Pas de temps à perdre

30 juin 2013 15h17 · Marc-André Cyr

 

La bêtise se multiplie à un tel rythme qu’il est pratiquement impossible pour un être humain normalement constitué de la dénoncer dans son intégralité. Une telle tâche demanderait le travail acharné de plusieurs équipes salariées et à temps plein.

Comme on ne fait pas poids, vaut mieux cibler. Voici donc en vrac une espèce de palmarès de la connerie rencontrée ces derniers jours.

*

 

Leçon de social-démocratie

« Il y a des patrons qui nous regardent aujourd’hui, il faut bien faire les choses »

- Agnès Maltais

 

*

Leçon de droit

« Le droit de grève existe dans la construction, mais cependant, il ne faut pas le laisser s’éterniser »

- Pauline Marois

 

*
Leçon de théologie

« C’est pour ça (l’économie québécoise) que nous sommes réunis ici en ce jour du Seigneur »

– Gérald Deltell, 30 juin 2013

*

SPVM

Après les brigades antianarchistes et antimarginaux, l’interdiction de manifester sans la bénédiction arbitraire des policiers, les accusations de terrorisme, les arrestations de masses, l’arrestation de militants qui font circuler des photos sur Facebook, la chasse aux cyclistes et autre profilage sociopolitique, le SPVM continue de protéger le citoyen abstrait en réprimant la distribution de tracts et d’affiches politiques à Montréal.

Les pauvres qui croyaient avoir le droit de distribuer librement des bouts de papier sur lesquelles ils ont écrit leurs pensées devront se raviser. C’est désormais interdit. Heureusement pour nous, la liberté de presse reste jusqu’à maintenant intacte.

*

La corruption qui Laval

« Une affaire louche impliquant une prostituée a eu raison du maire intérimaire de Laval, Alexandre Duplessis, qui a démissionné vendredi après s’être dit victime d’une tentative d’extorsion abracadabrante ». – Le Devoir, 29 juin 2013.

« La patronne de l’agence d’escortes mêlée à la démission du maire de Laval jure qu’elle aurait préféré ne jamais parler publiquement d’un client. » – La Presse, 29 juin 2013.

Quand la politique sonne comme une chanson de Mononcle Serge, c’est parce qu’on a un crisse de problème.

*

 

Couler son devoir

Dans un texte sur Albert Camus, Jérôme Courcier, un « banquier licencié en philosophie », affirme que Camus aurait été contre le droit d’adoption des homosexuels. Et pourquoi, au juste? Le texte est si alambiqué qu’il est difficile d’en saisir l’argument, mais on comprend que la réforme française serait discriminatoire pour les enfants qui vivront « l’injustice de ne pas être des enfants comme les autres »[1].

La logique du banquier licencié forme une espèce de boucle : 1) L’adoption homosexuelle crée des enfants qui ne sont pas « comme les autres »; 2) il existe de l’injustice envers les enfants qui ne sont pas « comme les autres »; 3) ceux qui sont contre l’adoption homosexuelle sont contre l’injustice.

Au lieu de s’en prendre aux préjugés subis par les individus, on tente de voir à ce que de tels individus ne se reproduisent plus. Et ne nous demandez pas d’expliquer comme le banquier philosophe réussit à amalgamer les manifestations contre le mariage gai et mouvement de grève étudiant…

*

Encore les mêmes

La police a encore beaucoup à faire. Commentant les manifestations et les barricades dressées par les étudiants de son pays, le ministre de l’Intérieur chilien soutient qu’il ne « s’agit pas d’étudiants mais de délinquants extrémistes et violents qui agissent de façon organisée »[[2]].

Les mêmes qui ont mis paralysé le centre-ville de Montréal l’an dernier sont maintenant au Chili! La trajectoire de ces extrémistes est difficile à suivre, mais elle se confirme. Après l’invasion de l’Angleterre, de la France, de la Grèce, de l’Afrique du Nord, de l’Espagne et du Portugal, voici maintenant que les fauteurs de troubles organisés s’emparent du Brésil et du Chili. Partout ils se plaignent des coupures dans les programmes sociaux et de la corruption; partout ils manifestent et foutent le feu aux symboles de l’État et du capitalisme; partout on ne comprend rien à ce qu’ils disent – comme s’il était possible d’en vouloir aux gouvernements et aux banques par les temps qui courent!

