Tenant visiblement son sujet en haute estime, l’artiste comme l’homme, Georges-Hébert Germain signe un très sensible portrait de Marc Favreau, mort il y a deux ans déjà. Prenant pour point de départ l’inhumation des cendres du disparu dans cette terre d’Abercorn, dans les Cantons-de-l’Est, qu’il avait tant aimée, Germain retrace la formidable trajectoire de l’homme de scène, dont le personnage de Sol allait marquer des générations. D’abord histoire d’un amour qui a su rimer avec toujours – Favreau et sa conjointe Micheline se sont mariés en 1954, pour ne jamais se quitter -, L’Homme au déficient manteau est aussi la célébration d’un créateur considéré ici comme en Europe comme l’un des plus grands artistes du langage qu’ait connu la francophonie. Être timide, mal à l’aise avec l’idée de notoriété, heureux dans ses habits de père de famille et de mari, Marc Favreau apparaît ici comme une grande figure d’humanité, d’une élégance d’esprit que ne masquait guère son déficient manteau. Éd. Libre Expression, 2007, 296 p.

L'Homme au déficient manteau Critique par - 2007-11-08
Cote: 3.5


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