Auteure du roman Impala (1994), de récits et de recueils de poésie, Terroristes d’amour (1986, prix Émile-Nelligan) et Abandons (1996, Prix de poésie des Terrasses-Saint-Sulpice de la revue Estuaire), Carole David réitère. Dans son nouveau recueil, La Maison d’Ophélie, sur un ton à la fois ironique et désespéré, la poète tourne son regard vers sa société, ses drôles de codes, et ses semblables qui se perdent dans leurs maisons, «maison modèle», «maison du bonheur», «maison de Barbie», prisonniers de la télévision qui rêve pour eux: «Oh! Mon Dieu! / Y a-t-il encore quelqu’un qui m’aime? / Y a-t-il encore sur cette terre des maisons / remplies de bonheur? / Je ne vois que des séries de maisons / rouges, vertes et noires à l’infini / sur des terrains de Monopoly / je ne vois que des jardins éventrés / par des piscines / des parents qui se noient / sous les yeux attentifs de leurs enfants / gavés de produits de ménage / je lève la main / pour poser des questions / auxquelles personne ne répondra.» Éd. Les Herbes rouges, 1998, 54 p.

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