Les Cowboys Fringants terminent leur tournée-fleuve à Montréal au Centre Bell. Ils promettent un gros party avant de prendre quelques mois de break syndical.

2006 a été longue et mouvementée pour Les Cowboys Fringants. Des voyages outre-Atlantique, des spectacles partout au Québec, des centaines de couplets dans la gorge et des milliers de coups d’archet sur les veines d’un violon. Au bout du fil, à tour de rôle, Marie-Annick Lépine (violon, accordéon, mandoline, etc.) et Jérôme Dupras (basse) semblent heureux mais lessivés.

Grosse année? "Je te dirais même un gros deux ans, et même un gros cinq ans!" s’exclame Jérôme. "On ne fait jamais de création pendant les tournées. Mais là, pour les prochains mois, c’est sûr qu’on va se voir uniquement pour jouer au hockey ou aux cartes. On va essayer de laisser retomber la poussière un peu avant de se concentrer sur le prochain album."

Pour Marie-Annick, la pause sera plus courte. Elle a enregistré un disque solo, avec ses propres chansons, qu’elle devrait sortir en février sous étiquette La Tribu. Avant de se concentrer sur ses propres concerts, elle raconte ceux de l’été dernier avec Les Cowboys en terre européenne: "On a fait les festivals, ça a super bien été. On n’était pas les têtes d’affiche, on était programmés en journée. Mais partout où on allait, ils nous disaient que c’était la première fois qu’il y avait d’aussi grosses foules à ces heures-là. Je pense que ce qui plaît aux Français, c’est notre côté bon vivant et nonchalant."

Même son de cloche chez Jérôme: "On a joué aux Vieilles Charrues, qui est un énorme festival, sur la même scène que Johnny Hallyday! Il y avait aussi le Paléo, en Suisse, un genre de Woodstock, dans un champ sur le bord du lac Léman, juste avant The Who. C’était ben tripant. Je pense que Les Cowboys leur apportent une certaine dose d’exotisme. On nous compare là-bas avec Louise Attaque pour le côté festif et Mickey 3D pour les textes à saveur sociale." D’ailleurs, un lexique québécois a été ajouté à la version française de leur disque.

Les Cowboys ne s’arrêtent jamais. Après les festivals d’été européens, retour à l’automne au Québec pour une série de fiestas endiablées qui s’achève avec l’année, au Centre Bell: "Il n’y aura pas nécessairement d’invités spéciaux. Ce sera juste nous sept, incluant les deux cuivres. Il ne faut pas s’attendre à dix millions de surprises, mais il y en aura peut-être!" confie Marie-Annick. Quant à Jérôme, il voit l’ultime concert comme "quelque chose de simple, à la bonne franquette. On veut profiter de cette chance pendant qu’elle passe: faire un deuxième Centre Bell. En première partie, il y aura le Henri Band, qui est le plus sous-estimé de la scène québécoise. Ils sont très festifs, dynamiques, super bons textes. Ça va leur donner un coup de pouce".

En attendant, attachez vos lacets, vos tuques. Et préparez-vous à la fête collective. Parce que dans les mois qui suivront, les cowboys rangeront leur pistolet fumant pour souffler, enfin.

Avec le Henri Band, le 30 décembre
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