<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Léa Clermont-Dion &#187; Divers</title>
	<atom:link href="http://voir.ca/lea-clermont-dion/section/divers/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://voir.ca/lea-clermont-dion</link>
	<description>Un site utilisant Voir</description>
	<lastBuildDate>Sat, 20 Apr 2013 08:13:41 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Monsieur Lisée : pourquoi je ne voterai pas stratégiquement</title>
		<link>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/08/26/monsieur-lisee-pourquoi-je-ne-voterai-pas-strategiquement/</link>
		<comments>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/08/26/monsieur-lisee-pourquoi-je-ne-voterai-pas-strategiquement/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Aug 2012 10:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léa Clermont-Dion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/lea-clermont-dion/?p=34</guid>
		<description><![CDATA[De mon œil extérieur maintenant parisien, j’observe à distance les débats politiques qui animent le Québec. Encore une fois, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify" align="center">De mon œil extérieur maintenant parisien, j’observe à distance les débats politiques qui animent le Québec. Encore une fois, la question du vote stratégique prend une part importante au débat. Puis-je me permettre d’amener mon grain de sel à cette question? Dans les mois qui ont précédé, j’étais ambivalente. Après avoir pris connaissance des différentes plates-formes, des manières de faire des uns et des autres des partis politiques, je me rends bien compte de quelque chose. L’appel au vote stratégique de Monsieur Lisée ne fait pas de sens pour ceux et celles qui désirent voir le Québec se transformer politiquement et structurellement.</p>
<p style="text-align: justify">Nous connaissons les grands maux, déficits démocratiques, propres à notre système politique et, surtout, à notre mode de scrutin. Or, sommes-nous condamnés, en tant que souverainistes, à voter pour le Parti québécois comme seule et unique alternative au Parti libéral du Québec ? Si je ne m’abuse, le Parti québécois ne mise sur l’adoption d’une réforme du mode de scrutin tendant vers une mixte compensatoire. C’est un problème extrêmement navrant. Or, que devons-nous faire, Monsieur Lisée, voter pour le Parti québécois, car il n’y a pas d’autres alternatives? Cela me semble une avenue plutôt totalitaire qui renforce les déficits démocratiques de notre temps.</p>
<p style="text-align: justify">Poursuivons un peu cette réflexion. Si le Parti québécois s’engageait à mener de front une réforme du mode de scrutin vers une mixte-compensatoire, peut-être bien que je leur donnerais mon vote. Question de changer la tendance pour les prochaines élections. La réforme du mode de scrutin est une question très complexe, je me permets de l’approfondir un peu.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Le contexte politique</em></strong></p>
<p style="text-align: justify">Le mode de scrutin actuellement en vigueur au Québec permet-il la représentativité à l’Assemblée nationale des différents courants politiques manifestés à l’occasion d’une élection générale? Depuis près de soixante ans, la société québécoise fait face à un débat important sur la réforme du mode scrutin. Avec une montée du cynisme et la baisse de la participation électorale durant ces dernières années, le débat sur la réforme du mode de scrutin n’a jamais été aussi d’actualités. En 2008, au Québec, le taux de participation aux élections générales était de 57,33%, le plus bas depuis soixante-dix ans. Dix ans plus tôt, lors des élections de 1998, le taux de participation s’élevait à 78,32%<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>. Cet accablement politique au Québec prouvé par ce faible taux de participation électorale s’inscrit, comme au Canada d’ailleurs, au sein d’une monarchie constitutionnelle fondée où  le système électoral est un système majoritaire uninominal à un tour. L’accroissement du cynisme dans la société québécoise et la perte de confiance des citoyens envers  ce mode de scrutin mettent en lumière plusieurs questionnements pertinents face au débat de la réforme du mode de scrutin. Depuis des années, au Québec, la question de la réforme du mode de scrutin fait l’objet de  nombreux débats. Malgré les différentes tentatives avortées du gouvernement, le mode de scrutin au Québec n’a toujours pas changé d’un iota.</p>
<p style="text-align: justify">Les politologues Gilles Pageau et Jacques Laflamme proposent une définition générale et juste du mode de scrutin : « On peut le définir comme étant un mécanisme de représentation qui permet de traduire le suffrage exprimé par l’électorat en un certain nombre de sièges pour les partis politiques ou les candidats indépendants dans une assemblée élue (l’Assemblée nationale). »<a title="" href="#_ftn2">[2]</a> Le mode de scrutin possède également une mission principale de répondre à la volonté des citoyens dans un système politique qui reflète leurs intérêts, leurs préférences et les valeurs qu’ils défendent. Au sein d’un régime parlementaire de type britannique, le mode de scrutin détermine également un gouvernement en le désignant par la majorité de votes que lui donneront les électeurs.<a title="" href="#_ftn3">[3]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le mode de scrutin québécois est le système majoritaire uninominal à un tour. Au sein de celui-ci, les députés sont élus individuellement dans chaque circonscription avec une majorité simple. De cette façon, le scrutin majoritaire à un tour permet d’établir un lien direct entre le député et ses électeurs. Le scrutin majoritaire à un tour permet en quelque sorte de déterminer la majorité d&#8217;un  gouvernement au parti qui a récolté le plus de suffrages.<a title="" href="#_ftn4">[4]</a> Donc, théoriquement, il serait possible d’avoir un gouvernement élu avec 51 % des voix répartis entre chacune des circonscriptions et  une opposition ayant obtenu globalement 49 % des suffrages. De plus, le mode de scrutin serait uninominal, puisque dans chaque circonscription, un seul candidat se présente pour être élu député.<a title="" href="#_ftn5">[5]</a></p>
