égard de leur propre dimension politique de citoyen.

    Le gouvernement Charest a créé de toute pièce une « crise sociale » sur le dos des étudiants, rouges et verts confondus et, comme vous dites, instrumentalise littéralement cette situation conflictuelle à des fins partisanes et idéologiques. Parvenu au pourrissement social qu’ont généré 17 semaines de mépris total, il est loin d’être exagéré de considérer la stratégie politique de ce parti « libéral », champion négateur des libertés fondamentales par son inique loi 78, comme une tactique carrément fasciste.

    Ce que le mot sulfureux de « fascisme » signifie fondamentalement c’est l’absence de toute légitimité du pouvoir politique. En le réservant à Hitler et à son parti nazi, on a vite fait d’oublier la lente et méthodique montée au pouvoir de ce dictateur. Et surtout comment il s’y est pris pour terrasser toute opposition. La souveraineté démocratique que le parti libéral qui a été élu a ainsi acquise et le droit dont il peut s’autoriser pour gouverner le peuple durant son mandat, n’est pas absolu. Hélas ! c’est bien ce que semble ne pas vouloir admettre le premier ministre Charest.

    Dans cette crise, il est donc renversant de constater que ce sont de jeunes étudiants qui aient finalement compris, après trente ans de mondialisation néolibérale, le rôle critique et contestataire fondamental du citoyen que reconnaissent nos chartes. Au-delà des arguments comptables auxquels furent réduits les « droits de scolarité » durant les négociations, les manifestations populaires qui se poursuivent en parallèle prennent tout leur sens face aux méthodes anti-démocratiques des dix ans de règne du « prince » Charest, et principalement dans la résistance que ces étudiants persistent courageusement à lui opposer.

    Robert Charette, Montréal

    • 6 juin 2012 · 14h07 Jean D. Drouin

      Je suis bien d’accord avec les idées contenues dans votre commentaire. Mais qu’est-ce qu’on fait maintenant pour se sortir, comme société, avec ce cancer qui nous gruge toujours un peu plus : Charest et son parti corroumpu ?

      J’ai proposé plus haut de faire en sorte que les prochaines élections deviennent explicitement un vote de protestation contre cette bande de filous et d’incapables qui gèrent présentement le Québec. Qu’en pensez-vous ?

  • 6 juin 2012 · 14h21 Serge Gingras

    Le programme du Prof Lauzon me souri, sauf la partie qui traite des droits de successions. Le vivant a payé des taxes et des impôts, alors pourquoi s’acharner sur les survivants? Pour le reste, Banco!

    N’oublions pas que le PQ a été au pouvoir suffisamment lontemps pour avoir instauré le programme du Prof Lauzon. Pourtant il ne l’a pas fait… :-) Donc, ne comptons pas sur le PQ pour sauver la nation des griffes du un % qui tire les ficelles.

    La logique dicte de voter pour un parti qui préconise l’application des mesures avancées par le Prof Lauzon. Et quel est ce parti?

    La partie sera rude.

    • 6 juin 2012 · 17h43 Nathalie Grogières

      Prof Lauzon = NPD et QS. Peut-être qu’ON serait intéressée à reprendre certaines de ses propositions.

      Quant au PQ qui a gouverné de 1996 à 2003, il était sous l’emprise des politiques néolibérales instaurées par Bouchard. Il a délaissé la social-démocratie depuis ce temps. Je ne suis pas convaincue qu’il désire y revenir.

  • 6 juin 2012 · 14h31 Gilles Bousquet

    Bien là, M. Asselin, même si dépité du chef du PQ, va quand même voter pour ce parti à la prochaine élection, même s’il trouve Mme Marois incohérente parce qu’elle varie de gauche à droite, selon les circonstances. Un amour par défaut, juste pour débarquer M. Charest du pouvoir ? Ça fait déjà ça de pris.

    Mais, c’est très bien les agissements de droite à gauche de la flexible Mme Marois. M. Asselin. Si la souveraineté du Québec vient à se faire, il est souhaitable que ça ne soit pas exclusivement avec les pauvres de gauche contre les riches de droite, qui seraient demeurés des fédéralistes dans un Québec en train de séparer du Canada. Nous ne sommes pas à Cuba pour honnir les Capitalistes.

  • 6 juin 2012 · 14h33 Jean D. Drouin

    À la guerre comme à la guerre !

    J’ajoute à mon commentaire plus haut (6 juin 2012 • 10h30) ceci.

    1) Officieusement, des représentants du PQ pourraient rencontrer rencontrent ceux des associations étudiantes en vue d’établir une stratégie pour favoriser le départ de Charest et du PLQ du gouvernement à la suite des prochaines élections;
    2) Le PQ assure que s’il est porté au pouvoir :
    a. La loi 78 est immédiatement abrogée et les poursuites, et amendes non liées à des actes violents (casseurs) abandonnées;
    b. Les hausses sont annulées;
    c. Des états-généraux sur le financement universitaire se tiendront dans les plus brefs délais.
    3) Afin de reporter le plus possible l’attention de la population sur l’historique des méfaits chroniques de l’ex-gouvernement Charest et du PLQ, sur la commission Charbonneau, sur les immenses lacunes du Plan Nord, etc., etc., les associations étudiantes, immédiatement suspendent l’appel aux manifs.
    4) En même temps les associations d’étudiants forment officiellement des comités politiques pour harceler politiquement Charest, et tous les députés libéraux. Ce harcèlement pouvant prendre des formes spectaculaires propres à attirer l’attention des médias. On soulignerait alors l’aspect démocratique de cette nouvelle approche.

    Charest et son gouvernement corrompu aurait alors beaucoup de difficulté à se servir de cette crise pour des fins électoralistes. Il serait alors beaucoup plus facile de mettre ces tristes sires faces à leurs propres turpitudes.

    Mais attention il serait alors essentiel que du côté du PQ, les bottines suivent les babines.

    • 6 juin 2012 · 17h40 Nathalie Grogières

      J’ajouterais:

      - Faire le ménage de la SQ, devenue police politique; réformer la police au complet, notamment en revoyant (réduisant) les pouvoirs et les méthodes employées par la police.
      - Faire le ménage de la Direction des poursuites criminelles et pénales, qui s’est aussi politisée au cours des dernières années, afin que cette branche importante du système judiciaire fonctionne de façon indépendante du politique.

  • 6 juin 2012 · 14h44 Jean D. Drouin

    @ MM. Gingras et Bousquet,

    C’est fort votre affaire à tous les deux. Pendant que bateau prend l’eau comme une passoire, vous vous demandez si on mettra à la mer les chaloupes de droite ou de gauche, de bâbord ou de tribord.

    Moi je vous invite plutôt à envisager partir les pompes pour vider l’eau et de prendre les mesures pour colmater les trous. Et quand on aura assuré l’intégrité du navire vous aurez tout le temps de vous chicaner pour déterminer si se furent les pompes de gauche ou celles de droite qui ont vidé l’eau.

  • 6 juin 2012 · 14h46 Gilles Bousquet

    M. Gingras, faudrait commencer à élire, au provincial, des souverainsites, de gauche, de centre ou de droite afin de nous diriger vers la totale ou plus de souveraineté du Québec.

    Québec solidaire, qui abrite le parti Communiste, c’est pour ceux qui préconisent plus la gauche que la souveraineté, vu que ce parti favorise le NPD au fédéral, parti fédéraliste centralisateur qui devrait renforcer l’unité canadienne avec M. Mulcair, s’il vient au pouvoir à Ottawa, avec l’aide de Québec solidaire.

  • 6 juin 2012 · 14h49 Christian de Coninck

    suite à l’arrestation d’Amir Khadir, Madame Marois a joint sa voix aux néo-libéraux et aux caqueux pour recommander l’obéissance à la loi spéciale, même si celle-ci n’a pas de bon sens. Bon, je nous ramène en d’autres lieux et d’autres temps quand, pendant l’occupation des allemands demandaient aux français d’obéir à des lois totalement inacceptables. Sans se faire prier, des français ont fait des choses abjectes sous la protection de ces lois. D’autres ne les ont pas acceptées et ont rejoint la Résistance.

    Tout cela pour dire que Madame Marois devrait réfléchir avant de recommander l’obéissance à une loi inique quelle qu’elle soit. En tout cas, il semble bien qu’Amir Khadir y ait réfléchi plus qu’elle en choisissant au contraire d’entrer en résistance contre ce genre de loi. Question de principes.

    « Les Forces armées révolutionnaires du Québec », un groupe jusqu’ici inconnu au bataillon, ont envoyé des enveloppes contenant une poudre blanche dans divers ministères et bureaux de ministres. Bilan: plusieurs personnes décontaminées et sous observation. L’arme utilisée: du bicarbonate de soude, qui peut servir à un tas de choses comme prévenir l’acidité gastrique et blanchir les dents !

    Il faut absolument mettre la main sur le chef de ce groupe avant qu’un autre chef s’en serve pour continuer de mettre la majorité silencieuse de son bord. Pour qu’il n’y ait pas de doute possible non plus sur l’existence de ce groupe de bicarbonateux apparu comme par magie. De toute façon, qui est responsable en dernier ressort de l’apparition de telles blagues de mauvais goût ? Finalement, qui était responsable en dernier ressort de l’apparition de la Résistance, vraiment armée celle-là: les français ou les allemands ? Poser ces questions, c’est y répondre.

  • 6 juin 2012 · 15h12 Christian de Coninck

    Nos jeunes étudiants ne devront pas s’étonner de la récupération qui pourrait être faite sur leur dos par certains de leurs aînés sans scrupules. Ils doivent juste s’en scandaliser et continuer d’ajouter sans relâche leur voix à tous ceux qui souhaitent vivre dans une société moins corrompue. Aux prochaines élections, le gouvernement devrait être plus prudent avec le maniement de telles armes, s’il les utilise pour terroriser sa majorité silencieuse: elles sont à double tranchant et peuvent très bien se retourner contre lui.

  • 6 juin 2012 · 15h17 Gilles Bousquet

    M. Christian de Coninck, les Français avaient été envahis, avec les armes, par les Allemands mais NOUS avons voté pour ce gouvernement PLQ Charest, ce qui est loin d’être la même chose. Ceux qui n’ont pas voté sont aussi coupables ou complices de ce gouvernement, déjà pourri, d’une façon connue, avant la dernière élection provinciale.

    Si le PQ venait à déclarer la souveraineté du Québec, ça voudrait dire que vous donneriez l’absolution aux fédéralistes de résister à la séparation, qui serait pour eux, une loi inacceptable, question de principe ?

    Faut toujours obéir aux lois adoptées, d’une façon démocratique, ce qui n’était pas été le cas en France occupée par les Nazis.

    • 6 juin 2012 · 15h30 Jean D. Drouin

      Vous vous avancez sur un terrain très, très glissant. La conquète, vous connaissez ? On n’a toujours bien pas voté pour ça, m’semble.

      Pis la confédératioon en 1867, ça vous dit quelque chose ? Connaissant bien votre histoire, vous pouvez sans doute nous dire combien de canadiens français de l’époque ont voté pour et combien contre.

      Pis le rapatriment de cette foutue constitution, combien de Québécois ont voté pour ça ?

      Dites-moi donc où était la démocratie dans ces cas là ?

  • 6 juin 2012 · 15h24 Gilles Bousquet

    M. Drouin, votre dernière analogie est difficile à comprendre. La pompe à l’eau, l’eau et les trous dans le bateau. Ayoye !

    • 6 juin 2012 · 15h33 Jean D. Drouin

      Ça ne me surprend pas…

      La prochaine je vous ferai un p’tit dessin ! Juste pour vous !

      OK !

      P.S. Quelqu’un pourrait lui expliquer ? S’il vous plait !

