28 septembre 2012 13h21 · Mélanie Robert

Qui pourrait croire que le western littéraire intéresserait à nouveau nos contemporains ? Les héros et les antihéros de western ont servi de paradigme pour construire une identité culturelle, mais cet appétit nouveau pour ce genre, est-ce la nostalgie d’un monde disparu ? Le monde moderne a balayé avec lui le rêve d’une vie libre. Les frères Sisters, deuxième roman de Patrick DeWitt, revisite le western en laissant le cowboy raconter ce monde perdu.
Le commodore engage les frères Sisters, deux criminels de grand chemin, de tuer Herman Warm, un prospecteur qui l’aurait lésé. Éli, le plus jeune, le plus costaud des deux raconte ses aventures dans des villes perdues de l’Oregon où ils croisent d’étranges personnages dont la solitude en a fait perdre la tête à plusieurs. Chacun se méfie du prochain visiteur qu’il croisera.
Le paysage de ce western se situe bien plus dans la tête du narrateur. Le lecteur accède aux pérégrinations mentales d’Éli qui est à la fois tueur et poète :
« Mon être profond commença à se dilater, comme c’était toujours le cas avant la violence; mon esprit s’obscurcit, et j’eus la sensation qu’un flacon d’encre noire se déversait en moi. Mon corps résonnait, j’étais parcouru de frissons des pieds à la tête, et je devins quelqu’un d’autre, ou plutôt j’endossai mon autre moi. »
Devrais-je ajouter « Je est un autre » ? Est-il si nouveau ce personnage qui manie aussi bien la plume et le fusil ?
Le nouveau pays à explorer est l’univers mental du cowboy. Éli cherche un sens à sa vie et à son rôle de tueur. Le coeur du roman réside justement dans son combat moral. Le lecteur en viendra à croire que Éli est peut-être le plus dangereux des deux frères.
Patrick DeWitt réussit à merveille à rendre son lecteur heureux avec ses personnages décalés qui ont des traits d’humour très particulier. C’est un roman réaliste, il va sans dire. Le Far West n’est plus pow pow jase jase. C’est un nouveau western qui fait écho au monde contemporain.









Vous voilà à présent dans le western…
Après John Wayne et cet autre dont le nom m’échappe, grande vedette du western revu à l’italienne, le western est un musée.
Ça amuse, mais c’est du passé.
À la télé des années cinquante, alors que je n’étais encore qu’un jeune petit malcommode, on pouvait suivre les aventures de Roy Rogers et de sa femme Dale Evans. Avec en vedette un cheval du nom de Silver. Si ma mémoire ne me trompe pas.
Les années cinquante, c’était la grosse période du western. Mais depuis, la balloune s’est pas mal désouflée. Et le western, c’est surtout bon pour les costumes d’Halloween. Qui approche.
Bon, je ne suis pas du tout content de ce commentaire. Plutôt nul, selon mes critères. Mais je voulais malgré tout vous dire quelque chose. Une prochaine fois, je tâcherai de faire mieux…
Bonne soirée, chère Mlle Robert!
Pas de problème Monsieur Perrier. Bonne fin de semaine
Silver était le nom du cheval de Lone Ranger. Le cheval de Roy Rogers, se nommait Trigger.
Merci, Monsieur Sauvageau. Ma mémoire a des failles…