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Un nouveau groupe facebook : Écrivains contre la hausse des frais de scolarité

16 mars 2012 · Divers · Michel Vézina
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C’est un peu étourdissant. Nous savions que le Québec comptait de nombreux écrivains, mais rarement une mobilisation de ceux-ci s’est-elle faite de manière aussi spontanée et fulgurante. En quelques heures à peine, plus de 165 écrivains se sont joints au groupe et déjà, notre chère Louise Desjardins propose que nous nous regroupions sous une bannière, à la manif du 22 mars. Au vu de la qualité des écrivains qui déferlent littéralement vers le groupe, il faudra s’attendre à y découvrir des perles de textes d’ici peu, et aussi une chaine de liens qui feront en sorte que le mouvement étudiant sache qu’il est soutenu. Il s’agit d’une cause qui nous concerne tous: nous, nos enfants, puis les leurs (à venir). J’avoue, là, je ressens un joli frisson.

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D’Hank Williams, du bonheur de l’édition et de la vie…

26 février 2012 · Divers, Livres · Michel Vézina

J’écoute Hank Williams sur Youtube. 100 tounes en rafale de l’homme seul qui chante qu’il est lonesome. Ça n’a rien à voir avec mon bonheur du jour, mais ça ne l’altère pas, loin de là. Jambalaya on the bayou… Mmmmm. Et du bonheur de l’édition, oui. J’aime ce métier, même s’il me fait suer, souvent, surtout dans sa partie « vendeur de chaussettes ». Parce que oui, vient un moment dans le processus où le livre n’est plus qu’un objet à vendre et qu’il faut pour cela savoir faire ça, vendre. Mon père a été vendeur la plus claire partie sa vie et même s’il ne connaît rien au livre, il arriverait à en vendre, j’en suis certain, comme il a vendu de tout, dont des choses qu’il n’aimait pas. Fallait bien vivre. Du bonheur de l’édition, comme aujourd’hui et hier aussi, je retiens ce moment presque lubrique qui constitue en l’ouverture du fichier, l’apparition du titre, du nom de l’auteur et des premières lignes. Vous ne connaîtrez jamais ce bonheur, vous qui n’éditez pas, que la découverte d’un incipit qui arrache et qui fait saigner du nez : Je me souviens, petite Élise, je me souviens des vieux vingtièmes [...]

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Le nouvel obs réagit…

16 février 2012 · Divers · Michel Vézina
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Ai pas blogué souvent dernièrement, j’avoue. Je suis rentré hier d’un voyage hallucinant en Haïti, je vous en parlerai probablement… Sinon, grosse émotion en début de semaine: les éditions Caractère ont été vendues à Transcontinental Médias, ce qui a déclenché beaucoup d’inquiétudes liées à l’avenir des 400 coups et de Coups de tête… Ne vous inquiétez pas, c’est business as usual, tout continue, tout évolue, vive les poilus… On en reparle : je vous tiens au courant s’il y a du changement. Autrement, grosse pub en France pour notre blogue! Allez voir ça : Nouvel obs  

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Hockey platte

28 janvier 2012 · Divers · Michel Vézina

Ok, j’avoue, des fois le hockey, particulièrement pendant les épreuves d’adresse du match des étoiles, c’est plus platte que la plus platte des pièces de théâtre, ou que le plus platte des films. Des films? Oui, des films. Vous pensiez peut-être que je me contenterais de parler de sport, de littérature et de théâtre? Ha ha! Laissez-moi rire… Un jour je parlerai de cinéma. En attendant, les épreuves d’adresse du match des étoiles, c’est platte en sacrament. « C’est pas évident pour les gardiens d’but. » dit Mario…