  • 6 juin 2012 · 16h11 Christian de Coninck

    Je diverge totalement de certaines assertions, tout simplement parce qu’à ce compte, on pourrait faire les pires choses au nom d’une utilisation frelatée de la démocratie par des politiciens sans scrupules. C’est bien beau d’utiliser des mots, encore faut-il se préoccuper de ce qu’ils peuvent parfois cacher.

    C’est justement l’un de nos problèmes les plus graves: l’utilisation de la démocratie par quelques-uns au détriment du bien commun. Un vrai démocrate n’adhérerait jamais à ça, parce qu’il a aux moins des yeux pour voir ce que d’autres ne sont manifestement pas capables de voir.

    On peut faire des blagues sur ce blogue, mais on devrait aussi éviter d’y introduire des analyses trop primaires qui contribueraient à en réduire l’intérêt et la portée. Dans la mesure du possible, évidemment.

  • 6 juin 2012 · 16h24 Christian de Coninck

    Blogue à part, tout le monde devrait être libre de voter pour le PQ ou pas. Aussi vouloir absolument convaincre le monde de voter PQ avec des arguments aussi peu élevés risque d’avoir exactement l’effet contraire de celui qui est recherché: on ne ferait pas mieux pour dégoûter des hésitants à voter contre.

  • 6 juin 2012 · 16h38 Christian de Coninck

    Faire le boulot de JJC au PQ ! Quelle pitié ! Pauvre PQ !

    • 6 juin 2012 · 16h57 Jean D. Drouin

      Vous n’êtes vraiment pas clair M. de Coninck. Vous devriez envisager de mettre les points sur les i et les barres sur les t. Nous pourrions mieux vous suivre. Par exemple vous parlez d’ «analyses trop primaires qui contribueraient à en réduire l’intérêt et la portée.» Vous parlez de quoi exactement ?

  • 6 juin 2012 · 17h17 Réjean Asselin

    Monsieur de Conink vous avez raison !

    Le problème du PQ est devenu magistral ! Plus madame Marois parle plus le PQ perd !
    Et moins que madame Marois parle moins le PQ est présent dans l’opinion publique et il perd encore !

    Y’ a des problèmes dans la vie qui semblent vouloir coller même quand ont fait tout pour s’en débarasser ! Le PQ des dernières années serait-il aux prises avec quelque chose de semblable !

    • 6 juin 2012 · 18h18 Jean D. Drouin

      Et plus Charest et le PLQ lisent vos commentaires, plus ça les confortes dans leurs attitudes. «Avec de tels amis, nous n’avons pas besoins d’ennemis ! »

  • 6 juin 2012 · 17h32 Gilles Bousquet

    M. Christian de Coninck, vaut, quand même, mieux voter pour le moins pire des partis que de s’abstenir parc e que le pire pourrait bien en profiter et gagner encore une fois

    Ceux qui placent la constitution du Québec avant tout, vont voter Libéral, s’ils sont fédéralistes ou PQ, s’ils sont souverainistes. Les gauchistes et les communistes vont
    voter pour Québec solidaire, les séparatistes purs et durs vont voter pour l’ON de M. Aussant ou le PI de M. Tremblay et ceux qui cherchent la nouveauté sans priorité,
    pour la constitution, vont voter pour la CAQ. Les paresseux vont rester chez-eux.

    • 6 juin 2012 · 18h27 Jean D. Drouin

      Avec un tel cynisme et un tel défaitisme, je comprends mal que vous preniez de votre temps et de vos énergies pour écrire de telles platitudes.

      Il ne s’agit pas de faire changer d’allégeance les convaincus et les apôtres qui ne forment pas la majorité. Je suis surpris que vous n’ayez pas encore compris celà. C’est élémentaire il me semble.

  • 6 juin 2012 · 18h14 Mario Goyette

    Le conflit étudiant a nui à la réputation intrenationale du Québec, estime la ministre Christine St-Pierre.
    Aurions du lire:
    La blague de mauvais goût de Jean Charest envoyant le étudiants en exil dans le Grand Nord pendant qu’Ils se faisaient gazés et matraqués à l’extérieur du Centre des Congrès de Montréal, a fait le tour du monde.

    • 6 juin 2012 · 19h35 Jean D. Drouin

      Bonsoir M. Goyette.
      Je suis entièrement d’accord avec ce que vous écrivez. Toutefois, nous ne devrions pas hésiter à faire remarquer que ce conflit avec les étudiants est directement né de l’entêtement idéologique du PM du Québec. Nous devrions toujours souligner que c’est donc Charest qui est le principal responsable de ces entorses à la réputation du Québec ainsi que de tous les problèmes et préjudices qui ont été encourus.

      Maintenant, si nous nous plaçons dans la réalité des faits, dans la realpolitik, avez-vous une stratégie réaliste, faisable pour enfin nous débarrasser de Charest et du PLQ ? Êtes-vous d’accord avec l’hypothèse que j’ai présentée plus haut (6 juin 2012 • 10h30)

  • 6 juin 2012 · 18h20 Gilles Bousquet

    Selon les 2 adresses Internet suivantes, s’il y avait une élection générale demain, le PQ serait à égalité avec le PLQ. Si on compte qu’il y a environ 41 % de souverainistes contre 59 % de fédéralistes, c’est très positif pour Mme Marois quand on sait que Québec solidaire lui prend maintenant 10 % des votes souverainistes et qu’un paquet de souverainiste n’arrêtent pas de la discréditer, à croire que ce sont des fédéralistes déguisés.

    http://www.tooclosetocall.ca/2012/05/20-mai-2012-sondage-forum-montre-un.html

    https://docs.google.com/file/d/0B9hKZEGlI3lXaHlKT1RMV1BzQWs/edit?pli=1

  • 6 juin 2012 · 20h04 Claire Thibaudeau

    Christine St-Pierre devrait plutôt dire.
    Jean Charest et son équipe nuisent à la réputation du Québec tout comme Harper au Canada.

  • 6 juin 2012 · 20h07 Claire Thibaudeau

    Des platitudes il en écrit ce blogueur M Drouin..
    Fort heureusement vous avez, dans vos textes, du contenu, des arguments solides.
    Je vous en suis très reconnaissante

  • 6 juin 2012 · 20h43 Serge Gingras

    M. Drouin, avant l’indépendance du Québec, je souhaite, désire, faire le ménage, comme je l’ai souvente fois affirmé.

    A quoi sert un Québec souverain aux mains de la mafia et autres corrompus professionels?

    Procédons par étapes : premièrement le ménage, deuxièmement la liberté.

    Le programme du Prof Lauzon sera toujours d’actualité. On peut même l’appliquer avant l’indépendance, demain matin si on le désire. La Province de Québec a les pouvoirs pour ce faire. Ce qu’elle n’a pas : les élus idoines.

  • 6 juin 2012 · 20h56 Serge Gingras

    M. Bousquet, vous pouvez éliminer le parti communiste de vos cauchemards. Il est noyeauté et financé par Ottawa. C’est bourré d’agents provocateurs.

  • 6 juin 2012 · 21h05 Serge Gingras

    Le PQ a été au pouvoir de 1976 à 1981 et de 1981 à 1985\6. Plus de temps qu’il n’en faut pour bien faire fiscalement.

    M. Parizeau disait à TLMEP, lorsque l’on est au pouvoir il faut faire bien attention sur quelles orteilles on pile. Tout indique que les propriétaires d’orteilles sont plus puisssants, dangereux que les élus, aussi légitimes soient-ils.

    Pensez à Khadafi. Pensez à Bachar el Assad. Ça n’est pas sans raisons que l’oligarchie s’en est pris et s’en prend à eux. Il dérangent. Ils font obstacle aux desseins criminels de l’oligarchie.

    Faut-il être suicidaire pour appliquer le programme du Prof Lauzon? Je pose la question…

  • 6 juin 2012 · 21h33 Gilles Bousquet

    Le PQ se doit d’être au centre s’il veut avoir une chance d’atteindre la souveraineté du Québec, un jour. Il ne peut pas se mettre à dos, la très grande majorité de la droite, celle des riches et des entrepreneurs, pour ne compter que sur une partie des travailleurs, nos artistes, les intellectuels, la gaugauche syndicale et, comme le disait M. Lévesque «les pelleteux de nuages».

    Faudrait que tous les acteurs économiques importants embarquent, à la place d’être contre ce projet de souveraineté. Ils ne le feront pas avec les communistes ou des Québécois qui les méprisent. Sont pas fous, quand même.

  • 7 juin 2012 · 01h37 Christian de Coninck

    @ Monsieur Drouin.

    Excusez-moi pour le délai de réponse à votre question: j’ai pris une petite pause pour aller voir « Et maintenant, on va où ? ». J’en dirai quelques mots plus loin. Mais d’abord, je vais essayer de rendre mes points sur les i et mes barres sur les t plus visibles.

    Vous trouverez la clé de ma réponse dans le deuxième paragraphe de mon message de 16h11 : » C’est justement l’un de nos problèmes les plus graves: l’utilisation de la démocratie par quelques-uns au détriment du bien commun. »

    Je peux encore être plus spécifique : je trouve profondément dommage qu’un gouvernement ou un parti politique, quel qu’il soit, puisse utiliser le mot « démocratie » pour poursuivre des buts essentiellement partisans et idéologiques. C’est à mon avis une attitude antidémocratique, parce qu’elle ne respecte pas l’objectif premier de la démocratie, qui est la recherche d’un meilleur équilibre du bien commun. Parce qu’elle profite de l’ignorance, qu’elle manipule à ses fins au lieu de la combattre à l’avantage de tous. C’est, encore à mon avis, de la fausse représentation démocratique, de l’escroquerie à la démocratie, du détournement de fonds démocratique. Parce que pour ceux qui agissent ainsi, il y a beaucoup de piasses à faire avec la démocratie. C’est très malsain, parce que cela détruit toute confiance dans les institutions. Et c’est finalement très dangereux, parce que cela tend à détruire toute confiance en la démocratie.

    Plein de citoyens ont fini par en avoir marre, de ce mensonge généralisé, et jusqu’à de jeunes étudiants prétendument amorphes et blasés qui expriment maintenant ce ras le bol social à leur façon.

    Ce ne sont pas des personnes que j’attaque ou que je défends, ce sont des idées. Je suis donc désolé si quelqu’un se sent personnellement visé par mes commentaires bien ou mal compris. Ce n’est même pas Charestus ou Courchesna en personne que j’attaque, ce sont les idées qu’ils représentent. Je pense que la nuance est importante. Alors, si la barre sur le t et le point sur le i que j’ai mis sur le mot « démocratie » vous conviennent, tant mieux, et si par hasard elle ne vous convenaient pas, c’est que nous n’aurions tout simplement pas la même idée de la chose.

    Le film libanais que j’ai vu en soirée m’est apparu comme une métaphore involontaire de ce que nous vivons actuellement ici. Disons, pour simplifier, que les chrétiens et les musulmans d’un village, qui vivaient jusque là dans l’harmonie et le respect se mettent tout à coup à se disputer, d’abord un peu, puis beaucoup. Je ne raconterai pas les détails, mais on peut facilement voir le village Québec, avec sa gauche et sa droite qui ont de plus en plus de difficultés à cohabiter, pour en arriver finalement à la crise.

    J’arrête là, sauf pour ajouter que dans le film, ce sont des hommes qui se mettent à déconner bêtement à pleins tubes, tandis que ce sont des femmes qui réussissent à les empêcher de s’entre tuer. J’espère donc qu’il y aura plus de femmes-femmes et moins d’hommes-hommes en politique au Québec. Ce n’est pas pour manquer de respect aux femmes actuellement en politique, mais enfin, tant qu’elles seront en minorité, il ne faudra pas s’étonner de voir certaines jouer le rôle étrange de femmes-hommes par obligation…

    • 7 juin 2012 · 08h20 Jean D. Drouin

      Merci pour vos très valables et intéressantes précisions.
      Mais permettez-moi de critiquer votre phrase : «Ce ne sont pas des personnes que j’attaque ou que je défends, ce sont des idées.» À cet effet je me permettrai de vous proposer cette citation:

      «Qu’il soit noir, juif ou arabe, un type bien est un type bien et un enfoiré sera toujours un enfoiré.» [Guy Bedos]

      ;-)

  • 7 juin 2012 · 10h08 Jean D. Drouin

    INDÉLOGEABLE CHAREST ?

