TV on the Radio vient défendre sur scène son tout nouvel album, un disque qui révèle un côté plus nuancé et romantique de la formation.

Pour son cinquième effort, TVOTR adopte un mood séducteur, avec des pièces moins denses et touffues. Les chansons de Nine Types of Light sont plus épurées, aux accents folk et soul, mais aussi quelquefois plus directes et sexy, comme en témoigne d’entrée de jeu Second Song, un brûlot funk que ne renierait pas Prince. Nine Types of Light serait-il l’album de la "maturité" pour TVOTR? "C’est un disque moins tendu que les précédents. Il y a une certaine tranquillité qui n’existait pas sur les autres albums de TVOTR, mais ce n’est pas parce qu’on vieillit! On n’est pas encore du genre à discuter de nos hypothèques", rigole au bout du fil Jaleel Bunton, batteur de la formation de Brooklyn. "C’est un album moins angoissant, il est plus doux, mais on ne va pas devenir comme Eric Clapton qui, après un truc aussi fou que Cream, s’est mis à faire de la musique plutôt ennuyante en solo. Alors oui, ce disque est plus cool, mais il a du mordant tout de même."

Ainsi, après des années de noirceur, et malgré le cancer dont souffre le bassiste Gerard Smith (sujet que l’attachée de presse du label nous a demandé de ne pas aborder en entrevue), le groupe aurait-il enfin vu la lumière et nommé son album en conséquence? "Le titre, c’est un concept de Tunde. Mais, comme pour nos paroles, on préfère garder un certain flou et laisser l’auditeur se faire une idée", souligne le musicien, beaucoup plus affable et sympathique que ses collègues chanteurs Kyp Malone et Tunde Adebimpe qu’on a interviewés par le passé. "Il faut savoir que pour Nine Types of Light, on a tout de même composé une cinquantaine d’ébauches de chansons et seulement 11 se retrouvent sur le disque, on a donc choisi celles qui correspondaient le mieux au mood qu’on cherchait à créer. On a aussi enregistré la plupart des morceaux dans les collines de L.A., à la maison de Dave Sitek (guitariste et grand manitou du groupe en quelque sorte). C’était pas mal plus cool et ensoleillé comme ambiance. Cela a joué jusqu’à un certain point sur l’atmosphère générale de l’album et ça nous a permis de nous retrouver en tant que groupe. Par contre, nous logions dans un quartier super chic de L.A. et ça nous mettait mal à l’aise. On nous prenait pour des sans-abris! On m’a même proposé de l’argent, je te jure!"

À voir si vous aimez /
Peter Gabriel, Yeah Yeah Yeahs, Funkadelic

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