10 mai 2012 12h11 · Mélanie Robert
Dans mes archives électroniques, j’ai quelques petits textes de création. Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous un texte de fiction pure. Doublevé est une nouvelle sur le sexe triste, thème bien contemporain qui, il me semble, est peu exploité en littérature.
Bien que la narration soit à la première personne du singulier, rappelons-le : Je est un autre.
Bonne lecture !
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Doublevé
Je ne veux pas le dévoiler. Disons qu’il naviguait sur Internet avec un joli pseudonyme qui commençait par la consonne « W ».
Début de février 2009, il est arrivé dans ma boîte à messages. Cet homme avait un amour des mots et un phrasé unique qui le distinguait des médiocres interlocuteurs qui m’avaient été donnés de lire sur le réseau. Pour une ex-étudiante en études littéraires, libraire à temps partiel, j’étais choyée. Il écrivait avec un style qui se rapprochait de la masturbation. Puisque nous communiquions uniquement électroniquement, il aimait m’appeler poétiquement la fille sans fil.
En visitant sa fiche personnelle, aucune photo. Il avait coché avec honnêteté son état civil et son but sur le réseau. Marié, à la recherche de sexe. Il se présentait sans poésie. J’étais intéressée par cet homme qui maniait si bien le verbe. J’aime les écrivains. Ses missives m’enchantaient, mais ce désir de rester anonyme m’agaçait. Nous avons décidé de nous écrire par l’entremise d’Hotmail.
Je lui demandai pourquoi il s’intéressait à moi plutôt qu’à une autre :
«Parce que je trouve ça sexy une fille qui manie bien les cédilles. On dirait des hameçons. Quand elle utilise beaucoup de « c » cédille, je vois bien qu’elle tente de me capturer. Mais, un moment donné, ça finit par être long. On en vient toujours à demander : « C’est quoi ton nom épiquesstolaire ? » De longs échanges par correspondance, ça se transforme en relation épiquesstolaire. Outre ces raisons rationnelles, c’est agréable de communiquer par écrit avec quelqu’un. On peut prendre le temps de prendre le temps puis, quand on aime le faire, on n’a pas si souvent l’occasion d’écrire dans la vie quotidienne. Je manie l’art de la conversation comme un pied. Au-delà du « Bonjour ! » de vive voix, c’est pour moi un territoire inconnu infesté de cyclopes affamés. Je m’enfarge dans mes lèvres et je trébuche dans mes dents. Mes idées se bousculent et se fracassent en deux cent morceaux ( je suis précis ). Alors que sur papier réel ou virtuel c’est… exactement la même chose. Au-delà du « Bonjour », c’est comme une mer où fourmillent des béhémoths marins. Je m’enfarge dans mes mots et je titube dans mes paragraphes. Mes pensées s’obscurcissent et sont taillées en pièces.
Mais, une relation épistolaire, c’est souvent l’aire de décollage d’une relation en trois dimensions. Et, après un décollage, on ne sait jamais trop ce qui arrivera. On peut se rendre à destination, mais ça peut aussi être la catastrophe aérienne.
Crayon->mot->papier->café->bisous-> Destination ou Catastrophe aérienne. »
S’ensuivit une série de courriels poétiques. Chaque jour, je le tarabustais de questions. Après maints efforts, je finis par savoir qu’il n’était qu’un humble bibliothécaire qui adorait les livres. De plus, il m’avoua être père de trois enfants. J’appris également qu’il était marathonien. À ma demande, il m’envoya ces photos non esthétisantes. Les images révélaient un homme sans sourire, et dont le corps ressemblait à un dieu grec. J’avais à faire à un écrivain dans un corps d’Apollon. J’avais peine à y croire.
Je me suis fait la réflexion que ses courriels brûlants étaient des copiés collés qu’il envoyait à toutes les femmes sur le réseau. Il m’assura que c’était le contraire. Il rêvait déjà à mon corps nu sans même m’avoir rencontrée. Il aimait me dire qu’il aimait le contact des corps nus et c’était uniquement dans ces moments-là qu’il se sentait réellement vivant. C’est ainsi qu’il se justifiait. Il me faisait une offre vide, celle de baiser quand l’occasion se présentait.
