Quelques jours avant son concert à Montréal, l’artiste électro s’épanche sur ses États-Unis.

Les États-Unis sont une antithèse qui fait autant rêver (le baseball, le fantôme de John Wayne, certaines politiques d’Obama…) que cauchemarder (l’opulence des "ouvriers" de Wall Street, l’intérêt pour les Kardashian… et certaines politiques d’Obama). "Quoi qu’il arrive, je crois que je vais perdre mes élections, lance Dan Deacon – avec un rire particulièrement jaune – en abordant la course à la présidence. Peu importe qui gagne, le résultat sera le même: le vainqueur sera un type riche qui va ensuite aider ses potes riches à devenir encore plus riches." La même antonymie habite America, le plus récent compact du compositeur, lancé en mai dernier.

Dans la pièce True Thrush, par exemple, Deacon dénonce – sur une mélodie pourtant aussi badine qu’éthérée – les risques du conformisme et de l’aliénation! "La musique est inspirée par mon amour des panoramas des États-Unis aperçus au fil des tournées et des saisons. Les paroles, elles, sont instillées par mes frustrations, peurs et colères face au pays – et au monde – que j’habite", note-t-il sur son site Web pour présenter America. "Il n’y a pas de lieux précis liés aux pièces de l’album", explique l’artiste, joint sur la route dans la région de Denver. "Mais j’avoue que la variété des paysages m’a particulièrement frappé: d’une banlieue à une grande ville, puis d’une région montagneuse à un désert, puis à un canyon. C’est toujours aussi surprenant!"

Zik politique?

Bien que son album soit qualifié de "politique" par plusieurs critiques américains, Deacon mixe rythmiques électro et engagement depuis belle lurette. Son disque Bromst, paru en 2009, se voulait, par exemple, une salve envers la controversée compagnie Monsanto. "Mon "activisme" échappe à plusieurs mélomanes et ça me va comme ça". Faut dire que la plupart des paroles chantées sont tellement modulées qu’on peut s’y perdre. Plus récemment, en 2011, le résident de Baltimore se rendait à New York pour prendre part à Occupy May Day, un concert auquel participaient Tom Morello et Das Racist, pour rallier les occupants de Wall Street. "On m’a demandé d’y participer par courriel et j’ai accepté sur-le-champ", tranche-t-il pour expliquer son engagement dans cette cause. "Je ne pouvais tout simplement pas refuser cette offre", ajoutera-t-il du même souffle.

Électrhorreur…

Toujours en 2011, Deacon annonçait qu’il s’arrimait à un projet doublement surprenant: la composition de la trame sonore de Twixt, un film d’horreur (!) réalisé par… l’illustre Francis Ford Coppola! "Sans être un exercice complètement différent de la composition pour moi, c’était tout de même un défi passionnant que de créer de la musique qui cadrerait bien avec la vision d’un autre créateur", résume-t-il.

Dan Deacon
America
(Domino)
Présentement dans les bacs

En concert le 10 novembre
En compagnie de Height With Friends, Chester Endersby Gwazda et Alan Resnick
À la SAT

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