Que ce soit par l’intermédiaire de ses chansons, ou par celui de ses clips réalisés par Boran Richard, Patrice Michaud est en voie de tous nous aspirer dans son Triangle des Bermudes.

Avant même que Le triangle des Bermudes, le premier effort sur disque de Patrice Michaud, soit lancé, un bon buzz se faisait déjà sentir. L’auteur-compositeur-interprète en est maintenant à faire son chemin jusqu’aux spectateurs et les derniers mois confirment que ceux-ci sont de plus en plus nombreux à souhaiter l’adopter. Tout en touchant de la mélamine, Michaud commente l’histoire d’amour qui le lie désormais avec le public québécois. "Mon histoire, ce n’est pas un feu d’artifices. Ça n’a pas pété haut et fort rapidement. Ça a fait comme moi j’ai toujours travaillé. Ça s’est mis à débouler tranquillement. On a réussi à arriver à quelque chose dont je suis fier. Ce n’est pas un 100 mètres. C’est plus un marathon."

Lorsqu’on oeuvre en tant qu’auteur-compositeur-interprète et qu’on ne donne surtout pas dans les arrangements électros et les chansons mielleuses, il est encore plus difficile de se tailler une place au sein des radios commerciales. À cet effet, Patrice ne se gêne pas à partager son point de vue sur l’univers radiophonique actuel, tout en gardant un ton détaché, nullement empreint d’amertume ou de colère. "Tout est cloisonné, tout est prédéterminé. On a formé un public à écouter telle affaire et après ça, on s’évertue à dire qu’on ne peut pas passer telle affaire parce que le public n’aime pas ça. C’est pas vrai. C’est peu raide mais quand tu élèves un enfant et tu l’habitues à ne manger que des hamburgers ou des frites, à un moment donné, il va juste vouloir manger ça. Mais ce n’est pas la préférence de l’enfant. C’est celle de la personne qui le nourrit. Je suis un peu critique par rapport à ça car je pense que les oeillères se sont dramatiquement fermées au cours des dernières années."

Dans le même ordre d’idées, on s’empresse donc de lui demander si à son avis, l’enfant auquel on impose des frites ne pourrait-il pas être tenté un jour ou l’autre de voler de ses propres ailes et ainsi, de changer ses habitudes? "Je crois en la curiosité du public. Il faut juste pouvoir leur donner la chance de découvrir tout ce beau monde-là au Québec. On se casse la voix à le dire : On est une manufacture à artistes. C’est foisonnant pour un marché qui est tout petit et le pire, c’est que ça tient debout pareil!"

Heureusement pour Michaud, bien que ses chansons ne correspondent pas au créneau de plusieurs stations de grande diffusion, celui-ci constate un énorme spectre d’âge chez son public. De l’ado au retraité, Le triangle des Bermudes fait visiblement son effet. "J’ai toujours eu envie d’être grand public, mais dans le bon sens du terme. Je veux rejoindre le plus grand nombre de personnes possible sans toutefois rabaisser la qualité du stock ou en jouant la carte facile. J’aimerais ça continuer à avoir cette portée là encore longtemps!"


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