C’est irréfutablement dans les cycles que Michel Tremblay a le plus de style, de profondeur et de sensibilité. Après les cosmogoniques Chroniques du Plateau-Mont-Royal, les bouleversantes aventures de Mathieu et Jean-Marc et les palpitants Cahiers de Céline, l’auteur a eu la bonne idée de se lancer dans La Diaspora des Desrosiers. Le deuxième volet – plus maîtrisé encore que le premier – relate le périple montréalais de la jeune Nana, en 1914, et celui de sa mère, Maria, en 1912. Les deux fugues, hautement initiatiques, se répondent brillamment. Dans leur course, la femme et l’enfant croisent de drôles de moineaux. Cela permet à l’écrivain de déployer son exceptionnel sens de l’humour. Mais elles font aussi des rencontres salvatrices, des expériences qui les transforment radicalement. et nous secouent de sanglots. Éd. Leméac/Actes Sud, 2008, 216 p.

La Traversée de la ville Critique par Voir - . Cote: 4

La Traversée de la ville
Auteur : Michel Tremblay

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