<p style="text-align: justify">Il demeure possible pour ce mode de scrutin de permettre l’expression d’autres partis politiques qui pourraient se faire entendre. La possibilité d&#8217;obtention des systèmes tripartites, voire même de multipartites est parfaitement envisageable dans ce contexte. Rappelons que la situation actuelle québécoise laisse percevoir ces derniers mois l&#8217;émergence de nouvelles voix au Québec avec la création de nouveaux partis politiques  comme la Coalition de l’avenir du Québec (CAQ) fondé par François Legault<a title="" href="#_ftn6">[6]</a> ou Option nationale fondé par le député dissident du Parti québécois, Jean-Martin Aussant.<a title="" href="#_ftn7">[7]</a> En résumé, l&#8217;électeur québécois choisit un candidat proposé sur un bulletin de vote. Le cumul des votes par circonscription permet d&#8217;identifier le candidat élu. Selon le nombre d&#8217;élus, il est possible d&#8217;affirmer quel parti politique obtiendra les reines du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Le mode de scrutin proportionnel</em></strong></p>
<p style="text-align: justify">Cette approche attribue à chaque parti politique le nombre de sièges qui lui soit attribuable selon le pourcentage de suffrages obtenus lors des élections.<a title="" href="#_ftn8">[8]</a> Dans un système proportionnel ou mixte, il serait nécessaire d&#8217;établir des circonscriptions plus grandes, parce que le mode serait plurinominal et donc représenterait plusieurs députés par parti.<a title="" href="#_ftn9">[9]</a> Chaque circonscription qui aurait plus de sièges serait ainsi plus représentative même si elle tenait seulement tel qu&#8217;aujourd&#8217;hui 125 sièges à l&#8217;Assemblée nationale.<a title="" href="#_ftn10">[10]</a> On donne l&#8217;exemple de l&#8217;Irlande qui propose entre 3 et 5 sièges par circonscription ou encore les Pays-Bas qui présente parfois plus de 150 sièges dans une circonscription plus large.<a title="" href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Le mode proportionnel mixte compensatoire</em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><em></em> Une autre alternative s&#8217;impose lorsqu&#8217;il est question de la réforme du mode de scrutin. L&#8217;IDEA, l&#8217;Institut international pour la démocratie et l&#8217;assistance électorale, définit le mode de scrutin mixte compensatoire comme un mode de scrutin qui fait en sorte qu&#8217;une partie des députés est élue au scrutin majoritaire et qu&#8217;une autre partie des sièges sont comblés par le mode proportionnel à l&#8217;aide de listes.<a title="" href="#_ftn12">[12]</a> Ce mode de scrutin s&#8217;avère être un compromis envisagé par le rapport du Directeur général des élections en 2006.<a title="" href="#_ftn13">[13]</a></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Un débat interminable</em></strong></p>
<p style="text-align: justify">Voilà près de 30 ans que la question de la proportionnelle est abordée ! Quelques dates importantes marquent, entre autres, l’évolution de cette question; 1970, 1976-1979 et 1983-1984. Peu de temps avant 1964, le Ralliement pour l’indépendance nationale propose le premier le scrutin majoritaire à deux tours dans sa plate-forme. Plus tard, le parti se rabat plutôt sur une combinaison de scrutin majoritaire et de représentation proportionnelle.<a title="" href="#_ftn14">[14]</a> Le Parti québécois proposera ultérieurement de maintenir le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour qui serait bonifié par une caractéristique précis de la proportionnel. Ainsi, il s’agirait de faire en sorte que le tiers des sièges à l’Assemblée nationale soit pourvu d’une répartition proportionnelle des suffrages.<a title="" href="#_ftn15">[15]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le début des années 1970 au Québec a été l’objet des premiers balbutiements des gestes considérables menés par le gouvernement à l’égard de la réforme du mode de scrutin. En 1970, sous l’égide du premier ministre Robert Bourassa, la création de la Commission permanente de l’Assemblée nationale permet d’établir les avenues potentielles de la réforme du mode de scrutin au Québec.<a title="" href="#_ftn16">[16]</a> Le gouvernement libéral de Bourassa a donc décidé de se préoccuper particulièrement de la carte électorale plutôt que sur la question de la réforme du mode de scrutin.<a title="" href="#_ftn17">[17]</a> Ainsi, la Commission a pris pour décision après la remise du rapport final de ne procéder à qu’à une refonte de la carte électorale. En 1970, la carte québécoise était parmi les moins représentatives au Canada.<a title="" href="#_ftn18">[18]</a> La réforme essentielle de la carte électorale a été appliquée avant l’arrivée du Parti québécois au pouvoir.  En effet, entre 1970 et 1976, la question précise sur la réforme du mode de scrutin a été plutôt été mise de côté par le gouvernement.<a title="" href="#_ftn19">[19]</a></p>
<p style="text-align: justify">D&#8217;autre part, la question de la réforme du mode de scrutin est devenue un réel enjeu politique à la suite de a cuisante défaite du Parti québécois aux élections provinciales de 1970 alors que le parti était arrivé au second rang dans le suffrage avec 23%. Le Parti libéral, lors de ces élections, avait récolté tout de même le double des voix.<a title="" href="#_ftn20">[20]</a> On comprend mieux la forte volonté du Parti québécois d’amener des changements structurels au mode de scrutin. Dans la plate-forme du Parti québécois, on retrouvait l’idée qu’une réforme du système électorale et des institutions politiques centrales pourraient mieux asseoir la crédibilité d’un État qui aurait pour projet la souveraineté du Québec.<a title="" href="#_ftn21">[21]</a>Il faut préciser qu’avant cette victoire fracassante, le Parti québécois avait mis en branle en 1976 l’une des plus importantes réformes de la législation électorale. Le Parti québécois avait été particulièrement pénalisé dans le passé.</p>
