Michel Rivard rappelle ses musiciens et retrouve ses chansons. Au programme: du Michel Rivard, des guitares et de la route.

Michel Rivard tel qu’on est habitué de le connaître. Non pas le comédien, l’auteur de comédie musicale ou l’enseignant de Star Ac, mais Rivard l’auteur-compositeur-interprète et son Flybin Band, composé du guitariste Rick Haworth, du bassiste Mario Légaré et de Sylvain Clavette à la batterie. Des collègues avec lesquels il travaille depuis plus de 30 ans. "Sauf pour Sylvain, c’est le p’tit dernier. Ça doit faire environ 24 ans… Il est encore en probation!" précise-t-il en riant.

Après la comédie musicale Les filles de Caleb, dont il a signé les chansons – "36 au total, c’est presque trois albums" – et l’Académie, Rivard aurait pu relaxer et décanter. Au lieu de ça, c’est l’idée de faire de la route qui lui est venue à l’esprit. "Ça ne m’intéressait pas de me retirer et de montrer que j’étais fatigué. Prendre une pause ou aller me cacher quelque part, non. J’ai choisi de ne pas réfléchir et de partir en tournée. C’est un show qui n’a pas de concept. Je veux simplement explorer et peaufiner un nouveau son qui va peut-être définir les chansons à venir. On verra où ça mène."

Même si l’auteur-compositeur-interprète pige à sa guise dans le matériel accumulé au fil des 40 dernières années (il y aura du Beau Dommage au programme), il se donne tout de même le défi de revisiter le tout avec quelques nouveaux arrangements. Tout se fait en groupe et Rivard se laisse guider par ses guitares (les Boucher et XXL) qu’il affectionne tant.

"Je suis un geek de guitares, c’est mon hobby, avoue-t-il. J’aime fréquenter les luthiers, travailler avec eux et leur expliquer mes besoins. J’en apporte toujours trop en répétition! Au final, j’en garde trois ou quatre pour la tournée, acoustiques et électriques."

Mis à part cet amour pour la six cordes, Michel Rivard a décidé de revenir aux harmonies vocales. Deux choristes de prédilection se joindront donc à cette nouvelle tournée: Lana Carbonneau et Adèle Trottier-Rivard. "Vous l’aurez compris, cette dernière est ma fille. J’avais enregistré avec Adèle les maquettes des Filles de Caleb. Elle participe d’ailleurs au projet solo de Louis-Jean Cormier. Elle est en très bonne compagnie! Les voix et les harmonies vocales, c’était ma marque de commerce et j’avais mis ça de côté depuis quelques années. Là, j’avais le goût d’y revenir."

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Les 25 ans d’Un trou dans les nuages

Témoin des rares explorations MIDI de Michel Rivard, l’album Un trou dans les nuages profite d’une réédition bonifiée d’un DVD en concert. Vingt-cinq ans après sa parution, l’album a mieux vieilli qu’on pourrait le croire. "C’est sûr que je changerais peut-être les similisons de hautbois, mais dans son ensemble, je trouve l’album encore intéressant à cause de la qualité des arrangements signés par Marie Bernard, explique Rivard. Je trouve également la chimie parfaite entre la basse et la batterie électronique. Mais même si Un trou dans les nuages est devenu l’album le plus vendu de ma carrière solo, je suis vite revenu au folk organique parce que j’étais tanné des contraintes liées aux programmations en spectacle."


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