Je n’ai pas réfléchi à fond à cette offre. J’avais très envie de plonger. Je n’avais pas d’amants en vue et je me suis dit : qu’est-ce que j’ai à perdre ? J’acceptai en écrivant que nous devions nous rencontrer dans un lieu neutre. Nous avons donc convenu que notre première rencontre aurait lieu à la BNQ.
C’était un vendredi vers une heure trente où je me suis assise dans un des fauteuils du deuxième étage de la bibliothèque. Je me sentais dingue de rencontrer un homme dont je ne savais rien. J’avais une adresse de courriel dont l’agencement électronique pointait vers un pseudonyme. Pour une femme, ce n’est pas une mince tâche rencontrer des hommes via internet. Il y a toujours un danger potentiel de rencontrer un fou furieux. J’avais avisé mes copines que je rencontrais un dénommé Doublevé, si jamais je venais à disparaître. J’ai toujours eu l’imagination très fertile.
Mais, c’est quand je l’ai vu arriver avec sa démarche élégante de sportif, là, je ne me posais plus de questions. J’avais l’impression d’avoir remporté à la loterie. Derrière son sourire gêné se cachait de la fierté. Ce qui était particulier chez lui, c’était sa voix de castrat : un joli petit filet de voix qui détonnait de son corps musclé. Quel curieux personnage avais-je devant moi ?
Nous décidâmes d’aller à la Brûlerie St-Denis. Je commis l’erreur d’engager une conversation sur la météo. Il me fit remarquer que les conversations météorologiques étaient ennuyeuses. J’acquiesçai sans trouver rien d’autre à dire.
Une fois assis au café, monsieur prit un jus d’orange pendant que moi, je demandai un cappucino. Je voyais qu’il était semblable à une endive autistique. Il avait le charme esthétique d’un athlète, mais avait la personnalité d’un vulgaire rutabaga. Plus je m’enfonçais avec lui, plus je voulais en savoir davantage, mais il se gardait bien de me révéler quoi que ce soit. Il restait prudent et se réfugiait dans le mutisme. J’appris tout de même qu’il habitait St-Jérôme.
Malgré que son regard portait sur mes yeux, je me sentais déshabillée. Notre unique conversation face à face s’est réduite à sa lecture de la semaine : Le Troisième Chimpanzé, Essai sur l’évolution et l’avenir de l’animal humain de Jared Diamond. Je lui répondis que je lisais peu d’essais du genre. Il haussa les épaules et fit une moue pour signifier son indifférence. Puis, ses yeux verts fixèrent mon anatomie comme si j’étais exclusive. Il m’était impossible de discuter. Les mots avaient disparu. Nous n’avions désormais qu’une chose en tête.
En un seul trait, il engloutit son jus d’orange. Il cueillit mes mains qui reposaient sur la table et les caressèrent comme un muet. Nous voulions être ensemble, mais nous avions perdu l’usage de la parole. C’était une rencontre sans de réels échanges entre deux lettrés handicapés. J’étais portée par mon désir de lui et ma bouche semblait être cousue. Pour fuir le ridicule de la situation, il paya la note et nous sommes sortis. Puis, sans rien demander, il a décidé de m’embrasser sur le trottoir. Ainsi, comme nous l’avions dans l’idée et dans le corps, nous nous sommes précipités comme deux fous à l’hôtel le plus proche.
Après les modalités de paiement devant une réceptionniste confondue devant notre empressement, nous sommes arrivés dans cette chambre aux murs beiges avec un lit aux draps kitsch. C’est avec avidité qu’il me dénuda. Il y avait une espèce d’urgence d’avoir mon corps nu contre le sien. Il souriait comme un enfant. Une fois déshabillée, ses mains me disaient qu’il aimait le corps féminin sur toutes ses coutures. Je dis bien « couture » parce que je me sentais comme une jolie poupée décousue que lui raccommodait si habilement. Il avait la patience de caresser chaque centimètre de ma peau. Sa langue qui avait frissonné sur la mienne s’amusait maintenant sur ma vulve. Il s’appliquait à exciter la zone sensible de mon orifice vaginal. J’étais devenue sa chose jouissante et caressante. Puis à force d’échanger caresses et baisers, nous avons décidé d’enfiler la gaine lubrifiée sur son pénis gracieusement dressé. Ainsi, peau contre peau, il se consacrait à faire jouir mon corps de mini-fée. Nous n’étions plus que gestes musclés, durs et chauds. Soudainement il me dit une phrase bizarre : « Nous sommes des flocons humains balayés par la tempête du vivre. » Je restai confuse et ne demandai rien.