<p style="text-align: justify">En 1983, la Commission de la représentation électorale (CRE) est mandatée par l’Assemblée nationale pour réaliser une analyse du mode de scrutin majoritaire ainsi que les alternatives à celui-ci.<a title="" href="#_ftn22">[22]</a> Les élections provinciales de 1998 ont ramené le débat sur la question de la réforme du mode de scrutin au sujet du jour. Lors des élections générales québécoises du 30 novembre 1998, le Parti libéral avait recueilli 43,55% des voix pour 48 sièges.<a title="" href="#_ftn23">[23]</a> Le Parti québécois avec 42,87% des voix avait obtenu pour sa part 76 candidats élus. Avec ce débalancement notable, la question de la réforme du mode de scrutin est encore plus singulière aux yeux des experts. En 2001, plusieurs personnalités des différents partis de l’Assemblée nationale se rassemblent pour former le Mouvement pour une démocratie nouvelle. Le débat sur la question du mode de scrutin est remis à l’ordre du jour.<a title="" href="#_ftn24">[24]</a> À l’Assemblée nationale, la Commission des institutions début une consultation dans la province sur la réforme du mode de scrutin. Un an plus tard, le comité directeur sur la réforme des institutions démocratiques est créé pour préparer les États généraux sur la réforme des institutions démocratiques qui entame une consultation publique sur la question.<a title="" href="#_ftn25">[25]</a> Voici une des recommandations de la première partie du rapport.</p>
<p style="text-align: justify"><em>Que le gouvernement prenne acte de la volonté populaire très ferme de réviser le mode de scrutin actuel en soumettant aux Québécoises et aux Québécois la possibilité d’adopter  par référendum et ce, avant la fin du prochain mandat gouvernemental, un mode de scrutin de représentation proportionnelle régionale (…)</em></p>
<p style="text-align: justify">En 2006, la deuxième partie du rapport est lancée et propose une réforme accompagnée de travaux parlementaires.<a title="" href="#_ftn26">[26]</a> Après que le scrutin a été terminé, le Parti québécois a appris que seulement cinquante et un candidats avaient droit à un remboursement alors que l’Union nationale qui avait fait élire des sièges a réussi à faire rembourser l’intégralité des candidats.<a title="" href="#_ftn27">[27]</a><strong><em></em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Pour en finir avec cette question épineuse</em></strong></p>
<p style="text-align: justify">Le débat dans la réforme du mode de scrutin est pluriel, mais s&#8217;ancre particulièrement dans l&#8217;idée première de représentation. Une réforme pourrait servir à désarçonner le cynisme décrié et redonner la confiance aux citoyens en les institutions politiques.. Quoiqu’il en soit, certains déficits démocratiques soulèvent les mécontentements des citoyens même si la question de la légitimité du scrutin uninominal n’est pas remise en question par tous. En effet, Élections Canada affirme même que la population canadienne a acquis la conviction que le résultat des scrutins reflète bien la volonté populaire<a title="" href="#_ftn28">[28]</a>. Même si le Directeur général des élections s’était montré en faveur d’une réforme du mode de scrutin en novembre 2001, malgré la consultation de Jean-Pierre Charbonneau en 2002<a title="" href="#_ftn29">[29]</a> ainsi que les États généraux sur la question présidés par Claude Béland la même année, aucune réforme n’a encore adoptée<a title="" href="#_ftn30">[30]</a>. Considérant ce contexte particulier, peut-on dire que le mode de scrutin actuellement en vigueur au Québec permet la représentativité à l’Assemblée nationale des différents courants politiques manifestés à l’occasion d’une élection générale?</p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Le vote stratégique, pas à n’importe quel prix Monsieur Lisée !</em></strong></p>
<p style="text-align: justify">J’invite tous les citoyens à s’interroger sur le mode de scrutin mixte-compensatoire. J’aurais peut-être pensé donner mon vote au Parti québécois, si, et seulement si, celui-ci s’était engagé formellement à entamer une telle réforme. Comme cela n’est pas le cas, le Parti québécois semble renforcer cette période de bipartisme, ce qui est navrant. Oui, Monsieur Lisée, ce mode de scrutin peut avantager le Parti québécois, mais il peut également se solder dans des énormités franchement ridicules comme le cas de Frank McKenna, en 1987, du Parti libéral était élu au Nouveau-Brunswick avec environ 60% des votes raflant 100% des sièges à l&#8217;Assemblée législative<a title="" href="#_ftn31">[31]</a>: preuve d’une inefficience. Combattre le cynisme commence entre autre par la croyance en un mode de scrutin qui permet à chaque vote d’avoir un impact réel sur le salon bleu à l’Assemblée nationale.</p>
<p style="text-align: justify">La réforme du mode de scrutin me semble être la seule voix viable pour palier aux lourds déficits démocratiques qui handicapent la pluralité des idées au Québec.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify">Angell, H.M. «Évolution et application des lois électorales», Rapport Barbeau, Ottawa, 1966, p.301-345</p>
<p style="text-align: justify">Bernard, André. <em>Les inégalités structurelles de représentation : la carte électorale du Québec : 1867-1967</em>, thèse de doctorat en science politique, Université de Montréal, 1969, p.155</p>
<p style="text-align: justify">Boily, Robert. <em>Pour un mode de scrutin équitable. La proportionnelle territoriale. </em>Rapport de la commission de la représentation électorale, Politique, Numéro 6,  28 mars 1984, 199 p.</p>
<p style="text-align: justify">Caillé, Geneviève et Lafortune, Jean-Marie.<em> Regards croisés sur l&#8217;évolution du déficit démocratique au Québec</em>, Recherches sociographiques, Volume 48, Numéro 2, 2007, p.53-71</p>
<p style="text-align: justify">Elias, Angelo. <em>La représentation proportionnelle : simulations à partir de l&#8217;élection canadienne de 2000 et de l&#8217;élection québécoise de 1998</em>, Politique et Sociétés, Volume 22, Numéro 2, 2003, p. 191-203</p>
<p style="text-align: justify">Fournier, Pierre. <em>Le patronat québécois au pouvoir : 1970-1976</em>, Montréal, HMH, 1979, pp.114-117</p>
