Lors de la rentrée culturelle, en septembre dernier, on nous annonçait la parution du dernier tome de la série Il était une fois en France, de Fabien Nury et Sylvain Vallée. Ceux qui ont suivi la saga depuis le premier volume paru en 2007, et qui attendaient sans doute avec impatience la conclusion, ne seront pas déçus. Cerné de toutes parts par la justice et le fisc, Joseph Joanovici, ferrailleur juif roumain parti de rien avant la Deuxième Guerre mondiale et devenu milliardaire au cours de celle-ci à force de magouilles et de tractations avec l’ennemi, voit peu à peu son monde s’écrouler. Héros pour les uns, collabo pour les autres, il est jugé et condamné, mais le petit juge de Melun qui avait juré d’avoir sa peau n’a cependant pas dit son dernier mot. Joanovici non plus. N’espérez donc pas une conclusion tranquille, il reste bien des rebondissements avant de clore ce récit de longue haleine.

Ceux qui n’auraient pas suivi la série ne devraient pas hésiter une seule seconde à se procurer les premiers tomes et la lire d’un trait. Rares sont les grands récits d’une telle qualité. Nury (qui signait aussi La mort de Staline, dont le deuxième et dernier tome est paru cet automne) a bien démontré qu’il maîtrisait le sens du rythme et de l’intrigue. Le dessin de Vallée ne souffre d’aucun relâchement non plus. À tous les instants, on y croit. De la grande BD, comme il existe de grands films qu’on a envie de revoir plusieurs fois. C’est d’ailleurs avec regret qu’on parcourt les dernières pages qui donnent aussitôt envie de tout relire depuis le début. Du travail sérieux. Chapeau. 

Il était une fois en France, tome 6: La Terre Promise Critique par - 2012-12-13
Cote: 4


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