La Ligue d’improvisation musicale de Montréal conclura sa neuvième saison par un ultime affrontement entre l’équipe championne de l’an dernier, Le Petit Campus, et celle invaincue cette année, Le Divan orange.

Après huit saisons complètes, la Ligue d’improvisation musicale de Montréal (LIMM) vient de connaître sa meilleure année, multipliant les salles combles au Petit Campus, où une dizaine de musiciens s’affrontent un jeudi par mois lors de matchs inspirés par le concept d’improvisation théâtrale de la LNI. Si bien que la LIMM déménagera au gros Café Campus l’an prochain pour accueillir de plus grosses foules.

"C’est certain que le spectacle s’est amélioré avec le temps", explique le fondateur de la Ligue, Eric Harvey des productions Ambiances Ambiguës. "Peu habitués à ce genre d’exercice, les musiciens ont dû apprendre à maîtriser la formule, comprendre le timing, éviter le cabotinage pour se concentrer sur la musique. Et je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais la LIMM attire énormément de Français. Chaque soir, près de la moitié des spectateurs sont français. Je sais que la culture des instruments de musique est plus présente là-bas: les vents, les cuivres, les instruments à cordes. Ils sont moins basse/drum/guitares que les Québécois. Je ne sais pas trop, c’est une hypothèse."

Avant de penser à l’an prochain, les joueurs devront toutefois se concentrer sur la grande finale de la neuvième saison, présentée cette semaine au Campus. Invaincue cette année, l’équipe du Divan orange, pilotée par le claviériste Alexis Dumais, affrontera celle du Petit Campus, menée par le contrebassiste Sage Reynolds. Le match aura une signification spéciale pour Dumais puisque son équipe, invaincue l’an dernier, avait perdu son seul match en finale contre le Petit Campus. L’heure de la revanche aurait-elle sonné? "Je l’espère, mais pour gagner, il ne faudra pas s’asseoir sur notre avance comme l’an dernier alors que nous avions échappé le match en troisième période", se souvient le musicien.

Pour Sage Reynolds, le plan de match est simple: "Nous devons jouer de la bonne musique. Essayer de rendre les pièces le plus intéressantes sur le plan musical. Le public a évolué et ses goûts se sont raffinés. Nous devons être polyvalents, capables de mélodies et de profondeur. Il faut savoir évoluer au cours d’une même improvisation pour surprendre le public avec nos idées. Notre plan de match consiste aussi à mettre de la vodka dans les bouteilles d’eau de nos adversaires pour affaiblir leurs facultés, mais ça, il ne faut pas le dire trop fort."


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