En espérant qu’ils pincent enfin ces brigands. Ça commence à devenir inquiétant cette histoire.

*

Radio poubelle

Après avoir été éclaboussé par les postillons méprisants des animateurs, après la mise en demeure et les pierres lancées dans sa fenêtre, voici que le militant anti Radio X Jean-François Jacob perd son emploi chez Desjardins.

« Coopérer pour créer l’avenir », tel est le slogan de Desjardins. C’est inspirant, mais trop imprécis. « Collaborer pour étendre les vidanges » serait plus juste.

*


Loi spéciale

– T’es spéciale toi, t’es pas comme les autres.

– Tu dis ça à toutes les filles, je gage…

– Non, non, toi t’es vraiment spéciale.

– Tsé, je suis pas certaine de te croire. T’as juste envie de baiser.

– T’as pas besoin de me croire. Viens-t’en chez nous.

– Oh! Du calme. J’ai quand même mon mot à dire.

– J’ai dit que t’étais spéciale! Alors tu la fermes, tu prends ton manteau et tu amènes ton cul en vitesse. Fin de l’histoire.

*

La nation se décompose

Dans le dernier article de son blogue, Mathieu Bock-Côté soutient qu’il « Il y a dans l’air un sentiment de décomposition nationale » [29 juin 2013].

Est-ce que le sociologue aurait mangé trop de soupe aux choux? Quoi qu’il en soit, il y a une solution simple à son problème : craquer une allumette.

*

Fêtons le Canada

« Il faut protéger les droits des minorités, et les riches seront toujours moins nombreux que les pauvres »

– John A. Macdonald.

Le Canada n’est fondé sur aucune révolution, sur aucun projet. Les pères fondateurs étaient des monarchistes, des millionnaires conservateurs, impérialistes, racistes et corrompus qui craignaient tout autant la République que le suffrage universel.

Le Canada repose sur le vide. Un vide qui s’est historiquement et violemment imposé contre les « trop-pleins » que représentaient les cultures des peuples et les revendications démocratiques.

Y’a de quoi fêter, non?

**

 

Notes

[1] Jérôme Courcier, Albert Camus aurait-il défilé contre le mariage pour tous? » http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/381721/le-devoir-de-philo-albert-camus-aurait-il-defile-contre-le-mariage-pour-tous

[2] http://m.ledevoir.com/international/actualites-internationales/381669/le-mouvement-des-etudiants-se-radicalise


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+ Ajouter le vôtre Commentaires 23

  • 1 juillet 2013 · 14h05 Bruno Perreault

    Au chapitre des niaiseries de la semaine soulignons l’absurde visite et récupération politique de Barack « homme blanc cupide » Obama en afrique.

    « Nous allons prendre des mesures afin d’aider l’afrique à se lever et être la force qu’elle doit être »
    -Obama

    C’est ça connard. Pillions toutes leurs ressources naturelles et ensuite demandons leurs de se prendre ne main…..Legit Barack….

    Rien de pire qu’un connard qui se dit progressiste mais qui est une merde soumise du capital. Au moins les enfoirés de droite sont francs quand ils nous disent qu’ils n’ont rien à foutre des plus démunis.

    Vraiment détestable cette immunité d’homme noir qu’une certaine gauche a envers Obama.

    Son plan de sauvetage des banques et son assurance-santé sont les crosses de droites les plus déguisées que j’ai vu.

