Le collectif montréalais Heavy Soundz se retrouve parmi les têtes d’affiche du festival Mundial Montréal.

Comme son récent passage à Belle et Bum en témoigne, le groupe rap latino Heavy Soundz s’impose autant par le poids de son nombre – l’ensemble compte cinq musiciens et cinq rappeurs – que par l’impact de ses pièces énergiques oscillant entre la cumbia, la salsa et le rap. "Moi, j’appelle ça un "calcul de l’univers"", lance Ronald Barrientos de Heavy Soundz en revenant sur la formation du projet. "On se connaît tous depuis très longtemps et ça faisait un moment qu’on se disait: "Faut faire de quoi tous ensemble", mais ça marchait plus ou moins bien." Ainsi, après avoir formé une première version du groupe réunissant trois MC et un DJ, le beatmaker du collectif a commencé par remplacer les échantillonnages par les instruments de musiciens rencontrés au restaurant où il travaillait. "Et c’est comme ça qu’on est devenu une grosse famille", glisse-t-il ensuite.

En mai 2011, Heavy Soundz lançait un premier album – Tumba Parlantes – qui a reçu de chaudes accolades, en plus de devenir une source de fierté, mais aussi de stress pour ses artisans. "On a pris ça comme un challenge, poursuit Barrientos. La réaction des gens nous a amenés à nous dépasser, car on avait maintenant une preuve que ça pouvait marcher, qu’il y avait de la place pour nous." Des efforts qui ont porté leurs fruits, car exactement 12 mois plus tard, le groupe remportait la palme aux Syli d’Or. "On s’est inscrit à la dernière minute, en plus!" avoue Ronald avant d’expliquer comment ce prix – soulignant l’impact du groupe sur la scène locale musiques du monde – a été reçu au sein du dixtuor. "Ça nous a unis encore plus et ça nous a donné encore plus le goût de faire de la musique ensemble. On se disait: "Man! On est capables! On s’est fait les Syli d’Or! On peut sûrement aller encore plus loin!"" s’exclame-t-il.

Bien que la scène indie de Montréal retienne l’attention, Barrientos croit que son pan "musiques du monde" est tout aussi prometteur. "Ce qu’on fait en world music ici est particulièrement intéressant, surtout lorsqu’on y mélange des influences. Prends nous, par exemple!" conclut-il en rigolant.

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La 2e édition de Mundial Montréal s’annonce épicée

À défaut d’une image plus glamour, le volet "musiques du monde" de M pour Montréal a vraiment des airs de buffet chinois où se côtoient autant de cultures que de saveurs. En plus de Heavy Soundz, on y retrouve, parmi les valeurs sûres, la chanteuse et guitariste blues émérite Cécile Doo-Kingué qui présentera à la SAT, le mardi 13 novembre, les pièces de son album Gris, lancé en octobre. Le même soir, au Club Lambi, le collectif éclectique vancouvérois Delhi 2 Dublin, qui nous offrait Turn Up the Stereo à la fin de l’été, sera aussi des festivités. Puis le jeudi 15 novembre, on nous propose une soirée réunissant notamment Boogat et Nomadic Massive sur la scène de L’Astral. Du 13 au 16 novembre. Information: www.mundialmontreal.com.

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