L’épisode des Sessions cubaines est encore loin d’être terminé pour Philémon Chante.

Il y a un an, à pareille date, Philémon Bergeron-Langlois ruait fort dans les brancards pour préparer la première sortie – indépendante, celle-là – des Sessions cubaines, parues en mai 2010. Si l’album jouit maintenant d’une meilleure distribution et d’une plus grande promotion grâce à l’écurie Audiogram, qui a réédité l’opus cet hiver, on comprendrait l’auteur-compositeur d’avoir à ce stade le regard tourné vers l’avenir. Tournées, vidéoclips, prochain album, que sais-je.

Or, il n’en est rien. Son séjour à Cuba, qui a donné lieu à l’enregistrement de l’album – rappelons-nous: sur un coup de tête, lors de vacances au pays de Fidel, en 2009 -, est encore au centre de ses propos, de ses réflexions et d’une vie spirituelle forgée au fil de ses périples au Nicaragua, en Espagne, en Inde, en Belgique, etc. "Le fait que j’aie appris l’espagnol en Andalousie et retrouvé exactement le même accent à Cuba… C’est plein de petits détails de la sorte qui m’ont donné l’impression que toute ma vie avait tendu vers ce moment-là", illustre-t-il.

La prochaine étape? Retrouver son cousin pianiste Papacho, débarqué du Mexique à La Havane pour contribuer aux Sessions alors que les deux ne s’étaient pas vus depuis 20 ans. Le musicien viendra accompagner Philémon pour sa "rentrée montréalaise" (ha!) et ce dernier vise éventuellement une collaboration à plus long terme. "C’est pas mal plus ça qui me motive en ce moment que l’avancement de ma carrière, ou même la musique en tant que telle. Ça a l’air quétaine à dire, mais le principal, dans ce projet-là, c’est la vie, c’est l’accomplissement. La job d’un songwriter, c’est de se promener avec son baluchon, de découvrir des choses, à la Woody Guthrie. C’est ce qui permet d’avancer et d’écrire des meilleures chansons."

"Cuba, ça a été un disque, mais ça aurait pu être autre chose aussi. Et ça aurait eu la même importance dans ma vie. En ce moment, on dirait que j’ai des dettes envers ça. Je ne fermerai pas mon livre tant que je n’en aurai pas lu la dernière page. Ça a été beaucoup de travail, faire comprendre aux gens que ce disque-là avait du bon sens. Je continue de trouver des pages de plus à lire. Il doit me rester deux ou trois petits chapitres; ça ne sera pas long que je vais l’avoir fini et que je vais vouloir passer à autre chose. Mais j’ai du mal à finir les livres, surtout lorsqu’ils sont bons."

À voir si vous aimez /
Jeff Buckley, Pierre Lapointe, Antony and the Johnsons

Partagez cette page

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Blogues des partenaires

+ Blogues →