Au moment de jouir, il sourit d’une manière débile, les yeux fermés, et jouit en éclatant d’un rire libérateur. J’étais stupéfaite et choquée. De quoi pouvait-il bien rire ? Aimait-il tromper sa femme à ce point ? Cette réaction non anodine avait provoqué chez moi une certaine honte de la situation.
Nous nous sommes rhabillés vite fait, parce que monsieur devait rentrer chez lui retrouver madame qui l’attendait. Nous avons convenu de nous revoir et il m’assura qu’il me recontacterait. Électroniquement, bien sûr.
J’avais ressenti un étrange malaise lorsqu’il me quitta à l’entrée du métro. Je me sentais inadéquate. Je portais désormais le rôle de maîtresse. Son rire résonnait dans ma tête et j’avais encore l’odeur savonneuse de sa peau sur mes mains. J’étais prise dans une espèce de jeu avec un gardien d’un océan de mots qui aimait Pessoa, la course à pied et le sexe.
Après ce premier épisode, nous avons poursuivi notre correspondance. Il m’écrivit qu’il aimait ma bouche et la gamme de mes expressions faciales. Son regard était cannibale. Je n’étais que peau et organes, sans âme. Il semblait m’avoir atteinte dans ma fibre personnelle. À chaque nouveau courriel, mon sexe semblait revivre l’événement. Nous étions intimes dans une relation sans engagement. Nous étions dans une espèce de non-relation. On devrait plutôt dire une relation gratuite. Dans chacune de ses missives, c’est avec obstination qu’il s’efforçait à s’effacer lui-même, à rester anonyme. J’avais beau lui poser toutes sortes de questions, il s’obstinait à les éviter.
Quand je travaillais à la librairie, j’avais toujours Doublevé en tête et mon patron avait remarqué mon manque d’intérêt pour mon boulot. J’imaginais sa vie compliquée par son couple et son quotidien de père de famille. Chaque jour, nous nous écrivions des mots doux pour justifier ce qui se passait entre nous. Pendant plus de deux semaines, nous nous alimentions de textes poétiques et ludiques où nous nous mettions en scène comme dans un théâtre sadien. Puis, nous cherchions un moment pour nous rencontrer une deuxième fois.
Une nouvelle occasion se pointa. La rencontre se fit à un autre point géographique littéraire : la librairie Chapters au coin des rues Ste-Catherine et Stanley. Je ne me rappelle plus pourquoi nous avons décidé de cet endroit, mais disons que c’était mal choisi. Il m’attendait le dos appuyé sur le mur du bâtiment. C’était un mercredi, il était midi et il n’y avait pas de motel à prix modique à notre portée. Mais voilà, je mentionnai que j’en connaissais un, propre et modeste, situé tout au bout de la ville à la station de métro Sauvé, sur la rue Lajeunesse pour être plus précise : le motel Idéal. Il m’avait qualifiée alors de GPS humain. Nous avons donc fait le voyage en métro tout en discutant de littérature jusqu’à ce lieu de baise montréalais.
