Les High Dials reviennent avec Moon Country, un album pop exceptionnel marqué par les voyages, la solitude et la rêverie.

Ce groupe montréalais, auparavant nommé The Datsons mais ayant opté pour The High Dials avec l’album A New Devotion en 2003 (pour éviter toutes confusion avec les Datsuns de Nouvelle-Zélande), a quelque chose de remarquable. Depuis ses débuts, si l’on considère que l’aventure a débuté avec la parution du disque The Datsons en 1998, la formation toujours menée par Trevor Anderson, le seul membre original encore à bord, a su évoluer avec grâce et intelligence, évitant les écueils et les récifs. D’un groupe typiquement mod dans le style et le son, le combo est passé à une musique plus raffinée, plus élaborée mais jamais complaisante ou racoleuse, à l’instar des Jam ou des Small Faces par exemple. "Tu vois, ce sont là deux groupes que j’estime et qui m’ont beaucoup influencé", avoue Trevor Anderson à quelques jours du concert qui soulignera la parution de Moon Country, le troisième effort du groupe sous le vocable High Dials. "Le son a évolué naturellement, mais pas au point d’être méconnaissable. Il demeure toujours quelque chose de typique dans notre musique. Chacun de nos nouveaux disques a un lien avec le précédent, mais c’est évident que si tu compares le premier album des Datsons avec celui-ci, c’est complètement différent. On est passé d’un style garage-pop 60′s à quelque chose de beaucoup plus mature. En fait, je dirais que là où notre son a vraiment pris une autre direction, c’est quand on s’est mis à ajouter des claviers. Ça rend les arrangements des chansons plus compliqués", rajoute-t-il. Il est vrai aussi que les nombreux changements de personnel, notamment le départ du bassiste sitariste Rishi Dhir après le dernier War of the Wakening Phantoms, ont quelque peu changé le son. "C’est certain que le départ de Rishi et ensuite de Robb (Surridge, batteur) a changé la dynamique au sein du groupe et notre façon de composer, précise le chanteur et guitariste, mais je ne pense pas que le son ait réellement changé. Ils ont laissé un gros trou, et je crois que les membres qui sont restés et les nouveaux qui ont pris leur place ont fait de leur mieux pour combler ce vide en s’impliquant davantage."

Plébiscité entre autres par Anton Newcombe, leader imprévisible et sulfureux du Brian Jonestown Massacre, groupe avec qui les High Dials ont tourné et dont ils gardent un excellent souvenir ("Anton peut être vraiment très sympathique", affirme Trevor), il est tout de même curieux de constater que la formation n’a toujours pas atteint le statut de groupes similaires – montréalais de surcroît – comme les Dears ou les Stars. Il semble toutefois que les High Dials aient trouvé des oreilles plus sensibles à leur musique en Angleterre et, si tout se passe bien avec ce nouveau Moon Country, il est fort possible que la bande à Trevor Anderson puisse enfin obtenir toute la reconnaissance qu’elle mérite.

À écouter si vous aimez /
The Small Faces, The Jam/Paul Weller, The Brian Jonestown Massacre

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