    Si Charest et le PLQ sont reportés au pouvoir, je ne suis pas certain de la façon que la crise étudiante se règlera. Les chances sont que les associations étudiantes perdraient alors pas mal de plumes.

    Je pense qu’aujourd’hui, il est temps que la contestation étudiante modifie sa stratégie d’une façon importante en travaillant très activement à la défaite des candidats libéraux aux prochaines élections générales, comtés par comtés, pôles par pôles.

    Les associations étudiantes contestataires, c’est maintenant presqu’unanimement reconnu, ont eu le dessus sur le gouvernement libéral et Charest. La loi 78 qui devait mettre fin aux manifs a eu exactement l’effet contraire. Les manifs se sont poursuivies avec encore plus d’importance, même si elles étaient déclarées illégales. Aucune (sinon très peu à ma connaissance) arrestation ne fut faite en alléguant les dispositions de la loi 78. Une majorité d’analyste, de personnalités reconnues, des juristes, des profs, etc., se sont publiquement et éloquemment prononcés contre l’adoption d’une telle loi. Même des journaux étrangers de haute réputation, n’ont pas été tendres avec les décisions gouvernementales. L’ONU s’en est même mêlée. Bref, Charest et son triste gouvernement ont perdu la face dans ce dossier.

    S’il y a changement de gouvernement suite aux prochaines élections, il est pratiquement assuré que les associations étudiantes verront une embellie importante s’installer à leur égard. Les associations étudiantes devraient donc maintenant mettre beaucoup d’énergie à s’assurer la non réélection des futurs candidats libéraux au Québec.

    Comment ? Autant je crois que les grosses manifs ont eu un impact décisif, autant je pense que les actions des étudiants, dans l’hypothèse que je propose, devraient alors être décentralisées, c’est-à-dire qu’elles devraient viser chaque candidat libéral, naturellement d’abord les plus importants, le premier ministre, les ministres, les candidats vedettes, etc. Les comtés ayant donné une très faible majorité libérale devraient être aussi dans la mire. Les étudiants contestataires devraient devenir des travailleurs d’élection bénévoles au profit des candidates et candidats ayant le plus de chance de battre les candidats libéraux. J’imagine le tableau : plusieurs milliers de jeunes se mettant en action pour défaire un gouvernement. Ça rendrait beaucoup de gens heureux. Rappelons-nous que c’est grâce à une armée de bénévoles que Barack Obama a pu avoir accès à la Maison Blanche.

    Ce faisant les étudiants et étudiantes impliqués, en plus de faire œuvre citoyenne très utile en aidant à se débarrasser d’un parti et d’un gouvernement pourri, prendraient une très bonne expérience pratique de la politique québécoise, sur le terrain, à ras les pâquerettes.

    Si l’implication active des étudiants dans la guerre contre Charest et le PLQ permettait à ces derniers d’être envoyés aux oubliettes pour au moins 4 ans, je serais très reconnaissant envers ces jeunes étudiants que j’admire beaucoup.

  • 7 juin 2012 · 10h57 avançons

    Bien que très occupé de ce temps ci, mettons que je ne peux résister à vous écrire.

    J’aime beaucoup votre référence au duplessisme, qui en fin de règne, ne se gênait pas pour associer les méchants aux marxistes et autres accabits. Quelle tristesse quand même..Du vaudeville qui nous poussent dans nos retranchements, qui poussent enfin nos éclaireurs soit nos artistes à réagir.

    C’est ignoble et tellement rétrograde que le PLQ agisse de la sorte pour diviser. Je salut l’initiative de Pierre Curzi de sensibiliser l’opposition aux dangers de la division du vote et de voir dans quelle mesure le PQ, Option Nationale et Québec Solidaire pourraient travailler ensemble. Oublions bien sûr la CAQ. Dommage que Mme Marois se referme comme une huître alors qu’ elle pourrait montrer un peu d’ouverture. Ce n’est pas une question de partager le pouvoir, c’est plutôt de ne pas se diviser pour faire passer le PLQ.

    Sincèrement, j’aimerais que Mme Marois dénonce un peu plus ce comportement odieux, cette façon de gouverner à proprement indigne.J’aimerais qu’elle nous rappele ce qu’a été un gouvernement du PQ qui consulte, qui démocratise, qui responsabilise et qui motive pour le bien commun. J’aimerais qu’elle s’élève un peu au dessus de la mêlé, qu’elle inspire et qu’elle nous montre nos références vers une sortie de crise convenable. Et pourquoi le PQ ne prendrait pas l’initiative d’un sommet sur les universités et sa gérance?

    Et pourquoi ne pas montrer maintenant que ça existe des solutions.

    • 7 juin 2012 · 11h09 Nathalie Grogières

      Le PQ est dans l’Opposition. Il ne peut tout de même pas se substituer au gouvernement! Il me semble que Mme Marois a annoncé clairement ce qu’elle ferait si elle était à la place du gouvernement, et des États généraux sur l’Éducation figurent parmi ses éléments de solution. Par ailleurs, la concertation est un outil fort bien manié par Mme Marois. Elle l’a utilisée à maintes reprises.

      Redonnons à César (ine?) ce qui lui appartient!

      Personne ne peut m’accuser ici d’être partisane puisque j’opte pour Option nationale.

    • 7 juin 2012 · 14h05 Denis D. Drouin

      Force est de reconnaître que si le PQ et Mme Marois au premier chef, n’exercent pas le leadership que vous souhaiteriez qu’ils montrent, c’est peut-être qu’ils en sont incapables.
      Toute notre société est obnubilée par l’immédiateté des résultats. Nous sommes tous en proie à cette tendance chronique de ne pas voir plus loin plus loin que le bout de notre nez.

      Les partis de l’opposition semblent particulièrement touchés. De plus, ils font preuve d’un nombrilisme alarmant. Ils se créent un petit carré de sable bien à eux et malheurs à ceux et celles qui voudraient y mettre le pied.

      Ils disent vouloir agir pour le plus grand bien de la société québécoise mais quand le temps vient de poser les gestes cohérents avec les valeurs qu’ils disent défendre, alors là leur égocentrisme profond remonte vite à la surface.

      Aujourd’hui, et pour les quelques mois à venir, quel est le plus grand bien de la société québécoise ? Nous débarrasser d’un gouvernement corrompu, arrogant et incompétent. Mais aucun parti de l’opposition n’est capable de se résoudre à faire ce qu’il faut. TOUS n’ont ni l’audace, ni le courage ni l’intelligence pour s’assurer de tout mettre en place afin de nettoyer le Québec de toute cette pourriture qu’on rencontre à tous les coins de rues.

      Devons-nous attendre l’arrivée d’un messie pour faire cesser cette absurdité de remettre au pouvoir un homme et son parti politique qui n’ont jamais été aussi impopulaire dans l’opinion publique ? Non, il n’y en aura pas de messie. Dans notre civilisation judéo-chrétienne il n’y en a eu qu’un seul, et encore on l’a fabriqué quelques siècles après que l’homme en question soit disparu … ;-)

      Tous les partis de l’opposition tirent à hue et à dia. Devinez à qui profite cette tour de Babel ? À Charest, au PLQ et aux tizamis évidemment. Comme le mentionne Mme Legault, pendant ce temps là Charest généralise la stratégie de la «wedge politics». Il a gagné la bataille de l’opinion publique avec cette stratégie dans le dossier du conflit étudiant. Gagnera-t-il de la même façon la prochaine bataille, celle des élections ?

      Si rien n’est fait pour l’arrêter j’ai bien peur que oui.

  • 7 juin 2012 · 11h45 Christian de Coninck

    Puisqu’on parle de Guy Bedos, j’ai un grand respect pour les humoristes et les caricaturistes, parce qu’ils savent rendre tout à coup évidentes, en quelques traits ou en quelques mots, des situations et des idées qui ne le paraissaient pas. Ils prennent ainsi le relais de nos anciens fous du roi, en jouant le rôle important de fous du peuple, qui n’est pas seulement comique, mais pédagogique. C’est d’ailleurs pourquoi certains « rois » ne les apprécient pas du tout.

    Il est intéressant de constater que le Québec est une pépinière d’humoristes et de caricaturistes. Cela signifie que le Québec est un terreau fertile de situations et d’idées avec lesquelles nombre de québécois doivent vivre sans bien en saisir la portée.

    Cela ne date pas d’aujourd’hui. Il y a plus de quarante ans déjà, Yvon Deschamps faisait rire le monde en allant tondre le dimanche la pelouse de son boss, qu’il remerciait ensuite de sa grande générosité pour lui avoir offert un bière chaude.
    Faire prendre conscience, dédramatiser, c’est éviter la guerre des mots, puis la guerre des armes. Ce n’est pas être con pour autant, et tout roi qui préférerait qu’on le reste le sait bien. Je reviens au film d’hier: l’humour est un travail de femme destiné à rendre les hommes moins cons. L’humour, c’est très proche de l’amour. Aussi ai-je un peu de difficulté à comprendre pourquoi certaines femmes n’ont pas du tout le sens de l’humour, quand elles s’obstinent encore à se rendre esclaves des hommes et plus particulièrement des rois.

    Une personne bien ne discute jamais avec des enfoirés: ce serait leur donner de l’importance et risquer de devenir enfoirée elle-même. Elle essayerait plutôt de les faire rire, car au moins, beaucoup d’enfoirés sont encore capables de rire et à partir de là, d’accéder à quelque chose de sérieux. C’est vrai aussi que les personnes bien et les enfoirés n’ont pas de couleur, comme il n’ont pas d’âge, de sexe, de religion. De parti non plus. La chose est inscrite dans Homo Sapiens mal nommé et ne changera pas tant que la majorité du genre ne mutera pas en Homo Pacificus, actuellement minoritaire.

    Cela m’amène à dire qu’il est peut-être devenu important de vérifier qui fait déjà partie d’une telle minorité en politique et de commencer à voter pour elle, plutôt que de voter systématiquement pour une majorité qui n’est pas aussi Sapiens qu’elle veut le faire croire. Question de recommencer à évoluer, mot que je préfère à « progresser ».

  • 7 juin 2012 · 11h58 Christian de Coninck

    @ Josée legault

    j’ai une belle caricature d’Antoine qui montre la différence entre la dictature et une certaine parodie de démocratie. Elle date (déjà !) de 1991, mais je trouve qu’elle n’a pas du tout vieilli. J’aimerais bien vous la faire parvenir, mais je ne sais pas comment…

  • 7 juin 2012 · 13h02 Serge Gingras

     » Faudrait que tous les acteurs économiques importants embarquent, à la place d’être contre ce projet de souveraineté.  » M. Drouin

    C’est ce qui distingue la Scandinavie de l’Amérique du Nord.

    Il y a deux senmaines, dans un de mes nombreux moments d’insomnie, :-( J’ai écouté un reportage sur ces pays. En résumé, dans ces pays tous les acteurs sociaux dialoguent, le capital, le travail et le gouvernement, 12 mois par année. Le bien commun est toujours à l’ordre du jours, et on arrive à un consensus qui favorise le bien commun. Ces pays ont des sciècles d’avance sur nous.

    Ce que je trouve ridicule, chez les adversaires de la souveraineté, est cette obsession des affaires, les affaires. Comme si dans un Québec indépendant on ne construirait plus de routes, d’usines, on cesserait d’offrir des services. Bref, on retrounerait à l’âge des cavernes, avant la découverte du feu et de la roue.