  • 1 juillet 2013 · 14h33 Odile Gallant

    J’ ai frisé l’apoplexie en lisant l’article comment ose-t-il appeler « devoir de philo »ce torchon réactionnaire, ce sophisme éhonté. Se servir de Camus pour soutenir son point de vue est un détournement inadmissible. Il prouve son manque d’intelligence en jouant sur celui qu’il suppose chez le lecteur.
    Le droit de grève bafoué, le soutien aux banques, la soumission affichée au patronat, que dire si ce n’est que notre société est totalement déliquescente?
    Mais reste l’espoir que, telle Rome et Athènes, elle soit en train de s’effondre pour laisser la place à une nouvelle forme sociale.
    Je ne la verrai peut-être pas, je veux cette utopie pour mon fils!

    • 1 juillet 2013 · 15h50 Bruno Perreault

      Malheureusement pour vous, votre fils, comme la chute de Rome ou Athène, risque fort bien de faire sa vie dans une dérape totale. Le sang, la violence et la répression ne seront que quelques aspects de sa vie, fort probablement.

      Il y a plusieurs phases a traverser, on en est qu’au début. La nouvelle « forme sociale », c’est dans plusieurs siècles, j’en ai bien peur. Et cette forme sociale, ne sera que le début d’une autre dérape et d’une autre exploitation de masse.

      J’ai bien peur qu’une majeure partie du millénaire que nous commençons sera infernal.

      Le capitalisme va tout détruire en tombant. Une chute à la hauteur de sa force.

      Et le pire, c’est que rien ne garantie que nous allons s’en sortir. L’humanité est peut-être en train de vivre une de ses dernières phases.

    • 1 juillet 2013 · 16h13 jesuisdepassage

      c’est un article vraiment pourri; un éloge à la vacuité absolue. L’auteur y démontre sa surprenante inaptitude à synthétiser intelligemment l’actualité avec humour. Mais, à son crédit, c’est vrai que ce doit être difficile d’écrire sur l’équité sociale sur un site internet qui a une pub de vêtement de marque pour arrière plan.
      Après, la seule chose qui puisse éclipser la médiocrité de son article, c’est celle des commentateurs qui persiflent des généralité évidentes sur Obama, vocifèrent sur Harper sans s’embêter à être pertinents, font un parallèle grossièrement scolaire avec Athène et Rome… Merveilleux :) les lecteurs sont à la hauteur des lectures.

    • 1 juillet 2013 · 17h18 Bruno Perreault

      « c’est vrai que ce doit être difficile d’écrire sur l’équité sociale sur un site internet qui a une pub de vêtement de marque pour arrière plan. »

      Vous avez tellement raison mon brave. On voulait écrire avec du charbon sur de l’écorce de bouleau, mais c’était moins pratique…

      Bon, je retourne tisser des sandales en me fumant un gros bat.

      Cannabis payé avec vos taxes, que dis-je, vos délicieuses taxes, cher amis.

  • 1 juillet 2013 · 15h19 Frédéric Roy.Poulin

    Il me semble que le summum de la connerie humaine cette année et nul autre que Stephen Harper, pour l’ensemble de son oeuvre.

  • 1 juillet 2013 · 16h32 Marc-André Cyr

    M.Jesuisdepassage (heureusement!)

    Mon texte est pourri ? No problem! Dommage que vous ne le démontriez aucunement. Une prochaine fois peut-être…

    Et votre commentaire, il se situe à quelle hauteur d’après vous? Il est une « intelligente synthèse de critique avec humour »? Isshh… Pas certain. Mis à part le mépris pour les lecteurs et la critique de ce qui se trouve à l’extérieur de l’article, vous étalez votre absence d’argument, point final.

    Critiquez-moi, je n’attends que ça, allez, encore un p’tit effort.

  • 1 juillet 2013 · 22h26 Michel Lacroix

    Il y a quand même de bonnes choses dans cet article de Marc-André

    Premièrement,il dénonce Pauline Marois et Agnès Maltais,bravo!

    Je ne suis pas d’accord par contre avec ses commentaires a propos de l’ancien maire de Laval.

    Pour ce qui en est de Jérôme Courcier,ancien banquier,je crois que les médias ne doivent pas lui donner trop de visibilité…

    Quatrièmement,les manifestations et les grèves qui se passent partout a travers le monde sont des confirmations que le capitalisme étouffe les pauvres et apporte des injustices flagrantes parmi les populations en plus d’apporter multiples divisions.C’est bien bon toutes ces manifestations pour tous ceux qui tremblent assis sur leurs (trônes).