<p style="text-align: justify">Jean-Pierre Charbonneau, Ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, <em>Le pouvoir aux citoyens et aux citoyennes</em>, Gouvernement du Québec, 2002, En ligne. <a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >http</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >://</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >collections</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >.</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >banq</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >.</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >qc</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >.</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >ca</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >/</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >ark</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >:/52327/</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >bs</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >1905842</a>. Page consultée le 7 novembre 2011.</p>
<p style="text-align: justify">Lemieux, Vincent et Lavoie, Marie. <em>La réforme du système électoral</em>, Politique, Numéro 6, 1984, p. 33-50</p>
<p style="text-align: justify">Leydet, Dominique. <em>Représentation et présence : la démocratie représentative en question</em>, Politique et Sociétés, Volume 21, Numéro 1, 2002, p. 67-88</p>
<p style="text-align: justify">Massicote, Louis. <em>L&#8217;incidence partisane des inégalités de la carte électorale québécoise depuis 1900</em>, Recherches sociographiques, Volume 24, Numéro 2, 1983, p. 155-170</p>
<p style="text-align: justify">Massicotte, Louis et Bernard André. <em>Le scrutin au Québec : un miroir déformant</em>, Montréal, HMH&#8217; 1985, 255 p.</p>
<p style="text-align: justify">Massicotte, Louis. <em>L&#8217;étude des institutions électorales et parlementaires</em>, Politique, Numéro 23, 1993, p. 21-41</p>
<p style="text-align: justify">Massicotte, Louis. <em>Les élections partielles de la 32e législature (au Québec) 1981-1985</em>, Recherches sociographiques, Volume 28, Numéro 1,, 1987, p.59-70</p>
<p style="text-align: justify">Massicotte, Louis. <em>Une réforme inachevée: les règles du jeu électoral</em>, Recherches sociographiques, Volume 25, Numéro 1, 1984, pages 43-81</p>
<p style="text-align: justify">Pageau, Gilles et Laflamme, Jacques. <em>Le système électoral québécois</em>, Directeur général des élections, Bibliothèque nationale, 1993.</p>
<p style="text-align: justify">Pelletier, Réjean. <em>Du modèle australien au modèle canadien</em>. Les Cahiers de droit, Volume 26, Numéro 1, 1985, p. 111-124</p>
<p style="text-align: justify">Saint-Pierre, Jocelyn. <em>Représentation et démocratie parlementaire</em>. Cap-aux-Diamants, Numéro 94, 2008, p. 83-118</p>
<p style="text-align: justify">Séguin, Renaud. <em>Pour une nouvelle synthèse sur les processus électoraux du XIXe siècle québécois</em>, Journal of the Canadian Historical Association, Volume 16, Numéro 1, 2005, p.75-100</p>
<p style="text-align: justify">Tremblay, Guy. <em>La réforme des institutions démocratiques au Québec : commentaires en marge du rapport du Comité directeur</em>, les Cahiers de droit, Volume 44, Numéro 2, 2003, pages 207-235</p>
<p style="text-align: justify">Tremblay, Manon. <em>Québécoises et représentation parlementaire, </em>Sainte-Foy, Les Presses de l&#8217;Université Laval, 2005, 328 p.</p>
<p style="text-align: justify">PUBLICATIONS GOUVERNEMENTALES</p>
<p style="text-align: justify">Ministre d’État à la Réforme électorale et parlementaire, <em>Livre vert sur la réforme du mode de scrutin</em>, Québec, Éditeur officiel du Québec, 1979, p.11</p>
<p style="text-align: justify">Le Directeur général des élections,<em> Les modalités du mode de scrutin mixte compensatoire, </em>Décembre 2007, p.8</p>
<p style="text-align: justify">ARTICLES</p>
<p style="text-align: justify">Massicotte, Louis. « Que vaut la carte électorale ? », Le Soleil, 15 janvier 1977, p.B-2</p>
<p style="text-align: justify">Lavoie, Marie et Lemieux, Vincent. «L&#8217;évaluation des modes de scrutin», Revue parlementaire canadienne, vol. 6, n°  4, 1983-1984, p.2</p>
<p style="text-align: justify">Tommy Chouinard, « Jean-Martin Aussant crée un nouveau parti souverainiste », La Presse, 19 septembre 2011, En ligne:http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/19/01-4449111-jean-martin-aussant-cree-un-nouveau-parti-souverainiste.php. (page consultée le 10 novembre 2011)</p>
<p style="text-align: justify">Antoine Robitaille, «François Legault lance son parti », Le Devoir, 14 novembre 2011, En ligne. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/336054/francois-legault-lance-son-parti), Page consultée le 7 novembre 2011.</p>
<p style="text-align: justify">Andrew Reynolds et Ben Reilly. La conception des systèmes électoraux – Un</p>
<p style="text-align: justify">manuel de International IDEA, Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, Stockholm, 2002, p. 144.</p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a>Élections Canada, <em>Système politique canadien</em>, En ligne. http://www.elections.ca/content.aspx?section=res&amp;dir=ces&amp;document=part1&amp;lang=f#5. Page consultée le 17 septembre 2011.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> Gilles Pageau et Jacques Laflamme. <em>Le système électoral québécois</em>, Directeur général des élections, Bibliothèque nationale, 1993, p.19</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a target="_blank" href="#_ftnref3">[3]</a> Jean-Pierre Charbonneau, Ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, <em>Le pouvoir aux citoyens et aux citoyennes</em>, Gouvernement du Québec, 2002, p.13, En ligne<a href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" title="" > http</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >://</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >collections</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >.</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >banq</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >.</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >qc</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >.