Retour sur Osheaga

6 août 2012 0h37 · Mathieu Poirier

C’est ce dimanche que prenait fin au Parc Jean-Drapeau la 7e édition du festival Osheaga qui présentait plus de 100 concerts sur cinq scènes cette année.

Comme je l’ai dit dans mon précédent texte, au cours des deux dernières années, j’avais été contraint de m’abstenir alors j’étais très enthousiaste à l’idée d’y retourner cette année.

Premier constat après deux années d’absence: l’espace.

En effet, désormais, le festival compte 5 scènes et il se déroule dans un espace beaucoup plus grand. Tandis que, jadis, nous pouvions nous rendre d’une scène à l’autre sans trop se soucier du temps de déplacement, désormais, il faut tout calculer lorsque vient le temps de changer de scène. Parfois, 20 minutes peuvent être nécessaires pour se rendre de la scène de la Montagne à la scène Verte (surtout le soir alors qu’il n’y a aucune lumière qui éclaire les sentiers assez irréguliers).

Autre constat, les festivaliers. Il y a quelques années, les gens qui participaient au festival étaient – je crois – nettement plus âgés. Mais à l’image du gars qui trouve qu’il y avait plus de neige lorsqu’il était petit, peut-être ai-je tout simplement vieilli depuis le temps. Aussi, beaucoup plus de touristes.

Sinon, j’étais heureux de voir qu’on pouvait manger autre-chose que des hot dogs et du maïs (plusieurs camions étaient présents, dont Pas de cochon dans mon salon, Palais Royal et Grumman 78). En revanche, la bière est toujours aussi mauvaise. Vivement le jour où certaines microbrasseries québécoises auront leur kiosque sur place. Mais bon… l’exclusivité dont bénéficie Budweiser doit permettre aux organisateurs de l’événement d’arrondir les fins de mois…

Remarques en vrac

La bedaine est revenue à la mode chez les hommes;

…chez la femme aussi d’ailleurs;

Se déplacer sur de la petite roche avec des Converse pendant toute une journée, ça use les pieds;

À 40 degrés, lorsque deux individus marchent en direction opposée et effleurent leurs bras dénudés, c’est comme frapper le garde-fou sur l’autoroute;

MGMT, c’est meilleur sur disque;

Jack Johnson a maintenant la peau noire et il se nomme Michael Kiwanuka;

Celui qui filme un concert avec son iPad, est-ce qu’il le réécoute vraiment par la suite?

Dumas a un sosie et il était sur scène à ses côtés ce samedi;

La campagne de pub dans le ROC devait être considérable vu le nombre de touristes sur place. On se demande même pourquoi certains artistes internationaux faisaient l’effort de parler français lorsque venait le temps de remercier la foule qui n’y comprenait très probablement rien;

Coups de coeur et découvertes

The Weeknd: Très bonne présence sur scène, si bien que je l’écoute de plus en plus depuis.

Wintersleep: Je connaissais très brièvement ce groupe qui a littéralement cassé la baraque. Belle découverte.

Killer Mike: Un hip hop électro qui se différencie des autres du genre. Et que dire de la basse qui a pratiquement fait décoller tous mes plombages.

Feist: Sa performance n’avait rien d’extravagante, mais elle a livré la marchandise. Et comme ladite marchandise est excellente, ça nous donne un concert tout aussi excellent.

A$AP Rocky: La preuve que le hip hop n’est pas mort.

The Jesus and Mary Chain: Probablement le meilleur spectacle que j’ai vu. Je voulais d’abord ne rester que quelques minutes pour aller voir le spectacle de Snoop Dogg, mais je suis finalement demeurer jusqu’à l’avant-dernière pièce.

Woodkid: Lorsque la pluie s’est mise à tomber et que la foule a commencé à danser, on croyait assister à la scène du rave dans The Matrix 2.  Une autre belle découverte.

Déceptions

Sigur Ros: Un brin endormant. Je crois qu’il vaut mieux être accompagné de l’être aimé lors d’un concert de Sigur Ros.

MGMT: Aucun dynamisme. Aucune présence sur scène. Prestation mécanique. Même les feux d’artifice n’ont pas amélioré la situation.

Calexico: D’autant plus qu’il faisait environ 40 degrés, j’aurais aimé entendre davantage de pièces inspirées de la culture du sud des États-Unis et du Mexique. Comme il s’agit d’une de mes formations préférées, je suis néanmoins très content d’avoir pu les voir en spectacle.

J’aurais dû bin dû donc dû

…aller voir Florence + The Machine. J’attendais sur le parterre de la scène adjacente alors qu’elle se produisait et, si je me fie à ce que je voyais sur l’écran géant, ça semblait être l’un des meilleurs spectacles du festival.

Snoop Dogg: Étant donné son retard, j’ai couru voir Jesus and Mary Chain à l’autre bout du site et j’ai manqué une grande partie de sa performance qui, si je me fie à ce que j’ai vu, semblait vraiment excellente.

Pour voir plus de photos, consultez cette galerie.

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  • Mathieu Poirier
    Quand j'étais petit, j'aurais aimé jouer du piano comme Glenn Gould, pratiquer des arts martiaux comme Donnie Yen, être créatif comme Jules Verne et être aussi bon cuisinier que ta mère. Hélas, il y a eu le Nintendo, "L'Enfant génial" avec Fred Savage, les Gifs animés, "Lain", "Scott Pilgrim" et la blogosphère. Résultat: je ne suis bon qu'avec les pitons.

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