    Ces gens-là craignent le changement, qu’il soit grand ou petit. Si on laisse toute la place à l’oligarchie, ce qui semble être la politique du gouvernement québécois, tous partis confondus, alors il n’y a plus d’espoir, et seule la révolution, bête et brutale, s’offre comme porte de sortie pour réaliser notre rêve. Et on connait la fin de cette approche; la solution Khadafi.

    MM Lévesque et Parizeau, en ne poussant pas plus loin la social-démocratie, ont fait la preuve que les élus ne sont au pouvoir que de façon relative et que les vrais patrons sont invisibles et invincibles.

    Oligarchie six; Démocratie zéro. Jeu, set et match, comme on dit au tennis.

    • 7 juin 2012 · 14h34 Christian de Coninck

      Vous décrivez assez bien une histoire vieille comme le monde.

      Ce qui a changé aujourd’hui, c’est que le monde, c’est toute la planète. Le directeur de l’organisation mondiale du patronat (je pense que c’est son titre mais je ne suis pas sûr) vient justement de dire que si nous ne changeons pas totalement de système économique (sous-entendu « néo-libéral »), le monde court à la catastrophe.
      Soit il aura le prix Nobel, soit il se fera virer sous prétexte de communisme !

      Il reste que dans le monde, il y a de plus en plus d’économistes comme L-P Lauzon qui vont dans le même sens que cette idée d’un changement drastique et urgent. Et personne, parmi ces gens-là, n’est communiste. Ce sont tout simplement des gens de bon sens.

  • 7 juin 2012 · 13h05 avançons

    @ Mme Grogières

    Ce que je souhaite c’est de voir Mme Marois prendre plus de place qu’elle le fait actuellement.Étant péquiste, mon souhait est qu’elle prenne le pouvoir bien sûr et je pense qu’actuellement, les conditions d’une élection du PQ sont incertaines. Il n’est pas nécessaire d’être au pouvoir pour prendre des initiatives, bien au contraire quand on sait qu’une fois au pouvoir, les contraintes s’imposent d’elles-même..

    Le bon peuple veut une personne qui dirige, une personne qui a de la suite dans les idées et qui les appliquent. En ce sens, même si je ne partage pas son point de vue, M.Legault semble avoir une longueur d’avance. La CAQ peut enlever des votes au PQ, surtout dans un contexte de tumultes où le bon peuple cherche un peu de stabilité.

    • 7 juin 2012 · 13h51 Denis D. Drouin

      Force est de reconnaître que si le PQ et Mme Marois au premier chef, n’exercent pas le leadership que vous souhaiteriez qu’ils montrent, c’est peut-être qu’ils en sont incapables.

      Toute notre société est obnubilée par l’immédiateté des résultats. Nous sommes tous en proie à cette tendance chronique de ne pas voir plus loin que le bout de son nez.

      Les partis de l’opposition semblent particulièrement touchés. De plus, ils font preuve d’un nombrilisme alarmant. Ils se créent un petit carré de sable bien à eux et malheurs à ceux et celles qui voudraient y mettre le pied.

      Ils disent vouloir agir pour le plus grand bien de la société québécoise mais quand le temps vient de poser les gestes cohérents avec les valeurs qu’ils disent défendre, alors là leur égocentrisme profond remonte vite à la surface.

      Aujourd’hui, et pour les quelques mois à venir, quel est le plus grand bien de la société québécoise ? Nous débarrasser d’un gouvernement corrompu, arrogant et incompétent. Mais aucun parti de l’opposition n’est capable de se résoudre à faire ce qu’il faut. TOUS n’ont ni l’audace, ni le courage ni l’intelligence pour s’assurer de tout mettre en place afin de nettoyer le Québec de toute cette pourriture qu’on rencontre à tous les coins de rues.

      Devons-nous attendre l’arrivée d’un messie pour faire cesser cette absurdité de remettre au pouvoir un homme et son parti politique qui n’ont jamais été aussi impopulaire dans l’opinion publique ? Or, il n’y en aura pas de messie. Dans notre civilisation judéo-chrétienne il n’y en a eu qu’un seul, et encore on l’a fabriqué quelques siècles après que l’homme en question soit disparu … ;-)

      Tous les partis de l’opposition tirent à hue et à dia. Devinez à qui profite cette tour de Babel ? À Charest, au PLQ et aux tizamis évidemment. Comme le mentionne Mme Legault, pendant ce temps là Charest généralise la stratégie de la «wedge politics». Il a gagné la bataille de l’opinion publique avec cette stratégie dans le dossier du conflit étudiant. Gagnera-t-il de la même façon la prochaine bataille, celle des élections ? Si rien n’est fait pour l’arrêter j’ai bien peur que oui.

  • 7 juin 2012 · 13h13 Serge Gingras

    Mille excuses M. Drouin. Je vous ai confondu avec M. Bousquet. :-(

    Désolé!

  • 7 juin 2012 · 13h19 Pierre Bellefeuille

    On peut simuler un vote ici, pour l’instant Charest est largement en arrière :
    http://www.auvote.com/

  • 7 juin 2012 · 13h38 Jean-Pierre Gascon

    Depuis l’intronisation de Lucien Bouchard à la chefferie du PQ et son pied de nez au projet d’indépendance du Québec alors que l’adhésion des Québécois à cette option n’avait jamais cessé de croître depuis la fondation du R.I.N., jusqu’à atteindre une quasi majorité de Québécois (50% + 1) lors du référendum de 1995, j’ai honni ce parti.

    J’adhère entièrement aux termes “pusillanimité et procrastination” prêtés au PQ depuis 1996 par les indépendantistes le réduisant à un organe politique devenu qu’électoraliste, un parti sans projet autre que celui de former le gouvernement de la “Province of Kwibek”, un pathétique organe à titiller l’ego-trip de ses troupes d’une aléatoire “alternance du pouvoir d’intendance coloniale” donnant droit à certains privilèges conférés à ceux et celles qui l’exercent.

    Seul un système électoral comportant la règle d’une représentation des partis politiques à l’Assemblée nationale selon leur pourcentage respectif des suffrages obtenus lors du scrutin peut corriger les aberrations de notre mode de scrutin actuel, notamment celle de permettre à une association de gangsters de former le gouvernement du Québec.

    Je crois que si le parti “sondocrate” péquiste s’engageait à légiférer dans les 100 premiers jours de son mandat sur un nouveau mode de scrutin pour y introduire la règle d’une représentation proportionnelle, il verrait sûrement sa popularité grimpée exponentiellement dans les sondages d’ici les prochaines élections. Et mon vote sera en faveur de ce parti…en me pinçant le nez. À suivre…

  • 7 juin 2012 · 13h58 Claire Thibaudeau

    A supposé que Jean Charest règlerait le conflit qu’il a lui -même crée avec les étudiants, je doute que le bruit des casseroles et manifestations cesseraient.
    On n’en est plus, à mon avis, centré sur la grève étudiante mais à un Gouvernement qui séduit seulement les riches.
    Je pense que Jean Charest aura de la difficulté à convaincre la population de lui donner un autre mandat.

  • 7 juin 2012 · 14h00 Christian de Coninck

    Ce jeudi 7 juin 2012:

    En page éditoriale du Devoir, le caricaturiste Garnotte a fait une erreur: ce ne sont pas des enveloppes brunes qui circulent en ce moment, mais des enveloppes blanches. tout étudiant en cinéma apprend très vite que le blanc est la couleur de la pureté la plus inoffensive. Ainsi, l’héroïne de Johnny Guitar portait une robe blanche, contrairement à Zorro. Blanche-neige non, mais tout le monde sait qu’elle était blanche comme neige, contrairement à la sorcière vêtue de noir, autre sosie de Courchesna.

    En même page éditoriale, une libre opinion du compositeur Benoît Leblanc sous forme de lettre ouverte à Pauline Marois où il écrit, en mieux que je ne l’ai déjà fait ici à l’occasion, exactement ce que je pense que le PQ devrait faire d’urgence avant des élections. Qu’on se le dise enfin: la fierté n’a pas qu’un parti : elle a aussi un pays.

    D’autant qu’il faudrait être aveugle pour ne pas le voir: le PLQ est d’hors et déjà en période électorale intensive. Il capitalise sur des morceaux de cadavre, des enveloppes blanches, du vandalisme, des désastres économiques annoncés, tous des actes « terroristes » commis ou soupçonnés de l’être par des JEUNES en général et souvent des étudiants en particulier. Il fait arrêter Amir Khadir un jour, le lendemain sa fille. Il sort d’un vieux placard une « Force Armée Révolutionnaire du Québec (FARQ !).Il « travaille » ainsi sa majorité silencieuse en vue des élections. En même temps, il refuse catégoriquement la proposition du directeur des élections d’installer des bureaux de vote dans les Cégeps et les Universités.

    Ce n’est plus de l’huile qu’un PLQ sans scrupules met sur le feu, c’est de la dynamite. Je voudrais aussi dire aux hommes d’affaires encore honnêtes et lucides s’il en reste, qu’en ce moment, c’est le PLQ à lui seul qui met considérablement plus en danger leurs affaires que ne le feraient tous les étudiants réunis. Plus en péril la réputation du Québec à l’étranger aussi. Ces hommes d’affaires devraient sérieusement s’inquiéter de la manipulation que le PLQ fait de la crise.

    Quand au PQ, s’il ne fait pas très bientôt un geste fort démontrant qu’il s’en inquiète sérieusement aussi, il perdra son Québec et le Québec perdra son pays.

  • 7 juin 2012 · 14h06 Christian de Coninck

    Seule consolation:
    dans le futur, ce sera un cas d’école en Sciences-Po, intitulé:

     » Le cas du Québec ou : comment perdre un beau projet ».

  • 7 juin 2012 · 14h09 Denis D. Drouin

    Mes excuses mais il y a duplication d’un commentaire répondant à AVANÇONS…

    «Errer est humain; pardonner est divin ! »

    ;-)

  • 7 juin 2012 · 16h01 Christian de Coninck

    You-Hou ! Quelqu’un peut-il me dire comment je dois faire pour placer un commentaire dans la chronique de JS ???

    Il y a mon nom et mon courriel inscrits, je peux écrire, mais chaque fois que j’essaye de publier, ça ne rentre pas.

    Vous comprenez, quand je parlais de « maintenant on va you », j’aurais trouvé plus logique de le faire là-bas qu’ici…

  • 7 juin 2012 · 17h46 Mario Goyette

    Dans l’édition du Journal de Montréal de mercredi le 06-06-2012, Richard Martineau dans sa chronique (Les nouveaux puritains) commet une erreur magistrale étant donné qu’il est censé vérifier ses sources avant de pondre ses inepties.
    Je le cite :
    Après Gabriel Nadeau-Dubois qui a lancé
    « On va vous l’organiser le Granx-Prix »

    Sur son blogue, Martineau corrige le tir en écrivant
    « Après qu’un des complices de Gabriel Nadeau-Dubois ait lancé « On va vous l’organiser, votre Grand Prix  »

    Dans un cas comme dans l’autre, Gabriel Nadeau-Dubois devrait songé à exiger que Richard Martineau se rétracte ou ll’accuser en justice pour fausse déclaration.

  • 7 juin 2012 · 17h50 Serge Gingras

     » You-Hou ! Quelqu’un peut-il me dire comment je dois faire pour placer un commentaire dans la chronique de JS ???

    Il y a mon nom et mon courriel inscrits, je peux écrire, mais chaque fois que j’essaye de publier, ça ne rentre pas.  » Christian de Conink

    Bienvenue au club. :-(

    Je crois qu’il y a un os dans la programmation. J’ai remarqué que parfois mon commentaire paraît plus tard. Parfois pas du tout. C’est à y perdre son latin.

    Bonne chance!

    • 7 juin 2012 · 20h17 Claude Perrier

      Moi aussi, ça m’arrive, cher Monsieur Gingras…

      Un «os dans la programmation» vous dites?

      Un squelette même parfois!

      Bonne fin de soirée, Monsieur Gingras.