</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >ca</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >/</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >ark</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >:/52327/</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >bs</a><a target="_blank" href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1905842" >1905842</a>.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref4">[4]</a>   Jean-Pierre Charbonneau, <em>Ibid</em><em>em.</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref6">[6]</a><em>   </em>Antoine Robitaille, «François Legault lance son parti », Le Devoir, 14 novembre 2011, En ligne. (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/336054/francois-legault-lance-son-parti)</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref7">[7]</a> Tommy Chouinard, « Jean-Martin Aussant crée un nouveau parti souverainiste », La Presse, 19 septembre 2011, En ligne:http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/19/01-4449111-jean-martin-aussant-cree-un-nouveau-parti-souverainiste.php.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref8">[8]</a>  Réforme du mode de scrutin, Octobre 2002, Pierre Skeliing. p.7</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref9">[9]</a>   Réforme du mode de scrutin, Octobre 2002, Pierre Skeliing. p.8</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref10">[10]</a><em>  Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref11">[11]</a><em>   Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref12">[12]</a>    Andrew Reynolds et Ben Reilly. La conception des systèmes électoraux – Un</p>
<p>manuel de International IDEA, Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, Stockholm, 2002, p. 144.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref13">[13]</a>   Rapport du mode de scrutin, Le Directeur général des élections.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref14">[14]</a>   Louis Massicotte. <em>Une réforme inachevée: les règles du jeu électoral</em>, Recherches sociographiques, Volume 25, Numéro 1, 1984, p.68</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref15">[15]</a>  Louis Massicotte. <em>Ibid</em>, p.69</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref16">[16]</a>   Gilles Pageau et Jacques Laflamme. <em>Le système électoral québécois</em>, Directeur général des élections, Bibliothèque nationale, 1993, p.19</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref17">[17]</a>  <em>Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref18">[18]</a>    André Bernard, <em>Les inégalités structurelles de représentation : la carte électorale du Québec : 1867-1967</em>, thèse de doctorat en science politique, Université de Montréal, 1969, p.155</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref19">[19]</a> <em>Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref20">[20]</a> Louis Massicotte, <em>Ibid,</em> p.69</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref21">[21]</a> Louis Lemieux, <em>Ibid, </em>p.45</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref22">[22]</a> Le Directeur général des élections,<em> Les modalités du mode de scrutin mixte compensatoire, </em>Décembre 2007, p.8</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref23">[23]</a> <em>Ibidem</em></p>
<p><em></em><a title="" href="#_ftnref24">[24]</a> <em>Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref25">[25]</a> <em>Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref27">[27]</a> <em>Ibidem</em></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref28">[28]</a> Élections Canada, <em>Les pilliers de la démocratie</em>, En ligne, http://www.elections.ca/content.aspx?section=res&amp;dir=ces&amp;document=part1&amp;lang=f#6. Page consultée le 17 septembre 2011.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref29">[29]</a> Charbonneau, Jean-Pierre. <em>Le pouvoir aux citoyens et aux citoyennes</em>, Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques, Gouvernement du Québec, 2002, 38 p.</p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><a title="" href="#_ftnref30">[30]</a> Dutrisac, Robert. <em>Claude Béland s&#8217;attaque à la réforme des institutions démocratiques</em>, Le Devoir, Montréal, 27 juillet 2002.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify"><a title="" href="#_ftnref31">[31]</a>Docherty, David. « Representation in New Brunswick: Capital and Constituency Concerns»,</p>
<p style="text-align: justify">dans Democratic Reform in New Brunswick, publié sous la direction de William Cross, Toronto,</p>
<p style="text-align: justify">Canadian Scholars’ Press Inc., 2007, p. 145-169</p>
<p style="text-align: justify">
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/08/26/monsieur-lisee-pourquoi-je-ne-voterai-pas-strategiquement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/lea-clermont-dion-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Make-up Inc</title>
		<link>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/06/06/make-up-inc/</link>
		<comments>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/06/06/make-up-inc/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 10:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léa Clermont-Dion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[6 juin]]></category>
		<category><![CDATA[apparence]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
		<category><![CDATA[capital]]></category>
		<category><![CDATA[forbes]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[journée sans maquillage]]></category>
		<category><![CDATA[l'oréal]]></category>
		<category><![CDATA[maquillage]]></category>
		<category><![CDATA[marque]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/lea-clermont-dion/?p=24</guid>
