La version lyrique de Starmania, chef-d’oeuvre de Luc Plamondon et Michel Berger, mêle images virtuelles, orchestre symphonique, chorégraphies et quelques-unes de nos plus belles voix.

S’il est vrai que l’opéra est un art populaire, il est temps que l’on y fasse une place aux oeuvres qui font vraiment vibrer les masses, et dans ce genre-là, Starmania est dans le peloton de tête. Créée en 1979 au Palais des Congrès de Paris, l’oeuvre de Luc Plamondon et Michel Berger a connu de multiples incarnations avant la mutation que lui fait subir cette coproduction de l’Opéra de Montréal et de l’Opéra de Québec (où elle fut donnée en première en mai 2008). Ultime mutation? Attablé dans un resto de l’avenue Laurier, Luc Plamondon n’en jurerait pas: "Dans la mise en scène de Lewis Furey, qui a eu beaucoup de succès dans les années 1990, on avait enlevé le côté "opéra" de l’opéra-rock pour n’en garder que le côté "rock". Cette fois-ci, c’est le contraire. Mais je voudrais bien une prochaine fois mélanger tout ça. Il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir avoir Bruno Pelletier et Marie-Josée Lord dans la même distribution! On va maintenant le faire au cinéma, et ce sera encore autre chose." Décidément, cette oeuvre d’anticipation n’en finit plus d’avoir de l’avenir!

Il faut bien dire ce qui est: quand on peut faire vivre une oeuvre par des dizaines d’interprètes différents, quand elle passe la barrière des langues et des styles musicaux et que, en plus, son sujet ne vieillit pas, c’est que l’on est devant quelque chose d’universel. "J’ai écrit en 1975 quelque chose qui devait se dérouler en l’an 2000. On est en 2009, et maintenant, des bombes dans les tours de 100 étages, c’est un peu moins futuriste! Mais il me semble que l’histoire n’a pas pris une ride." Et cette nouvelle mouture, c’est un cadeau pour les fans de Starmania ou pour les fans d’opéra? "D’après ce que l’on a vu à Québec, c’est un cadeau pour les deux! Le soir de la première, avec les abonnés de l’Opéra, on a eu une ovation monstre. On devait faire quatre soirs, il y en a eu dix!"

L’auteur est visiblement fier de cette nouvelle version et de cette entrée dans un monde qu’il observe de l’extérieur depuis toujours: "Les chanteurs d’opéra ont fait un pas vers le musical en venant à Starmania, et moi j’ai fait un pas vers l’opéra en travaillant avec l’arrangeur Simon Leclerc. On a refait les arrangements à chaque nouvelle production, mais Michel Berger rêvait de voir Starmania à l’opéra. Il me disait qu’il faudrait alors enlever la rythmique rock, parce que c’est un mélange très difficile à réussir. En faisant ça, on laisse plus de place à l’émotion. C’est très épuré, les arrangements, la mise en scène avec des images virtuelles, il n’y a pas de showbiz là-dedans."

Pas de showbiz, peut-être, mais il y a beaucoup de beau monde! Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Lyne Fortin, Étienne Dupuis, Raphaëlle Paquette, Pascal Charbonneau et Krista de Silva peuplent Monopolis, la mise en scène est de Michel Lemieux et Victor Pilon, et Simon Leclerc dirige l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal. Ah oui, et les chorégraphies sont de Stéphane Boko; ce soir, on danse… à l’opéra!

Consultez la page de l’Opéra de Montréal au www.voir.ca/operademontreal.

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