    • 7 juin 2012 · 20h19 Christian de Coninck

      Merci ! Je commençais à croire que j’étais « filtré » !

    • 7 juin 2012 · 20h20 Claude Perrier

      En passant, Monsieur Gingras, qui est «JS»?

  • 7 juin 2012 · 18h59 Claire Thibaudeau

    Si Jean Charest aime faire parler de lui, il a bien réussi.
    Comment les journalistes couvriront-ils l’événement ?
    C’est ça le problème.
    Tout peut être à son avantage !
    Espérant me tromper car ce que l’on voit ressemble à une guerre.
    Il y a plus de policiers que de manifestants.
    Arrestations en grand nombre..
    Honte à Jean Charest d’avoir les 2 mains au volant en faisant passer les québécois pour une gang de fanatiques.
    Harper doit jouir..

    • 7 juin 2012 · 20h21 Christian de Coninck

      Harper ne peut jouir: ça s’entend au ton monocorde de sa voix…

    • 8 juin 2012 · 11h27 Nathalie Grogières

      Jean Charest déteste les Québécois qui le lui rendent bien. Il passe sa hargne sur eux.

      Vous avez raison de le mentionner: on dirait un pays en guerre. Suis allée à Mtl hier soir, et c’est l’impression que j’avais. D’abord, en prenant le pont Jacques-Cartier: au début du pont, il y avait au moins 3 minibus pleins de policiers de la SQ. Image de guerre déjà en partant. Mauvaise image pour les touristes. Même à Cuba, je n’ai pas vu ça.

      Puis en sortant de l’événement auquel j’assistais, rues bloquées, plusieurs groupes de policiers SPVM courant partout, bruit de grenades, etc… Sincèrement, ça donnait encore l’image d’un pays assiégé.

      Lorsque les commerçants se plaignent de la diminution du tourisme, ils devraient se tourner vers leur gouvernement, car c’est lui qui allume le feu, et projette cette image de guerre!

  • 7 juin 2012 · 19h36 Claire Thibaudeau

    M Gingras
    Cette situation m’est arrivée à plusieurs reprises.Mon commentaire ne se rendait pas..
    Si vous pouviez retracer l’adresse de courriel de Madame Legault qui en passant lit nos commentaires, je pense qu’elle saura vous aider.
    Si elle ne répond pas c’est qu’elle est en arrestation..
    Non mais tout est possible avec ce qui se passe.

    • 7 juin 2012 · 20h36 Christian de Coninck

      Ok, il y a peut-être un bug
      Madame Legault en arrestation: ce serait se mettre tous les journalistes
      à dos.Je veux parler des vrais journalistes, pas des faux, et il en reste tout de même encore quelques-uns. D’ailleurs, si tout est possible avec ce qui se passe, on pourrait tout aussi bien apprendre qu nouvelles de demain matin que César et Courchesna ont été arrétés.

      Avec toutes ces nouvelles d’heure en heure, Madame Legault est simplement super occupée: lecture, rédaction, entrevues, etc. Je vais essayer de la rejoindre par ce blogue, puisqu’elle le lit aussi. Plein de monde intéressé aussi, quelques soient les raisons: j’ai mêm trouvé l’indication d’un de mes commentaires sur Google.

    • 7 juin 2012 · 20h46 Claude Perrier

      Ça va bien, de votre côté, M. de Coninck?

      Une bonne tisane peut-être?

      Toute cette excitation de votre part est assez inexplicable. Du repos pourrait possiblement aider.

      En espérant avoir pu apporter un peu de soulagement utile.

  • 7 juin 2012 · 20h50 Claire Thibaudeau

    M Perrier

    Prenez un café ça va vous faire comprendre ce qui se passe.
    Moi je suis à la tisane.

    • 7 juin 2012 · 21h12 Claude Perrier

      Avec tout le respect que je vous dois, chère Mme Thibaudeau, il me semble que vous ne saisissez pas toujours le sens «réel» de mes interventions ici.

      Je comprends effectivement «ce qui se passe». Et ce n’est pas très beau.

      Nous avons en ce moment une toute petite minorité (faites vous-même le compte) de gens qui tentent de se faire passer pour la société dans son ensemble. Ce qui n’est pas du tout le cas.

      Ce n’est pas en tapant dans des casseroles ou en bloquant des rues qu’on fait la démonstration qu’on a raison.

      Aucun gouvernement ne sera jamais parfait. Ça, on le sait.

      Mais réclamer le beurre et l’argent du beurre, ce n’est certes pas mieux.

      Et puis, qu’on le veuille ou non, tous nous sommes liés sur cette planète. Autant les capitalistes que les autres. Pouvons nous sans dommages nous extirper du moule?

      Même si la situation ne me plaît pas particulièrement, je ne peux trouver réaliste comme sortie un tintamare de casseroles ou une marche pleine de slogans méprisants.

      Mon commentaire ne vous plaira pas, je le sais. Mais c’est ma perspective de la situation.

      Bonne fin de soirée, Mme Thibaudeau.

    • 7 juin 2012 · 21h40 Jean D. Drouin

      Concernant M. Perrier, il faut que vous compreniez qu’il est avant tout un adepte de la loi et l’ordre. Alors quand ça fait un peu trop de bruit, ses oreilles de musiciens sont choquées. La chose est d’autant plus insupportable pour lui quand c’est une sonorité qui lui est inconnue. Pour lui les casseroles ne peuvent n’avoir qu’une fonction, la cuisson. Il lui est viscéralement impossible d’envisager qu’elles puissent servir à autre chose.

      Des manifs un peu trop bruyantes, ça le met en boule. Sans doute est-il resté accroché à son époque du «peace and love». Bon, à la limites ça a mis fin à la guerre du Viet Nam. Mais nous n’en sommes plus là. Tout le monde le sait, ou devrait le savoir. Peut-être est-il l’exception qui confirme la règle.

      Enfin, vous voyez le topo Mme Thibaudeau…

  • 7 juin 2012 · 21h41 Christian de Coninck

    @ Madame Josée Legault

    Il est possible qu’il y ait une défectuosité dans la programmation, au niveau de l’ajout de commentaires dans vos Chroniques: comme vous pouvez le constater dans divers messages précédents, nous sommes plusieurs à rencontrer des problèmes dans la publication de nos messages, soit qu’ils apparaissent en retard, soit qu’ils n’apparaissent pas du tout. Dans mon cas, cela n’a jamais marché.

    J’ai moi-même signalé la chose à info@voir.ca mais cela n’a rien donné. Auriez-vous quelques minutes pour le signaler vous-même à un responsable ?

    En passant, je tiens à vous remercier pour votre voix des plus motivantes et des plus courageuses dans les circonstances. Vos analyses concises de la situation actuelle et de ses développements, à la fois rigoureuses et exemptes de radicalisme, sont très appréciées de nombreux québécois. Ils reconnaissent en vous une femme de conviction et de coeur vouée à l’avancement de son pays. Si le Québec parvient un jour à prendre une place exemplaire dans un monde en pleine mutation, vous serez certainement sur la liste des personnes qui l’y auront amené.

  • 7 juin 2012 · 23h36 Christian de Coninck

    @ Claude Perrier

    Ha ! Ha ! Quand vous croyez voir des gens excités et que ça vous énerve, buvez donc d’un seul trait un grand verre d’une eau gazeuse dont j’oublie la marque, pis faites un bon rot après. Vous allez voir, ça calme l’acidité.

  • 8 juin 2012 · 10h07 Christian de Coninck

    Je décerne 2 Grands Prix, l’un à Michael Fortier, ancien ministre conservateur et coprésident de l’événement, l’autre à Jacques Villeneuve, ancien pilote de Formule-1 devenu Star de la chanson.

    Les deux joignent leur voix vibrante pour nous dire: le Québec est plein de cons qui n’ont rien compris.

    Fortier trouve vraiment cons tous ces québécois critiqueux qui osent déranger soirée d’ouverture poupounesque du Grand Prix, alors que les centaines de milliers de dollars recueillis iront à deux hôpitaux de Montréal. Franchement, ils sont vraiment sans coeur, ces québécois-là !

    Villeneuve trouve vraiment cons tous ces étudiants québécois fainéants qui manifestent dans la rue au lieu d’aller sagement chercher les diplômes qui leur permettront de se faufiler dans ce monde sans pitié. Honnêtement, sincèrement, ils n’ont rien compris, ces bêtes étudiants-là !

    Des sorties aussi désintéressées et calmantes de la part de Fortier et Villeneuve n’expliquent pas pourquoi ces québécois chialeux les énervent autant: leur présence au Grand Prix est-elle, en fait, aussi désintéressée que leur discours ? Ben non: ils nagent en plein conflit d’intérêt !

    Le discours de Fortier prouve que nous ne sommes plus seulement en Amérique du nord: nous sommes déjà aux États-Unis, sans que l’on ait demandé l’avis de tous les québécois (mais est-il si important que ça de demander leur avis à des gens que l’on juge cons ?). La charité aux hôpitaux, comme les bourses d’études, c’est la solution qui donne bonne conscience à tous ceux qui ont manoeuvré pour s’enrichir sur le dos d’une santé et d’une éducation rendus inaccessibles à l’ensemble. Je trouve ce système hypocrite et dégueulasse. Si certains trouvent ça con, alors je suis fier d’être con…

    Le discours de Villeneuve prouve, lui, que pour un nombre appréciable de « citoyens » du monde, le néo-libéralisme est, à l’évidence, la solution unique et finale, du passé et de l’avenir à la fois. Son logo : « Marche ou crève ! ». Villeneuve a au moins compris ça, lui: il est intelligent. Nous pas: on est cons. CQFD. Moi, je suis con et fier de l’être, parce que même si je suis sûr que je vais crever un jour, je ne marche pas avec ça…

    Tout ça pour dire aussi, à ceux qui auraient la tentation de me coller une étiquette politique traditionnelle, que je ne suis ni libéral, ni péquiste, ni caquiste, ni capitaliste, ni socialiste, ni communiste, ni marxiste, ni fasciste, ni anarchiste et excusez-moi tous ceux que j’ai oubliés. Ces étiquettes sont des guerres annoncées. Je voudrais seulement être plus humain, plus juste, plus libre. Non ce n’est pas facile, ni démissionnaire: c’est très difficile aussi, je n’y arriverai sans doute pas, mais c’est mon choix.

  • 8 juin 2012 · 10h41 Réjean Asselin

    Bonne nouvelle !

    Fred Pellerin refuse la médaille de l’Ordre National du Québec remise par des représentants de notre bon gouvernement corrompu. Fred Pellerin de dit fier d’avoir été sélectionné mais il explique pourquoi il refuse :

    « Je m’en voudrais de célébrer et trinquer à l’honneur de ce peuple dans le contexte actuel où même notre démocratie se fait secouer par la base  »

    Ce n’est pas nos girouettes et petits arrivistes comme les Rebello, Legault, Facal, Plamondon, Charlebois, Bouchard et beaucoup d’autres nationaleux qui en aurait fait de même. Ici je parle de nationaleux car nos fédéraleux canadiens français préfèrent de beaucoup les honneurs canadians et monarchiques !

    Voyez la différence entre avoir des convictions et « awouère « des aspirations individuelles concernant l’avancement dans la hiérarchie sociale de SA petite personne !

    Etre a gauche ou a droite ce n’est pas un problème en soi mais quand tu passe de un à l’autre selon le vent et les marrées du succès personnel !

    • 8 juin 2012 · 11h17 Christian de Coninck

      Comme quoi on peut avoir de l’humour et être sérieux à la fois. Poète quoi. Il porte bien son nom ce Pellerin-là !

      De toute façon, les médailles ont deux fonctions:
      1-Faire croire aux gens qui les reçoivent et les acceptent qu’ils sont meilleurs que d’autres.
      2-Faire croire aux gens qui ne les reçoivent pas qu’il y en a de meilleurs qu’eux.

      On se croirait à la petite école avec les distributions d’images.