		<description><![CDATA[J’aime les coquetteries. Je les affectionne tellement que dès l’âge de huit ans, je demandais à ma mère du rouge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’aime les coquetteries. Je les affectionne tellement que dès l’âge de huit ans, je demandais à ma mère du rouge à lèvre pour ma fête. Pauvre femme, elle qui n’a jamais porté de sa vie une goutte de fond teint. La gamine que j’étais formait bien le produit d’une génération endoctrinée plus tôt que tard par l’obsession des apparats.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Je ne suis pas contre le maquillage, à la limite, je l’apprécie. N’empêche, il est nécessaire de mettre en perspective la fixation pour celui-ci qui est véhiculé dans notre société, bon prétexte que la journée sans maquillage pour en parler. Pourquoi? Pertinent de constater à quel point le maquillage est un secteur économique des plus lucratifs et performants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ne l’oublions pas, les cosmétiques (du grec : kosmeo, « je pare, j&#8217;orne ») existent depuis belle lurette. Ces produits d&#8217;embellissement de l’épiderme étaient utilisés même en Grèce antique. Ce sont d’ailleurs les caravanes porteuses d’épices et de soies qui les introduisirent en Grèce. L’Empire romain en connut aussi ses bien-faits. On ne fait que penser à Néron ou Poppée  qui se fardaient parfois.  Bref, le maquillage était utilisé, mais ce n’est que bien plus tard, avec l’industrialisation, que son usage fut en partie répandu. 1</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une industrie lucrative</strong></p>
<p>L’industrie du grimage, depuis la naissance de la classe moyenne, a pris une importance énorme dans nos vies. Elle est aujourd’hui parmi les plus lucratives. En 2011, Lilianne Betancourt, héritière et propriétaire des groupes L’Oréal était la quinzième fortune au monde, deuxième en France, selon le magazine Forbes.  En effet, l’octogénère possèderait un capital familial évalué à près de 24 milliards de dollars. 2 L’Oréal, entreprise leader en vente de cosmétiques, possède notamment les marques Maybelline, L’Oréal Paris, Vichy, Yves Saint-Laurent, The Body Shop, etc. Elle figure parmi les 200 compagnies les plus performantes dans le monde et détient près de 70 000 employés. 3 C’est d’ailleurs Alain Evrard, ancien directeur général de L’Oréal qui affirmait: «L&#8217;industrie des cosmétiques, portée par l&#8217;offre, doit offrir de l&#8217;émotion et de la passion : la performance scientifique ne suffit pas, il faut en plus, séduire.» 4</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1991, lorsque Naomi Wolf sortit son essai sur le mythe de la beauté, l’industrie du maquillage était évalué à 23 milliards de dollars aux États-Unis. 5 La décennie de Betty Friedman porteuse de <em>The Feminine Mystique</em> est marquée par l’entrée des femmes au travail. Le pouvoir économique de celle-ci est ciblé comme le point tournant de leur influence économique. Les femmes sont devenues une cible de marché hors pair. Aux États-Unis, les travailleuses sont passées de 31.8% durant la Deuxième guerre mondiale à 53.4% en 1984. 6 Une niche lucrative nouvelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce secteur économique, axé sur le culte de la jeunesse, vend du rêve aux consommatrices. Anti-imperfections, anti-âge, les marques de l’Oréal ne tarissent pas de slogans les plus abrutissants les uns des autres: <em>La peau peut atteindre son idéal de beauté! Pour masquer les imperfections! Pour retrouver la jeunesse! 7 </em> Les slogans relevés par cette industrie sont à l’image d’un culte de la perfection physique et de la jeunesse.  Ne vous détrompez pas! Le maquillage n’est pas affaire nouvelle dans l’histoire de nos sociétés.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>L’obsession pour les cosmétiques n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’un asservissement consumériste à la solde du capital dans une société où l’affirmation de soi, le statut social passent d’abord par les apparences. Malheureusement, les femmes sont les premières cibles de ce marché extrêmement lucratif porteur de normes de beauté conformantes.<br />
<strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p>1) Georges Vigarello, <em>Histoire de la beauté</em>, Éditions du Seuil, 2004, 258 p.</p>
<p>2) The World’s Billionaires, Forbes, 2011, Adresse URL: <a target="_blank" href="http://www.forbes.com/profile/liliane-bettencourt/" >http://www.forbes.com/profile/liliane-bettencourt/</a></p>
<p>3) <em>Global 2000 leading compagnies, </em>Forbes, 2011,  Adresse URL: <a target="_blank" href="http://www.forbes.com/companies/loreal-group/" >http://www.forbes.com/companies/loreal-group/</a></p>
<p>4) <em>L’Oréal, parce que la diversité le vaut, bien</em>, Revue des Marques, numéro 58, Avril 2007, Adresse URL: <a target="_blank" href="http://www.prodimarques.com/documents/gratuit/58/loreal-parce-que-la-diversite-le-vaut-bien.php" >http://www.prodimarques.com/documents/gratuit/58/loreal-parce-que-la-diversite-le-vaut-bien.php</a></p>
<p>5) Naomi Wolf, <em>The Beauty Myth, </em>Vintage Canada, p.21</p>
<p>6) Ibidem</p>
<p>7) Site officiel de L’Oréal, Adresse URL: <a target="_blank" href="http://www.loreal.fr/_fr/_fr/index.aspx" >http://www.loreal.fr/_fr/_fr/index.aspx</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/06/06/make-up-inc/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/lea-clermont-dion-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Chartrand et la solidarité.</title>
		<link>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/25/chartrand-et-la-solidarite/</link>
		<comments>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/25/chartrand-et-la-solidarite/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 May 2012 16:13:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léa Clermont-Dion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[22 mai]]></category>
		<category><![CDATA[chartrand]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[ggi]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[hausse]]></category>
		<category><![CDATA[injonctions]]></category>
		<category><![CDATA[léa clermont]]></category>
		<category><![CDATA[michel chartrand]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pression]]></category>
		<category><![CDATA[québec]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<category><![CDATA[synidcat]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/lea-clermont-dion/?p=21</guid>