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Chercher l’humain

26 janvier 2012 · Divers · Michel Vézina

Le théâtre est un bonheur, une fleur dans le temps, une caresse au cerveau. Mardi soir, 2h30 sans se lever, légèrement coincé – je le suis toujours dans une rangée de siège conçus pour personnes normales –, 2h30, disais-je, et pas un seul instant d’inconfort. Ça en raconte beaucoup sur la qualité du spectacle qui m’était offert. L’Opéra de Quat’sous a été créé en 1928 à Berlin, d’après l’œuvre de John Gay. À l’Usine C, en janvier 2012, l’adaptation de Jean-Marc Dalpé mise en scène par Brigitte Haentjens se déroule à Montréal en 1939. Mais le tour de force temporel n’est peut-être pas là : si ce n’était des costumes et d’un petit arrière-goût de Montréal, ville ouverte, on pourrait se croire de nos jours. Rien n’a changé entre les petits et les grands crimes, les enveloppes brunes et les magouilles, les filles, les clubs, l’argent, les bonne mœurs, la morale et la moralité : tout ceci et tout cela rappelle que l’humain ne change pas. C’est triste et beau à la fois. Nous avons tout mais nous n’avons plus rien qui nous fasse comprendre la beauté de la vie, l’essentiel de la survie : l’amour, la trahison, la honte, [...]

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Impossible à financer

20 janvier 2012 · Divers · Michel Vézina

Vous avez voulu savoir ce que j’étais allé voir hier, hein? Je le savais que ça vous turlupinerait. J’ai vu un vrai bon show pas financé, pas finançable : La tétralogie de l’impossible, et j’ai eu un fun noir. J’ai ri. Mais j’ai ri! de toute sortes de couleurs : blanc, jaune, gris – oui, gris, parce qu’on peut rire gris, vous savez – j’ai réfléchi autant sur la création en général que sur l’expérimentation artistique, sur le théâtre en particulier et sur la place du sens dans l’art, aujourd’hui, que sur le financement de la recherche artistique, et ce avec des gens intelligents qui n’ont pas tous la même vision du financement de la culture, contrairement à ce que certains esprits étroits essaient de nous faire croire de semaines en semaines dans les pages de certains journaux et sur les ondes de certaines radios. Il y avait même un acteur très connu qui me disait qu’il comprenait les gens d’en avoir plein le cul de savoir que leur argent allait se perdre en conjectures d’hallucinés… François Marquis, l’auteur, metteur en scène et acteur de ce show, me racontait, lui, que c’était devenu impossible de subventionner la recherche aujourd’hui, [...]

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Jour gris, quand tu me tiens

19 janvier 2012 · Divers · Michel Vézina

Ma réalité se fractionne, se fracture et se fissure. Pépins douteux dans l’orange de ma virtualité : mon équipe, mon gardien, mon attaque à cinq : de pures pertes, un pur déluge, du délire pour ville glissante, coulante et sale sale sale. Je vais au théâtre ce soir et pour une rare fois, je pense que ce sera plus le fun qu’un match de hockey. Depuis cinq ans, je suis allé au centre Bell plus souvent qu’au théâtre. C’est dire. Fut pourtant un temps où j’y étais fourré deux, trois ou quatre soirs par semaine. Dimanche dernier, j’étais avec des amis. Vous me direz qu’en soit, ça n’a rien d’exceptionnel et vous aurez bien raison. Y’en a un qui racontait qu’il était allé au théâtre – ce qui, en soit, n’a rien d’exceptionnel non plus – et qu’il avait trouvé ça très, très platte de chez platte. Ennuyant à mourir. Il se demandait si ça se faisait, de sortir d’un théâtre en plein show. Parce que bon, ça se fait de sortir du Centre Bell en plein match, alors, pourquoi pas d’un théâtre? Je me souviens d’une époque où c’était mon calvaire. Ne pas pouvoir sortir… J’étais critique et si [...]

