Paul Cargnello lance un disque à l’intention de ses nombreux et fidèles admirateurs francophones. Brin de causette avec un engagé sensible.

Après le lancement de son album précédent, enregistré en concert avec son groupe The Frontline (2005), Paul Cargnello s’était retrouvé dans une creuse période, ne sachant plus trop où se situer professionnellement. Une sorte de crise existentielle. "Après le disque live au Va-et-Vient, j’étais un peu perdu quant au sens de ma carrière; j’avais l’impression d’avoir perdu ma place", résume le principal intéressé. "En plus, ça a été vraiment difficile de trouver une étiquette cette fois-ci", confie-t-il, heureux de finalement voir son troisième album studio solo, Brûler le jour, paraître chez Les Disques Anubis. Mais aucune ombre d’entente ne semblait vouloir poindre au moment de sa confection. "C’est donc un album vraiment symbolique pour moi parce que quand je l’ai fait, j’avais aucune autre motivation que l’envie de le faire; je l’ai vraiment fait pour moi…"

Un album pour le plaisir, mais aussi à l’intention particulière d’une certaine frange de fans, s’agissant d’un premier recueil où la grande majorité des pièces (12 sur 13) ont été écrites dans la langue de Malajube. "J’ai voulu le faire en français pour deux raisons, explique le rebelle poète. Premièrement, ça fait longtemps que j’ai des fidèles fans francophones, qui sont là aux shows et qui chantent mes tounes, alors je voulais leur redonner quelque chose, explique-t-il. Et en même temps, je voulais montrer aux artistes anglophones que ça vaut la peine de rester ici, et que si tu chantes en français, ce n’est pas fermer la porte au marché anglophone."

Créateur solitaire devant l’éternel, Cargnello a reçu sur ce disque et pour une première fois l’aide de nombreux collaborateurs, dont Tomás Jensen, Marco Calliari, Ève Cournoyer, Fred Fortin et Vincent Vallières. "Sur presque chaque chanson, il y a un invité avec moi. Et ça, c’est rare, admet-il. J’avais l’esprit beaucoup plus ouvert et je voulais prendre un chemin différent cette fois-ci; j’aime l’idée d’un échange artistique comme ça", note-t-il, soulignant du même coup son appréciation de l’écriture en français. "Ça donne des textes un peu plus basiques, soutient-il. Tu peux dire très peu mais beaucoup en même temps. En anglais, mes textes sont très compliqués et abstraits, alors qu’en français, j’ai comme le droit de chanter des choses plus simples, et plus romantiques en même temps", poursuit celui qui partage le micro avec sa tendre moitié sur trois titres de Brûler le jour. "Comme dans des chansons en espagnol où le refrain dit: "Mon coeur fait mal"; je trouve ça incroyable et efficace comme message", conclut-il.

Le 31 mars à 21 h 30
Au Téléphone rouge
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