Pour plusieurs, ces aventures d’un jeune couple formé d’un verbomoteur et de sa discrète compagne pourraient sembler décousues, voire hermétiques. Il faut préciser que Les Somnambules se déroulent dans les méandres torturés du rêve, là où toute poésie, tout surréalisme demeure hautement probable. L’élément aquatique, symbolique à souhait, domine par ailleurs les brèves scènes formant ce livre où apparaît un second duo, les marins Igor et Olav, échoués sur une île déserte. Pour sa première oeuvre, Randall C. s’inscrit (sans la renouveler) dans la mouvance d’une «nouvelle bande dessinée» qui, à force d’être manufacturée à la chaîne, montre des signes d’essoufflement. Le bédéiste flamand y adopte cette immanquable posture naïve, tant sur le plan du dessin (réussi) que du propos, dont la simplicité évoque les albums de Manu Larcenet. Beau, donc, mais sans surprise. Éd. Casterman, 2009, 108 p.

Les Somnambules Critique par - 2009-04-09
Cote: 3.5


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