      C’est comme ça que les guerres commencent: avec des petites images d’abord, avec des médailles ensuite. Et si vous crevez à la guerre, vous recevez encore une médaille. C’est une manie, cette médaillite aiguë !

      Y s’en foutent-tu des médailles les Gandhi et les Pellerin, quand ils savent très bien ce qu’il font et que tout le monde aime bien ce qu’ils font ? Chers gouvernement, chers concours canins, économisez aussi sur les médailles SVP.

    • 8 juin 2012 · 12h34 Jean D. Drouin

      Cette décision de Fred Pellerin l’honore. Il ne faut pas hésiter à ne pas cautionner un gouvernement indigne. M. Pellerin est intègre et refuse d’être acheté.

      Par contre, je ne puis être d’accord avec l’opinion de M. Christian de Coninck relativement aux petites médailles. J’estime qu’il est tout à fait approprié et justifié de recevoir certains honneurs en reconnaissance de la valeur de notre travail. Alors que certains dénoncent avec justesse le phénomène du nivellement par le bas, nous devons dénoncer également avec la même vigueur celui du nivellement par le haut.

      Dans une société, on ne peut arriver à rien de bon quand on s’évertue de couper les têtes qui dépassent. Au contraire les reconnaître est de nature à accroître la qualité de vie des citoyens. Nous devons encourrager tous ceux et celles qui visent et atteignent une certaine forme d’excellence.

  • 8 juin 2012 · 11h51 Christian de Coninck

    Ray Bradbury (« Les chroniques martiennes », « Fahrenheit 451″ est mort, façon de parler. J’aime bien la science-fiction, souvent mal nommée aussi. Ce genre peut être aussi très humoristique (Bill Brown: « Couvée astrale », Murray Leinster: « L’étrange cas de John Kingsman ») et parfois même, très critico-politique (H.G. Wells: » La guerre des mondes », Aldous Huxley: « Le meilleur des mondes »).

    La science-fiction c’est aussi une façon de décrire la réalité qui peut vous éviter de vous faire taxer injustement de marxiste et d’aller en prison. Bref, grâce à la science-fiction, un gouvernement qui reçoit des taxes mais qui ne sait pas lire peut même vous décerner une médaille parce que vous êtes devenu célèbre en écrivant quelque chose qui démontre par A + B son ineptie !

    Comme action politique efficace, c’est génial aussi, la science-fiction.

  • 8 juin 2012 · 11h53 Christian de Coninck

    Ben, vous êtes tous partis au Grand Prix ou quoi ?

  • 8 juin 2012 · 12h06 Serge Gingras

    Je ne sais pas qui est JS, cela importe peu, il y tellement de blogues et de chroniques. Alors…

    Je me suis restreint au problèmes qui sont survenus lorsque j’ai voulu sévir sur d’autres blogues et chroniques. Pas celui, celle de Mme notre hôtesse bienveillante et tolérante. :-)

    Cordialement

  • 8 juin 2012 · 13h52 Claire Thibaudeau

    A Nathalie Grogières
    Vous avez tout à fait raison.
    Jean Charest n’aime pas les québécois.
    Son plus grand rêve serait d »être à la place de Harper.
    Je ne serais pas étonnée de le voir têter un poste de Ministre pour déloger Harper.
    Qui plus est croire que les québécois ( s’il gagnait un autre mandat) lui accorderait leur appui..

    • 8 juin 2012 · 17h11 Nathalie Grogières

      Il est certain que son rêve à lui était de devenir le PM du Canada. Le Québec ne l’intéressait pas, et c’est Paul Desmarais et consorts qui lui ont fabriqué les conditions (on disait « un pont d’or ») pour qu’il accepte. Perso, je pense que le Canada ne voudra plus de lui, maintenant que son incompétence, doublée d’un haut niveau de corruption, est connu. Malheureusement pour nous, tout ceci retombe sur nous, alors que le Canada réalise peut-être qu’il l’a échappé belle!

      Des sources libérales bien informées disent que plus personne ne veut de Charest. Il se cherchait un emploi en commerce international, mais on n’en veut plus. Il n’inspire confiance à personne. Mauvaise image à l’échelle internationale, surtout à cause du niveau de corruption de son gouvernement.

      J’espère que le Québec n’acceptera pas ce « vieux restant » dont personne d’autre ne veut!

  • 8 juin 2012 · 14h54 Jean D. Drouin

    J’ai entendu ce matin les commentaires de Jacques Villeneuve (JV) concernant le conflit étudiant et les manifs qui y sont liées.

    Quelle tristesse d’entendre ce jeune prétentieux faire la morale à des jeunes qui eux ne devront pas leur entrée sur le marché du travail à la seule renommée de leurs parents. Il est évident que JV ne doit pas à son illustre père ses qualités de pilote de F1. Il faut le reconnaître. Mais sérieusement pouvons-nous penser une minute que son entrée dans le monde de la course automobile n’a pas été très grandement facilité par son simple nom.

    Mais contrairement aux pilotes de cette industrie indécemment milliardaire, la très grande majorité des jeunes universitaires et cégépiens, pour assurer leur réussite, doivent se battre contre des empires financiers dont le seul et unique objectif est d’accroître leurs profits même si la planète entière doit en souffrir peut-être irrémédiablement.

    Alors j’en conclus que JV n’est autre chose que le monde qui l’a produit, un peu monstrueux sur les bords. J’aurais espérer qu’il se garde une petite gêne face à un problème qu’il connait sans doute très mal.

  • 8 juin 2012 · 15h10 michel asselin

    Bravo Fred Pellerin ! Voilà un homme de conviction…en passant, c’est pas notre Gilles Vigneault National qui avait accepté un prix ou une médaille du Canada ?

    Quand le disciple dépasse le Maître

  • 8 juin 2012 · 16h12 Serge Gingras

    Il est évident que Jacques Villeneuve vit dans un autre univers, et ce depuis longtemps.

    Cela dit, je ne perds aucune minute de sommeil parce que les adeptes de la Formule 1 s’en donnent à coeur joie. Les retombées économiques pour Montréal et d’autres villes environnantes, jusqu’à Trois-Rivières, bénéficient à beaucoup de commerçants et d’employés de ces commerçants. Certains des étudiants attendaient, attendent cette manne pour payer leurs études. :-(

    S’en prendre à la Formule 1 est un manque de jugement. Je préfèrerais que l’on manifestât contre les banquiers et autres financiers qui sont les vrais ennemis du peuple. Et je ne dis rien des politiciens qui font le jeu des précédents.

    J’ai encore en mémoire ce misistre des finances du Québec qui avait reçu des menaces de mort contre lui et sa famille s’il n’abandonnait pas son projet d’attaquer les adeptes des paradis fiscaux par des mesures efficaces. Il a choisi de sauver sa peau et celles de sa famille. Il a abandonné ses beaux projets pourtant en faveur du bien commun. :-( Peut-on l’en blâmer?

    Le Grand prix franchement… On a des chats plus importants à fouetter.

  • 8 juin 2012 · 17h50 Jean D. Drouin

    Merci Mme Grogières de nous faire découvrir cet excellent texte de notre Desjardins national.

    Voilà donc une excellente raison de battre la semelle au son des casseroles.

    Mais toujours le même responsable : Charest !

  • 8 juin 2012 · 19h27 Claire Thibaudeau

    En effet Madame Grogières ce texte est un parfum mais Jean Charest dans d’autres écrits fait de l’apitoiement en manipulant ses informations.
    Qui aura le plus de crédibilité!

    • 8 juin 2012 · 19h37 Nathalie Grogières

      On appelle ça de la propagande, Madame Thibaudeau, et les Français ne seront pas dupes.

      Remarquez les efforts de ce gouvernement pour redorer son blason terni au cours des dernières semaines.

      Ça ne veut pas dire que ça va marcher!

      Il y a aussi un bon texte de GND.

  • 8 juin 2012 · 21h56 Claire Thibaudeau

    Le sujet de Madame Legault : l’indélogeable Jean Charest.
    Qui gagnera aux prochaines élections.?
    D »après mes lectures, Jean Charest gagnerait..
    Population en colère !
    QS gagne beaucoup avec le vote étudiant.
    Mais ces 2 comtés ne sont pas un barème révélateur de l’automne.

    • 9 juin 2012 · 13h45 Nathalie Grogières

      Il faudra que les autres partis se préparent mieux que ce qui a pu être constaté jusqu’ici.

  • 9 juin 2012 · 08h08 Mario Goyette

    A plusieurs reprises, des anciens ministres libéraux comme Jean Cournoyer et Claude Castonguay ont proposé la médiation comme solution au conflit sans oublier l’ancienne juge de la Cour d’appel Louise Otis qui exerce la profession de médiatrice et d’arbitre en matières commerciale et civile sur les scènes nationale et internationale.
    Le gouvernement préfère attisé le conflit pour ensuite se faire le défenseur de la paix sociale. Le coût relié aux heures supplémentaires des policiers et des professeurs pour la reprise des cours cet automne dépasse largement les gains que la hausse des frais de scolarité aurait généré mais Charest s’en fout du moment que les amis du parti profitent des ressources naturelles de notre « province » docile.

    • 9 juin 2012 · 08h32 Christian de Coninck

      Vous avez bien compris la méthode JJC.

      J’ajoute un commentaire de Joël le Bigot ce matin, sur des déclarations passées d’Ecklestone, le boss de la Formule-1.

      Celui-ci a déjà dit que la démocratie n’avait pas apporté grand-chose à l’Angleterre. Tandis que les dictateurs eux, comme Hitler, sont beaucoup plus efficaces.

      Et on trouve que ce serait une catastrophe s’il n’y avait plus de Grand Prix à Montréal. Et on se précipite pour ne pas rater ça sur le circuit. Et plein de gens sont d’accord avec Fortier et Villeneuve. Et plein de gens trouvent normal que Desmarais, qui fait des milliards, donne une peanut au fisc québécois, grâce à des sous-compagnies qui permettent l’évasion fiscale. Ce ne sont pas des marxistes qui disent
      ça, ce sont des analystes tout ce qu’il y a de plus officiel. Pourtant, on emprisonne des contestataires pour protéger ce monde-là.

      Alors des fois, je me dis qu’il ne faut pas voir de conspiration partout et qu’il ne faut pas être parano. Mais non, je ne le suis pas: au contraire, je suis souvent bien en dessous de la réalité la plus réelle.

    • 9 juin 2012 · 21h05 Christian Alain

      Exact! J’ai vu Castonguay un soir à RDI et il a tout expliqué la façon dont il ferait. C’est loin de ce que Charest fait en ce moment. Mais Charest agit de la seule façon dont il connaît, c’est-à-dire de la façon d’un corrompu.

  • 9 juin 2012 · 12h50 Fernand Lachaine

    Le Devoir de ce matin nous informe que la ministre St-Pierre que: Fred Pellerin fait dans la violence en abhorrant le carré rouge.
    Or en y pensant un peu on se rappellera que cette madame St-Pierre, lorsqu’elle était employée de Rad-Can, avait souhaiter que l’armée canadian aille frapper l’Irak.
    Cette employée de Rad-Can qui avait oublier l’obligation de garder ses opinions pour elle-même avait été « retirée » des ondes mais avait tout de même souhaiter la violence contre les Irakiennes et Irakiens..
    Quelle hypocrisie de la part de cette ministre qui fait partie du gouvernement le plus corrompu que le Québec aura jamais connu.

    • 9 juin 2012 · 13h43 Nathalie Grogières

      Elle se ridiculise complètement. Elle fait véritablement une folle d’elle-même. Quel est son capital de sympathie, vous croyez, à comparer à Fred Pellerin? Elle aura contre elle les artistes qui arborent presque tous le carré rouge, ainsi que les groupes féministes plutôt sympathiques à la cause étudiante.

      On se demande quelle mouche l’a piquée. A-t-elle répondu à une commande politique de son boss?

