Le Jim Jones Revue n’a pas besoin de Kool-Aid pour vous faire avaler son rock’n'roll empoisonné.

Le Jim Jones Revue ne réinvente pas la roue. Le groupe anglais joue du rock’n'roll, point final. Rien d’extravaguant, rien de compliqué, rien de prétentieux. Juste du vrai rock’n'roll avec guitares enlevantes, rythmiques entraînantes, piano martelé et un chanteur sexy et charismatique qui aime bien gueuler un bon coup. Un rock comme on en faisait durant les années 50 et 60, mais sans aucun aspect révisionniste. Tout est dans le son, le look, l’attitude, l’énergie et surtout la passion. "Il faut garder la forme de cette musique, mais présenter tout ça d’une façon aussi authentique qu’originale afin que les gens y sentent l’énergie bien plus que la tradition!", souligne le chanteur Jim Jones.

"Ce n’est pas Bukowski qui disait "when the form appears, the art disappears"? On ne veut pas être un groupe rétro qui louange les Cadillacs roses et les bars à soda en s’habillant comme on le faisait durant les 50′s. C’est le coeur et l’esprit du rock qui nous branche et à quel point tout ça peut être fort et puissant. On cherche à le présenter d’une manière aussi excitante qu’il pouvait l’être durant les 50′s. Imagine un peu à cette époque à la Nouvelle-Orléans, un endroit plein de racistes où tu as un type comme Little Richard, un noir gay, qui tape comme un fou sur les notes de son piano en gueulant qu’il veut baiser ta fille alors que c’est ton garçon qu’il vise! J’veux dire, ça devait être complètement dingue de voir ça sur scène! Aujourd’hui, les temps ont changé bien qu’il y ait encore du racisme, mais plus personne n’est offensé par quoi que ce soit. Alors si tu veux faire du rock’n'roll et que tu veux que ce soit aussi excitant que ça pouvait l’être à cette époque, tu dois être en mesure d’y mettre autant d’énergie que d’émotion, tu dois être authentique mais pas une caricature."

Il va sans dire que pour un groupe qui préconise l’énergie plus que la forme, la scène est un terrain de chasse où il excelle. "Les performances sont l’âme de notre groupe et quand nous enregistrons un album, nous tentons toujours de recréer l’énergie que nous avons sur scène", précise l’ex-chanteur des Thee Hypnotics. "C’est assez difficile, car la plupart du temps, quand les gens vont voir un de nos concerts, ils écoutent autant avec leurs yeux que leurs oreilles. Donc ce n’est pas évident d’arriver à transposer cet aspect sur disque. Je crois que nous nous sommes rapprochés de cet objectif avec notre deuxième album, Burning Down Your House. Le premier (homonyme), on l’avait enregistré avec très peu de moyens, mais on a tous été surpris par le succès qu’il a obtenu. Ça nous a permis de donner beaucoup de concerts ensuite! Mais quand est venu le temps d’enregistrer notre deuxième album, nous voulions que le son soit plus clair tout en gardant le côté très féroce du premier. Pour y arriver, on a fait appel à Jim Sclavunos des Bad Seeds/Grinderman, car il connaît très bien notre groupe pour nous avoir vus plusieurs fois en spectacle et en plus c’est un ami! Maintenant, on est assez contents, car ce disque tu peux le jouer encore plus fort que le précédent!"

À écouter si vous aimez /
Jerry Lee Lewis, The Flamin’ Groovies, Le Nombre

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