L’ancien batteur des Cowboys Fringants domlebo lance un effort solo intitulé Grand Naïf et accorde sa première entrevue à Voir.

Non, rien de rien, non, il ne regrette rien.

Sans une once de ressentiment, domlebo revient sur les raisons de son départ des Cowboys Fringants: "Je n’avais plus le goût de jouer dans le groupe, de défendre certaines chansons et de faire le disque qui s’en venait. Je n’étais pas d’accord avec plusieurs décisions, mais plus souvent qu’autrement, j’étais le seul des cinq… Alors je me suis donné une dernière année avec eux pour y penser, et ça a confirmé mon choix. J’ai annoncé ma décision le lendemain de mon dernier show. J’étais sûr de ma shot. C’était un poids de moins sur mes épaules… Je me suis senti content et fier. Libre. J’ai toujours écrit mes chansons en parallèle, soit des trucs qui n’ont pas passé ou qui n’étaient pas destinés au groupe. Je m’étais dit que je les pousserais après l’aventure des Cowboys."

domlebo a tout fait seul ou presque: textes, musique, tous les instruments, sa promo, veiller sur la distribution, commencer à se booker des spectacles… On jurerait un disciple de la philosophie DIY (Do it yourself). Pourtant, son ancien label (La Tribu) n’était pas un gros bulldozer déshumanisant. Small is beautiful? "À force de me faire répondre non, peut-être, ou de constater que le timing n’était pas au rendez-vous, j’ai fini par comprendre que je n’étais pas assez pop pour les pops, ni assez indie pour les indies… Je voulais faire à ma tête et je n’étais pas content de ce qu’on me proposait. Je m’attendais, au pire, à tout faire seul, et c’est un peu ce qui est arrivé… J’admire des gars comme Nicolas Landré et Serge Robert (Mononc’ Serge). Ils font leur affaire, sans compromis, tout en arrivant à manger trois repas par jour. On verra bien pour l’étiquette. Pour l’instant, je cherche un booker."

Dans le cas de domlebo, la pomme est tombée loin de l’arbre. "Ce que je retiens des Cowboys, c’est un gros bagage d’expérience de scène, mais aussi des leçons d’écriture. Je ne voulais pas écrire à la JF Pauzé; il a fallu que je trouve ma manière à moi."

Sa musique n’a rien de trad. Les trois premières chansons surprennent par leurs petites guitares vives à la Strokes. Si domlebo encourage ses musiciens (Cédric Dinardo de The Call Up, Yannis Triantafyllou de Plaza Musique et Renaud Bastien, homme de main de Malajube, Coeur de Pirate et Mahjorbidet) à jouer fort en concert, l’attitude et les textes obéissent davantage à une approche folk. Rien à voir avec des histoires de rock star qui étale ses conquêtes ou ses anecdotes de tournée. Sans pudeur, le multi-instrumentiste parle aussi bien de sa fille de 2 ans et demi (Sexy) que de sa mère (Moman)! "C’est vrai que je n’ai pas une écriture très rock… Moi, je suis un livre ouvert. Mon premier titre, c’était Musique maison. Puis, c’est devenu Grand Naïf." Pourquoi se qualifier ainsi? "Faut être un peu crackpot pour: 1) faire des disques aujourd’hui; 2) quitter un groupe populaire et payant! Et puis, au-delà de tout ça, je fonce tête première."

domlebo
Grand Naïf
(Indépendant)
Sortie le 22 mai

À écouter si vous aimez /
Les petites guit’ vives à la Strokes; la sincérité d’un Daniel Boucher; les descendants de Charlebois et Rivard

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