		<description><![CDATA[Voici un extrait d&#8217;une déclaration de Michel Chartrand au Congrès du CCSNM en 1969. Des propos pertinents dans le contexte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici un extrait d&#8217;une déclaration de Michel Chartrand au Congrès du CCSNM en 1969. Des propos pertinents dans le contexte politique actuel.</em></p>
<p><strong>La solidarité</strong></p>
<p>On sera en mesure d&#8217;embrigader toute la nouvelle génération, lui fournir une idéologie et des moyens d&#8217;action pour bâtir la nouvelle société qu&#8217;on veut bâtir et que nos pères n&#8217;ont pas été en mesure de bâtir parce qu&#8217;ils étaient trop mal pris. On sera capable de résister à la répression actuelle qui est pire que celle qu&#8217;on avait connue. Voilà notre choix, du moins, ça m&#8217;apparaît comme ça.</p>
<p>Ou bien on veut transformer la société et alors, il ne faut pas l&#8217;attaquer tranquillement et de temps à autre et à peu près. Il faut d&#8217;abord se bâtir de petits mécanismes primaires pour pouvoir vous rejoindre quand on veut vous rejoindre. Quand un syndicat a besoin de l&#8217;aide des autres syndicats, il faut pourvoir rejoindre les officiers, pas en trois semaines mais en 24 heures, et les membres également. Il faut bâtir des mécanismes aussi simples que ceux-là mais difficiles à organiser pour que la solidarité représente quelque chose.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Voilà notre problème fondamental de solidarité pour avoir une influence dans le milieu: on sait que toute la presse écrite, la presse parlée, la télévision sont systématiquement contre nous. Ce sont des intérêts privés et ils trouvent qu&#8217;on va contre les intérêts privés.</p>
<p><strong>Michel Chartrand</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/25/chartrand-et-la-solidarite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/lea-clermont-dion-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Le 99e jour</title>
		<link>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/21/99e-jour/</link>
		<comments>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/21/99e-jour/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 May 2012 14:23:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léa Clermont-Dion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[22 mai]]></category>
		<category><![CDATA[boycott]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[ggi]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[injonctions]]></category>
		<category><![CDATA[libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[line beauchamp]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[plq]]></category>
		<category><![CDATA[pm]]></category>
		<category><![CDATA[primtemps érable]]></category>
		<category><![CDATA[printemps]]></category>
		<category><![CDATA[printemps québécois]]></category>
		<category><![CDATA[projet de loi 78]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/lea-clermont-dion/?p=18</guid>
		<description><![CDATA[La guerre n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens. Clausewitz Ça fait aujourd’hui 99 jours. 99 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>La guerre n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens.</em></p>
<p style="text-align: right;">Clausewitz</p>
<p>Ça fait aujourd’hui 99 jours. 99 jours de grève, de manifestations, de questionnements, de déceptions, d’attente et de violence. Un 27e soir, aussi, où je m&#8217;inquiète pour mes pairs, mes amis, mes camarades. Parce que les tensions montent. Parce que l&#8217;on répond à la violence par la violence.</p>
<p>Ce soir, même, je reçois à la tombée de la nuit un texto d&#8217;une amie qui travaille pour l&#8217;un de ces bars qui a été gazé par les forces de l&#8217;ordre ces derniers jours. «Le centre-ville est à feu et à sang. Pleins de blessés. Peut-être un mort. C&#8217;est la folie au bar. Les gens accourent à l&#8217;intérieur pour se protéger. Je suis bouleversée.» Le réalisme de cet échange témoigne de ces derniers 99 jours où angoisses, peurs et violences ont constitué une laide combinaison, réponse à un échec démocratique. Bonne journée des patriotes tout le monde.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Ça fait près de 99 jours que je passe environ cinq heures quotidiennement devant mon ordinateur à suivre de près l’actualité. Le temps a passé vite, vraiment vite. Quand j’y pense, ça fait environ 495 heures, donc environ vingt jours consécutifs où je suis restée seule devant mon écran LCD à décortiquer les moindres avancements de la crise. Sans compter les heures de militantisme, d’écriture, de lecture, de marche&#8230; Constat: 29 7000 minutes d’attente, d&#8217;action, d&#8217;attente, d&#8217;action, d&#8217;attente.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Ce qui est un peu inquiétant, c’est que quand j’y pense de plus près, chacune de ces minutes a précédé une envie, celle de la résolution de conflit. Si j’avais eu une psy, voici ce que je lui aurais confié: « Je me sens devenir un peu dingue avec l’actualité. Incapable de décrocher complètement. C’est drôle, je sens que je perds contact avec la réalité avec tout ce qui passe. Une psychose politique individualo-collective, ça se peut tu?» Ce à quoi elle m’aurait peut-être répondu: «Mais ça vient de l’attente, chère Léa&#8230;»</p>
<p>Cet atermoiement non-nécessaire qui nous a été imposé par notre gouvernement a donné lieu à une désillusion profonde face aux institutions démocratiques. Le pire sentiment qu’ait pu nous infligé les Libéraux est celui d’attente infernale. Nous faire poireauter ainsi pendant ces 99 jours nous auront fait perdre la notion du temps. L&#8217;attente, on le sait, a donné lieu à quelques propositions inacceptables du gouvernement puis à une véritable déroute démocratique par l&#8217;adoption du projet de loi 78 à 68 voix pour, 48 voix contre. L&#8217;arrogation du pouvoir judiciaire par l&#8217;exécutif marque une triste époque pour la démocratie.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><strong><em>Sur la désobéissance civile</em></strong></p>