      En tout cas, digne de figurer au prochain Bye Bye!

  • 9 juin 2012 · 16h33 Serge Gingras

    Ecklestone et la Formule 1 ne sont pas une seule et même chose. Ecklestone est un monstre, un méprisable fasciste qui est pour le moment en selle, sur le trône. Il y avait quelqu’un d’autre avant et il y aura quelqu’un d’autre après.

    Comme disait l’autre, Ecklestone est un détail de l’histoire. Sic transit gloria mundi.

    S’acharner sur la Formule 1 est une fausse piste. Les vrais criminels sont ceux que vous avez identifiés, M. de Coninck. C’est sur eux qu’il faut s’acharner, pas sur les amateurs d’automobiles à grande vitesse. A chacun ses jouets.

    Si vous n’aimez pas la F1, j’espère que vous aimez le tennis. Nous avons été gâtés ses deux dernières semaines. :-)

    Cordialement

  • 9 juin 2012 · 17h58 Gilles Bousquet

    Nos plus grands artistes-créateurs de tous les temps, par mon ordre d’importance créatrice et celui de plusieurs Québécois :

    Félix Leclerc

    Gilles Vigneault

    Fred Pellerin

    Céline Dion

    Yvon Deschamps

    Clémence Desrochers

    Mme St-Pierre peut aller se rhabiller, elle ne va pas à la cheville d’un de ces créateurs québécois de niveau international.

    • 9 juin 2012 · 21h10 Nathalie Grogières

      De toute façon, cette femme n’est ni inspirée, ni inspirante.

  • 9 juin 2012 · 20h26 Claire Thibaudeau

    A Mario Goyette
    Jamais Jean Charest ne prendra Louise Otis.
    Ses compétences dérangeraient ses plans.
    Louise Otis est très efficace.Trop pour Jean Charest.

  • 10 juin 2012 · 12h18 Jean D. Drouin

    Je reviens sur la triste remarque de notre ministre des Affaires culturelles faite à l’occasion du refus de Monsieur Fred Pellerin d’être fait chevalier de l’Ordre national du Québec. Selon elle, le fait d’arborer le carré rouge serait un appel à la violence et à l’intimidation. Les paroles de St-Pierre, cette ministre fanatique et hystérique, sont en elles-mêmes excessivement violentes, tordues et infamantes.

    Si de telles paroles avaient été le fait d’un quidam, on aurait pu se dire que cette personne est sans doute mal informée et qu’elle a droit à son opinion. Mais venant de cette femme, ancienne journaliste, actuelle ministre, nous pouvons difficilement penser qu’elle est mal informée. Nous devons reconnaître chez la personne qui lance de telles paroles assassines qu’elle a un objectif idéologique et politique bien précis en tête : démolir ceux et celles qui ne partagent pas son opinion et celle de son gouvernement corrompu et ainsi raviver un conflit dont son gouvernement profite tel un charognard.

    J’espère qu’une telle attaque vicieuse, malhonnête et détestable contre un de nos plus talentueux et intègres artistes québécois, pour des raisons partisanes et électorales, réveillera les autres artistes québécois et les amènera à dénoncer cette attaque vicieuse et dépravée de la ministre St-Pierre.

    J’estime que la ministre St-Pierre devrait s’excuser de tels propos et de leurs violences. Si rien n’est fait dans ce sens par elle-même ou par le PM, je considérai que tout le gouvernement Charest cautionne de tels propos qui sont une insulte aux artistes québécois et à notre intelligence. Je reconnaitrai également qu’encore aujourd’hui, l’ensemble du gouvernement Charest n’a aucunement la volonté de voir le conflit étudiant s’arrêter car une telle déclaration ne cherche qu’à jeter de l’huile sur le feu.

    Et vive le carré rouge !

  • 10 juin 2012 · 13h36 Serge Gingras

    Cette fois-ci, les capitalistes sauvages n’ont nullement l’intention de reculer. Ça passe ou ça casse. Pour le moment, ça casse, malheureusement. Et cette casse fait le jeu du PLQ et de l’Oligarchie qui gouverne une bonne partie de la planète.

    Une des parties devra céder. Pot de fer contre pot de fer? Ou bedon pot de terre contre pot de fer?

    Un désordre social peut s’endurer longtemps. C’est une question de résistance. Je suis incapable d’en deviner l’issue. Si la noblesse de la cause était le facteur décisif, on pourrait trancher. Mais ce n’est pas le cas ici. C’est le plus fort qui va gagner. La rue ou le gouvernement?

    L’été sera long et chaud, pas beau et chaud. :-(

    Si nous allons à Montréal cet été, nous prendrons l’autobus\autocar. Pour le moment, ce service paraît épargné par les évènements.

    Mama mia!

    • 10 juin 2012 · 14h44 Jean D. Drouin

      Au lieu de jouer au devin, à savoir qui gagnera et qui perdera, je préfère établir les responsabilités dans l’émergence et la persistance de cette atmosphère contestataire qui se vit au Québec mais à Montréal particulièrement.

      Personnellement je continue à être convaincu que Charest et son gouvernement sont les premiers et principaux responsables du bordel. Si Charest avait été plus intelligent, plus compétent et avait été animé d’une saine volonté de parvenir équitablement à une juste solution pour les uns et pour les autres, jamais ce conflit ne serait même né.

      La déclaration de St-Pierre, la ministre, en relation avec le refus de Fred Pellerin de recevoir du présent gouvernement une décoration nationale, démontre bien une fois de plus quelle route le gouvernement attend suivre : ostraciser et la provoquer.
      La société québécoise est exactement rendue là où Charest et son gouvernement ont voulu qu’elle soit aujourd’hui : divisée. Tout le reste n’est que dommage collatéral inévitable quand on décide de déclarer une guerre.

      La réflexion que je privilégie me semble féconde et mène à des implications plus durables et significatives quand le moment sera venu.

  • 10 juin 2012 · 14h25 Nathalie Grogières

    La Ministre St-Pierre n’a pas parlé pour rien dire. Il est maintenant criminel de porter le carré rouge: http://m.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/352102/recit-d-un-petit-voyage-en-metro-avec-un-carre-rouge

    • 10 juin 2012 · 15h00 Jean D. Drouin

      Le fascisme et l’arbitraire ne sont jamais loin quand le politique et la police marchent au pas, main dans la main.

      Voilà une raison de plus qui fait que la révolte gronde. N’oublions pas une phrase d’un des pères de la constitution américaine vue comme un phare de la liberté des citoyens, Thomas Jefferson : «Une petite rébellion de temps en temps, c’est comme un orage qui purifie l’atmosphère.»

  • 10 juin 2012 · 17h46 Claire Thibaudeau

    La Ministre St-Pierre a toujours démontré de la frustration.
    Quand elle travaillait pour radio-canada son image était désagréable.
    En ce qui concerne ses connaissances culturelles, je serais surprise de connaître ses réponses versus un questionnaire sur les arts.
    Elle a le même profil que son homologue James Moore.
    Demain jour d’élection.Ce sont 2 comtés gagnés pour Jean Charest : clientèle assurée.
    Il n’a pas à se péter les bretelles, sa fête achève

  • 10 juin 2012 · 18h06 Jean-Pierre Gascon

    « À qui profite l’évasion fiscale à coups de milliards de dollars dans les paradis fiscaux et qui prive l’État des argents nécessaires au financement de l’éducation, de la santé et de plusieurs autres services publics ? Ça profite aux banques, aux compagnies, aux nantis et aux politiciens. C’est ça l’utopie capitaliste. Et si vous croyez qu’en admirant les grands vous allez en devenir un ? Le syndrome du larbin semble être un début d’explication… » Léo Paul Lauzon

    http://www.legrandsoir.info/Le-syndrome-du-larbin.html

  • 10 juin 2012 · 18h10 Mario Goyette

    Les libéraux font de la provacation et continuent d’alimenter le conflit jouant les victimes.
    Conflit étudiant : le ministre Bachand ne «reculera pas» devant l’intimidation
    http://www.radio-canada.ca/

    • 10 juin 2012 · 18h54 Mario Goyette

      On répète souvent que ce gouvernement a été élu démocratiquement et qu’il représente les intérêts du peuple.
      Voyez-vous ça? Ce gouvernement agit seulement en fonction du parti libéral en vue de sa réélection.

    • 10 juin 2012 · 20h28 Nathalie Grogières

      Bachand est une face à claques, un baveux de la pire espèce.

      De toute façon, ils se relaient tous pour cracher leur mépris sur les manifestants.

      J’aimerais bien qu’ils en paient le prix politique, mais on ne contrôle pas grand chose.

  • 10 juin 2012 · 22h43 Claire Thibaudeau

    A Nathalie
    On ne controle rien comme tu le dis.
    Même que je dirais que Jean Charest se croyant gagnant dans son controle perdra son controle.
    Pas demain, il sera très sur de lui en ayant ses 2 comtés mais la vie saura lui répondre.
    La vie c est chacun de nous.
    Certains sont faciles à duper d’autres comme toi et plusieurs sauront donner des leçons de vie à des gens sans morale.

  • 10 juin 2012 · 23h51 michel asselin

    @ claire thibaudeau

    Comme j’aimerais partager votre optimiste,,non, hélas ce peuple du « Je me souviens  » ne se souviens plus de rien et je crois que encore une fois les forces de l’Ombre gagnerons,le Karma individuel d’un « Magicien Noir » comme le Charestgnard n’a aucun impact sur le Karma de rédemption de la Nation, Tant qu’un peuple ne s’éveil, il est sous l’emprise des forces obscures de la ploutocratie, Ils sont très Puissants les néo-libéraux,les Desmarais,les PKP, et les médias « Menteurs « sont du bord de l’asservissement du peuple, ils sont les hypnotiseurs des consciences par la « fabrication du consentement  » Un Charest n’est que le Pantin « et bien payé au prix de 5 millons,donné par le grand prince Noir Desmarais  » pour que le seigneur des ombres « Charest  » soit transfuge du parti conservateur fédéral au parti Libéral provincial,le but est de privatiser,la santé,l.éduquation,hydro québec,la saq,,ect,,ect…L’utilisateur- payeur, ou le comment « se faire fourrer pour les nuls  » Ces chevaliers de l’obscure n’ont pas d’âme ou plutôt ils l’on vendue pour les médailles du Pouvoir. Actuellement au KébeK il y a un clivage, et ce clivage n’est pas celui entre les souverainistes et les fédéralistes,ni celui entre la droite et la gauche,,mais plutôt entre les « philosophes » de la révolution tranquille et les « guerriers  » de la révolution « non tranquille  » les peureux de l’esprit et les âmes sans colonnes seront vomis de la bouche de la bonne volonté divine. Les vrais révolutionnaires de la liberté du Kébek sont des êtres d’intuitions et de volonté.

    • 11 juin 2012 · 11h08 Jean D. Drouin

      M. Asselin,
      Votre découragement est compréhensible. Mais personnellement le découragement est une possibilité que je me refuse. La fatigue, oui. Mais pas le découragement qui sonne pour moi comme admettre la défaite.

      Un jour j’ai lu la phrase suivant de F. Scott Fitzgerald que j’ai trouvée très stimulante :

      «Le critère d’une intelligence de premier plan est la faculté pour l’esprit d’envisager simultanément deux idées opposées tout en continuant d’être capable de fonctionner.
      On devrait … pouvoir reconnaître que les choses sont sans espoir et être néanmoins déterminé à faire en sorte qu’il en aille autrement.»

      Je la médite très souvent de ces temps-ci et elle m’inspire par son réalisme, la détermination qu’elle évoque et l’espoir qu’elle recèle.

      Ne lâchez pas M. Asselin. C’est ce que veulent de nous nos adversaires : nous avoir à l’usure.