Deux amants qui arrivent un midi dans un motel cheap n’ont pas besoin de faire de dessin à la réceptionniste. Cette dernière demanda tout de go trente-cinq dollars pour trois heures de sieste. Une fois la porte de la chambre refermée, il avait toujours cet empressement à retirer mes vêtements. Doublevé n’avait pas d’envies érotiques; c’était un baiseur. Il avait ce besoin dévorant de se retrouver nu contre ma peau. Avant qu’il retire ma culotte, je lui demandai subitement sa carte-soleil pour avoir une prise sur l’homme que j’avais devant moi. Il me lança son identité plastifiée sur le lit où je me trouvais. Il ne mentait ni sur son âge ni sur son nom : 42 ans, initial S.B. Je lui lançai sa carte et attendit qu’il retire ses pantalons. Il s’effeuillait tel un sportif malhabile pressé de prendre une douche. Il fit un plongeon dans le lit. J’avais l’impression qu’il était carnivore et que j’étais un met exotique. Il me mordillait le cou gentiment et embrassait mes muscles plus que ma peau. Il retira habilement ma culotte et maintenant, il pilonnait mon sexe comme une machine chaude.
Étrangement, cette deuxième rencontre est vague dans ma tête. Je me rappelle simplement que bien que gavée d’orgasmes, j’étais restée sur ma faim. Le sexe était intense, mais je me sentais malheureuse quand venait le temps de se rhabiller pour quitter. J’avais besoin de plus. J’avais besoin de l’avoir uniquement à moi.
Nous nous quittâmes sur l’escalier roulant du métro. Chacun prenant une direction inverse. De toute évidence, il n’allait jamais quitter sa femme pour moi. Il avait le bon bout du bâton. Croyait-il que j’allais continuer à baiser avec lui ? Lui, qui m’écrivait de longs courriels tous les jours et lui, qui en personne parlait peu. Des émotions contradictoires déchiraient mes pensées. J’aimais le courant chaud et secret que nous avions entre nous, mais j’avais surtout besoin de le posséder.
Les jours suivants, j’étais bombardée de courriels brûlants. Il m’écrivait qu’il comparait l’amour au jambon à l’ananas. Puis il avait eu l’audace de me demander de le voir pour une heure un vendredi soir pendant que sa femme était sortie avec les enfants. Il me désirait à un point tel qu’il en avait perdu même la décence. J’ai refusé cette demande trop prosaïque.
Une semaine plus tard, nous avons convenu d’une troisième rencontre qui se fit au même motel. Ce jour-là, il portait une veste de cuir noir avec une bande verte horizontale sur le poitrail. La pièce était sans lumière. Il s’approcha de moi, cette fois avec lenteur. Il laissa tomber son cuir et je remarquai, avec non sans humour, son chandail avec un ours imprimé. Il prenait le temps de me caresser les cheveux et de m’embrasser avec la langue. Il aimait jouer avec le rebondie de mes seins qu’il caressait sur mes vêtements. Il n’avait pas le même empressement que les fois précédentes. Quelque chose avait changé en lui. Il avait deviné peut-être que je cherchais de la tendresse dans ses gestes d’homme. Il faut dire que mes derniers courriels étaient empreints de reproches. À la manière d’un rituel, il dégrafa ma robe et retira délicatement mes bas-culottes.
Avec le son des aspirateurs qui provenait des autres chambres, cette fois-là, il se fit plus bavard. Sur le lit défait, nous discutions de Pessoa, bifurquions sur la littérature ibéro-américaine, pour aboutir à sa progéniture. Il me disait que s’il fallait donner un rein, par exemple, à l’un de ses enfants, il se sacrifierait sans réfléchir. Puis il s’intéressa à moi. Il me demanda si j’avais des copines et si j’avais parlé de lui. Je lui répondis que si. Avait-il dans l’idée que j’étais une intellectuelle solitaire ? Je lui dis qu’effectivement toutes mes amies connaissaient son existence. La maîtresse que j’étais devenue avait l’ego égratigné et ses interrogations me fit dire que je l’intriguais. Je me suis sentie tout à coup moins pute. Il enchaîna avec une étrange question : « Aimerais-tu être un lac, une forêt ou une étoile ? » Je répondis sans réfléchir : « un astre, sans conteste : un soleil ».