    A propos du Canada:on parle souvent du manque de cultures chez les Canadiens-Anglais(qui a vu un film de style Canadien -Anglais dans sa vie?…).Par contre,la culture au Québec est très menacée de disparition.Les Québécois n’écoutent presque plus de musiques Québécoises,et parlent et écrivent de moins en moins bien le Français,même chez nos élites!

    A la question,faut-il fêter le Canada,je répond que oui et il faut tous sauvegarder le patrimoine et les multiples cultures et langues Amérindiennes du Canada même si ces cultures et langues Amérindiennes sont en voie de disparition pour la plupart.

    FINALEMENT,je demande a Bruno de bien vouloir se renseigner a propos de ce cher Barack Obama avant d’écrire n’importe quoi.Obama est tellement génial!

    Salut a tous!

  • 1 juillet 2013 · 22h49 W. Ryan

    Ri-di-cu-le! Si les critères que vous employez contre le Canada étaient appliqués ailleurs, aucun pays sur la planète serait légitime! Je suis capable de fêter le fait que j’habite un des endroits le plus libre, le plus prospère et le plus prometteur du monde. Soyez souverainiste si vous voulez bien, mais s’il vous plait, de façon intelligente. Le Canada n’est pas un pays totalitaire quand même, et pour ceux qui vont écrire que on n’est pas libre ici, allez vivre en Chine, en Belarus, ou dans un des douzaines de pays ou les gens serait ravis de jouir de ce que nous vivons ..

    • 2 juillet 2013 · 00h31 J-P

      Encore l’argument du « ce n’est pas grave si je bat ma femme, mon voisin lui il tue des bébés! ».

      Oui, le Canada s’en tire pas trop mal comparé aux pays qu’il exploite directement ou pas du haut de la pyramide économique, et oui on n’est loin d’une tyrannie. Mais en même temps, la relation malsaine entre l’état, les entreprises et le peuple devient évidente aussitôt qu’un groupe se met à pointer du doigts les problèmes. On ne vie pas sous une tyranie car on est un peuple docile et soumis en général. Mais quand on décide de désobéir, alors là, les plus mauvaises excuses et les plus viles tactiques sont utilisée pour restaurer le calme, l’ordre, et l’inaction devant l’ignoble et l’innacceptable.

      Je suis « heureux » d’être au Canada parce que c’est le coins du monde ou il n’y a pas trop de tornades, de sécheresses, de famines, de maladies, de guerres, de radicalisme religieux et d’insectes venimeux… pas parce que c’est une grande nation, loin de là. Ne pas être dans le pire des enfers n’est pas un raison d’être satisfait et d’arrêter d’être mécontent devant l’inacceptable.

  • 2 juillet 2013 · 20h05 Durruti

    Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. C’est nous qui avons construit les palais et les villes d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs.

  • 3 juillet 2013 · 12h41 Marie-Sophie

    Leçon de soccer : « Ils peuvent jouer dans leur cour! »
    - Brigitte Frot, responsable de la Fédération Québécoise de soccer, aux enfants de confession Sikh qui souhaiteraient porter leur turban rituel en jouant au soccer…
    Et toi qui dirige la Fédération avec ton sexe féminin traditionnellement exclut de ce genre de position professionnelle, aimerais-tu que l’on te dise d’aller diriger que dans ta cuisine?

    • 3 juillet 2013 · 15h29 Joël

      Commentaire stupide. Tu décides de venir vivre au Québec? GET WITH THE PROGRAM. Si je vais vivre au Cameroun, je ferai pas suer le peuple en exigeant que l’école de mon enfant lui serve de la poutine sur un air de la Bottine Souriante.

