Salomé Leclerc

possède trois choses qui ne s’apprennent pas et qui lui permettent de récréer à volonté l’effet de brouillard de son premier essai, Sous les arbres. Il y a d’abord les mains. Agiles, au-delà de la maîtrise académique, elles parcourent le manche de ses guitares dans un ballet vif et instinctif qui vient appuyer le second élément de cette trinité: la voix, parfaite, son grain et ses nuances décrivant dans des textes d’une beauté mature les reliefs de cette âme séculaire qui l’habite et complète l’expérience. S’il faut trouver des défauts à cette performance convaincante, ils étaient dans certains arrangements (pas assez de Rhodes, cymbale superflue), mais cela n’entache en rien l’impression d’avoir assisté aux superbes débuts d’une histoire qui semble durer depuis toujours.

La trinité Critique par Voir - . Cote: 3.5

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