3 septembre 2012 16h25 · Mélanie Robert
La campagne électorale en est à son dernier jour. Le 4 septembre sera un vote historique. Le printemps érable culminera dans l’isoloir. Dans beaucoup de salons québécois le soir du vote, les moins cyniques d’entre nous retiendront leur souffle à l’annonce des résultats. Je fais partie de celles qui croient encore en quelque chose. Je ne baisse jamais les bras. Moi aussi, j’ai le carré rouge au coeur.
Sans aucun doute, les carrés rouges ont marqué le Québec. Jacques Nadeau a suivi ces jeunes «rouges» avec son oeil de photographe. Dans un livre intitulé Carré rouge, il se décline 153 photographies ponctuées de courts textes d’étudiants, de citoyens, d’écrivains, de poètes et de journalistes. Jacques Parizeau préface en saluant la vitalité de la jeunesse québécoise. Avec ce livre, la lutte porte un visage, un regard, un sourire, une intelligence. Il est beau ce monde qui marche dans les rues. Un symbole est né et il se porte sur le coeur avec l’espoir dans les veines.
Jacques Nadeau fait donc le portrait non seulement d’une jeunesse vaillante, mais aussi d’un Québec plus que vivant. Feuilletez, lisez, partagez ce livre qui pose un regard sur un des grands moments de l’histoire du Québec.
Léo Bureau-Blouin a décidé de faire le saut en politique. Gabriel Nadeau-Dubois a délaissé son rôle de porte-parole. Martine Desjardins s’implique politiquement dans son comté. La lutte étudiante se poursuit, mais je crois qu’elle va se transformer.
Le mouvement se précipite et se canalise. Une étudiante en études littéraires écrit : « Nous voulons prendre part à une immense ruée vers le sens, vers le sensible, oser enfin brandir une apologie de l’éducation. N’ayez pas peur : l’éducation n’est pas une plante vénéneuse. »
Carré rouge
De Jacques Nadeau
175 pages
Fides










Je vous aime bien, et même beaucoup, chère Mlle Robert…
Mais…
Je me pose une (sans doute) très bête question: qui tient vraiment à voir ou revoir des photos de cette «lutte étudiante»?
Et pourquoi?
Sauf pour la postérité – car il est important de bien documenter le présent – je ne vois pas particulièrement d’intérêt pour nous de revenir sur les événements du printemps. Nous avons chacun notre opinion là-dessus. Et des photos n’y changeront rien…
Une affaire de postérité, donc?
Ouais… pour la postérité… Ne pas oublier…
Bonne fin de soirée, chère aimélanie!
claude!
tu demandes à mélanie pourquoi l’on voudrait revoir des images de la lutte étudiante.
pourtant, elle écrit dans son billet:
« Avec ce livre, la lutte porte un visage, un regard, un sourire, une intelligence. Il est beau ce monde qui marche dans les rues. »
la beauté, claude. n’est-ce pas là assez pour justifier l’existence de ce recueil?
La beauté – en ce qui me concerne cher calinours – possèdera toujours des apparats fort différents de ce que l’on aura pu voir dans nos rues ce printemps passé.
Et si je me permets de quelque peu «taquiner» Mlle Robert, c’est dans une intention de l’amuser plutôt que de la dénigrer – ce que je ne me permettrait jamais – et du coup reconnaître son apport très intéressant au site de Voir.
Bonjour Monsieur Perrier,
Désolée du délai, j’étais à l’extérieur de la ville.
Je crois que le livre de Jacques Nadeau est important, ne serait-ce que pour prendre une distance par rapport à ce moment bien singulier. Je crois également que nous avons besoin d’un livre qui nous permettra de nous souvenir de ce moment charnière dans l’histoire du Qc.
Voilà.
Merci pour vos gentils commentaires.
Et vous avez raison, chère amie.
Merci.