Amadou et Mariam tentent l’opération charme avec une pléiade d’invités sur l’album Folila.

TV on the Radio, Santigold, Theophilus London, Jake Shears de Scissor Sisters, Amp Fiddler, Ebony Bones, Bertrand Cantat… La liste des artistes présents sur le 8e album d’Amadou et Mariam est aussi longue qu’impressionnante, mais ne dénature pas l’essence même du duo qui n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa candeur.

On remarquera cependant que de tous ces invités, la plupart sont états-uniens et issus du milieu "alternatif". D’ailleurs, beaucoup de paroles sont en anglais sur Folila. Doit-on voir dans cette démarche une tentative du couple de s’imposer davantage auprès du public indie anglo-saxon et particulièrement nord-américain? "Nous jouons plus souvent en Angleterre qu’en France, nuance Amadou Bagayoko. Nous avons rencontré plusieurs musiciens anglophones lors de ces concerts ou dans les festivals, certains sont devenus des amis. Santigold nous a même invités à venir jouer à son mariage. On l’a retrouvé à New York pour l’enregistrement d’une partie de Folila. Il y a aussi Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs qui est venu et il nous a présenté les TVOTR. Pour Theophilus London, on le connaît depuis un moment déjà puisqu’il est intervenu dans le remix de la chanson Sabali (album Welcome to Mali) et il a joué aussi avec nous lors de quelques spectacles. Quant à Amp Fiddler, on l’a rencontré aux Transmusicales de Rennes et on est resté en contact. Pour les Scissor Sisters, nous avons déjà fait leurs premières parties. Ils étaient toujours aux abords de la scène pour nous écouter!"

En ce qui concerne Bertrand Cantat, la collaboration ne se limite pas à une seule pièce puisque l’ex-chanteur de Noir Désir pose sa voix d’écorché vif sur quatre des treize titres que contient Folila. "On s’est rencontré à Bordeaux et on a sympathisé. On l’a invité au Mali et il est venu. Il a même assisté à toutes les répétitions en studio, donc on a fait plus de choses avec lui qu’avec les autres invités. En fait, on aime bien travailler avec les gens qui apprécient notre musique. Notre problème, c’est qu’il y en a beaucoup!"

À l’origine, Folila devait être deux disques distincts; un plus "occidental" et un autre plus "africain". Au final, le duo a opté pour un mélange des deux. "Même si on a enregistré le disque dans trois villes différentes (Paris, NY, Bamako) et avec des instruments modernes et traditionnels, il y avait des couleurs qui se mariaient bien, précise le guitariste et chanteur. Folila regroupe un ensemble de choses avec beaucoup de clés pour ouvrir beaucoup de portes. Il y a des gens d’un peu partout sur le disque et ça permet qu’il soit écouté un peu partout aussi. Notre combat est clair: imposer notre musique et prouver son côté universel."

Amadou et Mariam
Folila
(WEA)
En vente le 3 avril

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