Our Lady Peace, formation-vedette du Ottawa Bluesfest 2009, assure cette année un retour aux sources révélateur. Nouvel album, nouvelle énergie, nouveau départ.

Été 2006. Our Lady Peace est en train de vivre une sombre période, plus tard qualifiée par son frontman Raine Maida de "total bullshit". Une pause est requise. "Healthy in Paranoid Times a été un album très difficile à produire sur le plan émotif. On a tous ressenti le besoin de passer du temps loin des uns et des autres. En plus, Raine [Maida, chanteur et guitariste] planifiait de lancer son album solo", explique Duncan Coutts, bassiste au sein d’OLP, groupe complété par Jeremy Taggart (batterie) et Steve Mazur (guitares). "L’automne dernier, après un an et demi sans pratiquement aucun contact, on a finalement trouvé des choses à se dire musicalement parlant."

Cette reprise de dialogue a donné naissance aux 10 chansons de Burn, Burn, septième opus, mais premier réalisé par le band même. "Il y a eu des frictions entre Raine et Bob Rock (réalisateur des deux albums précédents), et nous voulions éviter que ça se produise à nouveau. Réaliser nous-mêmes l’album nous a permis de retrouver la fébrilité et l’esprit créatif de Naveed et Clumsy (parus respectivement en 1994 et 1997), alors que nous n’étions que des novices dans l’industrie. On pouvait entrer en studio, faire trois ou quatre chansons, aller chacun de notre côté et ne pas les écouter pendant des semaines, question de laisser les chansons s’imposer d’elles-mêmes. Parce que, sur le coup, on peut se dire qu’une pièce est la meilleure qu’on ait jamais produite, mais ce n’est probablement pas le cas", note Coutts, qui ajoute que ce processus a sans doute poussé OLP à explorer des avenues d’écriture auparavant inconnues. "La chanson Monkey Brains, par exemple, avait au départ ce riff de guitare très imposant, et nous savions qu’elle ne deviendrait pas un extrait radio. On s’est dit aussitôt: "Pourquoi respecter les normes?" C’est peut-être la raison pour laquelle la pièce se démarque des autres avec ses différents mouvements", mentionne Coutts, témoignant ce faisant d’une sérénité qu’OLP a acquise au fil des années. "À ce moment-ci de notre parcours, nous voulons faire de la musique qui vient de l’âme. Ça a peut-être pris un moment, mais on a réalisé que ça ne servait plus à rien de vendre sa peau pour vendre des disques…" termine-t-il.

Burn, Burn
(Sony/BMG)
En magasin le 21 juillet

À écouter si vous aimez / Live, Nickelback, chanter à tue-tête en voiture


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