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Punk académie (Goncourt suite…)

12 janvier 2012 · Divers · Michel Vézina

Tel que je le vous soulignais hier en vous parlant des deux plus récentes nominations à la table de l’académie Goncourt, j’ai le bonheur de compter Philippe Claudel parmi mes amis. Je me suis donc permis, en le félicitant, de lui faire remarquer qu’il allait être le plus jeune à cette table. Je lui ai aussi demandé, du même coup, si, avec Assouline qui blogue, on pouvait voir leurs nominations comme le début d’un changement de garde au sein de la vénérable académie… Je vous partage avec bonheur sa réponse, que je viens tout juste de recevoir. « L’ancien petit punk branleur et énervé que j’étais est toujours bien vivant en moi, tout au fond, caché dans la cave. C’est lui qui m’inspire beauté, colères, rires, larmes, énervements divers face à la marche du monde et énergie de haut voltage. Je l’ai habillé avec la chair respectable et un peu flapie d’un très bientôt quinquagénaire. Je trompe donc mon monde, mais en toute sincérité. J’espère bien pouvoir avancer d’autres noms, d’auteurs, d’éditeurs, à cette vénérable table où j’aurais mon couvert – ça sent le sapin tu crois? Et puis c’est l’amour des livres, de ceux qui les écrivent, de ceux [...]

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Jury du Goncourt

11 janvier 2012 · Divers · Michel Vézina
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Je viens tout juste de tomber là-dessus: Pierre Assouline et Philippe Claudel viennent d’être nommés sur le jury du prix Goncourt. Pierre Assouline et Philippe Claudel jurés du Goncourt Belle nouvelle. J’ai toujours aimé le regard d’Assouline sur la littérature. Certaines de ses chroniques dans Le Monde, dans Le Nouvel obs ou dans Lire m’ont fait découvrir des livres que je n’aurais jamais ouvert autrement, et son regard ne m’a jamais trahi. Qui plus est, non seulement sait-il lire autrement qu’en vertu d’une norme littéraire souvent obtuse et obsessivement franchouillarde, il sait surtout faire valoir ses points de vues avec élégance, ferveur et intelligence. J’ai eu la chance et le plaisir de connaître personnellement Philippe Claudel. J’avais adoré son Rapport de Brodeck. Je m’y étais laissé plonger comme on ne peut le faire que dans un grand texte. Puis, plus récemment, son Étranger m’était apparu comme un phare dans la nuit, une bouée dans cette boue sombre qui nous empêche trop souvent de voir toute la médiocrité de notre époque. Au-delà de l’écriture, j’ai connu en Philippe Claudel quelqu’un qui sait se tenir debout, quelqu’un de fidèle, d’honnête, quelqu’un qui, malgré tout le succès, a toujours su non seulement rester humble, [...]

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Lendemain de match

11 janvier 2012 · Divers, Humeur · Michel Vézina

C’est pas moi c’est Steve Boudrias, @Aquaplanant sur Twitter, qui a eu l’idée. La tradition veut, d’année en année, que les joueurs de hockey arrêtent de se raser pendant les séries éliminatoires. Certains fans les imitent. Ils prétextent évidemment la solidarité, mais tout le monde sait, un peu de la même manière que pour le mouvement Movember, qu’il ne s’agit que d’un prétexte fallacieux pour se la laisser pousser. La proposition de Steve, donc : se laisser pousser une barbe des séries de défaites. C’est habile, avouez. Comme les séries (de défaites) risquent d’être plus fréquentes que les Séries (avec un grand S), d’ici la fin de la saison, les gars vont pouvoir avoir la barbe longue plus souvent. Je propose ici de rajouter un paramètre littéraire : que les écrivains qui sont en train de d’essayer de finir un manuscrit – l’équivalent intellectuel d’une série éliminatoire au hockey, parce que oui, tout s’y joue – cessent aussi de se raser. Bon, vous avez remarqué le glissement syntaxique : tant que je parlais « des gars », je parlais de « barbes ». Dès que je me suis mis à parler d’écrivains – un monde où heureusement, on croise plus [...]

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