Fondateur du trio Fingerworks, qui regroupe également les percussionnistes Patrick Graham et François Taillefer, Ganesh Anandan est un véritable explorateur de la percussion. Non content de chambouler la conception occidentale du rythme en alliant les techniques du Sud de l’Inde, d’où il est originaire, à celles de la musique contemporaine, il fabrique presque tous ses instruments de percussion lui-même. Si vous croyez que les tam-tams du Mont-Royal ont quelque chose d’enivrant, attendez d’entendre Anandan et ses musiciens: l’octave, dans la musique indienne, compte vingt-deux intervalles inégaux, ce qui permet une infinité de variations. Pour ces deux concerts très rythmés, le trio sera accompagné par le musicien new-yorkais Glen Velez, membre de l’ensemble Steve Reich & Musicians, que l’on considère comme le grand maître du frame drum (sorte de tambour à main apparenté au bodhran irlandais et au tambour amérindien). Ça va cogner! Au Théâtre La Chapelle, les 19 et 20 mars. (Nicolas Tittley)

François Marcaurelle
Honnêtement, après avoir écouté Opus 4.7, le nouveau disque de François Marcaurelle, je ne sais plus trop quoi penser. Peut-être que sur la scène exiguë de L’Air du temps, le courant passera, mais sur disque, le grand pianiste a pondu un ouvrage complexe et abstrait, même lourd par moments. Pour vous dire franchement, après avoir entendu les neuf pièces, j’en avais assez. Ce nouvel opus suit la même déformation des genres, la même déconstruction auxquelles Marcaurelle nous avait déjà habitués. Malgré la compétence indéniable des musiciens – Sylvain Provost est un guitariste subtil et nuancé, tout comme Norman Lachapelle est un monstre de polyvalence -, l’émotion est complètement absente. Complaisance cérébrale ou surenchère intellectuelle? «Je pense que cet album est une suite logique et évolutive par rapport à notre travail antérieur. La cohésion et la complicité sont encore plus évidentes, s’est défendu Marcaurelle. Je pense que nous sommes à l’aise ensemble, et ça se sent. Question de marketing, pour la première fois, j’ai interprété deux standards de jazz, afin que l’auditeur puisse y trouver des repères. Je n’ai pas touché au piano électrique du tout, même si Norman et Sylvain, eux, sont aussi allés vers l’électrique. Cette dichotomie électrique-acoustique est, je pense, bien fondue à l’intérieur de cet album. Ce n’est pas du jazz-fusion, c’est plutôt du jazz moderne.» À L’Air du temps, les 18, 19 et 20 mars. (Claude Côté)

Troisième Sommet musical de la jeunesse
Le but de cet événement annuel, qui se tiendra les 20 et 21 mars, est d’encourager des discussions ouvertes sur différents sujets, parmi lesquels: la discrimination à travers la musique, les médias et l’éducation; comment réussir à s’introduire dans les différentes industries culturelles; l’interprétation du contenu des chansons et des vidéoclips; et comment se procurer un contrat de disque. Ces ateliers se tiendront au Medley, le 20 mars, entre midi trente et dix-huit heures, et on y trouvera des panélistes surtout issus du milieu des musiques urbaines, mais aussi des médias et du domaine de la mode. Les modérateurs seront les V.J. de MusiquePLus Pierre Landry, Varda et Elsie Martin. Un défilé de mode des célébrités suivra d’ailleurs les discussions, et une partie de basket-ball mettant aux prises des gens comme Dubmatique, La Constellation, Sans Pression, LMDS et plusieurs D.J. se tiendra le lendemain, à 13 h 30, au Collège Dawson. Les billets coûtent 3 $ par jour à l’avance et 5 $ à la porte. (Eric Parazelli)

gazelle
Le duo, formé par Cheryl Sim (l’ex-chanteuse du groupe anglophone Tulip) et le guitariste Peter Soumalias, arpente les bars et les lounges de Montréal depuis trois ans. Ayant perdu leur batteur, et pris d’un spasme de modernité soudain, ils ont accouché de ce qu’ils appellent du «lounge électronique urbain» sous leur nouveau nom: gazelle. Un premier album intitulé In Flight, lancé récemment au Jaï Bar, présente une musique tout ce qu’il y a de plus chic, qui valse entre le jazz, la bossa-nova, le trip-hop léger et le drum’n'bass léché. Un disque qui se laisse écouter comme on déguste un martini, en prenant son temps et en profitant de l’illusion qu’on peut se le payer. Car, malgré l’impression de réalisation sans tache que laisse In Flight, il est bien mentionné à l’intérieur du livret que le tout fut réalisé sur un simple Macintosh, à la maison! Ajoutez à cela la voix pas du tout désagréable et jamais trop envahissante de Cheryl, et quelques interludes sous forme de collages sonores coquins, et vous aurez assez de raisons pour vous procurer le disque, et pour aller les voir au Café Campus, le 22 mars, en compagnie de Marlowe (voir Disques). (Eric Parazelli)

La Chansonfête
Dans le cadre de la Semaine de la francophonie, le Studio-théâtre de la PdA accueille une des affiches les plus appétissantes de la semaine en chanson. De l’Europe, on reçoit M et Gabriel Yacoub. Du Canada francophone, Jean-François Breau, Danielle et Annie Berthiaume, tandis que le Québec est bien représenté par Sylvie Tremblay, Sylvie Paquette et Nicola Ciccone, le gagnant de l’édition 98 du concours Ma première Place des Arts. Une belle soirée en perspective… Le 18 mars, au Studio-théâtre de la PdA. (Laurent Saulnier)

Goudic N’Dabli
S’il y a une soirée de chanson difficile à manquer, il y a aussi une soirée africaine incontournable. Quelque chose comme le meilleur de l’Afrique à Montréal réuni dans une seule soirée (même si l’on déplore l’absence de Lilison di Kinara), avec Takadja, Baobab, la Famille Zon, Yoro Sou, Abukenke, Nazir et ses invités, Fakasico et ses élèves. Habillez-vous légèrement, il risque de faire chaud… Le 19 mars, au Club Soda. (Laurent Saulnier)

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