Il devint silencieux et me regarda intensément comme pour graver dans sa mémoire mon visage. Il m’embrassa et prit son temps pour goûter mes lèvres. Sans plus attendre, il enfila une capote et s’introduit dans mon sexe humide. Pendant qu’il pilonnait mon sexe, nous nous chuchotions des mots incompréhensibles. Il avait la peau rougie et des gouttelettes de sueur perlaient sur son front. Je lui demandais de me dire quelques mots doux pendant qu’il se fatiguait la bite dans mon vagin. Il décida de me susurrer de la glossolalie à mes tympans. À plusieurs reprises, nos corps se sont battus joyeusement pour finir en jouissance. Nos cris enjolivèrent le motel où chantaient les aspirateurs.
17 heures. Le temps alloué pour la chambre était terminé. Après nous être douchés, cette fois, nous prenions notre temps pour nous habiller comme si nous ne voulions pas nous séparer. Avant de mettre nos manteaux, il me serra contre lui. Nous sommes restés ainsi, bras dans les bras, pendant au moins cinq minutes, sans dire un mot.
Le soleil qui déclinait était si chaud que l’on se serait cru en plein mois de mai, mais nous n’étions qu’en début de mars. En marchant côte à côte vers le métro, il me révéla avec sa petite voix douce qu’il avait eu une autre non-relation avec une biologiste pendant huit ans sans que sa femme se doute de quoi que ce soit. Ce contact sexuel fut interrompu parce que cette femme décida tout simplement de se marier. Ce petit détail non moins éloquent ne m’avait pas du tout amusée. Je me suis dit que cet homme aimait les doubles vies. Doublevé vivait et vit probablement toujours dans le mensonge, mais il me disait qu’il l’avait aimé comme il m’aimait maintenant. Oui, il disait qu’il m’aimait. Déjà ! J’imagine qu’à ses yeux, j’étais un bon jambon à l’ananas.
Doublevé correspondait en tout point à mon idéal amoureux : athlétique et cultivé. Mais je n’avais aucun pouvoir sur lui. Le pouvoir, c’était lui qui le détenait. Nous vivions une relation définie par la nudité et le sexe gratuit.
Sans nous embrasser, nous nous dîmes au revoir et à une prochaine fois. Il me quitta en marchant à reculons.
Les jours, les semaines ont passé et je ne recevais plus rien de lui. Je lui écrivais, désespérée, et lui maintenait le silence micro. J’en fus réduite à me dire qu’il m’avait abandonnée. Je m’en voulais de ressentir quelque tristesse que ce soit. J’étais en colère contre moi-même d’avoir accepté cette offre vide. Que peut-on attendre d’une offre vide ? Rien. Il s’était servi de mon amour des mots contre moi-même.
fin









Que voilà une petite histoire bien coquine, chère Madame Robert.
Le septième ciel de la chair humide et excitée, de la chair reconnaissante de ces plaisirs brûlants si souvent espérés – mais si rares, de la chair étonnée de sa jouissive bonne fortune enfin au rendez-vous.
Une nouvelle de table de chevet, si j’ose dire. Gorgée d’images à mettre en appétit les amants déjà fébriles au seuil d’une longue nuit annonciatrice des plus douces voluptés.
Ah… l’anticipation à peine contenue à la pensée de ces imminents et si grisants lapements exploratoires que goûte presque déjà l’amante!
Ah… les spasmes qui agitent malgré lui l’amant avant même que les lèvres amoureuses de sa belle ne glissent si agréablement tout le long de lui, le choyant d’une langoureuse enfilade de baisers, le caressant encore et encore jusqu’à la grande porte de l’extase!
Et puis, la communion. Deux corps éperdus n’ayant d’autre issue que de se démener de toute leur énergie jusqu’au paroxysme du bonheur, en proie au délire le plus fou, au milieu de tremblements et de cris clamant leur si intense jouissance…
Dommage que votre si curieuse et plaisante nouvelle ait dû aboutir à un coït interrompu, Madame Robert. Se terminer en… queue de poisson. Un peu triste.
Mais toute bonne chose a toujours une fin….
(J’espère ne pas vous avoir choquée. Parce que, vous pouvez effacer cette intervention si vous le voulez… Mais je rigole.)
Ah il faut bien s’amuser Monsieur Perrier
Vous avez tout à fait raison, Madame Robert!
Merci.
Merci à vous Monsieur Perrier. J’apprécie votre commentaire.