  • 11 juin 2012 · 09h40 Claire Thibaudeau

    M Asselin.
    Il m’arrive de vouloir croire et penser à des jours meilleurs.
    Ca met de la lumière mais espérer que la vie saura répondre aux injustices c’est un rêve.
    Mon père a 97 ans, un siècle d’histoire.
    Il est très lucide et alerte.
    Il nous disait : je vous plains vraiment.
    Vous allez vivre des années ténébreuses..

  • 11 juin 2012 · 11h41 michel asselin

    M.Drouin

    Interressante votre philosophie,votre théorie basée sur le chemin à prendre entre deux concepts ressemble étrangement au karma yoga,,faire tout en son pouvoir pour réussir une action tout en ne s’attachant pas à la réussite ou non de cette même action. Revenons à nos Moutons « sans jeu de mots  » en ce qui concerne notre Charestgnard indélogable et indécrottable, même s’il formerais un prochain gouvernement minoritaire il aura gagné une bataille mais non la guerre, j’ai moi aussi confiance que ce peuple du « Je me souviens  » un jour se souviendra qui il est,on ne peut éternellement empecher la lumière de rayonner

    • 11 juin 2012 · 16h35 Jean D. Drouin

      Plutôt que de faire un rapprochement avec la théorie du Karma et de la vacuité de nos vies, bien que j’y souscrive jusqu’à un certain point, cette phrase de Scott Fitzgerald m’amène beaucoup vers Camus et l’idée de la révolte contre l’absurdité de l’existence comme seule façon d’affirmer la grandeur de l’être humain.
      La révolte implique nécessairement une action. Nous sommes loin ici de l’attitude zen des yogis et de leur travail sur eux-mêmes pour en arriver à ne plus rien attendre de ce qui est extérieur à eux-mêmes. Personnellement ne suis pas rendu là et … loin s’en faut. ;-)

  • 11 juin 2012 · 13h46 Serge Gingras

    L’Homme vit d’espoir, dit on. N’est-ce pas ce qui restait au fond de la boîte de Pandore, l’espoir.

    La vie est un éternel combat contre le mal. Il y a des époques où le bien sumonte le mal, mais le mal n’abandonne jamais. Comme un rongeur, il grignotte toujours les acquis du bien et fini par reprendre le dessus, comme en ce moment. Il faut donc retrousser nos manches et recommencer le débroussaillage.

    Nos élus, par cupidité et indifférence au bien commun, ont cédé la place aux individus Alphas égoistes et sociopathes. Il faut de toute urgence réélire des politiciens révolutionaires qui ont à coeur le bien commun et les accompagner jusqu’à la victoire électorale et continuer à les accompagner, les soutenir jusqu’à la réalisation des objectifs souhaités : la justice sociale.

    Nous avons déjà gagné, nous pouvons encore gagner. C’est une question de courage, de volonté et d’inteligence. Nous avons tout ça.

    A l’oeuvre et à l’épreuve. Qui est-ce qui disait ça?

  • 11 juin 2012 · 15h02 Jean-Pierre Gascon

    Les urnes françaises, présidentielles et législatives, sont à faire actuellement le ménage en France, en voie de se débarrasser de la gangrène idéologique néolibérale sarkosiste à la solde du pouvoir financier corrupteur. Il est à souhaiter que les Québécois suivront cet exemple lors des élections générales à venir parce qu’il y va de la préservation d’une paix sociale déjà trop perturbée par l’association de gangsters à l’intendance coloniale de la Province of Kwibek depuis 9 ans.

    Dans une étude faite sur la répartition de la richesse dans les pays membres de l’OCDE, le Canada affiche un des pires résultats. Quelle meilleure démonstration veut-on du “plus meilleur pays du monde” comme paria dans le combat contre la pauvreté et l’écart toujours croissant des revenus entre les 10% des détenteurs de 85% des actifs de la richesse globale et les 90% de la population se partageant les 15% des restes la richesse globale ?

    C’est ce à quoi se vouent John James, ses laquais et tous les larbins du Québec. http://www.legrandsoir.info/Le-syndrome-du-larbin.html

    Addendum:
    La répartition de la richesse. D. Froment
    Journal Les Affaires. 09-06-2012
    Au Canada, la richesse est-elle aussi bien répartie qu’on le dit ? Pour le savoir, nous avons calculé le pourcentage que représente le revenu des 20 % de ménages les plus pauvres par rapport à celui des 20 % de ménages les plus riches.
    Selon le plus récent rapport Better Life de l’OCDE, le Canada arrive au 22e rang sur 35 pays, avec un revenu des plus pauvres représentant 18,7 % de celui des plus riches. Aux États-Unis, où le revenu des ménages les plus pauvres ne représente que 12,9 % de celui des plus riches. Il reste que dans 21 pays, l’écart entre les plus pauvres et les plus riches est plus faible qu’au Canada. Le champion est la Slovénie, petit pays de l’Europe centrale où le revenu des plus pauvres représente 29,2 % de celui des plus aisés. D. Froment

    • 11 juin 2012 · 18h23 Jean D. Drouin

      Il n’y a rien à se surprendre d’une telle situation car c’est précisément ce que recherchent les politiques néolibérales que prônent les USA et le Canada de Harper.

      Mais je pense qu’à force de tirer sur «l’élastic» il finira bien péter et nous revenir en pleine face. Ce jour approche peut-être plus rapidement qu’on pourrait l’imaginer.

  • 11 juin 2012 · 16h22 Jean D. Drouin

    Une autre expression qui me met en colère par les temps qui courent c’est :
    « On est mieux qu’à bien d’autres endroits. Qu’est-ce qu’on a à chialer ? »
    Combien de fois ai-je entendu ce mantra glorifiant la médiocrité ? Ce sophisme est vicieux à sa face même. C’est d’essayer de se convaincre que comme les choses peuvent être pires ailleurs, ici les citoyens n’ont pas à exiger aucune amélioration.

    L’esclave bien traité n’a pas à rechercher sa liberté si d’autres esclaves, ailleurs sont fouettés. Vers le milieu des années soixante, le divorce a commencé à être plus populaire au Québec. Combien de fois n’ai-je pas entendu des ex-maris démontrer une totale incompréhension de ce qui leur arrivait : le divorce. « Je ne comprends pas. Elle avait une maison et de beaux enfants. Elle ne manquait de rien à la maison. J’arrivais même à nous payer de petits voyages. Pis un beau jour, bang ! Le divorce. Je ne comprends pas …!»

    Paternalisme, soumission pis des bonbons. Pourquoi chialer ?

    C’est bien pire ailleurs …

  • 11 juin 2012 · 17h12 Michel Bradette

    Je serais bien curieux de savoir à combien se chiffrent les couts des forces de police et de sécurité pour controler et arreter les manifestants? On ne doit surement pas etre loin des couts de l’augmentation des frais de scolarité.Quand j’entend aux informations que ceux qui sont arretés enfreignent la loi, je ne peux m’empecher de penser aux soupçons qui planent sur certains ministres comme la Courchesne ou l’ex-ministre Beauchamps de ne pas avoir respectée certaines règles et meme loi pour remplir les caisses du parti Libéral!Deux poids deux mesures.On a changé de niveau de language, les manifestants sont maintenant devenus des dangers pour la sécurité de l’état, pas très loin des terroristes.Ce qu’on ne fait pas pour se faire réelire?C’est vraiment inquiétant la tournure que prennent les choses.

    • 11 juin 2012 · 17h38 Mario Goyette

      Malheureusement la population ne fait pas dans la subtilité autant que vous et préfère sûrement gober les boniments que leurs servent les médias et les ministres libéraux.
      Les médias sociaux fréquenter surtout par les jeunes sont le seul endroit où les étudiants continuent de marquer des points.

  • 11 juin 2012 · 17h22 Gilles Bousquet

    M. Drouin, suite à votre exemple matrimonial, nous savons que la belle Province de Québec n’est pas prête à sacrer son époux, le conservateur Harper-Canada dehors, même s’il la triche avec la Reine Elizabeth d’Angleterre. Elle, la Province de Québec, attend qu’il, Haper-Canada, va partir à la prochaine élection, poussé par le socialiste Mulcair-Canada, qui arrivera avec plein d’attention et de finesse, la charmer pour l’attirer dans le lit canadien, jusqu’à la fin de ses jours et plus encore…amen….over.

  • 11 juin 2012 · 17h49 Gilles Bousquet

    Il ne faut pas redouter le coût de la police, M. Charest va être assez gentil, vu qu’il en est personnellement responsable de ce problème, il va signer un cheque sur son propre compte de banque personnel. Quelques millions, environ 200, ne va pas lui peser lourd, au bout des doigts.

    • 11 juin 2012 · 18h48 Jean D. Drouin

      Wow !!
      La profondeur de votre commentaire me donne le vertige !

  • 11 juin 2012 · 19h15 Claire Thibaudeau

    M Drouin
    Je ne comprends pas ce qui m’arrive mais est-ce contagieux le vertige ?

  • 12 juin 2012 · 06h26 Carl Bilodeau

    Comment tant de gens peuvent réclamer le départ de Jean Charest alors qu’il monte dans les sondages?

    Comment tant de gens peuvent affirmer qu’il a provoqué cette crise alors que la population est d’accord avec ses positions?

    Si on enlève Charest et qu’on gère cette crise en fonction des sondages ont obtient le même résultat: une hausse et on ne plie pas devant une minorité de manifestants.

    Cessez vos attaques sur la personne de M. Charest. Regardez les sondages, lisez ce qu’écrivent ceux qui sont d’accord pour la hausse au lieu de traiter tout le monde d’ignorance dès qu’ils ne sont pas d’accord avec un gel.

    Je suis souverainiste.

    • 12 juin 2012 · 09h18 Jean D. Drouin

      Vous mélangez tout.

      Si 49 % de la population n,aime pas Charest c’est pas rien me semble-t-il.
      N’oubliez pas que les Allemands du début des années ’30 ont élu démocratiquement Hitler.
      Vous écrivez : «Comment tant de gens peuvent affirmer qu’il a provoqué cette crise alors que la population est d’accord avec ses positions?» La réponse est simple : il a provoqué cette crise. L’un n’empêche pas l’autre. Mêm si vous mettez le feu àvotre maison tous seront d’accord pour que les pompiers tentent d’éteindre l’incendie. Faut pas être la t^te à Papineau. Je suios certain que vous prenez cela mon petit Karl…. ;-)

  • 12 juin 2012 · 14h00 Claire Thibaudeau

    Indélogeable Jean Charest?
    Avec le succès du parti québécois dans un comté plus que rouge !
    Jean Charest doit penser à un autre plan.
    Il est fait à l’os et s’il a un peu d’orgueil, il devrait se retirer.
    Genre: ma famille a besoin de moi…Raison souvent évoquée
    On sait très bien que ses chums lui préparent un beau nid mais il y aura des abeilles.Se faire piquer par une ou des abeilles voilà pour toi Jean Charest.

    • 12 juin 2012 · 19h31 Nathalie Grogières

      Finalement, vous aviez raison d’être optimiste, Madame Thibaudeau! Kin toé, Charest! ;-)

      Ma seule crainte: qu’il retarde les générales, et qu’on soit « pognés » avec plus longtemps… :-(

  • 12 juin 2012 · 20h26 Claire Thibaudeau

    Bonsoir Nathalie.
    Tu sais mon optimiste est aussi due à toi.
    Bien oui. Dans tes écrits il y a cette flamme qui nous aide à croire.
    Laĉhe pas Nathalie,tu vois tu sèmes et tu récoltes.
    Ce fut car le blogue de Madame Legault est une fin très décevante, un plaisir de te lire et aussi te répondre.
    Si tu viens à Sherbooke appelle-moi mais avoue que donner mon numéro de téléphone c »est assez délicat.Donc vas dans le 411 et écris Claire ville sherbrooke..
    Ciao

  • 12 juin 2012 · 21h31 Claire Thibaudeau

    Nathalie
    Son boss DESMARAIS va le sacrer dehors. Je parle évidemment de jean charette..

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