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Définitivement…la sensation californienne Warpaint s’arrête au Corona

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Enfin, elles arrivent. Et c’est au Théâtre Corona, que s’arrêteront les quatre musiciennes de la formation rock de Los Angeles Warpaint mardi le 7 octobre prochain, et honnêtement, cette soirée risque d’être merveilleuse.

Ne serait-ce que pour la voir, pour avoir la chance de l’admirer, cette magnifique guitariste qu’est Theresa Wayman, en train de caresser son instrument, ondulant dans une mélodie en lambeaux lancinants, avant de se mettre à le râcler sauvagement dans de puissants élans post-grunge…ne serait-ce que pour ça, ça en vaudra mille fois la chandelle. Ces dernières années, ce n’est pas sans raison que Wayman s’est hissée au rang de musicienne phare de la scène indie californienne, c’est une perle.

Et quand en plus, elle laisse ruisseler sa délicate voix dans le cours d’harmonies voluptueuses et floues avec celle, plus feutrée, d’Emily Kokal, son amie d’enfance aussi à la guitare, on touche quelque chose de rare, de proche de la perfection. Un mélange parfait de douceur invitante, de féminité, de gaminerie vandale mais aussi de la puissance intangible de déesses mères. Quelque chose de réconfortant dans son immensité et dans sa chaleur. Quelque chose d’enivrant dans sa nonchalance et sa sensualité. Quelque chose de magnifique.

Les sommités qui ont accepté de se joindre à eux pour concocter leur second album (éponyme), lancé il y a un an à peine, témoignent par leur présence seule, du talent sans borne du groupe.

En effet, on a dans le coin droit, à la réalisation, le légendaire Flood, collaborateur des mythiques New Order, U2, Depeche Mode, Nine Inch Nails et Smashing Pumpkins, entre autres(!); et dans le coin gauche, au mixage, le génial Nigel Goodrich, aussi connu comme le 6ème membre de Radiohead(!). Ensemble ils ont peaufiné avec elles un son idyllique juché aux confluents d’une folk obscure et profonde et d’une new-wave hallucinée et déchirante. Un p’tit morceau d’éternité.

Ce sera donc là l’occasion d’aller s’en piquer un, petit bout de paradis, avant de tristement les revoir s’envoler à travers les nuages en faisant des bye-bye au ralenti. Prenez, et buvez-en tous.