Marky Ramone and the Intruders
Eh oui, vous avez bien lu: un «Ramone» s’en vient à Québec. Mais spécifions tout de suite que Marky Ramone n’a jamais été une des pierres d’assise du groupe new-yorkais. Exploitant à fond son populaire patronyme, le batteur s’est adjoint quelques jeunes musiciens et accumule les concerts sous le nom de Marky Ramone and the Intruders. Ne vous attendez à rien de bien original – le groupe calque les Stooges, les Pistols et… les Ramones -, mais si vous êtes nostalgiques du punk-rock américain un peu mal foutu, vous y trouverez votre compte. Pas un événement, tout juste une curiosité. Au Ballroom, le 6.
Copyright
La première fois que j’ai entendu l’album Love Story de Copyright, je le trouvais bien fait, mais un peu trop sage. On sentait que le groupe s’était retenu, qu’il avait essayé de ne pas paraître déjanté, qu’il cherchait à se frayer un chemin jusqu’aux ondes radio. Comment l’en blâmer? Sur scène, c’est une toute autre histoire. C’est le côté dérangé et crade de Copyright qui ressort. Tom Anselmi (chant et guitare) et Christian Thor Valdson (guitare) s’en donnent à cour joie. Vous avez déjà vu de quoi avait l’air Ian Curtis de Joy Division en concert? Chris Valdson, c’est la même chose, une guitare en plus et le micro en moins. Ce mec est en transe lorsqu’il joue; il a un doigté impressionnant et il dégage quelque chose d’étrange qui le rend presque inquiétant. A eux deux, les guitaristes provoquent des orages de notes et de distorsions qui n’ont rien à voir avec le son trop clean de leur dernier album. Sans comparer Copyright à Radiohead – ça n’a vraiment rien à voir -, si vous êtes du genre à triper sur les solos démentiels de Jon Greenwood, ce concert pourrait vous faire passer de forts bons moments. Le 8, au Kashmir.