    • 4 juillet 2013 · 11h56 Marie-Sophie

      Bonjour M. Lacroix

      Je ne sais pas personnellement où vous avez vécu mais de mon côté, j’ai vécu en Afrique et en Asie plusieurs années, et puis je peux témoigner d’une chose : les Occidentaux ne get pas de programme pantoute lorsqu’ils vivent outre-mer, sauf quelques exceptions. Très peu se donnent la peine d’apprendre la langue locale et préfèrent se démerder en français ou en anglais, et on a fait construire des écoles internationales un peu partout pour les enfants des Occidentaux. Puis je ne vous parle par des resto-bar chics qu’ils fréquentent toujours, en compagnie de quelques membres de l’élite locale ou nationale (qui maîtrise l’anglais donc on le privilège de pouvoir intégrer la diaspora des expatriés), bien loin des habitudes du peuple.

      Ce que je veux dire avec cela, c’est que l’adaptation est un processus beaucoup plus complexe que vous ne le pensez. S’adapter, cela ne signifie pas renier son identité et devenir l’autre. On ne change pas de culture comme on change de chemise. C’est par la rencontre et le dialogue qu’on va y arriver. Cela implique aussi un engagement de la part de la société d’accueil, au-delà de la peur de l’autre (enfin, certains autres) qui motive les approches du type assimilation orthodoxe et aveugle (« ta différence me dérange donc deviens québécois comme moi »).

    • 4 juillet 2013 · 11h58 Marie-Sophie

      Ah bâtard, j’oublie toujours qu’on ne peut se corriger après avoir publié : « Puis je ne vous parle pas des resto-bar chics qu’ils fréquentent toujours, en compagnie de quelques membres de l’élite locale ou nationale (qui maîtrise l’anglais donc ont le privilège de pouvoir intégrer la diaspora des expatriés), bien loin des habitudes du peuple. »

    • 4 juillet 2013 · 12h48 Marie-Sophie

      Et mon commentaire s’adresse à Joël et non M. Lacroix (ok, je prends une pause là…)

    • 4 juillet 2013 · 13h50 Joël

      « les Occidentaux ne get pas de programme pantoute lorsqu’ils vivent outre-mer, sauf quelques exceptions »

      Connaissant l’immensité de l’Afrique et de l’Asie et doutant fort que tu aies visité chaque recoin de ces continents, je présume fortement que tu tombes dans la généralisation. Avoue-le, t’as seulement vécu dans les grosses villes touristiques…

      « S’adapter, cela ne signifie pas renier son identité et devenir l’autre. »

      Donc cessons d’enfoncer le français dans la gorge des anglophones? Et le jeu des courbettes, il finit où avec ces immigrants qui choisissent sciemment de venir dans une province où les coutumes sont souvent complètement différentes des leurs?

  • 4 juillet 2013 · 01h03 Michel Lacroix

    En passant, on ne dit pas (get with the program).Notre culture Québécoise et notre langue Française sont en voie de disparition et nous voulons que les immigrants s’adaptent a nous!Bonne chance…

    • 4 juillet 2013 · 09h28 Joël

      C’est drôle, quand je vais à Lennoxville, ça parle anglais. Quand je vais à Richmond ou Melbourne, ça parle anglais. Quand je vais à Montréal, ça parle anglais. Et pourtant je suis au Québec! Est-il possible qu’historiquement les deux langues aient toujours coexisté dans cette province? Il faudrait peut-être enquêter là-dessus…

      Et si « GET WITH THE PROGRAM » vous défrise trop les oreilles mon cher Michel, faites comme si j’avais écrit « ADAPTE-TOI » ou un truc du genre. Le message est le même.

  • 4 juillet 2013 · 11h25 Michel Lacroix

    Oui mais les Francophones du Québec ne disaient pas dans le passé (get with the program).En plus,on écoutaient plus de chansons Francophones tandis qu’aujourd’hui a part Marie-Mai,l’engouement pour la musique Anglophone est omniprésente.

    • 4 juillet 2013 · 13h12 alain

      Je dirais même qu’ils écoutent de la musique commerciale faite pour tout le monde. Ce qui est fait pour tout le monde n’est fait pour personne.

    • 4 juillet 2013 · 13h39 Joël

      Qui ça « ils »?

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