<p>Revenons-en à la rue. Car, c&#8217;est bien celle-ci qui nous intéresse aujourd&#8217;hui, 99e jour de grève.</p>
<p>À force d’attendre cette foutue résolution de conflit, ce qui n’arrivera pas de sitôt avec l’adoption de la loi 78, je commence à comprendre les casseurs. Comme je ne suis pas porte-parole d’aucun groupe, je me permets ce coming-out. En plus de brimer les droits fondamentaux d’expression, la loi 78 tente de nous clouer le bec vulgairement pour nous faire mieux attendre. Encore.</p>
<p>La désobéissance civile s’apparente à une action politique illégale et non-violente fondée sur des motifs de conscience et destinée à modifier une loi ou à contester l’ordre juridique dans son ensemble. En 99 jours,  je suis rendue presque sympathisante de celle-ci. Je ne crois pas qu’elle soit pour autant très stratégique (le grand public ne nous aimera pas plus), mais elle exprime la colère des uns et fera peut-être évoluer ce statu quo.</p>
<p>Je souhaite, vraiment très sérieusement, qu&#8217;il n&#8217;y ait pas une victime plus grave dans toute cette histoire. Après 99 jours, je suis réaliste et appréhende le pire de soir en soir.</p>
<p>Le 99e jour n&#8217;est que le début d&#8217;une crise sociale. Profonde, envenimée, sérieuse. Restons solidaires et refusons d&#8217;obtempérer, d&#8217;obéir et de se soumettre, comme dirait Michel Chartrand.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/21/99e-jour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/lea-clermont-dion-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Jour noir pour la démocratie</title>
		<link>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/18/jour-noir-pour-la-democratie/</link>
		<comments>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/18/jour-noir-pour-la-democratie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 May 2012 19:04:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léa Clermont-Dion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[18 mai]]></category>
		<category><![CDATA[78]]></category>
		<category><![CDATA[boycott]]></category>
		<category><![CDATA[charest]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[fecq]]></category>
		<category><![CDATA[feuq]]></category>
		<category><![CDATA[ggi]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[libéral]]></category>
		<category><![CDATA[libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[loi spéciale]]></category>
		<category><![CDATA[négo]]></category>
		<category><![CDATA[plq]]></category>
		<category><![CDATA[projet de loi]]></category>
		<category><![CDATA[projet de loi 78]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/lea-clermont-dion/?p=7</guid>
		<description><![CDATA[Je suis une citoyenne modérée qui croit en l’État et en la démocratie. De bonne foi, j’ai cru pendant un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une citoyenne modérée qui croit en l’État et en la démocratie. De bonne foi, j’ai cru pendant un instant au processus de négociation, à une sortie de crise. Au terme de plus de 13 semaines de grève, un constat s’impose. Notre idéal démocratique s’effrite sévèrement par le choix d’une gouvernance qui se rapproche de plus en plus à ce que certains qualifient «d’État policier». Le cauchemar, dépeint ces derniers temps, se transforme en réalité.</p>
<p style="text-align: center">***</p>
<p>Aujourd’hui 18 mai 2012, l’appel à la modération ne tient plus devant le tout à fait immodéré projet de loi 78. Une société se questionne sur les déterminants démocratiques. Avec raison.  Rappelons les faits que nous connaissons déjà bien.</p>
<p><strong>La disparition de manifestations spontanées?</strong><br />
Selon le projet de loi, les organisateurs de toute manifestation réunissant plus de dix personnes devront transmettre aux policiers l’heure, la durée et l’itinéraire.</p>
<p>Les rassemblements empêchant le déroulement des cours est interdit au sein même d’un établissement ou dans un rayon de 50 mètres. (Une super-injonction, donc?)</p>
<p>Une menace à une voie démocratique légitime.</p>
<p><strong>Les amendes</strong><br />
Quiconque qui ne respecte pas la loi est passible d’amendes variant entre 1000$ et 5000$. Les représentants d’une association étudiante, quant eux, risquent des sanctions variant entre 7000$ et 35 000$. Pour une association ou une organisation, les amendes s’élèvent entre 25 000$ et 125 000$.</p>
<p>Et la portée de la loi est plus grande qu’on le croit:<br />
Voici l’article 29.</p>
<p><em>Quiconque, par un acte ou une omission, aide ou, par un encouragement,</em><br />
<em> un conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre, amène une autre</em><br />
<em> personne à commettre une infraction visée par la présente loi commet lui-même</em><br />
<em> cette infraction et est passible de l&#8217;amende prévue au premier alinéa de l&#8217;article</em><br />
<em> 25 ou de celle prévue au paragraphe 1 o ou au paragraphe 2° du deuxième alinéa</em><br />
<em> de cet article s&#8217;il est visé par un tel paragraphe.</em></p>
<p>Sans parler de la confirmation par la ministre de l’Éducation du port illégal du carré rouge. Gare aux amateurs des médias sociaux! Celui qui twittera un appel à manifester s’expose à des amendes. La «Loi permettant aux étudiants de recevoir l&#8217;enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire», est une entrave démocratique sérieuse. Elle renforce l’idée avancée de plusieurs d’«État policier».</p>
<p>J’ai bien peur que ce gouvernement ait jeté de l’huile sur le feu. La colère que nous ressentons dans les manifestations ces dernières semaines ne pourra plus se contenir. Le 18 mai 2012 est un jour noir pour la démocratie. Comme Normand Baillargeon, je porterai le carré noir. Et je me pose sérieusement la question: les Libéraux viennent-ils de déclarer la guerre aux étudiants? Pour tout dire, ils ne seront pas les seuls à se soulever.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/lea-clermont-dion/2012/05/18/jour-noir-pour-la-democratie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/lea-clermont-dion-p-428x285.jpg</image>
	</item>
	</channel>
</rss>
