L apostrophe avec Initiale, un premier album où elle dévoile une personnalité intense et complexe.

L comme "elle" ou "aile", L comme Raphaële Lannadère. La jeune chanteuse française, récipiendaire du prix Félix-Leclerc des Francofolies de La Rochelle 2011, vient tout juste de faire paraître un premier album, Initiale, qu’elle s’apprête à venir défendre sur scène à Montréal.

Douzième lettre de l’alphabet, L arrive avant M. Les deux s’apprécient, mais là s’arrête l’analogie. En fait, si on doit jouer au jeu des comparaisons, L serait bien plus proche de l’univers de Lhasa que de celui de Matthieu Chedid, autant par son intensité que par sa ferveur. D’ailleurs, L ne cache pas son admiration pour la regrettée pasionaria montréalaise, dont elle reprend d’ailleurs une chanson en concert. "Je pense qu’il y a seulement trois artistes que j’ai fait l’effort de remercier après leur concert, et Lhasa en fait partie." Musicalement, par contre, c’est autre chose. Aidée par son complice et compagnon Babx, L erre entre la chanson abstraite, réaliste, militante et intimiste qu’elle vêtit d’habits trip-hop, tango, rock et davantage.

Si Raphaële Lannadère n’en est qu’à son premier album complet – à la suite du E.P. Premières lettres paru en 2008 -, elle est loin d’être une novice. On l’a vue s’essayer aux polyphonies corses, bulgares, tziganes, à la chanson lusophone et brésilienne, au gospel et à la chanson française classique. Un parcours éclectique qui aujourd’hui sert bien la jeune trentenaire. "Je ne sais pas trop si mon parcours a marqué ce que je fais actuellement, admet L. Par contre, je pense que cela a enrichi mes oreilles. Donc, pour Initiale, je n’ai cherché ni à m’éloigner ni à me rapprocher de ce que j’avais pu faire auparavant. Cela dit, beaucoup de chansons du disque datent d’il y a quelques années, certaines remontent même à 2003. Car j’ai dû chercher longtemps avant qu’on accepte de sortir mon album. Personne n’était intéressé!" tient à préciser la chanteuse qui désormais se présente sur scène – avec ses quatre musiciens – d’une manière peut-être un peu plus décomplexée et authentique, telle une artiste qui a enfin trouvé sa voie et sa voix après des années de tâtonnements.

"J’ai abandonné le côté théâtral que j’ai longtemps préconisé car je trouvais que ça masquait le propos. Je préfère une approche plus sobre car je mets beaucoup de soin à créer mes univers", nuance Raphaële. "Je ne dirais pas que je suis une chanteuse réaliste car je n’écris pas beaucoup au premier degré. J’aime bien avoir des prétextes pour parler des choses."

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 4

  • 10 novembre 2011 · 08h24 Michel Mongeau

    Je ne connais pas l’oeuvre de L ou Raphaële Lannadère. De toute façon, l’industrie nous offre presque chaque semaine les réalisations d’une petite nouvelle aux productions rarement assez significatives pour attirer notre attention et cela même si, assez fréquemment, les tatouages accrochent davantage nos sens que les qualités artistiques de ces demoiselles. Et quand le chroniqueur écrit « qu’elle dévoile une personnalité intense et complexe », je me questionne.
    Le sujet d’une chanson ne doit-il pas transcender le sujet qui propose celle-ci? Plusieurs, justement, en ont marre d’écouter les pérégrinations amoureuses et existentielles de nymphettes ou de bellâtres sans grand sens d’universalité, narcissiques et incapables de parler du Monde avec un petit ou un grand M.
    Surtout quand on sait qu’à un autre niveau, des artistes musiciens comme les Lachapelle, Rieu, Schwartz ou le regretté Marcaurelle, n’ont pratiquement pas de visibilité et qu’il peinent dans nos petites salles pour souvent moins qu’un « brun » pour une soirée complète. Et si ce n’était que là que le monde se montre à l’envers?

    • 10 novembre 2011 · 17h55 Bates

      euh…écoute avant de commenter de cette façon. On a ici clairement affaire à une grande.

  • 10 novembre 2011 · 13h59 Oliver

    Troll !
    Avant de critiquer écoute !
    cet album est exceptionnel L est magique et pourtant ce n’est « normalement « pas mon style de musique

  • 11 novembre 2011 · 18h09 Michel Mongeau

    Bates et Oliver,
    Vous pouvez être en désaccord avec mon point de vue, mais ça ne vous autorise nullement à me tutoyer comme si nous parlions entre potes. Et puis, je l’ai honnêtement dit que je ne l,avais pas écouté ce dc.

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