Poursuivant dans la veine autobiographique de L’école des films, le journaliste David Gilmour plonge dans ses souvenirs, plus douloureux qu’heureux, en revisitant les lieux marquants de sa vie pour livrer un autoportrait d’une tendre cruauté. Du suicide de son père à ses nombreuses liaisons, en passant par l’éducation de ses enfants et ses problèmes de toxicomanie, Gilmour se raconte d’un récit à l’autre avec la même générosité frôlant l’indécence, de sa plume à la fois élégante et désinvolte. Avec aisance, l’auteur passe du drame (Tout l’effrayait) aux anecdotes embarrassantes ("Vous ne me connaissez pas, monsieur De Niro, mais…"), sans négliger son obsession pour les Beatles (Ladies and gentlemen, The Beatles!) et Tolstoï (Tolstoï et moi). Par moments redondant, Le juste retour des choses n’en demeure pas moins un passionnant voyage dans le temps en charmante compagnie. Éd. Leméac, 2012, 204 p.

Le juste retour des choses Critique par - 2012-08-23
Cote: 3


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